Les nouveaux chiens de garde (Vidéo)

Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré-mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.

En 1932, l’écrivain Paul Nizan publiait « Les chiens de garde » pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en véritables gardiens de l’ordre établi. Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social.

Sur le mode sardonique, « Les nouveaux chiens de garde » dénonce cette presse qui, se revendiquant indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information produite par des grands groupes industriels du Cac40 et pervertie en marchandise.

Vidéo et commentaires sur Fortune

Vitrolles : Vivre tous ensemble et faire bloc malgré nos différences

[un article de La Provence signé Narjasse Kerboua] [extraits]

150 enfants et sept associations se donnent la main à l’occasion de la journée du « Bien vivre ensemble ».  C’est l’un des credos de la municipalité de Vitrolles (…)

« Il s’agit de faire passer le message qu’il est un devoir de chacun de nous, dans une société de plus en plus multiculturelle, d’apprendre à coopérer, à trouver les modalités d’une bonne entente, à harmoniser nos différences et tenter d’établir les conditions de paix durable », exprime Dorothée Yven.

(…) Le MRAP proposera un atelier « Histoire de se rencontrer » dans lequel on conjuguera le plaisir de la lecture à la pratique citoyenne du vote (…)

Salima Aït-Mohamed, auteur, poète et calligraphe a décidé de lancer son association dans le but d’améliorer et enrichir le débat et la réflexion autour de la laïcité et du vivre ensemble. Elle proposera un atelier autour de la sémantique d’un terme qui ne possède pas moins de 25 synonymes : « ensemble ». « Avec tous ces mots, nous formerons des phrases, une histoire, à laquelle nous tenterons de donner un sens. Un sens que nous comprendrons tous, malgré nos différences. » (…)

« Outre l’éveil des enfants à la nécessité de s’accepter mutuellement, avec leurs différences, leurs coutumes, leurs croyances, l’objectif, souligne Dorothée Yven, est également de faire connaître à leurs familles ce que représentent les lois de notre République »

Alors demain tous sous le chapiteau de Kiffa !

Source

Narjasse Kerboua

Tolérance, métissage, diversité… : mini-revue de presse n°2 (Màj)

• «un intérieur chaleureux et métissé »

Pour un intérieur chaleureux et métissé n’hésitez pas à mélanger les styles et chiner meubles et objets. Ma palette actuelle de couleurs et de matières : le noir&blanc, le gris, les bois clairs et le métal. (Source)

• Epanouissement et multiculturalisme

Des élèves du lycée Jean-Moulin ont participé à un voyage linguistique en Espagne. Les élèves vont avoir l’occasion de découvrir d’autres pays européens, en l’occurrence la Turquie, la Slovaquie, la Norvège…

Rappelons que le programme Comenius est à la fois un vecteur d’épanouissement, d’enrichissement personnel et de sensibilisation aux notions de citoyenneté européenne et de multiculturalisme. Source

• Vitré. Des Ateliers du vivre ensemble et de la fraternité

« Renforcer les liens dans la cité ». C’était le thème retenu pour les premiers ateliers du vivre ensemble et de la fraternité organisés à Vitré. Objectif de ces ateliers ? Dégager des pistes de réflexion sur les actions à mettre en place pour mobiliser l’ensemble des habitants dans une citoyenneté active.

Avec en prime une belle coquille :

« À venir : une bouse du bénévolat et un conseil de vie citoyenne » [capture écran]

source

• Bordeaux. Dialoguer pour la tolérance

Mieux se connaître était l’objectif du débat interreligieux qui avait lieu au centre Beaulieu.

« Dans le monde entier, on voit beaucoup de guerres au nom de la religion. En se réunissant, on illustre notre réel objectif : celui de la paix et de l’entente, affirme Emmanuel Valency, le rabbin de Bordeaux. Parler aux jeunes, c’est toucher les citoyens de demain et les préparer à la tolérance. »

« Dans ces temps de crispations et d’enfermement, il est important de se respecter et de préserver le vivre ensemble », ajoute l’imam de Cenon, Mahmoud Doua.

« Quand on entend des gens parler de l’islam comme d’une menace, il est nécessaire que les jeunes échangent et se rendent compte de leurs points communs », explique le prêtre Pierre Salembier. source

———— [ci-dessous : articles publiés sur FDS le 27 novembre] ————

• Ecole de percussions « Métissage »

C’est au Québec. Lien

La vidéo officielle : « Que viva Métissage »

• Avesnes : Le Carrefour de la citoyenneté milite pour le « vivre ensemble »

« Cette année, nous avons eu du mal à définir un thème, regrette l’adjointe au maire (…) Chacun parlait de respect, de tolérance… On tournait autour du pot. On a finalement sélectionné le « vivre ensemble ».

La première rencontre organisée sera celle de Paolo Doss. Ce clown belge fait passer de belles leçons d’humanité. Comment regarder l’autre avec respect peut s’apprendre grâce à l’humour, c’est aussi le message délivré par la compagnie le Théâtre de Cristal dans son spectacle intitulé « T’as vu l’autre ». (source – gratuit mais nécessite l’inscription)

• Valenciennes : « Mieux vivre ensemble à l’école »

Unis Cités permet à tous les jeunes de 18 à 25 ans de s’engager sur une période de six ou neuf mois pour des actions solidaires et citoyennes (…).

Cette année, deux actions ont été mises en place : «Mieux vivre ensemble à l’école », porte sur l’apprentissage de la citoyenneté auprès d’enfants âgés de 6 à 10 ans. Où il est question de responsabilité, de respect, d’égalité, de tolérance, d’entraide, de coopération, de confiance en soi et d’autonomie. Malik, Mathilde, Aziza et Typhanie, quatre jeunes volontaires, se sont engagés auprès des élèves de l’école primaire du Centre, en collaboration avec l’équipe éducative. Dans la seconde action, « Médiaterre », Unis Cités accompagne des familles issues de quartiers où l’habitat social est développé afin de changer leur comportement par le biais d’éco-gestes.
(source gratuite mais il faut s’inscrire pour lire l’article)

———— [ci-dessous : articles publiés sur FDS le 15 octobre] ————

• Nous aurons tous la peau sombre

Selon des experts anatomiques réunis par le quotidien anglais The Sun, l’Homme va continuer à évoluer afin de s’adapter à son nouvel environnement. (…) Nos intestins seront plus courts, nous aurons moins de dents (…), nous aurons tous la peau sombre, en raison des mouvements de personnes sur la planète et du métissage qui en résulte. source

• Festival Musique du monde à Strasbourg

(…) Gnawa du Maroc, fanfares balkaniques de Roumanie et de Macédoine, funk groove lunaire de Centre-Afrique… La programmation est éclectique et tient en un seul mot d’ordre : le métissage. (rue89)

• L’Amérique d’Obama, c’est le métissage en hausse et une plus grande tolérance

Diversité, c’est le mot-clé pour comprendre l’Amérique d’Obama. Diversité démographique d’abord, avec l’inexorable croissance des minorités (…) L’Amérique d’Obama, c’est aussi le métissage en hausse et une plus grande tolérance, envers les gays notamment. (…) Courrier International

• Souad Massi et Fernandez chantent la tolérance

L’amitié entre les peuples, le dialogue entre les cultures et les religions. C’est ce doux rêve que chanteront Souad Massi et Eric Fernandez. (…) Souad a eu l’idée de raconter l’histoire de Cordoue, « une ville où, au XIIIe siècle, il était possible de vivre tous ensemble, juifs, musulmans, gitans, chrétiens. C’est aussi dans cette ville que la première école de musique arabe a été créée ».

[Ils] composent une ballade, ou plutôt un hymne à la tolérance et à l’amitié entre les peuples (…) Leur association, celle d’une Kabyle algérienne et d’un enfant de Martigues d’origine gitane, symbolise d’ailleurs ce mariage des cultures (…) « C’est en partageant qu’on peut créer de belles choses ». Midi Libre

• Protes’temps forts : « convictions et tolérance »

Le grand rendez-vous des protestants d’Alsace et de Lorraine, Protes’temps forts, qui marque l’anniversaire du dimanche de la Réformation, appelle cette année à la rencontre et au respect des différences. (…) Cette nouvelle édition s’articule autour du thème « Convictions et tolérance ! ». L’Alsace

• Meelady : « Née dans le métissage… »

Née dans le métissage, le groupe MeeLady puise sa force au sein de sa famille et des différentes cultures qui la composent. C’est en 2004, lors de la rencontre des deux rappeurs SMYK et MELAR2LAIST et de deux vocalistes MAEVA et MEELADY que commence l’épopée du groupe etc… Source

• Ile Maurice : cosmopolite et métissée

Fascinante et mystérieuse. L’île Maurice, petit joyau étincelant dans les eaux turquoise de l’océan Indien (…) Si on se laisse facilement émerveiller par les paysages de carte postale, il est dépaysant (et nécessaire) de découvrir l’autre facette du pays. À savoir, le véritable vivier de cultures diverses et variées. L’île est riche de son métissage. Cosmopolite, elle garde encore les traces d’une colonisation anglaise. La Provence

• Comparez et commentez (et trouvez d’autres exemples)


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Pour voir la (longue) revue de presse n°1 sur le même thème, suivez ce lien.
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Rokhaya Diallo : «L’islam et les médias : cet acharnement sans gêne»

Par Rokhaya Diallo, « militante associative, éditorialiste » revient sur la une du Point daté du 1er novembre – «Cet islam sans gêne» et sur d’autres couvertures de magazines, ainsi qu’avec une série de faits divers dont l’écho médiatique fut très faible selon elle.

Confrontés à cette surexposition négative, les musulmans sont placés dans une remise en cause permanente de leur légitimité, matérialisée par ce message implicite : «Vous n’êtes pas chez vous, vous n’êtes pas comme nous».

« Cet islam sans gêne », « Les convertis d’Allah », « Le spectre islamiste », « La peur de l’islam », « Islam : ces vérités qui dérangent », « L’Occident face à l’islam », « Les islamistes et nous », « Pourquoi l’islam fait peur »… Ces deux dernières semaines, les unes du « Point » et de « Valeurs Actuelles » sont venues allonger la liste de ces titres anxiogènes qui se sont succédé ces derniers mois en couverture de grands hebdomadaires d’information français.

Généralement accompagnés d’angoissantes photos représentant d’immenses minarets, des hommes très barbus ou des femmes recouvertes de larges pans de tissus, elles semblent problématiser l’existence même d’un islam présenté sous un aspect exagérément violent et folklorique, comme s’il s’agissait d’un ensemble de pratiques étrangères à la France. [….]

Le Nouvel Obs (Merci à pierrelermite)

«L’islamophobie touche l’ensemble du spectre politique» (Vidéo)

Interview de Sébastien Fontenelle, auteur de Les briseurs de tabous.Intellectuels et journalistes «anticonformistes» au service de l’ordre dominant (La Découverte. 2012).

Le musulman a remplacé le communiste de naguère. […] Le musulman fait un dérivatif bien utile par temps de crise.

Image de prévisualisation YouTube
oummatv

Présentation de l’éditeur :

Dans cet essai au lance-flammes, mais rigoureusement documenté, Sébastien Fontenelle décortique les stupéfiants amalgames et les incessantes tricheries au fondement de ces discours «anticonformistes» sur l’immigration, la colonisation, les «Arabes» et, surtout, l’islam. Il explique comment ces falsificateurs, alors même qu’ils disposent d’un accès illimité aux médias dominants et que leurs idées sont reprises, à droite comme à gauche, par les plus hauts responsables politiques, se sont fait une spécialité de se poser en «dissidents» d’un système dont ils sont en réalité les premiers garants. En l’espace d’une décennie, dénonçant une imaginaire «pensée unique», ils ont en effet assuré, par un constant truquage de la réalité, la perpétuation d’un vrai conformisme, érigeant le rejet de l’«Autre» (pauvre, étranger, immigré, musulman) en vertu cardinale d’un nouveau «réalisme».

mediascritique

La France est en guerre et personne ne veut le dire

L’écrivain engagé Renaud Camus dit clairement que la France est en guerre et que ce que les médias appellent actes de violences ou incivilités sont en fait des actes de guerre menés contre la France et sa civilisation.

Où voyez-vous des actes de guerre en France qui rappellent le début de la guerre d’Algérie ?

Ce qui rappelle le début de la guerre d’Algérie c’est l’extrême euphémisation du discours imposé par le complexe médiatico-politique. On disait « les évènements », on dit « les affrontements ». Le caractère de conflit territorial est totalement nié.

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Conflits d’intérêts pour la nouvelle chaîne TVous ? (Canard)

Attention, c’est de la TNT. TVous, la future chaîne privée « de la diversité », choisie en mars par le CSA pour faire partie des 6 nouveaux canaux diffusés à partir de décembre, pourra diffuser des émissions produites par l’audiovisuel public. Hasard ? Elle a été parrainée par le très influent conseiller Culture de l’Elysée, David Kessler. Du « pillage d’argent public » pour une affaire qui flirte avec le conflit d’intérêts ? C’est ce que laisse entendre Le Canard enchaîné aujourd’hui. (…)

Arrêt sur Images

(Merci à kujaix )

En France, les Nazis de 97 ans sont plus importants qu’en Israël ?

Un ancien nazi de 97 ans est arrêté en Hongrie. En Israël, la nouvelle est loin de faire la une des journaux.

Tweet de Charles Enderlin, correspondant de France 2 en Israël.

En France, par contre, la nouvelle de cette arrestation est loin d’être traité de manière anecdotique par la presse.

(Merci à Lancrenon)

Web-documentaire Canal + : la machine à expulser

Un web documentaire
de Julie Chansel et Michaël Mitz

Il y a aujourd’hui en France métropolitaine et en outre-mer 25 centres de rétention administrative (CRA) ; onze d’entre eux sont habilités à enfermer des familles et des enfants. Des dizaines de milliers de personnes y sont enfermées chaque année, en vue d’être expulsées du territoire. Leur seul délit est de ne pas avoir de papiers. Ces lieux de privation de liberté, de plus en plus sécurisés, échappent à notre regard.

La Machine à expulser parle de ces hommes et de ces femmes qui
« disparaissent », dont la vie bascule soudain, lors d’un contrôle d’identité. Placés en rétention administrative pour une durée maximale de 32 jours et bientôt de 45, ils deviennent des « retenus », avant d’être « reconduits à la frontière ».

Nous avons recueilli leurs paroles, entre deux rendez-vous devant un juge, dans l’anonymat de leur chambre du CRA, parfois à quelques heures d’être embarqués vers un pays que, pour la plupart, ils ne connaissent pas. Leur enfermement est double, dans un lieu et dans une procédure complexe. Ce sont eux qui subissent la « politique du chiffre », eux qui nourrissent les « objectifs chiffrés de reconduite à la frontière ».

Avec ce web documentaire, nous avons voulu décrypter « la rétention administrative des personnes en situation irrégulière », interroger l’instrumentalisation de l’étranger, expliciter un acharnement administratif, expliquer des lois de plus en plus répressives, déconstruire un discours politique. Il s’agit pour nous de révéler l’absurdité d’un système et ses conséquences humaines dramatiques. Nous voulons inviter chacun à y réfléchir.

(Merci à Birenbouille) 

Intro

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Partie 4

Partie 5

Partie 6

Partie 7

Mélenchon très mauvais perdant

On se demande bien pourquoi Jean-Luc Mélenchon fait son entrée dans le dictionnaire Robert illustré ! Car si l’homme s’est distingué en cette année électorale par ses talents de bateleur d’estrade, il n’a pas réalisé d’exploit politique.

Hebergeur d'image

Son score à la présidentielle était très loin derrière les prévisions des sondeurs. Aux législatives, à Hénin-Beaumont, il fut écrasé par Marine Le Pen et interdit de second tour. Enfin, les communistes, qui pensaient renaître avec lui, grâce à lui, ont obtenu moins de sièges à l’Assemblée nationale, 10 seulement contre 15 aux législatives de 2007.

La faute à qui ? Mélenchon se défausse. Renvoyant, ce jeudi, la responsabilité de ses échecs aux médias. « Ils s’intéressent à des formats conceptuels de plus en plus étroits, tempête-t-il, à des choses simples à consommer, à des situations un peu infantilisés. J’ai surestimé le niveau intellectuel des médias », ajoute-t-il. [...]

Mais ce dont on est désormais sûr, c’est que le chef du Front de gauche est mauvais perdant. Il a l’insulte facile, son seul et pauvre argument bien souvent. Pareille attitude trahit le mépris de cet homme pour le débat contradictoire, le peuple, qui ne le comprend pas – mais faut-il alors changer le peuple ? – et la réalité.

La réalité ? L’électorat populaire ne semble pas enthousiasmé par un ancien socialiste, opportuniste,  plus bobo que prolo, pour le représenter. Les cadres communistes commencent, paraît-il, à s’en apercevoir.

Le blog de Yves Thréard