Italie : « Mariages mixtes et fragiles »

Le Journal Italien l’Avvenire publie, dans un de ses suppléments, une étude sur les « mariages mixtes et fragiles »

DOSSIER / Les noces entre Chrétiens et « Islamiques »

SOMMAIRE :
• Mariages mixtes en augmentation. Les séparations aussi.
• Les histoires : “Moi, j’ai fui mon mari-chef”
“La promesse écrite de respect mutuel”
• A Turin et Milan deux centres pour accompagner les couples.

source : site de l’avvenire

« Sauvons nos emplois: délocalisons Pascal Lamy ! »

L’hebdomadaire Marianne nous offre un article pertinent du Prix Nobel d’Économie Maurice Allais, où ce dernier, dans une « lettre aux Français, » lance son cri d’alarme « contre les tabous indiscutés. »

Alors que nous traversons une crise importante, le seul Français Prix Nobel d’économie, écarté de la plupart des médias comme un éternel casse-pieds inclassable, n’est jamais sollicité pour donner à ses concitoyens ses explications des phénomènes dramatiques que nous vivons.

Quand, lors du dernier sommet du G20, nos dirigeants appellent à conclure au plus vite le cycle de Doha de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en faveur d’une dérégulation accrue, Allais évoque leur « ignorance criminelle ». Car pour lui, « les échanges, contrairement à ce que pense Pascal Lamy, ne doivent pas être considérés comme un objectif en soi, ils ne sont qu’un moyen. »

Lamy, affirme Allais, « ne comprend rien, rien, hélas ! Face à de tels entêtements suicidaires, ma proposition est la suivante : il faut de toute urgence délocaliser Pascal Lamy, un des facteurs majeurs de chômage ! »

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«L’Union européenne, un instrument de déni de la démocratie»

Roger Köppel, ancien rédacteur en chef du quotidien berlinois Die Welt, est aujourd’hui éditeur et rédacteur en chef de l’hebdomadaire de Zurich Die Weltwoche. Il a défendu dans ses colonnes l’interdiction des minarets. Au nom de la lutte contre l’islam politique, il se félicite du résultat et accuse l’UE de déni de démocratie.

C’est d’une seule voix que les muezzins des grands médias ont clamé leur indignation : la votation des Suisses (…) est, selon eux, contraire au droit international, immoral et indigne d’un pays ouvert au monde. (…) Les Suisses, nous dit-on, étaient trop bêtes pour comprendre les implications de leur décision politique.

Un spectre rôde, celui de la démocratie. Qui dit démocratie dit pouvoir du peuple, et il arrive parfois que le peuple ressente et pense différemment de ses dirigeants et de leurs pythonisses médiatiques, cela fait partie des risques du métier dans cette forme de gouvernement. (…) les menaces n’ont pas pris : l’initiative critique envers l’islam semble avoir trouvé un écho jusque dans les rangs de la gauche et des milieux libéraux. Rarement aura-t-on vu se creuser en Suisse un tel fossé entre les élites et les citoyens ordinaires.

(…) Il faut avoir une vision bien étriquée de la démocratie Lire la suite

Identité nationale: l’Union Européenne met en garde !

L’Europe doit accepter le multiculturalisme et « éviter les définitions étriquées des identités nationales », recommande aujourd’hui le Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, alors que s’ouvre en France un vaste débat public sur la question.


Le débat sur l’identité nationale actuel en France et dans d’autres pays européens peut être utile « à condition de ne pas tomber dans le piège » de « privilégier une identité unique », estime-t-il. « Nous appartenons tous à plusieurs catégories qui ne se limitent pas à notre appartenance ethnique, à notre nationalité ou à nos convictions religieuses », explique Hammarberg.

« Imposer une identité prétendument unique crée les conditions d’un affrontement sectaire », selon lui. Le commissaire recommande l’élaboration de politiques d’intégration fondées sur le pluralisme, la justice et l’égalité des chances.

« Le système scolaire est essentiel pour construire des ponts entre les cultures. Il faut une éducation inclusive, sans ségrégation et qui enseigne le respect de la différence », a-t-il dit. Or plus généralement, « le racisme, la xénophobie et la discrimination perdurent en Europe. Les minorités sont la cible de propos haineux, de violences et de discriminations systématiques, surtout sur le marché du travail », constate encore le commissaire.

Hammarberg demande aux responsables politiques de prendre plus au sérieux ces tendances néfastes. « Il est nécessaire d’analyser et de traiter les causes les plus profondes de cet échec humain et politique. Notre aptitude à l’échange aura des conséquences pour l’avenir de l’Europe », conclut-il.

source

Viol et torture à Lyon : Sana, Amelle, ou Virginie ?

Les faits (dépêche AFP)

• Le 27 novembre à Lyon, trois jeunes filles de 16 à 21 ans et un homme de 37 ans sont écroués, soupçonnés d’avoir violé et torturé une jeune mineure dans l’agglomération lyonnaise.

Agée de 16 ans, l’instigatrice présumée du viol et l’homme ont été mis en examen pour « viol en réunion sur mineurs, actes de torture et barbarie et violences volontaires en réunion ». Elle a imposé pendant plusieurs heures divers sévices et rapports sexuels à l’adolescente, puis l’a violé avec divers objets. (AFP)

Traitement médiatique

• La plupart des journaux reprennent la dépêche AFP sur leur site sans citer de prénoms (voir France-Soir, La Montagne, le Télégramme…).

Le Progrès, le quotidien qui a révélé l’affaire (dixit l’AFP), avait lui cru bon d’utiliser des prénoms, en les modifiant :

« [La victime] Chloé (1), une adolescente de 17 ans, se promène avec son petit ami et un couple de copains. Vers 18 heures, le petit groupe croise deux jeunes filles. L’une d’elle est Amelle, que Chloé connaît vaguement et dont elle a un peu peur. » — (1) Les prénoms ont été modifiés (source le Progrès)

• Sur Télé Lyon Métropole, le reportage évoquant l’affaire parle de « Léa » (la victime) qui croise une certaine « Sana »

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• Pour la rédaction de Le Post, l’affaire devient ceci :

« Mercredi dernier, dans l’après-midi, la jeune victime, Emilie*, 17 ans, se promène en ville, à Lyon, avec son petit ami de 15 ans et deux copines. Ils ont l’habitude de ‘traîner’ place Bellecour. Leur chemin croise celui de Virginie*, 16 ans, qu’Emilie connaît pour l’avoir déjà croisée à cet endroit. (…) Elle devient rapidement menaçante…  *Les prénoms ont été modifiés (source)

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Le CSA demande aux chaînes de s’engager sur la diversité

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a publié mardi les résultats de son Baromètre de la diversité à la télévision.

«Nous ne ferons pas la diversité contre les chaînes de télévision», a assuré Rachid Arhab mardi matin, lors de la présentation des résultats du Baromètre de la diversité à la télévision. Président de l’Observatoire de la diversité dans les médias audiovisuels et membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel, il a néanmoins présenté un miroir peu reluisant au petit écran français.

L’étude des programmes diffusés tous les jours par l’ensemble des chaînes de la TNT gratuite pendant la semaine du 8 au 14 juin révèle ainsi que la parité homme-femme, telle qu’elle existe dans la société française, est loin d’être respectée à l’antenne. La gente féminine est présente dans 35 à 40% des écrans, quand elle constitue 51% de la population. De même, les catégories socioprofessionnelles supérieures occupent 59% des programmes, alors qu’elles ne représentent que 19% des Français. De même, seul 1 locuteur sur 10 est identifié comme «non-blanc» – une moyenne tirée vers le haut grâce aux programmes étrangers (notamment les séries américaines) et l’actualité internationale. Le handicap, enfin, est quasi absent des écrans.

Côté genres, l’actualité française s’illustre comme étant le plus mauvais élèves : les femmes y sont encore moins présentes (32%) que dans l’information en général (37%). Les CSP+ sont surreprésentées (77%) et les Blancs représentent 92% des locuteurs – un pic tous genres confondus.

Pour améliorer ce tableau, «indigne de la France de 2009 » selon Michel Boyon, président du CSA, l’instance de régulation envisage de négocier des engagements contractuels avec les chaînes, qui seraient liés à leurs conventions. «Nous souhaitons permettre à chacun de faire des progrès par rapport à lui-même», explique Alain Méar, vice-président de l’Observatoire et membre du CSA. De leur côté, les chaînes de télévision ont signalé au CSA partager la responsabilité de la diversité avec les organismes de formation de journalistes et les sociétés de production.

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(Merci à Xavier)