Laurence Parisot (Medef, Ifop) : «Souvenons-nous de la honte et de la peur du 21 avril 2002 au soir»

Tribune du 29 mars 2014 de Laurence Parisot (ex présidente du Medef, Vice-présidente de l’IFOP, présidente d’honneur du Medef et coauteur avec Rose Lapresle d’«Un piège bleu Marine», Calmann-Lévy, 2011) dans laquelle elle appelle au «front républicain».

Réveillons-nous. Ne laissons pas la droite se droitiser. Mesurons que le Front national est fier de son passé honteux et que son programme est désastreux sur le plan humain comme sur le plan économique. Comprenons ce que doit être un front républicain.

Peu importe de voter à droite si l’on est à gauche ou à gauche si l’on est à droite.

Le ni-ni qu’on prône en choeur à droite est un pur scandale. Deux illusions président à cette idée fausse des dirigeants de l’UMP selon laquelle ils ne pourraient désormais accéder au pouvoir qu’au prix de cette compromission finalement pas si grave :

– Le Front national se serait normalisé. Pourquoi le bleu marine serait-il une couleur suspecte ? Ce n’est après tout ni le brun ni le noir. Ses cadres ne se sont-ils pas renouvelés plus maîtres d’eux-mêmes, plus conformes et enfin technocrates ?

– Il ne faudrait pas persévérer dans une erreur que l’on commet depuis quarante ans. Tandis que la gauche n’hésite pas à s’allier à l’extrême gauche et conquiert ainsi régulièrement le pouvoir, la droite, empêtrée dans ses scrupules, n’oserait pas tendre la main à son seul allié potentiel, ni même observer envers lui une simple neutralité bienséante. […]

Le Monde

Relire:

Pacte de responsabilité : il n’y aura pas d’objectif chiffré d’emplois !

C’était couru d’avance. Patronat et syndicats l’ont confirmé vendredi : il n’y aura pas d’objectif national d’emplois en échange de la promesse de Hollande.

Ceux qui se faisaient encore des illusions seront déçus : il n’y aura pas d’engagement national chiffré de créations d’emploi en contrepartie du pacte de responsabilité de François Hollande. Le président du Medef avait beau arborer depuis plusieurs semaines un badge « un million d’emplois » au revers de sa veste, aucun syndicat n’y croyait.

Vendredi, le négociateur de l’organisation patronale, Jean-François Pilliard, s’est d’ailleurs présenté au rendez-vous prévu avec les organisations de salariés sans le fameux pin’s jaune. « Aujourd’hui, on n’a pas parlé de chiffrage parce qu’au niveau national ça ne veut rien dire », a d’ailleurs expliqué Véronique Descacq, la négociatrice de la CFDT. Dans ces conditions, pas question pour la CGT et pour FO de cautionner ce qu’ils considèrent depuis le début comme une simple opération de communication du Medef et du président de la République….

Dès vendredi, il apparaît clair que les « contreparties » du pacte de responsabilité – terme que le patronat récuse – seront définies dans les branches professionnelles en fonction de leurs spécificités. Centrées sur trois grands domaines que sont l’emploi, le dialogue social et l’investissement, elles seront même affinées par secteur et par entreprise.

Mais ce n’est pas parce qu’elles seront définies au plus près de la réalité du terrain que le patronat acceptera pour autant des engagements contraignants ! Jean-François Pilliard préfère parler d’ »ambition », « d’objectifs », éventuellement chiffrés, mais assortis d’une obligation de moyens plus que de résultats. Telle branche pourrait, par exemple, se fixer horizon d’embaucher 10 000 apprentis supplémentaires en cinq ans en dégageant des financements pour mettre des tuteurs à disposition des petites et très petites entreprises (PME et TPE).

Sur l’emploi, les critères qui reviennent le plus souvent dans la bouche des partenaires sociaux sont l’emploi des seniors, celui des jeunes, leur qualité (nombre de CDI par rapport aux CDD) et les qualifications. La CFDT insiste particulièrement pour que les efforts de formation qui seront planifiés débouchent sur une évolution des « classifications » des salariés concernés, synonyme de progression dans l’entreprise et donc de hausse des salaires. Le Medef se montre, au contraire, très prudent sur ce point et souligne que ce sont justement des augmentations salariales supérieures à la progression de la productivité qui ont contribué à gonfler démesurément le coût du travail pour nombre d’entreprises…

Le Point

Hollande-Gattaz, co-enfumeurs de l’UE ?

Enfumer Bruxelles. Ce serait le but, le seul, du « pacte de responsabilité » de Hollande, annoncé à grands sons de trompe lors de sa dernière conférence de presse

. Lequel Hollande saurait très bien que la France n’a aucun moyen de faire les « cinquante milliards d’économies nécessaires ». Le « pacte de responsabilité » n’aurait donc pour but que de perenniser les 20 milliards de baisse de cotisation du CICE accordés au patronat, eux, sans aucune contrepartie.

De qui cette théorie conspirationniste ? D’un obscur internaute sur son blog ? Non. De Gaëtan Gorce, sénateur socialiste de la Nièvre, et maire de La Charité sur Loire.

Lequel salue l’habileté de Hollande à tirer le meilleur parti des cartes qu’il a en main, tout en regrettant qu’il n’ait pas le courage de changer les règles du jeu. Bref, mon ami Patrick Cohen a balancé ce matin cette théorie de l’enfumage à Montebourg, lequel s’en est sorti par une pirouette.

(…) Arrêt sur images

Moscovici : Applaudissements nourris à l’université d’été du MEDEF

Pierre Moscovici, en opération déminage auprès du patronat, ce jeudi 29 août, a jugé que le niveau des prélèvements obligatoires n’était pas « bon », évoquant par ailleurs d’éventuelles baisses du niveau des cotisations qui pèsent sur le travail :

Le crédit d’impôt compétitivité emploi ne referme pas le dossier du coût du travail.

C’est ma position, mais ce n’est pas que ma position : c’est la position du gouvernement.

Le compte twitter de Pierre Moscovici, qui retranscrivait en direct l’intervention du ministre promet même une « baisse » du niveau des prélèvements obligatoires :

Pierre Moscovici, dont l’intervention a été plutôt applaudie par l’assistance, a par ailleurs promis que la hausse des côtisations patronales induite par la réforme des retraites serait « intégralement compensée par une baisse des côtisations famille ».

La réforme des retraites ne pèsera pas sur le coût du travail (…) sur toute la durée du mandat.

Pierre Moscovici a également promis une baisse du « poids des dépenses publiques dans le PIB« , déclenchant des applaudissements nourris de la part de l’assistance.

Le Lab 

 

Le Sénat vote la fin du CDI et tout le monde s’en fout

[extraits] La loi sur « la sécurisation de l’emploi » a été votée au Sénat, par 169 voix contre 33. La fin du CDI et tout le monde s’en moque… Pas une manifestation dans la rue. Pas le moindre sénateur pendu non plus.

Le CDI vous préservait des licenciements sauf en cas de « cause sérieuse et réelle ». Aujourd’hui, le boss pourra vous virer pour avoir refusé de changer de poste, pour avoir refusé de changer de lieu de travail, y compris de l’autre coté de l’Hexagone, ou simplement s’il vous juge « incompétent » !

Le CDI prévoyait l’impossibilité de baisser votre rémunération sans votre accord. Grâce à notre Sénat, refuser une baisse de salaire devient un motif valable pour vous faire pointer à Pôle emploi.

Finalement, c’est quoi cette… chose ? 
Rien de moins que la mise au pas de la France par la Commission européenne en matière de droit du travail . Et la destruction d’un acquis vieux de 20 ans.
 Un grand jour pour le MEDEF.

Comme d’habitude, les travailleurs ont été trahis par plusieurs syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC) puisque cette loi n’est que la retranscription de l’accord signé entre lesdits syndicats et le patronat le 11 janvier 2013.

Chaque fois que les syndicats parlent des organisations patronales comme « des partenaires sociaux », c’est déjà joué.

 Dans 1984, la dictature décrite par Orwell utilisait des slogans comme: « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. »

Tout aussi fort, le hollandisme révolutionnaire ajoute ceci : « La fin du CDI, c’est la sécurisation de l’emploi. »

Boulevard Voltaire

Gérard Filoche (PS) : «Hollande a donné satisfaction à ceux qui n’ont pas voté pour lui»

Membre du bureau national du PS, Gérard Filoche considère que les choix politiques de François Hollande ne correspondent pas aux attentes des Français. Il n’en considère pas moins qu’il est «l’homme de la situation»…

Après un an de présidence, quel jugement portez-vous sur François Hollande et son gouvernement ?

C’est un soulagement d’avoir mis fin à la malfaisance de Nicolas Sarkozy qui a essayé d’imiter Margaret Thatcher et Ronald Reagan. Lorsque Hollande a gagné en mai 2012, les attentes étaient très grandes et les blessures nombreuses à guérir. Pourtant, lors des six premiers mois, le gouvernement a tracé une ligne de crête entre sa politique et les attentes populaires. Il a opté pour répondre aux exigences du rapport Gallois [le pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi, NDLR] en offrant 20 milliards de crédits d’impôts au Medef. Ces 20 milliards ont été donnés au patronat, pas aux hôpitaux, aux services publics de l’État et aux aides sociales. Cet argent manque pour guérir les blessures de l’État. On ne peut pas satisfaire ses amis et ses ennemis en même temps. […]

C’est quand même incroyable que le ministre du Budget demande leurs sources aux journalistes. Si on n’y arrive pas, c’est qu’il n’y a pas assez de fonctionnaires et donc qu’il n’y a pas de volonté politique. J’accuse le gouvernement. On crée des déserts hospitaliers en plein Paris en fermant l’hôtel Dieu alors que si on recrutait 2 000 inspecteurs des impôts, ça rapporterait plus.

La politique du gouvernement actuel est-elle en rupture avec celle du précédent ?

Nicolas Sarkozy a fait perdre 110 milliards de recettes par an à la France, il a ruiné le pays. L’essentiel de la dette vient de là et il n’a goinfré que les riches. Quand Jean-Marc Ayrault demande 5 milliards d’économies aux ministères, il essaye juste de corriger un peu le désastre laissé par la politique précédente. Mais ça ne suffit pas. […]
Hollande est-il l’homme de la situation ?

Oui, je l’ai regardé diriger le bureau national du Parti socialiste pendant dix ans. Il était au-dessus des autres. Il est à la hauteur de la situation et je ne dis pas ça pour faire le fayot. Il a bossé, il mérite sa place. Il ne fait pas preuve d’un déficit d’autorité, mais de mauvais choix politiques.

Le Point

Medef : “Il n’est pas question que les entreprises françaises quittent l’Algérie”

« Il n’est pas question que les entreprises françaises quittent l’Algérie », suite à la prise d’otages ayant ciblé mercredi le complexe gazier d’In Amenas, wilaya d’Illizi (Sud-Est), a assuré hier la présidente du Mouvement des entreprises de France (Medef, patronat), Laurence Parisot.

Elle a signalé que les entreprises françaises en Algérie avaient renforcé leur sécurité, mais n’envisageaient pas de quitter le pays après l’attaque du site gazier par un groupe de terroristes.

Ces sociétés « ont su depuis toujours qu’elles avaient quelque chose de particulièrement sensible à gérer », a ajouté la patronne des patrons français, précisant que les entreprises françaises exerçant en Algérie sont en train de « renforcer encore plus toutes leurs procédures pour sécuriser au maximum leur personnel et leur site ». « Pour autant, il n’est pas question pour ces entreprises françaises de quitter la région », a-t-elle martelé sur la chaîne France 2, ajoutant que s’agissant de réduire leur activité, « rien, pour l’instant, n’indiquait ce type de décision ».

Tout en indiquant qu’il y avait plus de 500 entreprises françaises en Algérie, dont beaucoup dans les secteurs de l’énergie et des mines, la présidente du Medef a signalé que ces entreprises « sont très attachées à leur implantation locale ». Pour elle, il est encore trop tôt pour évaluer les conséquences économiques de la prise d’otages sur le site gazier d’In Amenas.

El Moujahid

Polémique Cherki-Kalfon au PS : Ne pas «insulter» le Medef

François Kalfon, secrétaire national du PS, a jugé aujourd’hui qu’il n’y avait rien à gagner à «insulter» le Medef, alors que le député-maire socialiste du XIVème arrondissement de Paris Pascal Cherki a adressé son «mépris républicain» à l’organisation patronale.

«Bonne année à toutes et tous sauf aux exilés fiscaux et au Medef qui ne méritent que notre mépris républicain», a twitté M. Cherki, suscitant l’indignation à droite.

Interrogé par Radio Classique et Public Sénat sur un tweet en ce sens de l’élu parisien, M. Kalfon a répondu: « Je pense que nous ne gagnons pas à insulter – il n’y a pas d’autre mot – l’un des partenaires de la démocratie sociale ». «Nous ne sommes pas d’accord avec les positions du Medef, bien loin de là, mais nous avons besoin de tout le monde», a poursuivi l’animateur du mouvement Gauche Populaire (élus socialistes et intellectuels) qui est aussi secrétaire national du PS en charge des études d’opinion.

«J’ai envie de dire à Pascal Cherki une chose simple: pour redistribuer de la richesse, il faut en créer, et je ne vois pas comment, en dehors d’une économie administrée, nous pourrions le faire sans les entreprises», a ajouté M. Kalfon. […]

Le Figaro

« Mélenchon, c’est l’idiot-utile du Medef » (Marion Maréchal-LePen/RMC)

Marion Maréchal-Le Pen est l’invitée des GG de RMC. Outre les sujets d’actualité, elle parle un peu de sa vie de parlementaire. Alors qu’on lui demande de citer un député discourtois à son égard, elle cite volontiers Jean-François Copé.

« Copé, que ce soit devant les caméras ou dans les couloirs, il continue de m’ignorer » – Marion Maréchal-Le Pen

Marine Le Pen : Le droit des femmes recule à cause d’une «immigration massive»

Sur France 3, la présidente du FN a également renvoyé dos à dos l’UMP et le PS, coupables, à ses yeux, de la même politique d’immigration.

Réfutant le terme de «sans-papiers» qui réduit «le problème à une situation administrative», elle a tranché : «Ce sont des clandestins, ils violent la loi française.»

Sur France 3, Marine Le Pen, présidente du FN, a assuré : «Le droit des femmes est en train de reculer, notamment à cause d’une immigration massive qui porte en elle une vision, une culture des fondamentalistes qui ont de la femme une vision absolument dépréciée, qui ont pour les femmes le plus grand mépris et l’expriment de manière quotidienne. Oui, l’insécurité qui touche les femmes augmente.»

Interrogée sur les conclusions de l’Observatoire national de l’islamophobie dénonçant à la mi-novembre une hausse «inquiétante» d’actes islamophobes, elle a dénié «tout sérieux, toute crédibilité, toute légitimité à cette association prosélyte», financée «par M. Soros, le grand manitou de la mondialisation et de la loi de la jungle».

Quand M. Valls en régularise 30 000, notamment ceux qui travaillent, «il répond aux exigences du Medef». «Le PS main dans la main avec le grand patronat, ça peut en étonner certains. Moi, en tout cas, ça ne m’étonne pas», a conclu Marine Le Pen.

Le Point (Merci à chris381891)

Laurence Parisot dénonce un « racisme » anti-entreprise

« L’angoisse des dirigeants d’entreprise est aujourd’hui à son comble. De ma vie, je n’ai observé une telle inquiétude face à l’avenir. » Dans une interview à L’Express, la présidente du Medef, Laurence Parisot, s’inquiète du moral des chefs d’entreprise et dénonce le « racisme » dont ils seraient l’objet selon elle. 

« Quand le maire de Toulouse ose utiliser l’expression de ‘patron voyou’, c’est du racisme », s’est-elle exclamée, en allusion aux déclarations du maire socialiste Pierre Cohen.

Ce dernier avait dénoncé fin septembre « un comportement de patron voyou », après l’annonce par le groupe pharmaceutique Sanofi d’une réorganisation qui devrait se traduire par la suppression de 900 postes d’ici 2015 en France.

Le gouvernement a été vivement critiqué pour sa réaction après l’annonce en juillet de la suppression de 8 000 postes chez PSA en France. « Il est certain que ce qui a été dit avant l’été de la famille Peugeot marquera pour longtemps tous les chefs d’entreprise français. Chaque patron s’est senti attaqué comme s’il en était un membre », a déclaré Laurence Parisot.

Cette sortie de la patronne du Medef intervient alors que le gouvernement doit faire face à une fronde du monde de l’entreprise. Les patrons protestent contre les choix budgétaires de la majorité qui, selon eux, alourdissent leurs charges. Ils se sont rassemblés virtuellement en créant le mouvement des   »pigeons », un regroupement d’entrepreneurs en colère, pour dénoncer la nouvelle taxation lors des ventes d’entreprises et la hausse des cotisations pour les auto-entrepreneurs.  (…)

Francetv

Laurence Parisot à propos de BHL : « Vous êtes l’incarnation de l’intelligentsia française telle que nous l’aimons. »

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Source MEDEFtv

Université d’été du Medef – L’écrivain Bernard-Henri Lévy a pris la parole à l’occasion du séminaire annuel organisé par l’organisation patronale qui débuté mercredi. Un discours centré sur les problématiques européennes, mais qui a

Vers 16 heures, sur quelques notes de Caravan Palace, Bernard-Henri Lévy s’avance à la tribune de l’Université d’été du Médef. Laurence Parisot introduit son intervention : « Il n’est pas nécessaire d’aller sur une fiche de Wikipédia pour savoir qui est Bernard-Henri Lévy. Vous êtes l’incarnation de l’intelligentsia française telle que nous l’aimons. » Elle lit un extrait d’un de ses articles paru dans L’Express.

La Tribune