Mariage gay : Le sénateur PS de Mayotte, Thani Mohamed Soilihin, s’étonne des «prières de rue» de Civitas

Le sénateur PS de Mayotte, Thani Mohamed Soilihi s’est étonné hier lors du débat sur le mariage gay au Sénat d’avoir entendu des prières aux abords du sénat.

«Cette interdiction ne saurait s’appliquer qu’aux musulmans de ce pays, au nom cette fois-ci du principe d’égalité», s’est-il exclamé.

«Je m’étonne d’avoir entendu des membres de l’organisation Civitas prier devant l’entrée de notre assemblée, alors même que les prières de rue sont interdites depuis le 16 septembre 2011, au nom du principe de laïcité» a déclaré Mohamed Soilihi lors de la discussion générale sur le projet de loi.

L’ancien bâtonnier de Mayotte a plaidé en faveur du mariage gay soulignant qu’il est élu d’un département d’Outre-mer où 95% de la population est de confession musulmane.

Le Figaro

Clandestins / Sans-papiers : comparez…

Site du journal IP-Réunion

Dans le sud de Mayotte, 57 enfants ont été retirés de force de leur école PAR DES HABITANTS DU VILLAGE. La cause ? Leurs parents seraient  sans-papiers, originaires des Comores. IPréunion.com

Libération :

Essonne : Delon Litanda (photo ci-dessous) doit être expulsé le 26 mars vers Kinshasa. Cette fois, on emploiera la manière forte pour le faire monter dans l’avion – menottes et scotch sur la bouche si besoin.(...) Originaire de République Démocratique du Congo (RDC), il est arrivé en 2009 en France avec ses deux aînés aujourd’hui scolarisés. Il y a rejoint sa femme  arrivée plus tôt avec la petite dernière, Kerene. La famille vit depuis sans papiers. Ainsi traite-t-on les sans-papiers dans la France de François Hollande. Blog d’un journaliste de Libération

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Mayotte : excédée par les violences liées à l’immigration, la population se fait justice elle-même

[extraits] A Mzouazia, dans le sud de Mayotte, 57 enfants ont été retirés de force de leur école par des habitants du village. La cause ? Leurs parents seraient des sans-papiers, originaires des Comores.

Les tensions sont vives dans le Sud de Mayotte. La population mahoraise, excédée par des cambriolages et des violences, qu’elle estime liée à la population immigrée, est montée au créneau et a décidé de se faire justice elle-même.

Des villageois ont ainsi contraints des enfants, qui seraient nés de parents originaires des Comores, à quitter leur établissement scolaire à Mzouazia. Ils sont 57 à avoir été chassés, parfois assez violemment selon des témoins, et cela malgré leurs cris et leurs pleurs, alors que les gendarmes ne seraient pas intervenus, rapporte le site d’informations Malango.

Suite à cette expulsion, les services de l’Etat ont condamné les faits, estimant qu’il est « inacceptable que des enfants aient été pris ainsi en otage parce que d’origine étrangères », a souligné Jean-Paul Frédéric, directeur de cabinet du préfet. « C’est une ségrégation sévère qui relève de la loi pénale », a-t-il ajouté, précisant que « les reconduites à la frontière sont une compétence de l’Etat ».

(…) Dans un courrier qui circule actuellement sur internet, des « citoyens indignés » comme ils se présentent, attirent l’attention sur la chasse des enfants de sans-papiers à Mayotte.

« En 1940, c’était des enfants juifs que les gendarmes français du gouvernement de Vichy allaient chercher dans les écoles. A Mayotte, les sombres procédés de la France de Vichy se répètent honteusement ! », écrivent-ils.

Les « citoyens indignés » interpellent le préfet et le vice-recteur de Mayotte pour que ces derniers veillent « au respect des lois françaises » et agissent « pour que de telles exactions ne se renouvellent pas ». Ils rappellent entre autres que dans le code de l’Education nationale, il est écrit que « tout enfant peut être accueilli, à partir de l’âge de 3 ans, dans une école proche de son domicile si sa famille en fait la demande » et « aucune condition de nationalité ne doit être opposée et aucune discrimination ne doit être faite pour les enfants étrangers ».

Par ailleurs, ces « citoyens indignés » (…) estiment qu’avec « près de 35% de la population sans titre de séjour, les occupants illégaux sont chaque année un peu plus stigmatisés comme étant la source de tous les maux de l’île : l’insécurité, le manque de place à l’hôpital et à l’école… »

 

(…) Pour rejoindre l’île, devenue le 101e département français en 2011, des dizaines de Comoriens risquent leur vie tous les jours depuis des années. (…) La pression est telle que le rapport démographique a atteint des records : selon les chiffres de l’Insee (institut national de la statistique et des études économiques), 40% des quelque 212 000 habitants de Mayotte sont d’origine comorienne. La plupart sont en situation irrégulière. On estime par ailleurs que 25 à 40% des élèves scolarisés sont issus de familles de sans-papiers.

IPréunion.com

Clandestinité dans le DOM de Mayotte : une situation unique au monde (+ vidéo)

A Mayotte, près de 50% de la population est étrangère. Les rares territoires au monde qui accueillent une telle proportion de population étrangère sont Monaco et les émirats arabes.

Mais nous n’avons ni fiscalité arrangeante, ni familles royales, ni gaz ou pétrole (pour l’instant ?). Et dans ces derniers territoires, la population étrangère est en situation régulière. Elle vit parfois difficilement, mais ne vit pas dans la clandestinité, contrairement à Mayotte. Cette situation peut donc être considérée comme unique au monde et mériter une attention particulière.

Pendant des années, Mayotte s’est arrangée de cette clandestinité. Pour les représentants de l’Etat, il s’agissait des mêmes cultures, des mêmes langues, des mêmes traditions que nos voisins comoriens, des mêmes familles, et les moyens de lutte étaient très limités. Alors, pour ne pas provoquer de vagues dans le lagon, et au vu de la proportion alors encore limitée, il y a eu un certain laisser-faire.

Aujourd’hui, avec 70 à 80% des enfants de la maternité nés de parents en situation irrégulière depuis près de 20 ans, la situation devient explosive et intenable pour Mayotte.

Par ailleurs, le système scolaire est au bord de l’implosion. La limitation des naissances, qui a été demandée aux mahorais, a obtenu ses effets positifs, mais pas sur la population clandestine. Les moyens de la santé sont essentiellement consacrés à la maternité, au détriment de toutes les autres spécialités. La grogne monte. La population mahoraise, qui s’est longtemps battue pour rester française, souffre de ne pas bénéficier de ces avantages et commence à ressentir le fait d’avoir négligé pendant toutes ces années le développement économique. Pour l’île et pour ses enfants.

Il reste toutefois une (très faible) partie de la population mahoraise qui continue de profiter de ces dizaines de milliers de clandestins : ceux qui perçoivent chaque mois des loyers, revendent (très chèrement) de l’eau et de l’électricité, en toute illégalité, se nourrissant de la misère.

Mais les renvois à la frontière par les forces de l’ordre, dont le nombre et les moyens ont considérablement augmenté ces cinq dernières années, laissent sur le carreau des milliers d’enfants abandonnés. Les contrôles sur les chantiers et les quelques condamnations ont fait réfléchir et cette appel à la main-d’œuvre clandestine a baissé, laissant cette population clandestine sans ressource.

L’Etat avait prévenu, par la voix d’un préfet, qu’il ne pourra pas lutter contre l’immigration clandestine sans le soutien de la population mahoraise. Il y a là des règles, des lois à respecter, des principes d’humanisme à ne pas oublier. Il y a des valeurs de la République à (re)mettre sur les frontons des mairies, des solutions à trouver, mais il y aussi une île asphyxiée qui ne pourra pas assurer les prochaines étapes de son développement avec la moitié de sa population qui vit dans la peur, dans des conditions indignes et dans la clandestinité.

Mayotte Hebdo

L’Iran demande à ce que Mayotte redevienne comorienne

L’ambassadeur iranien aux Comores, Madjid Hamidi Benam, a déclaré lors du 34e anniversaire de la Révolution islamique en Iran, que son pays se battra aux côté des Comores pour que Mayotte redevienne comorienne.

« Sachez que l’Iran est au côté des Comores pour le retour de l’île de Mayotte dans son giron naturel… Nous ne pouvons pas laisser un pays musulman souffrir. Nous allons vous apporter le peu que nous avons pour que les Comores se développent », a souligné l’ambassadeur iranien au site lagazettedescomores.com.

Pour rappel, lors du référendum de décembre 1974, Mayotte avait décidé de rester dans le giron de la France, et de pas entrer dans l’Union des Comores, composée de la Grande Comore, d’Anjouan et de Mohéli.

Mais l’ONU n’a jamais reconnu ce rattachement à la France et a toujours poussé la communauté internationale, à « respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel des Comores, composé des îles d’Anjouan, de la Grande-Comore, de Mayotte et de Mohéli ».

Zinfos974

(merci à Diwal-da-reor)

Mayotte : la lèpre, maladie endémique

Le bulletin de veille sanitaire du mois de janvier établi par Cire océan Indien a été édité. Il revient notamment sur la situation de la lèpre à Mayotte qui, malgré une baisse de la prévalence, affiche le deuxième taux de l’océan Indien et le plus haut des territoires français.

On y apprend que, du 1er janvier 2006 au 31 décembre 2011, 307 nouveaux cas de lèpre ont été diagnostiqués à Mayotte. Les années 2010 et 2011 présentent le plus faible nombre de cas. La prévalence enregistrée en 2011 (3,7/10 000) est la plus basse depuis 1994. Cet indicateur est en baisse depuis 5 ans. [...]

Mayotte reste l’un des deux seuls territoires français où la lèpre est endémique, avec un taux de prévalence de 3,70/10 000 et un taux d’incidence de 1,8/10 000. La Guyane avec 1,05/10 000 vient de repasser en 2011 au dessus du seuil d’endémicité après plusieurs années en dessous. [...]

Mayotte Hebdo

Merci à Lilib

L’immigration comorienne pèse sur l’économie de Mayotte (vidéo)

A Mayotte, département français situé dans l’océan Indien, les autorités locales et les associations d’aides aux personnes sont débordées par les arrivées de clandestins, souvent très pauvres, qui débarquent de la république des Comores, située à environ soixante-dix kilomètres. Ecoles et hôpitaux sont dans une situation critique dans l’île. (France 2, 22/01/13)


(merci à Zatch)

Catastrophe migratoire à Mayotte

Si les tropiques ont bien voulu doter Mayotte des faveurs d’un lagon aux eaux turquoise et du privilège des tortues marines, un sérieux mal ronge ce gros caillou français perdu au milieu de l’océan Indien. Sa cause s’écrit depuis longtemps au dos de la carte postale : l’immigration en provenance des Comores, quatre îles distantes de 70 kilomètres. Les flux en provenance du 139e pays le plus pauvre au monde sur 182 ont atteint des proportions telles que si des médecins examinaient Mayotte, ils concluraient sans doute à son état d’épuisement.

Pour rejoindre l’île, devenue le 101e département français en 2011, des dizaines de Comoriens risquent leur vie tous les jours depuis des années à bord d’embarcations de fortune, appelées les kwassas. La pression est telle que le rapport démographique a atteint des records : 40 % des 212 000 habitants de Mayotte sont désormais d’origine comorienne (+ 25 % depuis 2007). La plupart sont en situation irrégulière. Même l’éducation nationale ne suit plus : 25 % à 40 % des élèves sont issus de familles sans papiers.

(…) Le Monde

Merci à chris3818919