70 000 migrants maliens aux portes du Maroc

70 000 migrants maliens, fuyant la guerre dans leur pays, sont dans des campements en Mauritanie. Une information qui inquiète la police de Melilla qui craint « avec l’arrivée de 70 000 immigrés aux portes du Maroc et du beau temps, une augmentation de la pression migratoire sur la ville », confie le porte-parole de l’Association des Gardes Civiles.

MSF examine les raisons de la fuite de nombreux Touaregs et membres des communautés arabes. Parmi elles, la crainte de représailles et de violences de groupes islamistes séparatistes avec lesquels les migrants ont entretenu des liens dans le Nord du Mali.

Yabiladi

Le président mauritanien attaque Noël Mamère en diffamation

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a décidé de poursuivre en diffamation en France le député Noël Mamère qui l’avait présenté sur Arte en janvier comme « le parrain d’un trafic de drogue », a annoncé aujourd’hui Me Eric Diamantis, l’un des avocats du chef de l’Etat mauritanien.

L’avocat a adressé mercredi à l’élu écologiste une citation directe devant le tribunal correctionnel de Paris, à une date qui n’est pas encore définie. Les propos dénoncés comme diffamatoires par le président mauritanien avaient été prononcés par M. Mamère lors d’un débat dans l’émission « 28 Minutes », diffusée par Arte le 21 janvier, qui avait pour thématique le terrorisme et l’Algérie, selon Me Diamantis. [...]

Le Figaro

Maroc : 45 clandestins subsahariens envoyés en plein désert

Près d’une cinquantaine clandestins africains sont bloqués dans le no man’s land qui sépare les frontières marocaine et mauritanienne. Arrêtés à Rabat, Marrakech, Agadir … ils ont été ramenés, à la frontière, par la police marocaine par car entier. Parmi eux, deux enfants, une femme enceinte, des malades et plusieurs personnes ayant obtenu le statut de réfugiés.

Au poste frontalier mauritanien, «la police nous a refoulé ! On nous a expliqué que la Mauritanie ne voulaient pas accepter les déchets du Maroc».

«Le Maroc nous traite comme des esclaves !», s’indigne Odilon Athié, un Camerounais de 25 ans. Avec lui, près de 45 personnes ont été refoulées, en 15 jours, par le Maroc, dans la zone de no man’s land, entre les frontières marocaines et mauritanienne. La Mauritanie refuse qu’elles entrent sur son territoire, alors elles vivent en plein désert, sans toit et sans aide sinon «l’eau et le pain que les gens nous jettent en passant», explique Aïcha Ba, Sénégalaise, arrivée il y a 5 jours et jointe par téléphone, cette après midi, vendredi 21 décembre. Ce sont les automobilistes qui leur donnent quelques vivres lorsqu’ils les trouvent sur leur chemin.

Le premier groupe de 9 personnes et deux enfants est arrivé, il y a 15 jours. Il n’a pas tardé à être rejoint par d’autres, expulsés à leur tour. […]

«C’est dégueulasse ce que nous fait le Maroc. Lorsqu’on te fout dehors, c’est sûr, tu n’as aucune envie de revenir !», répond Aïcha Ba. Après avoir laissé plusieurs personnes s’exprimer avec le téléphone du groupe, elle reprend l’appareil, furieuse : «A Dakar, au Sénégal il y a une mosquée Mohammed VI, et une avenue Mohammed VI, les Marocains vivent dans le centre et sont très bien traités ! Ici il n’y a rien qui porte un nom du Sénégal et voilà comment on nous traite ! Avec ce qui se passe en ce moment, on ne va pas les laisser tranquilles, c’est certain !», s’indigne-t-elle. […]

yabiladi

Aboul Birane Wane : « Les Négro-Mauritaniens restent discriminés dans tous les secteurs »

Touche pas à ma nationalité continue de maintenir la pression sur Nouakchott. Crée il y a un peu plus d’un an, le collectif exigeait initialement l’arrêt du recensement en cours en Mauritanie, qu’il juge discriminatoire à l’égard des populations noires. Depuis, la lutte s’est intensifiée : les Négro-Mauritaniens (Peuls-Toucouleurs, Soninkés et Wolofs) réclament désormais un véritable partage du pouvoir.

En attendant, les manifestations – le plus souvent réprimées par les forces de l’ordre – ne faiblissent pas. Abdoul Birane Wane, 35 ans, est un homme d’apparence discrète. Pourtant, le leader du mouvement ne mâche pas ses mots à l’encontre du régime de Mohamed Ould Abdelaziz, qu’il accuse de racisme. (…)

Jeune Afrique

Mauritanie : la prison pour des militants anti-esclavagistes

Biram Ould Dah Ould Abeid, président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), une ONG anti esclavagiste, et six autres militants de l’organisation ont été placés en détention préventive, à l’issue de plusieurs semaines de garde à vue dans les locaux de la Direction de la sûreté de l’Etat (DES) en Mauritanie.

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«Ces militants anti esclavagistes sont poursuivis pour des autodafés portant sur des écrits de jurisconsultes du rite Malékite, qu’ils perçoivent comme une apologie de la pratique de l’esclavage», rapporte l’agence panafricaine PANA.

Après le placement en détention provisoire, le mouvement abolitionniste dénonce «le mutisme du procureur de la République qui refuse de communiquer la moindre information sur le dossier, et même les chefs d’inculpation sur la base desquels le leader de l’IRA et ses compagnons ont été placés en détention comme une violation flagrante des règles du Code de procédure pénale (CPP)», dans une déclaration diffusée à la presse.

Ces autodafés ont suscité de vives réactions en Mauritanie à travers de nombreuses manifestations de rue pour condamner le geste et réclamer «un châtiment exemplaire contre ses auteurs». (…)

Slate Afrique

« 50 000 immigrants clandestins attendent en Mauritanie l’opportunité d’aller en Europe ».

La Mauritanie s’est transformée « en zone d’installation » pour immigrés clandestins

Selon le commissaire [machin], « les efforts consentis par la Mauritanie dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine vers l’Europe, font qu’elle est devenue une zone d’ attente pour les candidats au départ illicite vers le vieux continent ». « Nous estimons, a –t-il précisé, que 50 000 immigrants clandestins attendent en Mauritanie l’opportunité d’aller en Europe ».

« Jusqu’au 24 avril 2012, nos services ont pu interpeler, traiter et refouler vers les frontières 3 113 immigrés clandestins », a-t-il indiqué.

Source

Mauritanie : les écoles religieuses font le lit de l’idéologie radicale et de l’obscurantisme

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En l’absence de tout contrôle gouvernemental, les écoles religieuses sont libres d’enseigner aux jeunes ce que décident leurs cheikhs. Mais les mahdharas produisent-elles vraiment des extrémistes ?

L’auteur et intellectuel islamique Mohamed al-Mahdi Ould Mohamed Bechir apporte à cette question une réponse de première main. […]

Magharebia : Vous avez beaucoup écrit sur le lien existant entre l’éducation religieuse dans les mahdharas et le développement des tendances extrémistes. Parlez-nous de ces écoles.

Mohamed al-Mahdi Ould Mohamed Bechir : Une mahdhara est une école populaire privée qui enseigne la religion de l’Islam, la langue arabe et des connaissance liées à la charia. Elle est supervisée par un cheikh qui dirige les élèves au nom de Dieu . […]

Magharebia : Vous avez étudié le Coran, les sciences de la charia, la logique, le kalam et l’arabe dans une mahdhara mauritanienne. Les élèves de ces écoles apprennent-ils d’autres matières que la religion ?

Ould Mohamed Bechir : Une mahdhara ne dispense pas un enseignement conforme aux méthodes scientifiques qui mettrait en mesure d’engendrer de la connaissance et la libre pensée. Elle n’enseigne rien sur la démocratie ou l’existentialisme ; […] elle enseigne l’obligation d’obéir au « dirigeant » […]

Cela tient au fait que les livres qu’utilisent les mahdharas ont été écrits dans des circonstances historiques, sociales, économiques et politiques qui n’ont rien à voir avec l’époque actuelle.

Magharebia : Le programme peut ne pas être « moderne », mais comment peut-il conduire à l’extrémisme ?

Ould Mohamed Bechir : Les mahdharas enseignent aux élèves que la relation fondamentale entre les Musulmans et les mahdharas est la guerre et le conflit plutôt que la paix et l’amitié, et que les non-Musulmans doivent se convertir à l’Islam et payer la jizyah, sous peine d’être combattus.

Elles enseignent également que les traités de paix durables avec des pays non-musulmans ne sont pas autorisés aux termes de la charia. Les Musulmans doivent s’engager dans le djihad contre les pays non-musulmans pour répandre l’Islam. C’est une erreur grossière, car le djihad n’a pas pour mission de faire se propager l’Islam ; il est destiné à défendre la foi et la patrie. […]

Et les gens qui n’écoutent pas de musique, de chants et de paroles affichent généralement des attitudes violentes, des comportements extrémistes et des opinions intolérantes.

Magharebia : Les mahdharas diffusent-elles une idéologie djihadiste ?

Ould Mohamed Bechir : Dans son acceptation du combat, le djihad n’est utilisé qu’à des fins d’autodéfense. […] Mais les mahdharas enseignent aux élèves que le combat est un devoir pour répandre l’Islam et conquérir les pays non-musulmans.

Le problème avec les mahdharas est que leurs diplômés ressemblent à des hommes des cavernes qui auraient dormi pendant des centaines d’années et se seraient réveillés dans une époque nouvelle. […]

Magharebia

Paris : Manifestation contre la « dénégrisation » de la Mauritanie conduite par le gouvernement de Mohamed Ould Abdel Aziz (vidéo)

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Plusieurs dizaines de personnes ont participé samedi à Paris à une manifestation contre le recensement général de la population en cours en Mauritanie, accusant le pouvoir en place de chercher à légitimer l’exclusion de la composante négro-mauritanienne des affaires du pays.

«Touche pas à la nationalité mauritanienne», «Je suis noir et mauritanien, Abdel Aziz dégage», «Stop au racisme en Mauritanie», indiquaient des pancartes aux mains des manifestants qui répondaient à l’appel d’un collectif d’associations et de partis politiques de la diaspora mauritanienne.[...]

Afrique en Ligne

Général Mohamed Ould Abdel Aziz

Clandestins : ces pays qui ne jouent pas le jeu

Claude Guéant dénonce huit pays qui rechignent à reprendre leurs nationaux : Mali, République démocratique du Congo, Congo, Angola, Mauritanie, Pakistan, Bangladesh et Sénégal.

Ces huit pays à forte émigration sont pointés du doigt au ministère de l’Intérieur. En cause: leur refus quasi systématique de réintégrer leurs nationaux lorsque ceux-ci ont été arrêtés en France en situation irrégulière. Et pourtant, ce groupe des huit fait l’objet de sollicitations pressantes. Claude Guéant l’a rappelé jeudi devant les ambassadeurs français réunis à Paris, lors d’une grande conférence: «Un plan spécifique» a été mis en place, a déclaré le ministre, «qui vise notamment à exercer ce qu’il est bien convenu d’appeler des pressions» sur ces huit pays «prioritaires». (…)

Le Figaro

Les Mauritaniens fuient la Côte d’Ivoire (vidéo)

Plusieurs centaines de Mauritaniens fuyaient ces derniers jours les violences à Abidjan, notamment dans le quartier d’Abobo (nord) où certains se disaient victimes d’agressions ou de pillages. Environ 300 ressortissants attendaient lundi 7 mars devant l’ambassade de Mauritanie, dans l’espoir de prendre un car affrété par leur représentation diplomatique.

http://www.dailymotion.com/video/xhgb51

Immolations en série au Maghreb et en Arabie saoudite

Après la Tunisie, plusieurs cas d’immolation sont signalés au Maroc, en Mauritanie, en Algérie mais également en Arabie saoudite.

Deux hommes ont tenté de s’immoler par le feu aujourd’hui, l’un au Sahara occidental l’autre dans le centre du Maroc, portant à trois le nombre de ces tentatives depuis les événements de Tunisie, a rapporté samedi le quotidien arabophone Assabah. Selon Assabah, l’homme, arrivé récemment au Sahara occidental en provenance de Tindouf, où est basé le Polisario, a tenté de s’immoler à Smara mais les autorités marocaines sont intervenues et l’ont transporté à l’hôpital. Le Figaro

En Algérie, sept personnes sont déjà mortes après s’être immolées.wizzblog

Un Saoudien est mort samedi après s’être immolé par le feu la veille à Samta, une ville du sud-ouest du royaume, ont rapporté les médias locaux. Le capitaine Yahia al-Qahtani, porte-parole de la défense civile saoudienne, a expliqué dans un communiqué publié dans les quotidiens saoudiens que la victime, âgée d’une soixantaine d’années, était décédé à l’hôpital. Aucune information sur son identité ni sur les motifs de son geste n’a été fournie.Le Figaro

Un homme qui avait tenté de mettre fin à ses jours en s’immolant par le feu lundi à Nouakchott (Mauritanie) et avait été transféré au Maroc en raison de la gravité de ses blessures, est mort ce matin à Casablanca (Maroc), a-t-on appris auprès de sa famille.Le Figaro