Par Jean-Yves Le Gallou
« Choc de compétitivité » : c’est la nouvelle illusion à la mode. Industriels et économistes (de l’offre) la réclament et le gouvernement la promet. Le débat sur le calendrier fait rage : pour aujourd’hui, pour demain ou pour les calendes grecques ?

C’est pourtant une illusion de plus ! La question n’est pas de répartir autrement les charges sociales et les impôts, c’est de les diminuer. Or pour baisser les impôts, il faut réduire les dépenses.
Mais pour diminuer les dépenses publiques, il faut s’attaquer aux causes structurelles de leur croissance : le libre-échange intégral et la poursuite de l’immigration.
Car le libre-échange (et les délocalisations) ne sont supportées par l’opinion que grâce aux « amortisseurs sociaux » qui permettent de vivre sans travail : mais ces aides publiques, ces allocations chômage, ces retraites anticipées, ce RSA, qui vont encore croître en 2013, il faut bien les financer. Et donc augmenter les charges.
[…] Donnant des exemples de ce que pouvaient être des propositions d’extrême droite, Copé a cité notamment la sortie de l’euro, ajoutant, dans sa grande ouverture d’esprit, qu’elle pouvait être aussi le fait d’extrémistes de gauche. Défendant cette proposition et l’assumant parfaitement, me voilà catalogué dans l’une ou l’autre catégorie.
Voici des extraits (pages 52 et 53) de cet ouvrage sans concession. Trois points méritent particulièrement de retenir l’attention :