Chômage en Arabie Saoudite : Les travailleurs étrangers «irréguliers» sous menace d’expulsion

Le roi Abdellah d’Arabie saoudite offre une amnistie temporaire aux travailleurs étrangers immigrés : il leur donne trois mois pour régulariser leur situation, avant d’entamer les arrestations et expulsions. Dans un contexte de chômage de masse, le royaume veut moins d’immigrés. Plusieurs dizaines de milliers de Marocains travaillent aujourd’hui dans le royaume et craignent d’être expulsés.

Au total, près de la moitié des Saoudiens serait au chômage, alors que le pays comptabilise 30% de travailleurs étrangers essentiellement venus d’Asie et des autres pays arabes.

En Arabie Saoudite, la politique migratoire connaît les mêmes mécanismes qu’en Europe : avec le chômage, le royaume veut réduire l’immigration. Samedi 6 avril, le roi Abdellah a décidé de laisser 3 mois aux travailleurs étrangers pour régulariser leur situation, rapporte Reuters. En ligne de mire, les près de 8 millions d’étrangers, sur 27 millions d’habitants, qui vivent en Arabie Saoudite à la faveur de la rente pétrolière. Parmi eux, près de 60 000 Marocains, cette année, selon le Salon Maroc Property Expo, 28 000, en 2005, selon le ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération. […]

Entrée en application en 2011, la « Nitaqat Law » oblige les entreprises du Royaume à recruter entre 5 et 30% de leurs employés parmi les Saoudiens. L’explosion démographique a été plus rapide que la croissance des revenus liés au pétrole. La croissance du pays est faible et engendre mécaniquement une augmentation du chômage. […]

yabiladi

Pays Bas. Délinquance : Les députés débattent du «problème marocain» à la demande de Geert Wilders

A force d’insister, Geert Wilders, leader du Parti pour la liberté a obtenu que les députés débattent de ce qu’il appelle «le problème marocain», suite à la mort d’un arbitre de foot, probablement tué par de jeunes néerlando-marocains, en décembre dernier. Interpelés, plusieurs députés, comme e Melik Azmani et Keklik Yucel, ont voulu prendre leur distance.

«Il n’y a pas de problème marocain aux Pays Bas», a également reconnu une député du parti VVD (parti libéral), Melik Azmani, «mais il faut avoir conscience que les Maroco-néerlandais sont très souvent en contact avec la police. C’est cela l’objet du débat.»

A l’origine du débat : la mort de Richard Nieuwenhuizen, le 2 décembre dernier. A Amsterdam, après un match opposant deux équipes de division amateur, sv Nieuw Sloten B1 et le SC Buitenboys B3 d’Almere. L’un des arbitres de touche, Richard Nieuwenhuizen, 41 ans, a été agressé par des adolescents qui l’ont notamment frappé au visage alors qu’il était déjà au sol. Quelques heures après l’agression, l’homme a été «pris d’un malaise». Conduit d’urgence à l’hôpital, il est décédé le lendemain. Il se trouve que les adolescents suspectés d’être les auteurs de cette agression étaient des Néerlandais d’origine marocaine. […]

C’est dans ce contexte que le PVV a obtenu que soit débattu le «problème marocain», à l’assemblée. «Ce n’est pas exclusivement un problème lié au football, mais un problème marocain qui est dans la rue, à l’école, au centre commercial et sur le terrain de foot. 65% des jeunes Marocains ont déjà été en contact avec la police. Pourquoi personne n’ose seulement nommer ce problème ? », écrivait le leader du PVV, Geert Wilders, en décembre dernier. Après qu’il ait beaucoup insisté, la chambre a accepté de débattre sur le sujet.

«Seul Keklik Yucel, député travailliste, a clairement condamné l’intitulé du débat. «Le terme ‘problème marocain’ donne l’impression qu’il y un groupe de population entier, que leur origine est un problème. Je tiens à me distancer de cette position.»

yabiladi

Espagne : Des Marocains impliqués dans une grosse affaire de fraude à la sécurité sociale

La police espagnole vient de mettre la main sur une bande spécialisée dans la vente de faux contrats de travail, soupçonnée d’avoir escroqué quelque 1,2 millions d’euros à la sécurité sociale. La majorité des ses clients sont marocains.

La propriétaire d’un cabinet de conseil, situé à Palma de Majorque, « utilisait un réseau d’entreprises pour vendre de faux contrats de travail à de faux employés », indique le journal qui cite un communiqué de la Police nationale espagnole. Le prix du contrat était compris entre 250 et 14 000 euros.

Plus de 200 personnes, en majorité originaires du royaume, lui auraient acheté des contrats dans le but de toucher les prestations de chômage ou d’obtenir un permis de séjour. La plupart des bénéficiaires ne résiderait même pas en Espagne, mais plutôt au Maroc.

L’enquête avait été ouverte il y a quelques mois, lorsque l’Unité spéciale pour l’inspection du travail de et de la sécurité sociale (Unidad Especializada de la Inspección de Trabajo y Seguridad Social) a détecté plusieurs irrégularités dans les comptes du bureau de conseil majorquin. Certaines des entreprises impliquées dans cette affaire, opérant dans le secteur du bâtiment, employaient davantage de femmes de ménage que d’ouvriers. Les enquêteurs ont également constaté des cas de travailleurs bénéficiant d’allocations pour incapacité de travail temporaire (prestación económica de incapacidad temporal por bajas médicas) non justifiées.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle affaire est signalée en Espagne et aux Iles Baléares plus particulièrement. En juillet 2012, la police locale avait annoncé le démantèlement d’un réseau soupçonné d’avoir vendu 318 faux contrats de travail en l’espace d’une année. Là encore, la majorité des acheteurs étaient marocains

Source

Expulsions de France : Marocains, Algériens et Sénégalais, top 3 des clandestins en 2012

D’après les chiffres tirés d’une circulaire sur l’immigration illégale, au nombre des 30.000 immigrants clandestins expulsés de France en 2012, les trois nationalités en tête sont le Maroc avec 2896, suivis de l’Algérie avec 2395 et du Sénégal avec 1760 personnes reconduites à la frontière (…)

Koaci

Un homme agressé aux Pays-Bas par 5 Marocains (vidéo + article sur la délinquance marocaine)

19 janvier 2013


(Merci à Antiumps)

Près de 20 ans plus tôt, le 29 octobre 1994, j’ai écrit un article d’opinion au sein du COR sur l’échec scolaire et le comportement criminel de beaucoup de garçons marocains . Cet article pourrait donc à nouveau se trouver dans ce journal. Rien n’a changé.

4 ministères et 22 municipalités à fort pourcentage d´habitants marocains ont décidé en 2009 d´améliorer la situation des jeunes Marocains. 30 millions d´euros ont été investis. Et quel est le résultat selon le rapport de l’Institut de recherche Risbo de l’Université Erasmus ? Le pourcentage de jeunes Marocains qui quittent l’école sans diplôme a augmenté de 2009 à 2011 de 5,8 à 6,2 %. La délinquance juvénile depuis 2009 en général a légèrement diminué. Pourtant, les jeunes Marocains sont autant représentés qu´avant le début du projet.

Pourquoi est ce seulement la jeunesse marocaine qui se conduit bien plus mal et pose des problèmes supplémentaires? Ceci est dû en partie à l’éducation et en partie en raison de l’insuffisance de l´appareillage des enseignants.

La recherche sur l’éducation a montré qu’une attitude peu indulgente envers un comportement indésirable, couplé avec une sanction modérée,contribue à un développement affectif équilibré de l’enfant. Beaucoup indulgence accompagnée d’une grosse punition a plus un impact négatif sur cette évolution et est une source importante d’agressivité. Alors que le premier modèle d´éducation est très présent chez les Chinois, le style d´éducation marocain est surtout marqué par le second modèle d´éducation.

La nécessité pour les (futurs) parents de donner le modèle d´éducation exigé est insuffisamment intégré par la classe politique et le gouvernement. La politique publique à ce sujet n´est pas encore bien réglée.. Compte tenu des chiffres alarmants de la criminalité des jeunes, le plus souhaitable est d´investir dans des cours d´éducation des enfants, en particulier chez les immigrants de sociétés non occidentales telles que les Marocains.

Écart entre les normes et les valeurs

Pourquoi les jeunes Marocains obtiennent de moins bons résultats à l’école et sont surreprésentés dans le circuit criminel? C’est parce qu’il y a une contradiction forte entre les valeurs de la famille dans laquelle ils grandissent et celles de l’école et de la société d’autre part. Les trois quarts des migrants marocains viennent d’une partie sous-développée et isolée de la campagne traditionnelle. L’écart entre les normes et les valeurs de de leur monde et les autres est de ce fait immense, autant pour les migrants de la première génération que de la deuxième génération. L´état de confusion produit par cet écart mène à un comportement agressif.

Le respect et l´autorité d´un professeur ou d´un agent néerlandais est basé sur la persuasion , la rencontre, et une posture égalitaire. Pour les jeunes Marocains des facteurs complètement différents jouent un rôle: des règles strictes, l’autoritarisme, les punitions sévères, l’obéissance aveugle et la discipline, l’âge, le sexe et la force sont d’une grande importance. Ces jeunes croient aussi: «Si vous n’êtes pas aussi strictes que mon père, je ne vous prends pas au sérieux. »

Une complication supplémentaire est que les règles qui doivent être acceptées sans discussions, à la manière forte, du Maroc ne peuvent être appliquées telles qu´elles ici. Ca n´échappe pas aux jeunes Marocains. L´adage « l´occasion fait le larron » prend ici toute sa profondeur.

Confiance en soi

Oú doit-on chercher la solution à ce problème ? Pas avec des injonctions du genre «respect mutuel», «faire preuve de compréhension», «émancipation » et « processus de démocratisation». Parce que avec ça vous ne rappelez pas les jeunes Marocains à l´ordre et ne les menez pas vers de bons résultats scolaires et un bon comportement . A l´école l’enseignant est déterminant pour l´enseignement et (en partie) pour l’éducation . «L’élève dans les mains d’un éducateur est comme l’argile dans les mains de l’artiste,« me suis-je efforcé d´imprimer dans la tête des stagiaires que j´ai eu l´occasion d´accompagner dans le cadre de leurs études pour devenir professeurs (au Maroc, en Israël et aux Pays-bas).

L’incohérence des normes et de l’écart énorme entre l´en-soi et le monde extérieur conduit à beaucoup d’incertitude à la fois pour l’enseignant et l’élève. Il est donc nécessaire de renforcer leur confiance en soi. Ceci peut être réalisé en fournissant des savoirs systématiques et éclairages sur cette différence entre l´en-soi et le monde extérieur.

Un exemple. Regarder l´autre quand il vous parlez avec lui est exigé dans le cas où c´est un prof occidental mais interdit si c´est votre propre père marocain. En expliquant le comment et le pourquoi aux élèves marocains et à leurs profs on peut supprimer beaucoup de malentendus… Ceci peut être appliqué à beaucoup de situations.

L’expérience a montré que le comportement agressif diminue à mesure que les doutes et les incertitudes de l’enseignant et des élèves diminuent en donnant des explications sur les différentes manières de se comporter sur ces sujets dans les mondes occidental et marocain.

Alors le problème marocain ne sera pas aussi gros dans 20 ans qu’il ne l´est depuis 20 ans

Volkskrant.nl (merci à Fsedouche pour la traduction express)

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Relire en complément :
• Pays-Bas : « les jeunes marocains ont le monopole ethnique des nuisances «
• Pays-bas : plus d’un jeune Marocain sur trois connu des services de police
• Pays-Bas : Le parti de Geert Wilders veut fermer les ports et aéroports du pays au Maroc
• Pays-Bas : des Marocains d’accord avec Geert Wilders sur la violence des maroco-néerlandais
• Pays-Bas : Un politicien travailliste accuse Turcs et Marocains de «se reproduire comme des lapins»
• Le Maroc demande aux émigrés marocains de ne pas s’intégrer
• Pays-Bas : un député propose de créer des « villages de racailles »
• Pays-Bas : Gangs ethniques (video)

Digne-les-Bains : un Marocain s’asperge d’essence devant les policiers

Un homme âgé de 49 ans d’origine marocaine, demeurant à Peipin, a tenté de s’immoler hier après-midi à Digne-les-Bains, devant la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence.

Il s’était présenté au guichet pour faire renouveler sa carte de séjour en cours de validité jusqu’au 11 mars. En raison d’une pièce manquante, son interlocutrice lui a remis son dossier à compléter. Or, celui-ci a exigé d’être reçu immédiatement. Devant l’impossibilité d’obtenir sa requête, il s’est pris de colère en menaçant les personnels de mettre le feu à la préfecture à l’aide d’un jerrican d’essence. [...]

Le Dauphiné Libéré

Merci à Mielrubis

Carte de résident permanent en France : les Marocains se font avoir

Depuis maintenant presque deux ans, il existe une loi en France qui permet à tout Marocain détenteur d’une carte de résident de 10 ans, de réclamer, lorsque celle-ci se périme, une carte de résident à durée indéterminée. Malheureusement, cette loi est totalement inconnue. Un avocat MRE, Moktar Ferdaoussi, se bat pour que les préfectures françaises appliquent cette loi.

Tout Marocain résidant en France, qui voit sa carte de résident de 10 ans expirée, a le droit de demander à la préfecture de bénéficier d’une carte de résident à durée indéterminée, appelée aussi carte de résident permanent, rappelle le Conseil National des Marocains de France (CNMF), association parisienne à but non lucratif, dans un communiqué envoyé à notre rédaction, aujourd’hui, jeudi 21 février.

« Ce droit est donc acquis depuis l’entrée en vigueur de la loi du 16 juin 2011 (dite loi Besson), le législateur français a voté l’article L.314-14 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile qui prévoit la délivrance de la carte à durée indéterminée », précise le CNMF. Trois conditions pour en bénéficier : en faire la demande, répondre aux critères d’obtention et ne pas être une menace pour l’ordre public. [...]

Moktar Ferdaoussi a envoyé un courrier à Manuel Valls, le ministre français de l’Intérieur, en novembre dernier, où il demande de « bien vouloir donner instruction aux préfets afin que l’accord franco-marocain soit appliqué pour la délivrance aux ressortissants marocains concernés de ladite carte de résident permanent. » Un courrier resté à ce jour sans réponse. [...]

Yabiladi

Merci à Zatch

Pays Bas : Bientôt plus aucune allocation pour des centaines de familles de Marocains ?

Contrairement a ce qu’affirmait, il y a un mois, le ministre des MRE (Marocains résidant à l’étrangers), les Pays Bas n’ont pas l’intention de s’en tenir à la baisse de 40% des allocations sociales versées aux ayants droits des MRE qui résident au Maroc. Un projet de loi est actuellement étudié qui devrait mener à leur suppression pure et simple.

Les associations marocaines aux Pays Bas remuent ciel et terre pour que les droits sociaux soient maintenus.

«La 2e chambre du parlement hollandais se prononcera dans quelques semaines sur une nouvelle loi pour la suppression totale du versement des allocations sociales, en dehors de l’Union européenne», révèle Lahcen Benmrit, président de l’association Afaaq pour les Marocains des Pays Bas. Si cette loi devait être adoptée – le Conseil d’Etat néerlandais doit d’abord vérifier qu’elle respecte différents accords internationaux – elle entraînerait non plus la baisse de 40% des allocations sociales versées aux familles des MRE résidant au Maroc, telle qu’elle est appliquée depuis le 1er janvier 2013, mais leur suppression pure et simple, à partir du 1er janvier 2014. 5408 Marocain(e)s sont concerné(e)s

«Hier, la commission des affaires sociales du gouvernement des Pays Bas a annoncé qu’elle voulait rencontrer le gouvernement marocain pour qu’il consente aux modifications qu’elle veut faire sur l’accord bilatéral de sécurité sociale», insiste Abdou Menebhi. […]

«Cela fait deux ans que cette loi est en préparation», s’indigne Abdou Menhebi. D’autres communautés étrangères, touchées comme les Marocains, par la baisse de 40%, comme les Turques, sont parvenues à obtenir un délai de grâce de deux ans avant l’entrée en vigueur de cette mesure, de l’aveu même du ministre Abdellatif Maâzouz. […]

yabiladi