Noir et homosexuel au Maroc, il tente de rejoindre l’Europe

Le Maroc compterait entre 20 000 et 25 000 migrants issus d’Afrique de l’Ouest. La majorité rêve de rejoindre l’Europe.

Un camerounais qui assume ouvertement son homosexualité raconte son quotidien au Maroc. Il a quitté son pays où l’homosexualité est sévèrement réprimée pour tenter de rejoindre l’Europe.

« Comme tous les Subsahariens, je suis victime de racisme en permanence. C’est quasiment impossible de trouver du boulot. Personne n’a voulu m’embaucher parce que je suis Noir. Pour ma part, je me prostitue de temps en temps, ça me permet d’avoir un peu de sous.

L’homme tente de regagner l’Europe. « Lors de mes quatre tentatives pour rejoindre l’Espagne en bateau, qui m’ont coûté entre 150 et 300 euros selon les passeurs, je me suis aussi fait tabasser par la police. (…) Ils nous embarquent sur leur bateau et nous ramènent à Tanger. » raconte-t-il avant d’ajouter qu’ils sont tabassés au commissariat et traités de « sales noirs ».

Très souvent dans la rue, des gens nous traitent de « sales noirs », nous crachent dessus, nous disent qu’on salit leur ville… Plusieurs de mes amis se sont déjà fait bastonner juste à cause de leur couleur de peau.

« C’est terrible d’être traité comme des chiens sur notre propre continent. » raconte ce camerounais.

Concernant son homosexualité, l’homme raconte que cela complique sa situation puisqu’il est souvent insulté et même agressé. « Je viens de déposer mon dossier au Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU. J’espère qu’il sera accepté, et que cela facilitera mes démarches pour aller en Europe.

Lemag.ma

Maroc : Crime «à caractère raciste» d’un Sénégalais à Rabat

La communauté sénégalaise au Maroc est encore sous le choc suite à la mort d’Ismaila Faye, poignardé par un Marocain, mercredi matin, à la gare routière de Kamra à Rabat. Sur les réseaux sociaux notamment Facebook, les réactions de la communauté étrangère fusent. Une seule chose est réclamée : que justice soit faite face à ces crimes à caractère raciste.

Toute la communauté sénégalaise était affectée par le décès tragique d’un compatriote survenu à la gare routière de Kamra à Rabat. Selon de nombreuses versions concordantes, le jeune homme de 31 ans, boulanger de son état, a été mortellement poignardé alors qu’il voulait tout simplement récupérer sa place numérotée dans un autocar, place sur laquelle était assise une marocaine. Une altercation s’en est suivie, l’apprenti chauffeur s’est alors énervé, puis est parti pour revenir armé d’un couteau et porta, sans hésiter, le coup fatal. Le corps de la victime serait dans une morgue de la médina de Rabat, selon les mêmes sources contactées par Yabiladi. […]

Selon les nombreux commentaires, la mort d’Ismaila Faye n’a d’autres explications que le racisme. Pourquoi les immigrés espagnols, français et italiens ne sont pas victimes d’autant d’agressions et de meurtres suite à des histoires «banales» comme celle-ci, se demandent bon nombre d’étudiants. Ces derniers sont convaincus que la principale cible des agresseurs sont les Africains subsahariens. […]

Sur les réseaux sociaux, les ambassades et consulats sont pointés du doigt pour leur silence et leur inertie devant la recrudescence de la violence envers les Subsahariens. «Nous avons assez supporté les insultes, les coups de poing, les crachats, les viols répétés, les agressions et les meurtres. Il est temps qu’on agisse pour notre protection car nos représentations diplomatiques ne sont que des…», nous a martelé au téléphone un étudiant d’un institut à Rabat ayant requis l’anonymat. […]

yabiladi

Racisme : « Les noirs sont devenus les Roms du Maghreb »

J’accuse!

Très loin de moi l’idée de me prendre pour l’auteur de la célèbre adresse. Seulement, être Noir au Maroc aujourd’hui c’est prendre conscience que cette acception du terme est devenue comme un destin commun. Que l’on vive à Douala ou dans la région de Doukkala, au Togo ou à Fogo, nul ne peut ignorer la détestable situation des migrants subsahariens. 

Ils sont devenus, et je pèse mes mots sur une balance pour quintaux, les Roms du Maghreb et les Dreyfus sacrifiés sur l’autel des bienséances diplomatiques « sans aucune forme de procès ». Ces femmes et ces hommes ont quitté leur patrie, c’est le déshonneur de leur nation qui n’a pas pu les retenir et leur offrir la dignité derrière laquelle ils courent. Ils ont choisi le Maroc, en lorgnant plus loin peut-être, ce devrait être l’honneur du royaume chérifien. Hélas, les dérives, bavures et manquements aux droits fondamentaux de la part des institutions du pays elles-mêmes deviennent légion.

Quatre exemples pour éclairer ces propos

1)  Il y a quelques semaines, les habitants de la ville de Casablanca découvraient avec effarement que des syndics de copropriété plaquaient dans leurs parties communes de leurs immeubles, au vu et au su de tout le monde, des messages interdisant aux propriétaires de louer les appartements à des « Africains ». Passons sur l’ineptie qui consiste à distinguer les Marocains des autres Africains: le Maroc ce pays du sud de l’Europe! Dans tout autre pays de droit, un procureur se serait saisi de l’affaire ne serait-ce que pour ouvrir une information judiciaire ou intenter un procès pour discrimination raciale. Là, silence radio.

2) Au mois de juillet, des policiers jettent d’une fourgonnette en marche, un Congolais, Alex Toussaint Mianzoukouta. Il meurt quelques jours plus tard de ses blessures. Personne ne sait ce qui s’est passé lors de ce fameux contrôle d’identité. Le saura-t-on un jour? Silence radio.

3) le 1er août dernier, une jeune Ivoirienne, Tina Melon, rapporte qu’elle aurait été violée. Sous la pression et en plein « Daniel Gate », le wali de Tanger décide d’ouvrir une enquête. Avant même la fin de la procédure des expertises, contre/expertises et des auditions, il parle dans un communiqué « d’accusations sans fondements visant à ternir l’image des forces de l’ordre. » Comme si ces forces de l’ordre avaient attendu Tina melon pour entamer leur légendaire réputation. (…)

Yabiladi

La France déconseille à ses ressortissants de se rendre au Maroc

Le Maroc fait partie des zones à risque que le Quai d’Orsay a déconseillé aux touristes français cette année, rappelant à ses ressortissants « la menace renouvelée d’Al-Qaïda contre les intérêts étrangers au Maghreb » et à éviter les rassemblements.

Les Français optant pour des vacances au Maroc doivent rester vigilants, conseille le ministère français des Affaires étrangères, qui recommande à ses ressortissants de ne pas se rapprocher des zones frontalières du Sahara marocain.

Le Quai d’Orsay recommande aussi aux Français de ne se rendre dans les villes de Laâyoune, Dakhla, Boujdour et Smara, ainsi que dans la partie sud de la bande frontalière séparant le Maroc de l’Algérie, qu’en cas d’extrême nécessité, car le danger de terrorisme y est très élevé.

Les touristes français sont aussi invités à demander l’autorisation de la gendarmerie royale ou de l’armée marocaine, avant de s’aventurer dans des pistes.

Malgré une conjoncture difficile, la destination Maroc demeure pourtant une « valeur sûre » pour les professionnels du tourisme dans l’Hexagone. A l’horizon 2016, ils prévoient même de dépasser le cap de 4 millions de touristes français vers le Maroc.

Bladi

Maroc : le pédophile « espagnol » gracié par Mohammed VI est irakien

Âgé de 60 ans, Daniel Galvan Fiña était expatrié au Maroc depuis plusieurs années. Dans la ville de Kénitra, il se faisait passer pour un professeur retraité de l’université de Murcia, dans le sud de l’Espagne.

L’avocat de Galvan Mohamed Benjedou a indiqué que son client était un officier de l’armée irakienne qui avait collaboré avec les services de renseignements espagnols pour renverser le dictateur Saddam Hussein. Le condamné gracié puis « dé-gracié » dimanche se serait réfugié en Espagne après l’invasion de l’Irak en 2003. Il se prénommerait Salaheddine et serait né à Bassora. La décision de libérer l’ex-détenu, condamné à 30 ans de prison dont il a seulement purgé deux ans, aurait représenté dans ce contexte une « faveur » de Rabat à Madrid.

Express

Finlande : les clandestins marocains agressaient uniquement les finlandais de souche

Helsinki. Des Marocains clandestins ont été condamné pour agressions pour motifs raciaux.

Les Marocains demandaient aux passants s’ils étaient Finlandais. En cas de réponse affirmative, ils passaient à l’attaque.

Ils ont été reconnus coupable d’insultes, coups et blessures, vol en réunion, infraction à la législation sur l’immigration, et entrave à la force publique.

islamversuseurope - avpixlat.info

Marocain de France cherche du travail au pays

[Article de la Vie Eco, magazine économique marocain]

Cela fait déjà quelque temps que je me posais la question du «retour au pays» mais, là, je suis décidé ! Maintenant, je cherche du travail mais ne sais pas trop comment procéder. Je ne connais pas les «réseaux» de recrutement, et en termes de contacts, je n’ai pas grand-chose. Cela me semble donc assez difficile ! Que me conseillez-vous ?

Lire l’article

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Complément : Hassan II, roi du Maroc en 1989

« Les Marocains ne seront jamais intégrés. L’intégration est possible entre Européens. La trame est la même, c’est le même continent, les mouvement dans l’Histoire ont été Est-Ouest. Les Marocains ne seront jamais 100% Français, ils seront de mauvais Français, je peux vous l’assurer.» Hassan II, roi du Maroc

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Dalil Boubakeur élu président du CFCM

Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a été élu dimanche 30 juin président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a annoncé un responsable de cette instance censée représenter les musulmans de France.

Dalil Boubakeur va diriger une présidence collégiale pendant deux ans avant de céder la place à Anouar Kbibeche du Rassemblement des musulmans de France (RMF, proche du Maroc) à qui succédera en 2017 Ahmed Ogras du Conseil des musulmans turcs de France.

Dalil Boubakeur qui dirige une institution proche de l’Algérie «a été élu à une très large majorité des membres du Conseil d’administration», a déclaré un membre de cette instance, Abdallah Zekri, maintenu dans ses fonctions de président de l’Observatoire de l’islamophobie.

Cette élection intervient une semaine après un coup de théâtre qui avait vu la Grande mosquée de Paris (GMP), une des trois plus grandes fédérations de l’islam de France, quitter une réunion du CFCM.

Dalil Boubakeur, 72 ans, succède au Franco-marocain Mohamed Moussaoui qui a écourté d’un an son second mandat pour permettre la mise en oeuvre d’une réforme souhaitée par les autorités françaises. […]

Le Nouvel Obs

L’UE et le Maroc signent un partenariat pour gérer la migration et la «mobilité»

La relation entre le Maroc et l’UE va s’étendre au domaine de la migration et de la mobilité des personnes grâce à la signature du Partenariat de mobilité UE-Maroc par la Commissaire européenne pour les affaires intérieures, Mme Cécilia Malmström, le Ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération et les Ministres chargés de la migration des neuf Etats participants à ce partenariat (Belgique, Allemagne, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Portugal, Suède, Royaume-Uni).

« Entamer une coopération structurelle dans le domaine de la migration marque un tournant dans nos relations avec le Maroc. Nous faisons aujourd’hui un grand pas en avant », a indiqué Cecilia Malmström, la Commissaire européenne chargée des Affaires intérieures.

Les partenariats pour la mobilité constituent un cadre flexible, juridiquement non contraignant, pour la bonne gestion de la circulation des personnes entre l’UE et un pays tiers.

Ils visent, grâce au dialogue et à une coopération concrète, à une gestion commune et responsable des flux migratoires dans l’intérêt de l’Union, de ses partenaires et des migrants eux-mêmes.

En 2012, 322 094 visas Schengen ont été délivrés par des consulats des Etats Schengen au Maroc. Le Maroc est le 7ème pays dans le monde où le plus grand nombre de visas Schengen est délivré.

L’Europe est de très loin la destination principale des Marocains résidant à l’étranger. En effet selon un rapport de la Fondation européenne pour la formation, en 2011, sur près de 3.5 millions de Marocains résidant à l’étranger (3 473 209 personnes), environ 2.9 millions de personnes (84%) vivent en Europe. 

lnt.ma

Le fils d’un député PS arrêté avec 22 kilos de cannabis (MàJ)

Gérard Sebaoun, apparemment favorable au mariage homo, se félicitait de la Palme d’Or récemment décernée à Cannes :

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Marc Sebaoun, 20 ans, aura tout fait pour cacher à la police ses liens de parenté avec Gérard Sebaoun avant d’évoquer de façon hasardeuse une homonymie. Mais le trafiquant de drogue présumé a été trahi par l’adresse qu’il avait donnée aux gendarmes. La même que celle de son père, Gérard Sebaoun, député socialiste du Val-d’Oise. Le fils du parlementaire a tenté en vain de protéger son père de ses ennuis judiciaires.

Ce n’est pas la première fois que l’élu municipal de Franconville est contrarié par les grosses bêtises de son fils. Marc Sebaoun a déjà été condamné en 2007 et 2008 pour des vols avec arme par la cour d’assises des mineurs. Cette fois, il aurait été interpellé par les douanes avec 22 kilos de cannabis dans sa voiture. Le fils du parlementaire, qui arrivait du Maroc, était accompagné dans le véhicule par un complice, un certain Farah Balhas, connu de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

[...]

Cardiologue et médecin du travail de profession, Gérard Sebaoun, élu député en 2012, est chargé de la présidence du groupe d’étude sur la santé au travail. En 2010, l’élu avait été le premier responsable socialiste du département à soutenir Ali Soumaré, la tête de liste valdoisienne du PS aux régionales, dont des élus UMP avaient dénoncé le prétendu « palmarès judiciaire ».

Le Point

MRAP : “Le Maroc ne mérite pas d’être membre du conseil”

Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), une association française non gouvernementale créée depuis 1949 par d’anciens résistants, a estimé, lundi dans une intervention orale devant la 23e session du Conseil des droits de l’Homme, que le Maroc s’est discrédité de toute possibilité de candidature au Conseil onusien des droits de l’Homme à cause de son rejet de l’inclusion de l’observation et de la protection des droits de l’Homme dans le mandat de la mission de l’ONU au Sahara Occidental. Le représentant de cette organisation, agréée comme “Association nationale d’éducation populaire” en France et dotée du statut consultatif auprès de l’ONU, a souligné que, par ce rejet, le royaume du Maroc “s’est disqualifié des élections au Conseil des droits de l’Homme”.

Rappelons que le Maroc est candidat pour les élections à la candidature du Conseil des droits de l’Homme de Genève, alors que l’Algérie est le candidat soutenu par l’Union africaine à ce même siège.

Le Mrap a ouvertement critiqué l’attitude incompatible du Maroc, qui refuse de permettre à l’ONU de protéger les droits de l’Homme au Sahara Occidental alors qu’il œuvre par tous les moyens pour intégrer le Conseil onusien censé être en charge de la promotion et la protection universelles des droits de l’Homme.

L’organisation française a, en conclusion, estimé qu’il est grand temps pour le Haut-Commissariat des droits de l’Homme “d’envoyer une équipe d’enquête au Sahara Occidental afin d’évaluer la situation des droits de l’Homme et la situation des organisations non gouvernementales” sahraouies, soulignant qu’il est nécessaire “d’inclure dans le prochain rapport annuel de l’Office (du Haut-Commissariat des droits de l’Homme) une section dédiée aux territoires non autonomes”, tel le Sahara Occidental. (…)

Liberté-Algérie