Le couple Sarkozy « se ressource » dans une résidence royale à Marrakech

(Photo) Le couple ex-présidentiel lors de leur voyage en Inde

 

 

L’ancien président français Nicolas Sarkozy et son épouse Carla, en visite privée au Maroc, séjournent dans une résidence mise à leur disposition à Marrakech par le roi Mohammed VI, a indiqué mardi à l’AFP un responsable des autorités locales.

« La résidence appartient à la famille royale et elle est située au coeur de la Palmeraie », à Marrakech, selon la même source.

M. Sarkozy est arrivé mercredi dernier à Marrakech pour une visite privée, après sa défaite à la présidentielle face au socialiste François Hollande.

« La résidence où M. Sarkozy se ressource est réservée généralement aux invités du roi. Elle est très discrète, à l’abri des journalistes et l’ex-président y pratique régulièrement son jogging dans la palmeraie », a ajouté le responsable local qui a requis l’anonymat.

L’ancien président français devrait séjourner jusqu’au 31 mai à Marrakech.

Aufaitmaroc

Pouria Amirshahi (PS) dénonce la «stigmatisation permanente des compatriotes binationaux»

Pouria Amirshahi, né en Iran en 1972, naturalisé dans les années 1990, président de l’UNEF-ID de 1994 à 1998, président de la MNEF de 1999 à 2000 est le candidat socialiste aux Législatives pour la 9ème circonscription des Français de l’étranger, une circonscription composée de 16 pays dont le Maroc. Il revient sur yabiladi sur les grandes lignes de son programme : Visas, Caisse des Français de l’étranger (CFE), frais de scolarité à la mission française, retraite et dossier du Sahara.

On est Français, un point c’est tout. Donc à ce titre, égalité de droit, égalité de devoir pour tous. Ca ne se discute pas une seule seconde. A partir de là, tout en découle. Accès à la scolarité, à la CFE, accès pour les conjoints à la nationalité etc…

La moitié des 44 000 Français établis au Maroc sont des binationaux. Il y a plusieurs semaines de cela, Yabiladi a fait un article (cf article) dévoilant qu’une école de la mission française avait accusé les enfants binationaux de faire baisser le niveau des classes. Des remarques qui nous rappellent celles du camp Le Pen….

Déjà, il faut rappeler que c’est Pierre Mauroy qui a mis fin en 1981 au fichage des nationaux et binationaux. Pour nous, tous les Français, quelque soit leur origine sont des Français à part entière et pas des Français à part. Durant ces 5 dernières années, il y a eu une stigmatisation permanente des compatriotes, qui avait une double-nationalité. Ca a commencé avec le débat sur l’identité nationale, ça a fini avec un débat hallucinant sur la viande halal, en passant par le discours de Dakar sur l’homme africain qui n’est pas rentré dans l’histoire et la différence de valeurs entre civilisation. Il faut vite tourner cette page-là. C’est une question de salubrité publique.

La France, ce n’est pas ça. Et le discours qui a été véhiculé depuis de nombreuses années, c’est du copié-collé de celui de l’extrême droite. […]

Prévoyez-vous dans votre programme des mesures spéciales pour les pères de famille qui ont travaillé toute leur vie en France et qui ont décidé de rentrer vivre au Maghreb pour leur retraite ?

[…] Que vous alliez à Tombouctou, à Marrakech, Alger ou à Marseille, vous êtes pleinement en droit de recevoir votre pension de retraite où que vous soyez. […]

yabiladi

Maroc : Le calvaire des Noirs dans le royaume chérifien

«Le mépris du peuple, comme des élites, pour les noirs est une constante de la société marocaine. Une réalité trop souvent tue ou minorée.»

C’est le constat auquel ont été forcés les journalistes du magazine marocain Actuel en discutant avec des collègues subsahariens.

S’ils soupçonnaient une réalité taboue, ils n’avaient pas conscience de l’ampleur du «quotidien, des situations vues, parfois vécues, des humiliations subies», par les noirs au Maroc.

Du coup, l’hebdomadaire a consacré son édition du 11 mai 2012 à un dossier sur le sujet du racisme et pour se mettre dans «la peau d’un noir» a donné la parole au journaliste Bassirou Bâ.

En douze années de séjour sur le sol du royaume chérifien, le Sénégalais arrivé en 2000 pour y suivre ses études de journalisme, aura vécu et été témoin «des violences sans fin», morales, verbales, et parfois physiques dont sont victimes les Africains subsahariens.

A peine arrivé, en guise d’accueil, il essuie des jets de pierre de la part de gamins «qui criaient à tue-tête: « Cannibales! Cannibales! » Pour notre troisième jour au Maroc, c’était un drôle d’accueil, une rebuffade que j’ai toujours du mal à oublier.»

Décidé à ne pas se formaliser sur un incident isolé, il tombe de haut quand il apprend que ce mépris est partagé jusque dans le troisième âge. A une vielle dame qui entrait dans le bus, une jeune subsaharienne qui cède sa place a droit pour toute gratitude:

«De toute façon, elle n’est qu’une esclave et donc elle devait céder sa place à n’importe quel Marocain dans ce bus!»

Pour certains Marocains, même la générosité est une offense, quand elle provient d’un noir. C’est ainsi qu’un Comorien faisant l’aumône à une mendiante reçoit en guise de remerciement ce commentaire:

«Oh mon Dieu, qu’ai-je fait pour mériter un tel sort: un noir, un fils d’esclave, qui me fait l’aumône?!»

Et que dire alors de Sacko, étudiant malien et Kromah, libérien, respectivement passés à tabac et poignardés aux alentours du campus pour le seul motif qu’ils sont noirs? (…)

Slate Afrique

Maroc : Contraintes d’épouser leur violeur (vidéo)

M6 – 66 minutes – 20 mai 2012

J’ai épousé mon violeur.

Être obligée de partager sa vie avec l’homme qui vous a violée : c’est le cauchemar qu’a subi Anita, 15 ans, comme des milliers d’autres jeunes Marocaines. Car dans ce pays coincé dans les traditions, une loi permet à un violeur d’échapper à la prison s’il épouse sa victime. Anita a préféré s’empoisonner plutôt quede continuer à vivre aux côtés de son violeur. Et son suicide a mobilisé les féministes marocaines, qui exigent l’abolition de cette loi archaïque. Mais beaucoup de parents préfèrent encore imposer cette « solution » à leur fille pour éviter le déshonneur et le célibat auquel condamne la perte de virginité.

Europe : Les migrants, «victimes expiatoires» de la récession économique ? (El Watan)

Pour le quotidien algérien El Watan, la crise économique en Europe s’est vite «traduite par une hostilité publique inédite envers les migrants» malgré les appels incessants de plusieurs ONG de défense des droits des migrants à cesser de percevoir les migrants comme «des personnes qui s’approprient les emplois des travailleurs locaux».

L’adoption par les 27 du programme de Stockholm et la Stratégie Europe 2020 mise au point montrent que la migration demeure une question prioritaire au sein de l’UE.

Les différents sondages et recherches, menées par des experts de l’Organisation mondiale pour les migrations (OIM) dans certains pays d’immigration, traditionnels et même récents, tels que la France, l’Italie, l’Espagne ou encore l’Irlande et le Royaume-Uni, livrent un constat sans équivoque : «Les comportements à l’égard des migrants ont changé depuis l’éclatement de la crise en Europe. Dans nombre de pays d’immigration, traditionnels et même récents, où l’opinion publique était relativement favorable à la migration, les tendances actuelles pointent vers le durcissement des attitudes envers les migrants». […]

Là où les travailleurs étrangers ont été les premiers à être sacrifiés, l’écart entre leur taux de chômage et celui des ressortissants nationaux ne cesse de s’accroître. On estime, en effet, qu’il s’élève à 24% pour le taux de chômage des non-ressortissants de l’Union européenne, pour un taux de 8 à 9% pour les nationaux. […]

S’agissant plus précisément des Maghrébins de l’Hexagone – pôle d’attraction de migrants nord-africains incontestable -, l’Observatoire note que pour la seule tranche des 30-39 ans, le taux de chômage est de 37,3% pour les Algériens, de 35,4% pour les Marocains et de 38,8 pour les Tunisiens. «A cela, il faut ajouter les effets de la concentration des populations issues du Maghreb dans les quartiers sensibles où, globalement, le taux de chômage est de deux fois supérieur au taux de chômage moyen du pays, voire trois à quatre fois supérieur dans certains quartiers», tient à préciser Hocine Zeghbib, coordinateur des Programmes du Grand-Maghreb et de l’Afrique sahélienne (université Montpellier III). […]

El Watan (Merci à Zatch)

Crise : Le Maroc ne veut pas le retour des Marocains d’Europe

Environ 100.000 Marocains résidant en Europe auraient décidé de retourner vivre et travailler au Maroc à partir de la prochaine rentrée scolaire. L’éventualité ne serait pas bien bien accueillie par le gouvernement Benkirane, qui considère que le retour des Marocains résidant à l’étranger (MRE) n’est pas une option pour le pays en proie à une crise économique depuis 2011.

Le retour définitif de ces Marocains d’Europe entraînerait trop de problèmes d’intégration, d’éducation et de santé, d’après des sources du ministère chargé de la Communauté Marocaine résidant à l’étranger.

A terme, ce sont plus de 150.000 Marocains résidant en Europe, qui compteraient retourner définitivement au Maroc, afin de fuir la crise économique dans leurs pays d’accueil, depuis près de deux ans.

En Espagne, où le taux de chômage a atteint 25%, 40% des immigrés marocains sont sans emploi, selon des rapports relayés par des médias espagnols, lesquels estiment à plus d’un million le nombre de Marocains vivant dans la péninsule ibérique.

Le même constat a été dressé en Italie, où vivent plus de 550.000 Marocains dans la pauvreté, l’exclusion et l’absence totale d’opportunités de travail. Des témoignages qui nous parviennent d’Italie parlent de milliers de Marocains ayant atterri à la rue depuis le début de la crise. Nombre d’entre eux se sont tournés vers la vente ambulante ou la contrebande pour survivre.

bladi (Merci à Zatch et billgates)

BERD : Un fonds spécial (un milliard d’euros) pour les «démocraties arabes émergentes»

Selon l’AFP, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) s’est dotée, hier samedi, d’un fond spécial dont la somme, estimée à un milliard d’euros, est destinée à des opérations couvrant quatre «démocraties arabes émergentes» à savoir l’Egypte, la Tunisie, la Jordanie et le Maroc.

Des bureaux au Caire, à Casablanca, Tunis et Amman ont déjà été ouverts et les premiers projets devraient démarrer en septembre prochain, poursuit l’agence de presse française. Dans ces quatre premiers pays arabes choisis, la BERD «concentrera son action sur le développement du secteur privé, la croissance des petites et moyennes entreprises, l’amélioration des services municipaux, le développement de secteurs financiers stables et l’amélioration des services de fourniture d’énergie».

yabiladi

Le racisme anti-Noirs au Maroc : « Je me demande si c’est pas le nombre… »

Le Maroc est le pays africain qui rassemble le plus de nationalités du continent présentes sur son territoire. Ce Maroc qui accueille dans ses facultés et ses écoles, chaque année, davantage d’étudiants africains.

Cependant, vivent-ils bien chez nous ? Sont-ils traités normalement ? Pas tout à fait. Car il ne faut pas se le cacher, ils subissent, même s’ils ne s’en plaignent pas forcément, le racisme ordinaire. Le racisme ordinaire c’est le chauffeur de taxi qui refuse de faire monter des « bambala », comme il les appelle, dans sa vieille 205 rouillée. Le racisme ordinaire c’est la méfiance, voir carrément le refus des propriétaires de leur louer un appartement, « parce que, vous comprenez, vous louez à un, ils vivent à 50 dedans »…

Le racisme ordinaire, ce sont les agressions dont sont victimes les étudiants noirs à Rabat, lorsqu’ils vont récupérer leur bourse en début de mois. Le racisme ordinaire, c’est quand dans les publicités à la télé, le noir ne peut que prendre le rôle du serviteur ou de la femme de ménage. Le racisme ordinaire, c’est le dragueur du dimanche qui insulte la femme noire qui lui fait l’affront de le snober dans la rue. Un racisme, qui, suprême cynisme, se starifie. Un noir marocain vaudrait plus qu’un noir musulman, qui vaudrait lui-même plus qu’un noir chrétien.

« Je me demande si c’est pas le nombre… »

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Site de la radio marocaine Luxeradio