Attentats de Casablanca en 2003 : Un Français, Fouad C., arrêté en Allemagne (MàJ)

Un Français d’origine marocaine recherché internationalement pour son implication présumée dans les attentats sanglants de Casablanca, au Maroc, en 2003, a été interpellé hier à l’aéroport de Munich, dans le sud de l’Allemagne, a annoncé aujourd’hui la police allemande.

Addendum : L’homme arrêté s’appelle Fouad Charouali, selon une source policière française, qui n’a pas été en mesure de préciser s’il voyageait ou non avec des documents d’identité en règle. Il a déjà été condamné en France pour avoir soutenu les auteurs des attentats de Casablanca en 2003.

A la question de savoir pourquoi cet homme n’a pas été appréhendé à son départ de Paris, la source policière française a noté qu’il n’y a pas de contrôle de police entre Paris et Munich, en zone Schengen.

aufaitmaroc

Les autorités marocaines avaient délivré un mandat d’arrêt international contre Fouad C., aujourd’hui âgé de 37 ans, a précisé dans un communiqué la police qui l’a arrêté alors qu’il était en transit à Munich avec sa famille.

Il arrivait de Paris et comptait se rendre à Dubai, selon la même source. Il a été placé en détention en attendant une éventuelle extradition. La police n’a fourni aucune autre précision. Les attentats suicide de Casablanca avaient fait 45 morts, dont 14 kamikazes, le 16 mai 2003.

Le Figaro (Merci à jeanbombeur)

Violents affrontements à la frontière de Melilla (vidéos)

Le passage frontalier de Bni Nssar a été fermé pendant plus de trois heures samedi, suite à de violents affrontements entre des manifestants marocains et la garde civile espagnole, accusée de discrimination.

La garde civile a fait usage de balles en caoutchouc contre les manifestants, qui jetaient des pierres depuis le côté marocain du poste frontalier de Bni Nssar.

Dans ces affrontements, deux manifestants et un policier marocains, auraient été blessés. Ce bilan n’a pas été confirmé officiellement.

D’après Abdelmalek Berkani, délégué du gouvernement espagnol à Melilla, la frontière aurait été fermée pour des raisons sécuritaires.

La veille déjà, près de 2000 Marocains résidant à Melilla avaient observé un sit-in dans l’enclave pour dénoncer les persécutions et les interrogatoires abusifs dont ont fait l’objet près de 500 Marocains dans l’enclave espagnole ces dernières semaines.

Fin septembre, le même poste frontalier avait été bloqué pendant près de deux heures par plus d’un millier d’activistes marocains, pour dénoncer l’occupation par l’Espagne de Sebta (Ceuta), Melilla et les îlots marocains.

Bladi.net

Interdiction d’une manifestation devant le château, en France, du roi du Maroc

Quand la liberté de manifester se voit frappée d’interdiction en France, c’est la liberté d’expression sacralisée que l’on muselle, surtout celle des citoyens français de confession musulmane doublement choqués par le film anti-islam et les caricatures injurieuses du Prophète, et en l’occurrence d’opposants marocains à la monarchie absolutiste qui règne sans partage sur le royaume de l’Atlas.

Cette petite entorse à la démocratie, qui ne suscite aucune protestation des Cassandre passés maître dans l’art de jouer les démocrates en danger, ne s’applique qu’à une certaine catégorie de la population, et n’a pas épargné le  »Collectif pour la dénonciation de la dictature au Maroc » qui avait appelé les Marocains de toutes tendances confondues à se rassembler devant un château, propriété du roi du Maroc, situé à Betz, à 70 km de Paris, pour dénoncer les injustices du régime.

Mais il ne fait pas bon protester contre Mohammed VI dans la patrie des droits de l’Homme,

qui préfère bâillonner l’expression d’une vérité ô combien dérangeante au risque de ternir définitivement son blason, selon laquelle le Maroc utilise la torture dans son propre pays et contre des opposants impliqués dans le conflit au Sahara occidental, comme l’a déclaré le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, mardi dernier. (...)

Oumma

Foot : Les Marocains s’intéressent au Paris FC

Après le Qatar au PSG, le Maroc pourrait prochainement prendre le contrôle du PFC, le Paris Football Club. Des investisseurs marocains souhaitent racheter le club de la capitale : la banque Wafa et le PDG des Ciments du Maroc, Mohamed Chaibi. Le président Ferracci veut garder le contrôle et privilégie un simple apport de capital, dicté par la situation financière du club.

Même si, sur le terrain, la situation n’est guère folichonne (l’équipe est 18e et relégable), il se passe décidément toujours quelque chose en coulisses du côté du Paris FC. Cinq mois après la montée en puissance de Pierre Ferracci, devenu actionnaire majoritaire (65%), après avoir provoqué le départ de Guy Cotret et la préférence accordée au projet avec les académies Jean-Marc Guillou, le club est encore soumis à de nouvelles agitations.

Sa santé financière notamment soulèverait de nombreuses questions. En début de saison, un déficit de 1 M€ avait été budgété par les actionnaires. Aujourd’hui, les pertes seraient d’ores et déjà nettement supérieures. Une rentrée de nouveaux capitaux permettrait donc de faciliter le recrutement nécessaire de 3 ou 4 nouveaux joueurs et d’afficher une copie plus présentable lors du prochain passage devant la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG).

Le PFC serait aujourd’hui dans la ligne de mire de plusieurs investisseurs. Deux sont étrangers et marocains : la banque Wafa et le PDG des Ciments du Maroc, Mohamed Chaibi. Plus en retrait jusqu’à présent, le 3e investisseur est, lui, français, et serait déjà implanté dans le milieu du sport. […]

Afrik.com
Le Parisien

La reproduction de la tour Eiffel suscite l’indignation à Fès, «capitale spirituelle du Maroc»

La construction d’une tour Eiffel de 20 mètres de haut à Fès, non loin de la maison du maire Hamid Chabat, suscite l’indignation dans les milieux fassis, gênés par la symbolique de la reproduction d’un monument français au cœur de la capitale spirituelle du Maroc.

A Fès, où le taux de chômage et de pauvreté est l’un des plus élevés au Maroc, l’on se demande comment un représentant du peuple peut se permettre de dépenser l’argent public pour construire des symboles inutiles et ne reflétant en rien l’identité de la ville millénaire.

Hamid Chabat ne compte pas en rester là, puisqu’il s’est fixé comme objectif d’inscrire son nom en lettres d’or dans l’histoire de la ville de Fès, où il est arrivé dans les années ’70 en tant qu’ouvrier

Le Tazi qui fait jaser les Fassis a restauré les sept portes antiques de la ville, construit de belles fontaines et programme d’autres projets afin que Fès n’ait bientôt plus rien à envier aux plus grandes capitales mondiales, d’après des sources proches du maire.

Chabat, patron de l’Istiqlal depuis peu, veut également reproduire l’Arc de Triomphe parisien à l’entrée de Fès du côté de la route de Meknès. Cet édifice mesurera cinq mètres de haut et sera prêt dans moins de cinq mois.

bladi

Enzo disparu au Maroc depuis quatre ans

L’association Rendez-nous Enzo rappelle que, demain, cela fera quatre ans que le petit Enzo a été enlevé par son père.

L’enfant, alors âgé de 3 ans, avait été soustrait à la garde de sa mère, à Sainte-Mère Eglise par son père marocain. Il avait été emmené au Maroc. Depuis, la mère, sa famille, ses proches et l’association n’ont pas cessé leur combat pour retrouver l’enfant.

La justice marocaine a condamné le père à dix mois de prison pour enlèvement, peine qui a été exécutée. Mais l’enfant n’a pas été retrouvé et le père prétend ne pas savoir où se trouve l’enfant. L’association interpelle la justice et la police marocaines, en s’étonnant qu’elles ne soient pas capables de retrouver l’enfant.

Ouest france

Maroc : Arrestations de militants associatifs des «droits des migrants»

Camara Laye, coordinateur du Conseil des Migrants Subsahariens au Maroc, a été interpelé samedi. Il est le troisième responsable associatif, en l’espace de quelque mois, à avoir été arrêté dans le cadre de ses actions militantes.

Le juge a refusé, hier, de remettre en liberté conditionnelle Camara Laye, coordinateur du Conseil des Migrants Subsahariens au Maroc (CMSM), poursuivi pour vente d’alcool et de cigarettes sans autorisation. La première audience de son procès a eu lieu, mardi 23 octobre au tribunal correctionnel de première instance de Rabat.

«La pression sur les défenseurs des droits des migrants et les leaders communautaires subsahariens a fortement augmenté depuis la rentrée», souligne Stéphane Julinet, chargé de programme droits des étrangers et plaidoyers, pour le Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (GADEM). […]

La veille, le 19 octobre, le secrétaire général de l’ALECMA, Pascal Mpélé, a été également interpelé. Quelques jours plus tôt, «un foyer réunissant des membres de l’ALCEMA [association de migrants fondés en mai 2012, ndlr] a été fouillé par une bande de jeunes non identifiés. La police est intervenue, mais au lieu de défendre les habitants des lieux, elle en a rajouté et a embarqué 3 migrants», indique Stéphane Julinet. «Depuis son arrestation, vendredi, nous n’avons plus aucune nouvelle de Pascal Mpélé, rapporte Eric William, l’un des membres de l’ALECMA ; nous savons seulement qu’il a été refoulé à la frontière.» […]

yabiladi

Elections communales en Belgique : Polémique sur la campagne électorale menée par les élus au Maroc

La campagne menée au Maroc par les candidats aux élections communales belges suscite une polémique.

Tous les moyens sont bons pour obtenir le maximum de voix en campagne électorale. En tout cas, les candidats aux communales belges ne se sont pas donnés de limite géographique pour battre campagne. Certains ont fait le déplacement au Maroc et ont même rencontré les autorités.

Fatima Zibouh, politologue belge d’origine marocaine, juge «sidérant» que des candidats aux communales en Belgique viennent au Maroc «pour mieux se faire comprendre des électeurs originaires du royaume chérifien». […]

Françoise Schepmans, candidate-bourgmestre Molenbeek et son parti, le Mouvement réformateur [MR] ont choisi le Maroc. Ils ont minutieusement préparé leur voyage en juin dernier «uniquement» pour des raisons électorales, a-t-elle révélé à l’hebdomadaire belge Le Moustique. La délégation a été reçue par le Premier ministre, Abdelilah Benkirane et le président de la chambre de commerce belgo-marocaine, Lucien Leuwenkroon. Ce fut «l’occasion pour elle de passer un message : non, le MR n’est pas éloigné des personnes originaires du Maroc. Nous avons voulu casser l’image négative que se plaisent à entretenir les autres partis à notre égard : celle d’une formation fermée aux immigrés», explique Mme Schepmans soulignant au passage que la déplacement au Maroc n’était pas seulement le fait de son parti : «Fadila Laanan [candidate socialiste d’origine marocaine] était sur place quelques semaines avant nous». […]

«Avec la crise actuelle, des liens sont même rétablis avec la famille d’origine. Des jeunes issus de l’immigration marocaine vont jusqu’à envisager de partir au Maroc pour pouvoir travailler», déclare Marco Martiniello, directeur du Centre d’études de l’ethnicité et des migrations [Cedem] à l’Université de Liège, soulignant que «le marché électoral» actuel pousse les politiques à aller là où il pourra «attirer» autant d’électeurs que possible. […]

Hamza Fassi-Fihri, président du CDH [Centre démocrate humaniste] de Bruxelles-Ville et l’un des 113 élus d’origine marocaine lors des communales, ne comprend pas pourquoi le cas du Maroc fait autant parler alors que toutes les communautés étrangères sont concernées par les voyages électoraux.

yabiladi