B. Chirac ne veut pas voir Marine Le Pen présidente

Invitée sur le plateau du Petit Journal ce soir, Bernadette Chirac a affirmé qu’elle ne voulait «pas de Marine Le Pen à la tête de la France».

L’ancienne première dame a toutefois déclaré que le discours de la présidente du Front national s’était «adouci» par rapport à celui de son père, Jean-Marie Le Pen.

Bernadette Chirac a par ailleurs réaffirmé que Nicolas Sarkozy reviendrait en 2017. «Mais il m’a dit de ne pas le dire !», a-t-elle ajouté. Enfin, sur son mari, Jacques Chirac, elle a souligné qu’il avait fait une «em>carrière formidable».

Le Figaro

Marine Le Pen sur la rumeur du « 9-3″ : « moi je crois que c’est vrai »

De passage dans la Sarthe le 10 février, Marine Le Pen a été interrogée par France 3 Pays de Loire au sujet de cette « rumeur

Si [la rumeur] est vraie, c’est bien … Oui c’est bien … parce que si on ne le fait pas vous ne le feriez pas … Voilà la réalité … vous voyez à quoi on sert. Nous, c’est notre rôle.

 

La réalité, vous le savez très bien, il y a des demandeurs d’asile qui sont envoyés, vous le savez … il n’y a pas une augmentation comme cela brutale dans certaines villes de l’immigration, comme ça par le fait du hasard, ça n’existe pas, cela ne se voit nulle part.

Qu’il existe des centres d’accueil qui envoient dans un certain nombre de villes des demandeurs d’asile parce qu’ils n’arrivent plus à les loger, ça c’est une réalité, ça c’est vrai.

Est-ce que c’est le cas au Mans ? Si Monsieur Noguès le dit, c’est que cela doit être vrai. Pourquoi il inventerait cela ?

Plus d’un tiers des Français affirme adhèrer aux idées du Front National

34% des Français affirment adhérer « aux idées du Front national », selon le baromètre d’image du FN réalisé par TNS Sofres pour Le Monde, France Info et Canal+.

Hebergeur d'imageA contrario, ils sont près de six sur dix (59%) à ne pas adhérer aux idées du parti d’extrême-droite, selon cette étude réalisée chaque année depuis 1984. [...]

L’image de la présidente du FN recueille de plus en plus d’opinions favorables : 58% jugent qu’elle est « capable de rassembler au-delà de son camp », 56% qu’elle « comprend les problèmes quotidiens des Français » et 40% qu’elle « a de nouvelles idées pour résoudre les problèmes de la France ».

Morandini

Pour Marine Le Pen, l’UMP est un parti « qui a la mérule »

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a fustigé samedi l’UMP, un parti qui, selon elle, « a la mérule », du nom d’un champignon qui attaque le bois

[...] Il n’y a plus rien à tirer de ce mouvement politique qui va de posture en posture. Il est dans la contradiction permanente avec lui-même » et « passe sa vie à monter au créneau sur des sujets qu’il a pourtant soutenus et votés », a poursuivi Mme Le Pen, venue épauler la tête de liste FN aux municipales à Bordeaux, Jacques Colombier.

Sur le plan local, elle a dénoncé le projet de centre musulman à Bordeaux, soutenu tant par le maire, l’UMP Alain Juppé, que par son challenger socialiste, Vincent Feltesse.

« Quand on va sur les plateaux (comme Alain Juppé, ndr) pour dire que c’est la crise et que, parallèlement, on met en place des projets qui sont totalement pharaoniques », comme ce « gigantesque quartier islamique » de 22 millions d’euros, « ça veut dire qu’il ne conçoit pas qu’il y a une crise ».

« En réalité, il se moque de cette crise (…) Il mène la même politique que les socialistes : c’est l’austérité, c’est le clientélisme, c’est le communautarisme », a-t-elle dénoncé.
Alain « Juppé, c’est un peu comme (le président du MoDem) François Bayrou, c’est le chaînon manquant entre l’UMP et le PS », a-t-elle encore ironisé.

Yahoo

Yann Galut : « On ne peut plus se contenter de dire que le FN, c’est mal »

Courant du socialisme, la Gauche forte sort un « Guide anti-FN ». Un de ses membres évoque la stratégie à adopter pour combattre le parti des Le Pen. [...]

Le Point.fr : Pourquoi sortir un guide anti-FN ? Pourquoi maintenant ?

Yann Galut : Les gens n’ont pas assez conscience de la dangerosité du programme économique du Front national. Le guide est là pour armer les candidats, les militants et les sympathisants qui seront confrontés à des électeurs tentés par le FN lors de porte-à-porte et au quotidien. Nous l’avons sorti dans l’optique des municipales et des européennes. Grâce à lui, ils pourront prendre conscience des conséquences désastreuses de ce programme.

Hebergeur d'imageLesquelles, selon vous ?

Il faut expliquer que la sortie de l’euro augmenterait le prix de l’essence de 20 % à 40 %. Que cette monnaie unique nous a protégés pendant la crise. Qu’il n’existe pas de produit made in France sans matières premières produites à l’étranger. Que faire du protectionnisme à l’égard de la Chine, c’est mettre en péril nos exportations viticoles dans ce pays. Que la sortie concertée de l’Europe est impossible. Qu’il n’y a aucun projet sur la fiscalité. Marine Le Pen dit qu’il faut baisser les charges, mais on ne sait pas comment, ni de combien. Ce projet économique, c’est le flou le plus total. Si elle accède au pouvoir, elle ne pourra pas appliquer son programme. D’ailleurs, elle n’y croit pas elle-même. [...]

Encore un livre anti-Front national. N’est-ce pas une manière de conforter la rhétorique victimaire du parti et de lui donner plus d’écho ?

Nous nous sommes posé la question avant de commencer le projet. Mais Marine le Pen n’est plus dans la victimisation. Les scores du FN flirtent avec les 25 %. Il faut donc faire quelque chose

À 10 %, il est possible de contester leur légitimité. Mais ce n’est plus possible aujourd’hui. Il y a désormais un vote d’adhésion au FN et plus seulement un vote contestataire.

En 2017, elle peut être très haut. Et notre stratégie a changé. Le combat contre le FN a toujours eu lieu sur le terrain des valeurs. Il y a eu la création de SOS racisme, il y a aussi eu la marche pour l’égalité. Mais si nous voulons leur reprendre l’électorat populaire, il faut faire un travail d’affrontement idéologique et pédagogique. La bataille se situe sur le plan économique. On ne peut plus se contenter de dire que le FN, c’est mal. [...]

N’est-ce pas dans votre intérêt électoral de créer des tensions sur des sujets sociétaux pour faire monter le FN et diviser la droite ?

Nous ne sommes pas dans ce calcul. Le FN n’a pas besoin de nous pour monter. Il se débrouille bien tout seul. Est-ce que nous devrions nous taire sur ces sujets parce qu’ils profitent à Marine Le Pen ? Nous portons ces combats depuis 30 ou 40 ans. Cela fait partie de notre ADN. Mais c’est vrai qu’on fait quand même attention.

Après le mariage pour tous, on a demandé au groupe socialiste à l’Assemblée nationale de mettre un frein au droit de vote des immigrés pour ne pas que ces thématiques soient récupérées par les extrémistes. [...]

Le Point

Un proche de Marine Le Pen assigne Frédéric Haziza qui le qualifie dans un livre de «néonazi»

Frédéric Chatillon, un proche de Marine Le Pen, a assigné en référé le livre «Vol au-dessus d’un nid de fachos» (Ed. Fayard) du journaliste Frédéric Haziza, lui reprochant de l’avoir qualifié de «néonazi», a-t-on appris ce lundi. Il demande la suppression du passage et 10.000 euros par infraction. Frédéric Chatillon a par ailleurs annoncé qu’il allait porter plainte au civil pour diffamation et au pénal pour injures publiques contre Frédéric Haziza.

«Il me reproche d’avoir laissé entendre qu’il était néonazi et négationniste. Il me demande la suppression du passage et 10.000 euros par infraction. S’il fait ça, je pense que c’est parce que Marine Le Pen n’a pas aimé qu’on dise que les gens qui travaillent avec elle sont des fachos», a déclaré à l’AFP le journaliste de Radio J et de La chaîne parlementaire Frédéric Haziza.

De son côté, Frédéric Chatillon a reproché à Frédéric Haziza de «se base(r) sur des informations anonymes complètement fausses : il me traite de ‘néonazi’, ce sont des inepties. J’ai jamais tenu un propos raciste ou antisémite, il n’y a rien qui justifie ça. On peut raconter que j’étais un chef du GUD (ndlr: groupe étudiant d’extrême droite), ça c’est une chose, mais ce n’est pas parce que je vais en Syrie que je suis antisémite». [...]

20 minutes

Affaire Hollande/Trierweiler : Marine Le Pen coupable d’avoir employé le mot « répudiation » ?

Papier de Elisabeth Roudinesco, historienne de la psychanalyse

Le terme « répudiation » a été employé par Marine Le Pen. Ce n’est pas un hasard. Ce mot renvoie à l’ancien régime -les monarques répudiaient les épouses stériles-, mais aussi à des régimes barbares qui pratiquent la polygamie, prônent l’infériorité des femmes et leur lapidation.

Cela montre ce que pense Marine Le Pen de la démocratie qui est la nôtre : elle la rejette puisqu’elle la compare à la pire des oppressions, comme d’ailleurs ces manifestants qui ont défilé hier dans la rue sous la bannière « Français en colère » en faisant des quenelles et en criant: « Hollande dégage », « Non au mariage homo », « Europe sécession, la France est une nation », « Juif, casse-toi, la France n’est pas à toi ».

Quand on parle de répudiation à propos d’une séparation douloureuse, cela veut dire qu’on insulte un président qui a fait voter le mariage pour les personnes du même sexe, qui a instauré la parité dans son gouvernement et qui est connu pour ses positions libérales sur les moeurs, la famille et les droits des femmes. On en fait le contraire de ce qu’il est: une sorte de machiste infâme au comportement monstrueux.

Hebergeur d'imageOr, la manière dont il vit est représentative de celle de la plupart des Français : de nombreux couples vivent sans être mariés puis se séparent, la plupart divorcent et vivent dans des familles recomposées. C’est ainsi. [...]

Tout cela pour dire et redire qu’il ne s’agit en rien d’une « répudiation » mais d’une séparation classique entre un homme et une femme qui ont choisi librement de vivre ensemble, chacun à égalité. Et qui du fait de l’élection de l’un d’eux à la fonction suprême sont traités avec beaucoup plus de cruauté par les médias qu’ils ne le seraient dans d’autres circonstances. [...]

Huffington Post

Répudiation : la répudiation est l’acte par lequel l’un des époux formant un couple, décide unilatéralement de rompre le mariage qui les lie. (Wikipédia)

Le FN de Marine Le Pen, fils caché du mégrétisme ‘

Quinze ans après la tonitruante scission de 1998-1999 entre Bruno Mégret et Jean-Marie Le Pen qui avait failli le mettre à mort, le FN de Marine Le Pen s’est rebâti en s’appuyant sur quelques mégrétistes et recettes du mégrétisme.

(…) Et qu’en pense Bruno Mégret ‘ Peu disert, il manie la litote : « Marine Le Pen jouit d’une situation politique extraordinairement favorable dont on n’a jamais bénéficié« .

 L’Express

« Marine Le Pen, le complot sioniste, ça n’existe pas ? » (Bourdin/RMC)

Marine Le Pen est l’invitée de Jean-Jacques Bourdin. Le présidente du FN s’exaspère du ton agressif et des drôles de questions du journaliste.

« M. Bourdin, vous faites sûrement partie de ceux qui considèrent que la France est née avec l’Union Européenne. Pas moi. » – Marine Le Pen

La préférence nationale critère du «camp antirépublicain»

Sarah Proust, auteur du livre «Le Front national : le hussard brun contre la République» ne cache pas son identité militante. L’auteur est secrétaire nationale du Parti socialiste «chargée de la riposte». Un ouvrage pour «faire œuvre de pédagogie» pour les jeunes qui vont voter pour la première fois en 2014.

Elle défend mordicus l’idée du front républicain. Son argument ? Le parti de Jean-François Copé ne défend pas la «préférence nationale», critère qui classe, selon Sarah Proust, le FN dans le camp antirépublicain.

Un des déclencheurs de sa démarche est que les électeurs qui voteront pour la première fois lors des municipales de 2014 avaient 6 ans en 2002, quand Jean-Marie Le Pen s’est qualifié au second tour de la présidentielle. «Dire [aux jeunes] que leur vote FN est immoral, raciste et xénophobe ne permettra pas de les éloigner du FN», assure-t-elle. Elle a donc voulu faire œuvre de pédagogie.

«Aucun élu de droite n’a à ce jour mis en œuvre, ou projeté de le faire, un critère de nationalité française pour obtenir de la part de l’Etat ou des collectivités locales une quelconque aide sociale (…) Or, c’est bien là que se situe le dernier verrou, le dernier rempart entre l’UMP et le FN», avance-t-elle.

Le Monde