Stéphane Troussel (PS) Vs Marine Le Pen ; « L’histoire de l’architecture ne s’est pas arrêtée aux huttes gauloises ! « 

Après les propos de Marine Le Pen sur l’architecture en Seine-Saint-Denis, le président du conseil général de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel lui répond que « l’histoire de l’architecture ne s’est pas arrêtée aux huttes gauloises ! »

La réplique de Stéphane Troussel ne s’est pas fait attendre « Non, l’histoire de l’architecture ne s’est pas arrêtée aux huttes gauloises ! Comme à son habitude, Mme Le Pen répond à des questions complexes par des idées simplistes (…) En proposant de détruire les cités pour les remplacer par un habitat traditionnel, on atteint un niveau rare de bêtise, d’incompétence et de violence, sans doute n’a-t-elle jamais entendu parler de Le Corbusier ou de Niemeyer. Peut-être pourrions-nous résoudre aussi la question énergétique en revenant au silex et au feu de bois ».

L’élu socialiste ajoute que « La Seine-Saint-Denis se passera de Mme Le Pen pour construire son avenir en poursuivant et en amplifiant les chantiers de rénovation urbaine ».

Marine Le Pen : Les jours fériés portent l’empreinte d’«une histoire» et d’«une religion» (Ajout Vidéo)

Marine Le Pen, présidente du FN, a estimé mardi qu’il ne fallait rien changer au système des jours fériés, soulignant qu’il portait l’empreinte d’«une histoire» et d’ «une religion», la christianisme, et que la productivité était des plus fortes en France.

Faut-il d’autres jours fériés pour les autres religions ? «Non, car c’est la chrétienté qui a construit la France».

(Merci à Marino)

Interrogée par France 2 sur le coût qu’induirait la multiplication des jours non ouvrés, l’eurodéputée a jugé qu’en France, «on travaille bien, on est les salariés les plus productifs quasiment du monde». «On verse chaque année 50 milliards (d’euros) d’intérêts aux banques», a-t-elle expliqué, «alors je veux bien qu’on supprime des jours fériés pour récupérer un petit milliard», mais «je pense que ce n’est absolument pas la piste à suivre».

Le JDD; BFMTV

Le match des extrêmes : Le Pen convainc plus que Mélenchon

SONDAGE – les Français jugent plus crédibles les solutions de la présidente du FN face à la crise que celles de Jean-Luc Mélenchon.

Après Marine Le Pen, c’est au tour de Jean-Luc Mélenchon de battre le pavé parisien. Animateurs de la dernière campagne présidentielle, la patronne du Front national et celui du Front de gauche profitent à plein de l’impopularité de François Hollande, de l’aggravation de la crise économique et d’une opposition divisée. Un an après la victoire des socialistes, une partie de la gauche descend dans la rue pour protester… comme l’a fait l’extrême droite le 1er mai. Lancés dans une course pour séduire les couches populaires et les déçus du hollandisme, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon occupent le terrain et les médias.

Les deux progressent de manière différente. Selon le sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche, la stratégie d’opposition de Mélenchon ainsi que son style sont loin d’être validés par les Français, notamment ceux de gauche. Il est jugé « sectaire » par 63% (+ 10 par rapport à mars 2012) des personnes interrogées, dont 67% au PS et quand même 31% au Front de gauche. Son « parler cru et dru » ne séduit pas toute la gauche. Plus embêtant, sa capacité à « changer les choses » chute en un an de 66% à 56%. Son aptitude à comprendre les problèmes des Français passe de 58% à 44%. Bref, ce sondage percute de plein fouet l’ambition de Mélenchon d’apparaître comme une alternative à l’intérieur de la gauche. Seuls 25% des sympathisants socialistes estiment qu’il a des solutions pour sortir le pays de la crise.

Marine Le Pen récolte de meilleurs résultats que le patron du Front de gauche. Ses solutions pour sortir de la crise – pourtant plus radicales, comme la sortie de l’euro – sont validées par 37% des sondés, (10 points de plus que Mélenchon). Dans le détail, seuls 30% des sympathisants UMP la jugent crédible. « Tout se passe comme si les électeurs de droite la voyaient plus comme un aiguillon que comme quelqu’un porteur d’une alternative crédible », note Frédéric Dabi, directeur adjoint de l’Ifop. Attractive mais pas encore crédible, elle est minoritaire dans toutes les catégories sauf les ouvriers. La bataille des idées est loin d’être gagnée. De la même manière, 47% des Français la jugent apte à comprendre leurs problèmes. Un résultat surprenant qui traduit peut-être une forme de « banalisation » du FN.[...]

JDD

Pourquoi le FN n’a pas du tout gagné la bataille des idées

«Nous avons déjà gagné la bataille des idées», a lancé Marine Le Pen lors de son discours du 1er mai, alors qu’un sondage CSA pour BFMTV montre que si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, la présidente du FN accéderait au 2nd tour et y obtiendrait 33%.

Interview de Christophe Bouillaud, professeur de sciences politiques à l’Institut d’Études politiques de Grenoble, et de Sylvain Crépon, docteur en sociologie et chercheur au laboratoire Sophiapol de l’université Paris-Ouest-Nanterre.

Le Français sont d’accord pour dire qu’il y a trop d’immigration en France et pour freiner les flux qui en sont à l’origine. A tel point que plus personne à l’UMP et même au PS n’ose plus dire que l’immigration n’est pas un problème.

Sylvain Crépon : Non, il faut relativiser les sondages qui ont semblé indiquer qu’une majorité des Français se sentait proches des idées de Marine Le Pen. Lorsqu’on analyse ces sondages de plus près, on constate que si 32% des Français partagent le même diagnostic que Marine Le Pen, ils ne sont que 12% à adhérer aux solutions du FN. Il faut donc bien discerner les deux notions. […]

De manière générale, les Français sont en désaccord avec les solutions du FN : la sortie de l’Euro ou encore la préférence nationale, rebaptisée priorité nationale, ne sont pas du tout plébiscitées par les Français. Tous ce qui constitue la pierre angulaire du programme du Front national est rejeté. En revanche, le Front national dénonce des problèmes réels qui font échos aux préoccupations des Français : le climat des affaires, la coupure entre le peuple et les élites, la misère sociale. Les Français se montrent très sensibles à cette dimension. Marine Le Pen a également réussi à faire sauter un tabou et «respectabiliser» certaines idées du Front national. […]

Le fait que le PS ait plus ou moins renoncé au droit de vote des étrangers est indirectement une victoire du FN. Avec un Front national à 10 %, cette réforme était possible. Elle ne l’est plus avec un FN à 18%.

Christophe Bouillaud : Et s’il y a un «corpus idéologique», est-il plus ou moins radical qu’auparavant? Pour ne prendre que cet exemple, le FN se veut, par ses déclarations récentes, de plus en plus «social», et tend à faire oublier la vision néo-libérale qui fut indéniablement la sienne dans les (lointaines) années 1980. En faisant du mauvais esprit, est-ce à dire que ce parti ambitionne désormais de devenir «national et socialiste», pour ne pas dire «national-socialiste» ? Je suppose qu’à cette seule évocation, particulièrement stigmatisante, la direction du FN se récrierait en affirmant sa loyauté envers l’économie de marché, et son refus absolu d’être assimilé au nazisme liberticide et génocidaire. […]

Dans le fond, aujourd’hui, en tenant un discours «social», le FN s’inscrit aussi dans l’air du temps. Quel parti politique va oser par les temps qui courent aller raconter aux Français que, par exemple, la finance dérégulée est bonne pour eux et pour la France? On peut ainsi dire que c’est le FN qui suit l’opinion publique, plutôt que l’inverse. Par contre, si l’on reste sur les coordonnées classiques du discours public du FN (anti-immigration, ordre public, vision traditionnelle de la famille et de la société), on peut effectivement constater que l’opinion publique va plutôt dans son sens. Par exemple, sur l’immigration, et surtout sur la place de l’Islam dans la société française, l’opinion publique se rapproche plutôt de ses positions pendant toutes ces dernières années.

Atlantico

Déficit. Pour Marine Le Pen, le délai accordé par la Commission européenne n’est qu’un «chantage»

Marine Le Pen a déclaré aujourd’hui que le délai deux ans accordé par la Commission européenne à la France pour ramener son déficit à 3% du PIB n’est qu’un «chantage», en accusant Bruxelles d’assortir ce sursis de conditions «qui annoncent un saccage économique et social».

Selon Marine Le Pen, cette «feuille de route» sera «impitoyable pour les petits, les travailleurs et les retraités» et «ressemblera furieusement à ce qu’ont connu avant nous la Grèce, le Portugal ou l’Espagne».

La présidente du FN appelle à «retrouver notre souveraineté nationale et nous réarmer face aux défis de demain par des frontières, une monnaie et un Etat stratège».

Le Figaro

« Je supporte pas l’entre-soi, j’aime la bigarrure » (Mélenchon/RMC)

Dans Bourdin & Co, Jean-Luc Mélenchon redit tout le mépris qu’il a pour le Front National et ses sympathisants. Il assume ses propos sur les blonds aux yeux bleus et accuse les médias de le diaboliser au profit de Marine Le Pen.

« Y a un « lepénisme » médiatique assez frappant : moi, on me diabolise, Marine Le Pen, on la dédiabolise. » – Jean-Luc Mélenchon

France : «Le fantasme de l’extrême droite au pouvoir»

Pour Alexandre Dézé, Maître de conférences en sciences politiques à l’université Montpellier-I, la crainte de voir arriver le FN au pouvoir est médias relève du «fantasme».

Le premier tour de l’élection présidentielle n’aura pas lieu demain et il est fort à parier que de nombreux événements seront alors advenus. Dans une certaine mesure, ces résultats de sondages contribuent donc également à nourrir un peu plus le fantasme d’une extrême droite aux portes du pouvoir.

«Violences extrémistes» ; «Réveil des groupuscules» ; «Situation potentiellement explosive» ; «Dédiabolisation du Front national» ; «Rapprochement UMP-FN» ; «Marine Le Pen présente au second tour de la présidentielle de 2017»… A lire les titres des médias au cours de ces dernières semaines, la France serait en proie à une menace politique des plus sérieuses : celle de l’extrême droite. Pour d’aucuns, il faudrait même s’attendre au pire : dans un entretien récemment accordé aux Inrockuptibles, le philosophe Bernard Stiegler affirmait ainsi que «si la gauche n’ouvre pas très vite une perspective nouvelle, l’extrême droite sera au pouvoir dans quatre ans». […]

Si une telle prophétie ne peut manquer de laisser songeur, elle n’en illustre pas moins le registre fantasmatique avec lequel nombre d’observateurs ont pris désormais l’habitude de traiter l’extrême droite, projetant sur le phénomène une réalité pour le moins déformée. […]

Il est utile de se souvenir que Marine Le Pen est actuellement visée par une demande de levée de son immunité parlementaire à la suite de ses propos comparant les prières de rue des musulmans à une «occupation». Son odieuse conférence de presse devant un camp de Roms installé à Wissous dans l’Essonne (le 25 avril) est également venue rappeler que la dédiabolisation ne constitue qu’un pan de la stratégie du parti, et que pour exister en politique, tout comme pour conforter le noyau dur de ses soutiens, le FN doit continuer d’entretenir ce qui fait sa singularité, c’est-à-dire sa radicalité. A Wissous, il s’agissait bien en l’occurrence de redonner corps au vieux slogan de la propagande frontiste : «immigration = insécurité». […]

C’est sur un même mode anxiogène qu’ont été évoqués les rapprochements entre l’UMP et le FN à l’occasion des mobilisations hostiles au «mariage pour tous». […] Il n’y a donc rien de bien nouveau dans ce jeu de relations, qui reste aussi condamnable hier qu’aujourd’hui, et qui procède bien plus de petits arrangements tactiques que d’une réelle collusion idéologique. Malgré tout, nombre d’observateurs semblent prendre plaisir à spéculer sur un rapprochement UMP-FN (qui, n’en doutons pas, prendra bien la forme d’alliances locales lors des prochaines élections), en jouant sur la peur d’une arrivée prochaine du FN au pouvoir, tout en faisant de ce rapprochement un indicateur supplémentaire de la «dédiabolisation» du parti. […]

Libération

« J’ai envie de m’exiler quand je vois Marine Le Pen » (Bedos/RMC)

Dans les GG de RMC, Guy Bedos ne cache pas son dégoût pour la droite et particulièrement pour Marine Le Pen. Il va même jusqu’à dire que la justice doit être « partiale avec la droite ».

« Je suis allé soutenir Mélenchon à Hénin-Beaumont. Ils ont voté pas mal pour Marine Le Pen et ils venaient du Parti communiste. » – Guy Bedos

A propos du mur des cons et du syndicat de la magistrature :

- Truchot : un magistrat, ça doit être impartial !

- Bedos : Pas toujours : sous la droite, il vaut mieux ne pas être impartial. Il vaut mieux être partial.