Margaret Thatcher avait mis en garde contre un afflux d’immigrants (…)

Margaret Thatcher avait mis en garde l’actuel ministre australien des Affaires étrangères contre un afflux d’immigrants asiatiques en Australie, a raconté le ministre.

« Je me souviens d’une conversation que j’ai eue avec elle lorsqu’elle avait pris sa retraite, où elle a dit quelque chose de éhontément raciste », a déclaré Bob Carr à la télévision australienne.

« Elle a mis en garde l’Australie contre l’immigration asiatique, disant que si nous en laissions trop rentrer, nous verrions les natifs et les Européens dépassés par ces migrants« .

« Elle a dit: ‘J’aime Sydney mais vous ne pouvez pas autoriser les immigrants à vous dépasser en nombre’ – et dans le contexte elle visait spécifiquement les immigrants asiatiques », s’est souvenu le ministre qui était alors Premier ministre de l’État de Nouvelle-Galles du sud. « ‘Autrement vous finirez comme les Fidji’ », avait ajouté la Dame de fer.

RTBF

Margaret Thatcher : « Un degré de racisme personnel choquant »

(…)Les échanges qu’elle a eus avec son chef de la diplomatie, le secrétaire au Foreign office Lord Carrington, laissent deviner selon le Guardian, « un degré de racisme personnel choquant ». Il semblerait en effet qu’elle n’ait pas été très émue du sort des « boat people » vietnamiens. Pour expliquer son refus d’en accueillir 10 000, elle évoque le risque d’émeutes en Grande-Bretagne. Selon elle, il serait d’autant plus négatif de leur donner des logements sociaux alors que « les Blancs » n’en ont pas. Elle poursuit :

« Tous les citoyens qui ont envoyé un courrier disant soutenir les boat-people devraient en héberger un chez eux. »

Elle propose alors au Premier ministre australien une idée quelque peu saugrenue : acheter une île indonésienne pour y installer les « boat people ».

Mais lorsqu’elle compare ces événements avec la situation en Rhodésie (ancien nom du Zimbabwe, ex-colonie britannique) où la majorité noire est en guerre contre le régime ségrégationniste de Ian Smith, elle confie avoir :

« Moins d’objections à accueillir des réfugiés comme des Rhodésiens (blancs), des Polonais ou des Hongrois, car ils pourraient s’assimiler plus facilement dans la société britannique. »

(…) Rue89

La crise, moteur du capitalisme

L’histoire du capitalisme se confond avec l’histoire de ses crises. Sur la période 1970-2007, on ne compte pas moins de 124 crises bancaires, 208 crises de change et 63 crises de la dette souveraine !

Devant de tels chiffres, l’idée d’une autorégulation par les marchés apparaît comme insuffisante. Pour comprendre comment le capitalisme gère ses excès, il semble que l’hypothèse alternative d’une régulation par les crises ne manque pas d’arguments. Pour s’en convaincre, il n’est que de considérer ce qu’on nomme les « grandes crises » ou crises structurelles. Parce qu’elles sont des périodes de profonde mutation, leur rôle dans l’évolution historique du capitalisme est crucial.

Il s’agit de crises profondes, non seulement quantitativement par leur intensité, mais également qualitativement par l’ampleur des transformations institutionnelles qu’elles initient. Ces crises ont pour origine l’épuisement d’un modèle de croissance qui ne réussit plus à contenir ses déséquilibres.

Pour repartir, le système économique a besoin de nouvelles règles du jeu, de nouvelles institutions, de nouveaux compromis. Tel est l’enjeu des grandes crises : réinventer un nouveau modèle de croissance.

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La «face cachée» de Margaret Thatcher

L’ancien premier ministre britannique Margaret Thatcher fut bien plus tranchante et politiquement incorrecte que les historiens ne le soupçonnaient. Des documents déclassifiés couvrant son arrivée à Downing Street en 1979, ont dépeint, à la surprise de la presse d’outre-Manche, une «Dame de Fer» inflexible faisant preuve «d’un degré de racisme personnel choquant», d’après le Guardian. Les archives rendues publiques mercredi montrent notamment une Margaret Thatcher peu tolérante vis-à-vis des boat-people vietnamiens.

Le premier ministre «pensait que c’était une mauvaise idée d’attribuer à ces immigrés des logements sociaux alors que les citoyens blancs n’en recevaient pas. Cela créerait des émeutes», note un compte-rendu d’une rencontre entre Margaret Thatcher et son ministre des Affaires étrangères. Selon le Telegraph, qui relate l’anecdote, le ministre essaie de convaincre la «Dame de Fer» de laisser 10.000 réfugiés vietnamiens s’établir en Grande-Bretagne d’ici à 1981. «En accueillir moins renverrait une très mauvaise image de l’Angleterre», plaide-t-il. Mais pour la chef de file des Tories, la Grande-Bretagne abrite déjà trop d’immigrés. «A quelques exceptions près, il n’y avait aucune raison humanitaire pour autoriser l’entrée des 1,5 million habitants d’Asie du Sud et d’ailleurs qui sont là. Il faut bien établir une limite».

« c’était une mauvaise idée d’attribuer à ces immigrés des logements sociaux alors que les citoyens blancs n’en recevaient pas »

«Tous les citoyens qui ont envoyé un courrier disant soutenir les boat-people devraient en héberger un chez eux», poursuit-elle. Evoquant la situation en Rhodésie (ancien nom du Zimbabwe) dont Robert Mugabe, opposant au régime ségrégationniste d’alors, est devenu l’homme fort, elle confie en revanche «avoir moins d’objection à accueillir les réfugiés [blancs] de Rhodésie, de Pologne ou de Hongrie qui sont beaucoup plus faciles à assimiler».

Les archives de Downing Street dévoilent aussi les projets les plus étranges de la «Dame de Fer». Margaret Thatcher proposa ainsi à son homologue australien d’acheter en commun une île indonésienne ou philippine pour héberger les boat-people. L’hostilité de Singapour fera capoter le plan. Finalement face à la pression de l’ONU, le premier ministre acceptera d’ouvrir les frontières à 10.000 Vietnamiens sur trois ans, avec une préférence pour ceux parlant anglais

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(Merci à Latine)