BHL : Le FN «n’est toujours pas un parti comme les autres»

Nouvelle chronique de Bernard-Henri Lévy consacrée à Marine Le Pen dans laquelle il nous rappelle ses «évidences» sur le FN.

Ce nouveau raffut orchestré par les Le Pen autour de leur difficulté à réunir les 500 signatures qu’exige la loi pour tout candidat à la présidence de la République est un piège.[…]

Face à cette opération de propagande à laquelle, je le répète, trop de bons esprits se prêtent, on se contentera, ici, de rappeler des évidences sur lesquelles il est plus que jamais vital de ne pas céder.

1. Le FN, sous Marine comme sous Jean-Marie Le Pen, est le Parti de l’éructation, de la haine, du mépris de la France et des Français – ce n’est toujours pas un parti comme les autres.

2. Ses difficultés à recueillir les indispensables signatures prouvent, même s’il les surmonte, que la répulsion qu’il inspire n’est pas une lubie d’intellectuels ou de militants antiracistes – c’est un sentiment profond, profondément diffusé dans le pays et, apparemment, grandissant.

3. Présent ou pas à l’élection – et, s’il ne l’était pas, est-il sûr que la démocratie y perdrait ? – il est essentiel que son influence régresse encore et que le bon débat entre les choix de société portés par les grands et les petits candidats ne soit pas trop pollué par des activistes dont le programme n’est pas de gouverner le pays, mais de le déstabiliser.

Le Point

Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Depuis huit semaines, la crise de l’État grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro. Les deux sont exagérés.

Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas, la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe : l’excès d’argent qui est parti des États-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’État en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps.

Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des États risquant la faillite.

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Dette US : plafond réhaussé à 14.294 milliards de dollars

Le Sénat américain a approuvé, jeudi, le relèvement du plafond de la dette américaine, de 12.374 à 14.294 milliards de dollars, soit une hausse d’environ 1.900 milliards.

La Chambre des représentants doit encore se prononcer sur le sujet, avant que le texte ne soit envoyé au président Barack Obama pour promulgation.

En décembre, le Sénat et la Chambre avaient déjà adopté un relèvement du plafond de la dette du pays, de 290 milliards de dollars.

Cette manoeuvre est employée, afin d’éviter que le fonctionnement du gouvernement américain ne soit entravé par son incapacité à emprunter davantage.

«Il est malheureux que le vote d’aujourd’hui pour augmenter la dette fédérale, se soit avéré nécessaire. Mais le fait est que ces dettes représentent des obligations, sur lesquelles notre gouvernement s’est déjà engagé,» a écrit le sénateur Kent Conrad, président de la commission du Budget, dans un communiqué diffusé après le vote.

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L’offensive contre l’Europe passe par la Grèce

Une tribune libre de Roberto Fiorini

«  On pourrait résumer ce qui arrive à la Grèce et, demain, à l’Europe, en une seule formule : « lorsqu’on veut tuer son chien, on dit qu’il a la gale ». (…)

La réalité n’est pas celle annoncée par nos médias. Elle peut être vue de façon bien différente, si on y regarde de plus près. (…)

Les déclarations des agences de notation étasuniennes en défaveur des PIGS (acronyme pour Portugal, Irlande, Grèce, Spain – Espagne – ; mais aussi mot méprisant signifiant « cochons », en anglais) correspondent à une manœuvre délibérée, organisée de toute pièce par les ennemis de l’Europe des peuples et relayée massivement par nos médias et ceux qui les contrôlent, pour déstabiliser l’Euro, et par ricochet, faire remonter le Dollar, au moment où la parité avec l’Euro allait clairement en sa défaveur.  »

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