Attentats, crimes, violences : gare aux manipulations (Polemia)

Souvenons-nous des folies médiatiques qui ont suivi l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic, en 1980, et la profanation du cimetière juif de Carpentras, en 1989. Sans parler de la fausse agression antisémite du RER D.

A l’époque, que de Bobards ! Que de gros bobards avaient déferlé sur l’opinion au service d’arrière-pensées idéologiques, politiques et géopolitiques !

C’est la raison pour laquelle, dès le 25 novembre 2011, Michel Geoffroy avait souligné dans les colonnes de Polémia les dangers des amalgames si tentants en période d’élections ! Nous revenons ici sur les précédentes opérations de désinformation, en invitant nos lecteurs à garder l’esprit éveillé face à un possible retour de ces méthodes de manipulation.

1980 : Les manipulations autour de l’attentat de la rue Copernic

L’attentat contre la synagogue de la rue Copernic a eu lieu le 3 octobre 1980.L’attentat est tout de suite revendiqué par un mystérieux faisceau nationaliste révolutionnaire. Les médias mettent alors en scène à l’envi la FANE, Fédération d’action nationale et européenne, groupuscule fantomatique et manifestement noyauté par la police. Cette piste est fausse puisqu’on sait aujourd’hui que l’attentat a été commandité par l’une des mouvances du FPLP palestinien, également responsable d’attentats aux Pays-Bas. Mais la rumeur suffit pour dénoncer « l’extrême droite » et finalement toute la droite. On manifeste alors en scandant « Bonnet*, Giscard, complices des assassins ».

L’attentat de la rue Copernic servira aussi à lancer une vaste campagne de diabolisation contre la Nouvelle Droite et Le Figaro magazine, une première du genre dans notre pays. Le fait que tout cela se produise avant l’élection présidentielle de 1981, qui verra la défaite de Valéry Giscard d’Estaing, tient évidemment au pur hasard.

1990 : Les manipulations autour de la profanation du cimetière de Carpentras

La profanation du cimetière de Carpentras est perpétrée en mai 1990. Sinistre affaire, dont les protagonistes disparaîtront curieusement de mort violente ensuite.

Mais l’orchestration de l’affaire de Carpentras a permis de diaboliser le Front national, alors en plein développement, et de lui accoler durablement l’étiquette d’antisémitisme. Après Carpentras le piège se referme donc sur la droite qui s’interdit désormais toute alliance avec un Front national aussi diabolique.
Carpentras : le témoignage du patron des « RG »

Yves Bertrand, ancien directeur des renseignements généraux, est revenu sur cette affaire dans un livre avec Eric Branca de Valeurs actuelles. Voici un extrait du dialogue entre le journaliste et le grand flic :

E. Branca : On vous a donc demandé de chercher le coupable exclusivement au sein du Front national ?

Y. Bertrand : Pas exclusivement mais tous les services de police ont été mobilisés dans ce sens privilégié.

Ce qui explique sans doute que la police a beaucoup piétiné dans cette affaire.

Y.B. : Jusqu’à ce jour de 1996 où un ancien skinhead est venu se confier (à un inspecteur des RG) (…) le repenti s’appelait Yannick Garnier et a avoué avoir agi en compagnie de Jean–Claude Gos, décédé dans un accident de moto en 1993, suite à une collision avec une voiture dont le conducteur, peu après, a lui aussi été retrouvé mort noyé dans le Rhône.

E.B. : Comment expliquez-vous cela ?

Y.B. : Je ne me l’explique pas.

Il est clair que lorsqu’un crime est hyper médiatisé, la prudence s’impose dans son interprétation.

2002 : N’exploitez pas la tuerie de Nanterre ! (Libération)

Il y a presque dix ans, le 26 mars 2002, au terme du conseil municipal de la ville de Nanterre présidé par le maire communiste Jacqueline Fraysse, un individu installé dans le public se levait de son siège et faisait usage d’armes à feu dissimulées dans ses vêtements.

Avec une absolue détermination, il tire méthodiquement sur les élus, en tue huit et en blesse dix-neuf avant d’être maîtrisé et désarmé. Conduit au Quai des Orfèvres, il se suicide en se défenestrant, après avoir reconnu son forfait.

Dans une lettre adressée à une ancienne compagne, il avouait « avoir décidé d’en finir avec une mini-élite locale dans une ville toujours exécrée ».

Richard Durn, d’origine slovène, avait un pedigree exemplaire : il avait été membre du parti socialiste avant de rejoindre les Verts et de devenir militant écologiste. En 2001, il devenait trésorier départemental de la Ligue des droits de l’homme. Dans sa jeunesse, il avait fréquenté les milieux autonomes de l’ultragauche et plus particulièrement Florence Rey et Audrey Maupin, auteurs d’une équipée sauvage qui fit cinq morts dans Paris en 1994. Autant de raisons donc pour que le journal LIBERATION se fende d’un papier intitulé « N’EXPLOITEZ PAS NANTERRE ».

Polemia

Les FEMEN vues par Caroline Fourest

Approximations (Femen signifierait « femme » en latin, selon Caroline Fourest), croix juives (!) à Kiev, assertions invérifiables sur des menaces subies au fin fond d’une forêt de Biélorussie, « explications » plus que vagues sur le financement de ce mouvement qui loue de grands locaux dans Paris, mélange des revendications des femmes occidentales et du combat des femmes arabes contre l’islamisation en cours de leurs pays (Egypte, Tunisie) : difficile de relever et de souligner toutes les invraisemblances de ce documentaire payé par le service public, donc par notre argent.

Première partie :

Deuxième partie :

Des chiffres de la délinquance tronqués ?

Les chiffres de la délinquance du 1er trimestre 2012 « ont sans doute été artificiellement minorés ». C’est ce que révèle dans son rapport sur la délinquance du mois d’avril l’Observatoire National de la Délinquance (OND). [...]

La raison ? Chaque mois, depuis le début de l’année, les autorités auraient ainsi publié des chiffres de la police et de la gendarmerie avec « des jours de saisies manquants », comme le précise l’OND. Au micro d’Europe 1, le directeur de l’Organisation Christophe Soullez explique « qu’il manque chaque mois 2 ou 3 jours de saisie des faits ».

Europe 1

La gauche entre l’Agence Fitch et les classes moyennes de Grèce et d’ailleurs

La radicalisation de la situation en Grèce fait peu réagir les dirigeants socio-démocrates européens et français. Il leur faudra pourtant bientôt choisir leur camp : soit obéir à l’agence Fitch qui menace de baisser la note de la France et [de] la Grande-Bretagne, soit affaiblir son pouvoir en légiférant contre le pouvoir des marchés financiers.

Dans son livre « La dernière bulle », publié cet automne, Jean-Michel Quatrepoint avait parfaitement prévu ce qui se déroule sous nos yeux : les masses financières des banques, renflouées par les plans de relance, vont permettre aux traders de spéculer sur la dette des Etats. Les CDS ont été l’instrument de ces manipulations. Et quand les chefs d’Etat de l’Union européenne s’intéressent enfin au sujet, il est bien tard et ils apparaissent, une fois de plus, à la traîne les opérateurs financiers.

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