Un quatrième soldat français tué au Mali

Un militaire français a été tué ce matin au Mali, a annoncé par communiqué l’Elysée. Ce brigadier-chef, qui appartenait au 68e régiment d’artillerie d’Afrique de La Valbonne participait à une opération dans l’Est du Mali, à 100 km de Gao. On ignore encore les circonstances dans lequel le militaire est mort.

«François Hollande rend hommage au sacrifice de ce militaire qui a accompli avec courage et dévouement sa mission pour libérer le Mali des groupes terroristes. Il adresse à sa famille et ses proches ses très sincères condoléances et les assure de la pleine solidarité de la Nation», indique également le communiqué. [...]

Le Figaro

Les armes des islamistes du Mali viennent bien de Libye et de Benghazi

Dans ce reportage sur un camp d’entrainement abandonné par les islamistes au nord du Mali, on nous montre des caisses de munitions sur lesquelles ont lit « Benghazi » et « Libye », ce qui confirme ce que dit l’africaniste Bernard Lugan depuis longtemps :

Un légionnaire français : Lettre posthume à mon fils

Un légionnaire français a été tué au Mali. L’occasion pour Philippe Baillé, officier rentré d’Afghanistan récemment, de revenir sur la notion de « la mort pour rien ». En 2012, avant de s’envoler pour Kaboul, ce commandant avait écrit une lettre à remettre à son fils en cas de mort au front.

 « Mon fils, je suis mort d’abord parce que j’ai choisi de m’engager en acceptant que cela puisse arriver. M’engager pour mon pays, pour des valeurs, m’engager tout entier, de tout mon coeur. Je suis mort car c’est l’accomplissement ultime de la mission, je suis mort car cela fait partie du job.

La vie pour un militaire est comme un manteau. On la laisse au vestiaire à l’entrée du spectacle en espérant pouvoir la reprendre en partant… Quelquefois, le spectacle ne se termine pas comme on l’aurait souhaité et le manteau reste au vestiaire… La mort fait partie du paquetage du militaire. C’est pour cela que l’on a une place spéciale dans notre société. Nos dirigeants le savent bien. On le fait librement et volontairement, sans jamais rien dire.

Tu dois savoir aussi que ceux qui décident sont toujours critiqués et qu’il est facile de leur faire des reproches. Je sais que nos morts changent nos chefs et que celui qui nous côtoie en est à jamais changé car la mort et la guerre ramènent à l’essentiel.

Alors suis-je mort pour rien? Pour moi, ce « rien »-là est déjà honorable. Aujourd’hui, les gens sont en quête de tout, ils veulent la gloire, la richesse, la célébrité… Ils veulent le bonheur à tout prix. Moi je ne veux pas de cette « gloire »-là. Je ne veux pas être présenté comme une victime au journal télévisé entre deux approximations. Si tel devait être le cas, je préfère mourir dans l’ombre, dans l’intimité de mon engagement. Aujourd’hui un autre soldat me remplace déjà, je lui ai d’ailleurs transmis le flambeau de ceux qui sont prêts à mourir pour « notre rien ».

Je te demande de ne pas en vouloir à celui qui m’a tué, à condition qu’il l’ait fait avec honneur. Si c’est au combat, c’est un soldat qui mérite qu’on le respecte. Si c’est un terroriste prêt à toutes les bassesses pour frapper aveuglément, c’est un lâche qui ne mérite même pas ton mépris. Lui aussi a sans doute un fils et il sait ce qu’il en coûte de priver un fils de son père. Je ne peux pas croire qu’il l’ait fait à la légère. Il ne l’a pas fait pour rien. C’est pour cela qu’il faut être bien sûr du sens que l’on donne à sa vie avant de s’engager dans l’armée. C’est le seul moyen d’éviter que notre rien ne soit vide de sens.

Dernière chose : ta maman, triste mais fière, accepte déjà cet ultime départ loin de vous. Pourquoi? Parce qu’elle le savait, elle l’avait déjà accepté avant même que la mort ne vienne me prendre. Elle m’en avait fait la promesse le jour où on s’est juré d’unir nos destins. Elle te racontera et t’aidera à admettre l’incompréhensible : s’engager pour quelque chose de grand, quelque chose qui nous dépasse.

Source

Merci Alexandra

Un soldat français a été tué samedi dans le nord du Mali (MàJ)

Un soldat français, caporal du 1er régiment de parachutistes de Pamiers dans l’Ariège, est mort hier soir lors de combats dans le nord du Mali, annonce l’Élysée.

«Le chef de l’Etat exprime son profond respect pour le sacrifice de ce jeune soldat», selon un communiqué des services de l’Élysée.

Le caporal Cédric Charenton, 26 ans, était engagé dans l’opération Serval depuis le 25 janvier dernier. C’est hier vers 18 heures, alors que sa section montait à l’assaut d’une position ennemie au cœur du sanctuaire des terroristes qu’il a été tué par des groupes armés lors d’un violent accrochage. Selon son régiment d’origine, il a été tué d’une balle dans la tête. Selon la même source, l’auteur du tir mortel serait un tireur isolé.

Il s’agit du troisième soldat français tué au Mali depuis le début de l’intervention française, le 11 janvier dernier.

Le Figaro ; 20 minutes (Merci à Beretta)

AQMI : l’émir algérien Abou Zeïd aurait été neutralisé par les forces françaises

L’émir algérien, Abdelhamid Abu Zeid, un des chefs radicaux d’al-Qaeda au Maghreb islamique, aurait été neutralisé par les forces militaires françaises au nord du Mali, a-t-on appris jeudi. Ennahar TV, la chaîne de télévision algérienne, a rapporté sur son site internet que son cadavre a été découvert parmi 40 autres dépouilles enterrées dans une fosse commune.

Selon nos sources, cette information serait confirmée et des photos montrant le corps de ce puissant dirigeant d’AQMI ont été récupérées et seront prochainement diffusées. De leur côté, les autorités algériennes n’ont pas encore réagi à cette information, qui est un nouveau rebondissement dans la lutte menée par les cellules terroristes d’AQMI.

Pour sa part, le colonel Thierry Burkhard, porte-parole des armées françaises a indiqué dans une déclaration à l’AFO que « nous n’avons aucune information spécifique sur cette personne ». Toutefois, il a confirmé qu’un raid aérien français dans la zone d’In Sensa avait détruit six véhicules identifiés comme étant des objectifs militaires. [...]

Algérie Focus

(merci à Ranelagh)

Au Mali, les djihadistes se droguent à la kétamine

Des soldats maliens ont découvert, dans la maison d’un complice du Mujao à Gao, de la kétamine, un anesthésiant souvent utilisé comme drogue. Ce qui pourrait expliquer la rage aveugle au combat dont faisaient preuve les djihadistes. Les révélations de notre correspondante.

C’est la grande question qui animait les discussions entre soldats maliens. Au-delà de la puissance de feu des djihadistes, comment se fait-il que leur détermination et leur rage aveugle au combat étaient si extraordinaires? Sur ce sujet, les témoignages des soldats sont nombreux. Le commandant « Moh », actuellement à Gao, confirme :

« Je me souviens d’un gars blessé, pendant l’attaque de Konna. Il se trouvait à 100 mètres, ses intestins sortaient, mais il continuait d’avancer vers moi… « 

Le récit d’interrogatoires de police plutôt musclés semble confirmer que les djihadistes n’ont pas que l’idéologie pour moteur :

« Le suspect avait la cuisse ouverte, se souvient un autre militaire. On lui a mis du sel, du piment… Il n’a pas bougé. Il n’a donné aucun nom. »

[...]

L’Express

Mali : mort d’un soldat français dans le massif des Ifoghas

Un soldat français a été tué dans un accrochage avec des djihadistes dans le Nord du Mali, dans le massif des Ifoghas, a annoncé aujourd’hui François Hollande en marge d’une visite en Grèce.

« Il y a eu un accrochage sérieux avec plusieurs morts du côté des terroristes mais un mort aussi du côté français », a dit le chef de l’Etat lors de la visite du lycée français d’Athènes.

Il a précisé qu’il s’agissait d’un légionnaire du deuxième régiment étranger parachutiste (2e REP) et que l’accrochage se poursuivait au moment où il parlait.

C’est le deuxième soldat français tué dans l’opération française contre les djihadistes au Mali. Le premier, un pilote d’hélicoptère, avait péri dès le premier jour de l’intervention.

Le Figaro

François Hollande confirme l’enlèvement au Cameroun de trois adultes et quatre enfants français

François Hollande a confirmé ce mardi l’enlèvement de sept touristes français dans le nord du Cameroun, près de la frontière avec le Nigeria, précisant qu’il s’agit de trois adultes et quatre enfants. Cet enlèvement «est le fait d’un groupe terroriste que nous connaissons», a souligné le chef de l’Etat, depuis la Grèce, où il est en déplacement. (…) 20minutes.Fr

Mali : Une société d’informatique des Yvelines piratée par des islamistes

Le parquet de Versailles (Yvelines) a ouvert, mardi dernier, une enquête préliminaire suite au piratage informatique d’une société installée à Velizy (Yvelines), diffusant une menace à caractère terroriste contre les soldats français opérants au Mali.

Le montage se termine par un avertissement lancé aux Francais : «al- Qaida fera du Mali votre cimetière Inch’Allah».

Lundi 11 février, le directeur de cette entreprise spécialisée dans la création de sites web pousse la porte du commissariat d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).
Il explique que des sites Internet, hébergés par sa société spécialisée, ont été piratés.

«Lorqu’un internaute cliquait sur la page d’accueil d’un site, il se trouvait confronté à une page noire, précise une source proche de l’affaire. Puis une inscription en arabe suivie de photos d’un soldat masqué armé d’un fusil et de photos de la guerre au Mali dont celle d’un soldat français mort ». […]

Le Parisien

Algérie : Deux jeunes Maliennes victimes d’un viol collectif à Oran

Deux personnes parmi les quatre soupçonnées d’avoir participé au viol collectif de deux Maliennes dans la nuit du jeudi à vendredi à Oran ont été arrêtées aujourd’hui, vendredi 15 février, par la gendarmerie, a-t-on appris de sources locales. Les deux prévenus ont été arrêtés grâce aux signalements fournis par les victimes aux gendarmes. Les deux Maliennes, victimes de ce viol, ont été transportées au CHU d’Oran pour y subir des examens, selon les mêmes sources.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, deux jeunes Maliennes ont été violées par un groupe de quatre jeunes dans le quartier de Coca, à Oran, a indiqué la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH), section d’Oran. Les deux jeunes femmes, âgées de 23 et 26 ans, qui venaient de sortir de prison après une semaine de détention « sans motif » suite à une rafle, ont été menacées avec des armes blanches par une bande de trois jeunes, puis emmenées dans une habitation désaffectée dans le même quartier pour subir un viol collectif. Une quatrième personne se trouvait dans cette habitation et a participé au viol. [...]

TSA

(merci à Ranelagh)

Mali : les islamistes recrutent des « enfants soldats »

Des enfants auraient été enrôlés par les différents groupes d’islamistes lorsque ceux-ci occupaient le nord du pays. 

Tombouctou, ville-phare de l’Islam en Afrique subsaharienne située à 900 km au nord-est de Bamako. Sa population a vécu sous le joug des islamistes entre juin 2012 et sa libération par les armées françaises et maliennes fin janvier. Anne Lamotte a rencontré Almouzer Yattara, journaliste à l’ORTM, l’Office de Radio Télévision du Mali, la chaîne publique du pays. Almouzer, 28 ans, est originaire de Tombouctou. L’année dernière pendant des mois, il assure avoir vu dans sa ville les islamistes d’Aqmi approcher, amadouer puis endoctriner des enfants à partir de 10 ans environ.

Leur technique ? D’abord distribuer des « petits cadeaux » comme les appelle le journaliste : « Boîtes de biscuits, des cartons de lait, du thé« . Des présents que les enfants sont chargés de remettre à leurs parents.

A chaque sacrifice de mouton, « les islamistes donnaient la tête et les pattes aux enfants », se souvient-il. « Et après, ils faisaient des séances de prières, puis après la prière ils racontaient aux enfants la Charia », continue Almouzer.

Enfin explique le journaliste, à Tombouctou les enfants servaient d’informateurs, d’espions à Aqmi : « Ils pouvaient s’introduire dans telle ou telle maison et rapporter les activités d’untel ou d’untel ».

Il affirme également que beaucoup d’enfants étaient armés à Tombouctou avec des munitions, des chargeurs et des grenades. Lesquelles selon Almouzer servaient aux islamistes pour manipuler les enfants [...]

France Info

Manuel Valls : «Nous devons faire la démonstration que l’islam est compatible avec les valeurs de la République»

Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, a répondu jeudi aux questions des lecteurs du Parisien. Terrorisme, image de la police, sécurité routière, ambition politique : il s’explique.

Oui, j’ai des ambitions, sinon je ne serais pas là! Si j’ai l’occasion demain d’exercer d’autres responsabilités, je les exercerai. On verra.

L’intervention au Mali fait-elle peser un risque terroriste sur la France ?

[…] Nous faisons face à un ennemi extérieur au Mali, nous faisons aussi face à un ennemi intérieur qui est le fruit d’un processus de radicalisation. Il part de la petite délinquance, passe par le trafic de drogue, parfois par la prison, jusqu’à la conversion à un islamisme radical et à la haine de l’Occident. Il y a en France aujourd’hui plusieurs dizaines de Merah potentiels… Tous ne passent pas à l’acte, mais il faut se prémunir.

Y a-t-il un problème avec l’islam? Comment éviter que des jeunes Français tombent dans l’islamisme radical ?

La France ne va pas bien. Chômage, précarité, crise d’identité… Ce gouvernement doit tout faire pour apaiser notre société. S’il y a un mot qui doit caractériser mon action, c’est le respect de l’autre. L’islam est la deuxième religion de France, c’est un fait. Nous devons faire la démonstration que l’islam est compatible avec les valeurs de la République. Chacun doit y mettre du sien. Ces polémiques sur le halal, les pains au chocolat ont énormément perverti le débat. Mais il faut que l’islam de France s’organise avec des imams français formés dans nos universités, qui parlent français, qui prêchent en français. Il faut aussi avoir une discussion sur le financement des lieux de culte : j’admets de moins en moins que ce soient des pays tiers, parfois amis, parfois non, qui financent les lieux de culte.

Craignez-vous une banalisation du Front national ?

Ses idées ont progressé. Mais ce n’est pas en niant les problèmes que l’on combattra le Front national. La gauche et, d’une manière générale, les partis républicains ont laissé de côté l’amour de la France, de la patrie, la nation, la laïcité. Je veux que nous soyons très fiers de nos valeurs. […]

Le Parisien