La France veut mobiliser contre le «péril islamiste» au Sahel

La France veut mobiliser contre le «péril islamiste» au Sahel et contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), à la fois au niveau régional et au Conseil de sécurité de l’ONU, a déclaré mardi dans un entretien à l’AFP le chef de la diplomatie française, Alain Juppé.

«Certains rebelles pourraient se contenter du contrôle sur les territoires du Nord (du Mali). D’autres, avec Aqmi, pourraient envisager de s’emparer de l’ensemble du territoire malien pour en faire une république islamiste», a affirmé le ministre français, en estimant que l’ONU devrait se prononcer clairement contre le «péril islamiste». Le groupe Ansar Dine, qui contrôle depuis lundi la ville malienne de Tombouctou, «est étroitement lié à Aqmi», a aussi relevé Alain Juppé.

«Ses objectifs ne sont pas précisément connus, mais pourraient être l’instauration d’un régime islamiste sur l’ensemble du Mali. Il faut une réponse régionale au péril islamiste, qui va de la Libye jusqu’au Nigeria. Seule une coopération impliquant l’Algérie, la Mauritanie, les pays de la Cédéao (Afrique de l’Ouest) avec le soutien de la France et de l’Union européenne, pourrait permettre de progresser», a-t-il insisté. […]

Libération

Militaires maliens, AQMI et « pigeons européens » : Interview de Bernard Lugan dans Atlantico

Les militaires maliens abusent de la menace Al Qaida pour convaincre « les pigeons européens de leur éviter le naufrage »

La défaite de l’armée malienne face à la rébellion touareg est la principale cause de la destitution du Président Amadou Toumani Touré. Les militaires Maliens invoquent une proximité entre les Touaregs et Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi). Une manière d’effrayer les Européens. La relation est loin d’être évidente, les Touaregs restant imperméables au fondamentalisme musulman. [...]

Nos responsables politiques doivent donc faire un choix, et vite. Or, comme ils sont formatés à travers le double prisme de la démocratie individualiste, celle du « un homme, une voix » et sur celui de l’Etat-nation unitaire, il est à craindre qu’ils ne soient pas en mesure d’appréhender la réalité régionale qui repose tout au contraire sur les groupes et sur les peuples. Dans ces conditions, il va être difficile de leur faire comprendre que le règlement de la crise passe par une profonde redéfinition de ces deux façons d’Etats que sont le Mali et le Niger…

Atlantico via Blog de Bernard Lugan

Bernard Lugan déprogrammé sur France Info

Suite au coup d’État malien, …

vendredi 23 mars à 10 heures 30, je reçois le mail suivant :

« Bonjour,
Je suis Catherine Duthu, journaliste au service « Monde » à France Info. Je souhaiterais faire une interview avec Bernard Lugan à propos de la situation au Mali. L’interview se passerait par téléphone et serait ensuite diffusée en longueur sur notre antenne dès 15h45 pour être ensuite rediffusée dans le courant de la journée. Pourriez-vous me contacter au plus vite pour me dire si cela est possible ? Je vous en remercie par avance. »

 

suite sur le Blog de Bernard Lugan

Bernard Lugan : sur le coup d’état au Mali et la région sahélo-saharienne

Le Mali n’existant plus, le moment n’est-il pas venu de redessiner la carte de la région sahélo-saharienne ?

Au Mali, où un coup d’Etat militaire a renversé l’actuel président, le général Amadou Toumani, les élections présidentielles fixées au 29 avril 2012 n’auront pas lieu. Ce putsch est la conséquence de la déroute infligée à l’armée malienne par les insurgés Touaregs[1] revendiquant la partition du pays.

Surprise, culbutée et en plein désarroi, l’armée malienne agite l’épouvantail Aqmi pour tenter de faire s’engager les Occidentaux à ses côtés, affirmant que les Touaregs sont les alliés des fondamentalistes musulmans.

La menace que fait peser Aqmi sur la sous région est évidemment réelle. Doit-on pour autant avoir une réaction pavlovienne dès qu’elle est évoquée ?

Là encore, l’ethnographie historique pourrait être d’un grand secours à nos responsables politiques. Les Touaregs ne sont en effet pas les seuls habitants de l’ouest saharien, immense région aux caractéristiques géographiques et humaines très contrastées abritant quatre grandes populations aux territoires bien identifiés :

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Mali / Enlèvement : Géologues ou barbouzes ?

Les personnalités des deux Français enlevés jeudi au Mali ne collent pas avec la profession de géologue qui motivait leur présence dans ce secteur du Sahara.

Des interrogations subsistent sur les activités réelles des deux hommes, présentés comme des géologues, leurs noms — si ce ne sont pas des homonymes — apparaissant sur des sites Internet relatant diverses et troubles activités passées, aux Comores et à Madagascar pour Philippe Verdon, dans les Balkans et dans l’ex-Zaïre (l’actuelle République démocratique du Congo) pour Serge Lazarevic.

L’homme, d’origine hongroise, aurait également participé au recrutement de mercenaires yougoslaves envoyés combattre au Zaïre pour soutenir le régime du président Mobutu. Là encore, cette opération, bien que privée, était suivie de très près par une des agences françaises de renseignement.

En 1999, Serge Lazarevic apparaît ainsi dans une procédure judiciaire en Serbie, visant un réseau clandestin financé par le contre-espionnage français. Et qui devait, selon la justice serbe, assassiner le président Slobodan Milosevic. »

L’Alsace

Mali : Trois nouveaux Européens enlevés, et un autre tué

Plus que jamais, le nord du Mali justifie son classement en zone à risque par la France. Au lendemain du rapt de deux Français à Hombori, quatre Européens dont la nationalité n’est pas encore connue ont été attaqués par des hommes en arme à Tombouctou, 200 km plus au nord. Trois d’entre eux ont été emmenés par les ravisseurs, le quatrième a été tué alors qu’il résistait à l’enlèvement. Au total, ce sont désormais neuf ressortissants européens, dont six Français, qui sont détenus au Sahel.

L’attaque de vendredi a eu lieu sur la place centrale de Tombouctou, porte du désert et haut lieu du tourisme malien, alors que les quatre victimes se trouvaient dans un hôtel-restaurant. Une méthode qui rappelle l’enlèvement en janvier d’Antoine de Léocour et de Vincent Delory, dans un restaurant de Niamey, capitale du Niger voisin, revendiqué par al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). Les deux jeunes hommes avaient été tués lorsque les forces spéciales françaises avaient tenté de les libérer. Si les rapts de cette semaine n’ont pas encore été revendiqués, tous les regards se tournent à nouveau vers Aqmi, qui dispose de bases dans la grande zone désertique qui s’étend au nord de Tombouctou, d’où l’organisation sévit dans tout le Sahel.
L’identité trouble des deux Français

Ce nouveau rapt intervient alors que des soldats français patrouillaient vendredi dans la région au côté de l’armée malienne pour tenter de retrouver les deux ressortissants français enlevés la veille. Dans le cadre de cette enquête, cinq personnes, dont le guide des Français, ont été interpellées à Hombori. (…)

Le Figaro

Français enlevés dans le nord du Mali : « Où se trouvent les Blancs » ? (Màj)

Addendum : Le récit de l’enlèvement.

On n’est pas venu pour toi, on est venu pour les Blancs. »

J’ai entendu des cris« , poursuit le dirigeant de l’hôtel. [...] « Il y en a un qui était en bonne santé, l’autre ils l’ont sauvagement frappé« , confirme le chauffeur des deux Français.

« Ils étaient armés jusqu’aux dents« . Mamadou, le chauffeur des deux Français enlevés au Mali et témoin de la scène, est encore sur le choc. Interrogé par Europe 1, il raconte la violence avec laquelle le groupe armé s’en est pris aux deux géologues.

Les faits se déroulent en pleine nuit, vers 1 heure, mercredi, à l’hôtel Le Dombia, à Hombori, une localité située entre Mopti et Gao. Sept individus, vêtus de boubous et armés de kalachnikov et d’armes blanches pénètrent dans l’hôtel après avoir bâillonné le chauffeur des Français.

« Ils ont brusquement attaché les gardiens, après ils sont venus vers moi, pointant leurs fusils, leurs kalachnikovs. Ils m’ont attaché, ensuite ils ont enfoncé la porte de l’hôtel pour entrer« , raconte Mamadou au micro d’Europe1.

Une fois dans l’hôtel, les ravisseurs séquestrent alors le propriétaire des lieux et lui demandent de leur indiquer la chambre où se trouvent « les deux blancs« . » Ils m’ont dit : ‘on n’est pas venu pour toi, on est venu pour les blancs’. Ils m’ont dit : ‘ne crie pas, ne fait rien’ », raconte au micro de RFI le dirigeant de l’hôtel. [...]

Europe 1 – 24/11/2011

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Deux ressortissants français ont été enlevés à Hombori, localité située entre Mopti et Gao (nord du Mali), par des hommes armés, a appris aujourd’hui de sources policière, sécuritaire et municipale maliennes.

Sept hommes armés sont venus kidnapper à leur hôtel ces deux Français qui travaillaient sur un chantier de la région, ont précisé ces sources. [...]

Le Figaro

« Y a rien de plus insidieux que d’essayer de faire disparaître l’Histoire d’un peuple. A moins qu’on ne le prépare à lui-même disparaître » (RMC)

Dans Carrément Brunet, Gonzague Saint Bris, Dimitri Casali, Ahmed El Keiy et Eric Brunet débattent des nouveaux manuels scolaire d’histoire qui font l’impasse sur les grands hommes de France.

Il faut connaître avant tout sa propre histoire avant de connaître celle du monde. » – Dimitri Casali

L’Histoire de France est déjà cosmopolite, ouverte à tous ! » – Gonzague Saint Bris

On nous parle des grands succès, des grandes guerres de Napoléon, mais on n’évoque absolument pas son côté esclavagiste. On ne nous dit pas qu’il a rétabli la traite négrière ! » – Gaubert

Il peut y a voir un récit national un petit peu fantasmé. » – Ahmed El Keiy

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Cocaïne : 8 stewards d’Air Algérie arrêtés dans le cadre de la « filière malienne »

Neuf personnes, dont huit membres du personnel navigant, ont été placées sous mandat de dépôt et trois autres sous contrôle judiciaire. Certains mis en cause dénoncent le fait que des noms de fils de personnalités, cités lors de l’enquête préliminaire, soient dissimulés…

Ce que certains qualifiaient de fait divers ou de cas isolé de trafic de drogue est en train de s’acheminer vers un vaste réseau de commerce de cocaïne avec des ramifications nationales et internationales. Selon certains avocats et familles des mis en cause, des pressions s’exercent sur quelques-uns des prévenus pour qu’ils «reviennent» sur leurs déclarations «en contrepartie d’une éventuelle mise en liberté».

Le but évident est «d’éviter une quelconque poursuite aux personnalités citées lors de l’enquête préliminaire» menée par les officiers de la police judiciaire du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) dépendant du ministère de la Défense nationale.(…)

El Watan

Corbeil-Essonnes: Ils excisent partiellement leurs filles

Un couple français d’origine malienne vivant à Corbeil-Essonnes dans l’Essonne a reconnu mercredi avoir fait pratiquer dans les années 90 l’excision partielle de deux de ses filles alors âgées de deux et trois ans.

Le père de 56 ans et son épouse âgée de 40 ans, qui vivent dans le quartier des Tarterêts, ont été convoqués mercredi après qu’un gynécologue a alerté la police sur le cas de l’une de ses patientes, une jeune femme de 19 ans enceinte et sur laquelle le spécialiste a constaté une excision partielle.

Les parents de la jeune femme, d’origine malienne, ont reconnu durant leur garde à vue avoir demandé à une professionnelle de pratiquer l’excision de deux de leurs septs filles entre 1994 et 1996, alors qu’ils étaient déjà installés en France. (…)

Europe1

(Merci à Kaos)

Clandestins : ces pays qui ne jouent pas le jeu

Claude Guéant dénonce huit pays qui rechignent à reprendre leurs nationaux : Mali, République démocratique du Congo, Congo, Angola, Mauritanie, Pakistan, Bangladesh et Sénégal.

Ces huit pays à forte émigration sont pointés du doigt au ministère de l’Intérieur. En cause: leur refus quasi systématique de réintégrer leurs nationaux lorsque ceux-ci ont été arrêtés en France en situation irrégulière. Et pourtant, ce groupe des huit fait l’objet de sollicitations pressantes. Claude Guéant l’a rappelé jeudi devant les ambassadeurs français réunis à Paris, lors d’une grande conférence: «Un plan spécifique» a été mis en place, a déclaré le ministre, «qui vise notamment à exercer ce qu’il est bien convenu d’appeler des pressions» sur ces huit pays «prioritaires». (…)

Le Figaro