Viande de cheval, malbouffe : Périco Légasse se fâche !

Quelques passages marquants de l’émission « Mots croisés » où le journaliste Périco Légasse, grand amoureux de l’art culinaire français, tire à boulets rouges sur les causes politiques et structurelles qui ont amené la « mal-bouffe » et les différents scandales alimentaires :

La «malbouffe» rendrait dépressif

Le régime alimentaire de 12’000 volontaires a été analysé. Selon les résultats de cette étude, la malbouffe induirait davantage de dépression.

La consommation d’acides gras trans et de graisses saturées, tels que contenus dans les frites par exemple, accroîtrait le risque de dépression, selon une étude espagnole publiée mercredi aux États-Unis qui conforte d’autres recherches liant «malbouffe» et déprime. Les chercheurs de l’étude ont également constaté que l’huile d’olive –riche en acide gras mono insaturé (oméga 9) et base de la cuisine méditerranéenne–, ainsi que d’autres huiles végétales et poissons gras contenant des graisses insaturées contribuaient à réduire le risque de maladie mentale [...]

Nous avons conclu qu’il était important de tenir compte des effets des acides gras trans et des graisses saturées sur la santé mentale dans des pays comme les États-Unis où l’énergie dérivée de ces aliments est beaucoup plus élevée. »

20minutes.ch

W. Reymond : « La malbouffe, c’est de la bouffe toxique »

« Au milieu des années 1980, sans aucune raison apparente, près de 20 millions d’Américains sont, brusquement, devenus trop gros. » Ainsi s’exprime William Reymond, journaliste français vivant aux États-Unis, au cœur de ce laboratoire géant de la malbouffe. Diabète, cancers, maladies cardio-vasculaires, tout y passe. Ce n’est plus un cours de cuisine, mais de médecine ! Quand la « junk food » – le mot anglais pour malbouffe – se transforme en « toxic food »…

Entretien publié dans le n° 37 (mai 2010) du magazine Le Choc du mois, qui vient de paraître. En kiosques ou à commander ici.

Le Choc du mois : Vous pensez qu’il ne faut plus parler de malbouffe, mais de « toxic food », pour reprendre le titre de votre dernier livre ? Pourquoi ?

William Reymond : La « junk food » (malbouffe) est un terme réducteur qui nous installe dans un mensonge : celui de croire que la malbouffe, c’est ce que mange l’autre. Alors qu’en réalité, elle correspond aujourd’hui à 80 % de notre alimentation, soit la part de l’industrie agroalimentaire dans nos dépenses de table.

Et elle est d’autant plus toxique qu’elle ne nous rend pas que gros. Car cette alimentation, surchargée en gras, sel et sucre, tous facteurs d’obésité, est aussi un vecteur essentiel dans le développement de certains cancers et des maladies cardio-vasculaires et cérébrales, l’obésité n’étant que la face visible de l’iceberg.

Est-ce la raison pour laquelle vous avancez que la nourriture industrielle sera la cigarette du XXIème siècle ?

Suite et commentaires sur Fortune