Malawi : L’école de Madonna, un triste échec

Le site abandonné ressemble plus à une carrière qu’au rêve d’une pop-star qui voulait sortir des petites filles de la misère à coup de millions de dollars. Du beau projet de Madonna de construire une école au Malawi, il ne reste plus que des ressentiments.

Les bulldozers ont disparu depuis longtemps, laissant à nu un terrain simplement nivelé dans ce pauvre village de Chinkhota, aux environs de la capitale Lilongwe. La chanteuse américaine entendait y édifier une école pour 500 filles, pour 15 millions de dollars. « C’est devenu un terrain de football aujourd’hui« , constate le chef local Binson Kalenga.

Madonna avait posé la première pierre, sur laquelle est gravé « Ose rêver », en avril 2010. Mais moins d’un an plus tard, tout était annulé. La star a été traînée en justice par ses employés malawites qui estiment avoir été injustement congédiés, sa fondation est visée par une enquête du fisc américain et les autorités du Malawi se demandent comment le terrain a été payé.

Le New York Times a publié deux mois plus tard un audit commandé par Madonna, selon lequel 3,8 millions de dollars ont été engloutis pour rien dans le projet de la Raising Malawi Academy for Girls, l’école qu’elle comptait fonder. L’audit aurait déploré un « étonnant manque de responsabilité » dans l’équipe de gestion, au Malawi et aux États-Unis. Le dernier mot de la star remonte à avril: elle promettait alors l’annonce d’une nouvelle stratégie pour les semaines suivantes. Mais depuis, plus rien.

A Chinkhota, les habitants ont du mal à accepter d’avoir perdu leurs champs sans que la moindre classe n’ait été construite. Tsiyent Foroyati n’avait jamais entendu parler de Madonna avant qu’elle n’adopte deux enfants malawites. On lui a donné 39.000 kwachas (258 dollars) pour une partie du terrain où devait s’élever l’école, alors qu’elle en réclamait 3 millions. (…)

20 Minutes

(Merci à Yann)

Le Malawi veut interdire les pets en public (+ Vidéo)

Addendum vidéo du 10/02/2011 :

http://www.dailymotion.com/video/xgz0kn

Le Parlement malawite envisage de remettre au goût du jour une loi coloniale interdisant de lâcher des vents en public.

«C’est le droit du gouvernement de maintenir la décence publique», a déclaré vendredi le ministre de la Justice et des Affaires constitutionnelles, George Chaponda, à la radio indépendante Capital Radio.

«C’est à nous d’imposer l’ordre», a-t-il insisté. «Voulez-vous que les gens pètent n’importe où?»

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Selon lui, le Parlement examinera la semaine prochaine un amendement prévoyant de qualifier les vents publics de «délit mineur», passible d’une légère amende. «Laissons les députés trancher», a ajouté M. Chaponda.

20 minutes.ch

(Merci à Étienne)

Algérie-Malawi : un arrêté municipal préventif ce lundi à Roubaix

Après les débordements survenus à Roubaix suite au match de l’Algérie le 18 novembre, le maire a pris un arrêté limitant lundi les horaires d’ouverture des débits de boissons et épiceries dans le centre, rues de Lannoy et de l’Épeule. (…)

Cet arrêté sera-t-il reconduit les jeudi 14 et lundi 18 janvier lorsque l’Algérie affrontera le Mali et l’Angola, toujours pour la CAN ? « On verra. Si ça se passe bien lundi, on essaiera de s’en passer… », avance, prudent, le maire.

Source : Nord Eclair

Le marché libre conduit au retour des famines

Le dernier article de The Economist sur les évolutions mondiales de l’agriculture donne involontairement des arguments aux critiques de la libéralisation des échanges : ruée sur les terres des pays pauvres, volatilité des prix, et surtout succès des politiques nationales pour l’autosuffisance alimentaire. Laurent Pinsolle vous en dit plus.

Dans son édition du 21 novembre, The Economist se penche sur le thème passionnant de l’agriculture et se demande comment nous allons faire pour nourrir le monde. Devant l’envolée du prix des produits agricoles en 2007, de nombreux pays ont pris des mesures radicales, comme l’interdiction des exportations, ce qui, par ricochet, a provoqué de graves crises dans les pays importateurs. L’envol des prix a provoqué une hausse historique d’environ cent millions du nombre de personnes mal nourries dans le monde. The Economist se fait l’avocat de la libéralisation des marchés agricoles et appelle à la suppression des barrières douanières récemment mises en place.

Pourtant, ce dossier montre bien que les mécanismes du marché aboutissent aux drames que nous avons connus depuis quelques mois. En effet, la « main invisible » a abouti à une concentration de la production qui rend plus volatiles les cours des produits agricoles, menaçant les populations les plus pauvres de la planète.

Suite et commentaires sur Fortune