Suisse : Touche pas à mon flic ! (vidéo)

Insultes, coups, parfois même, tentatives d’homicide. A la sortie des boîtes ou des stades, ou même parfois lorsqu’ils interviennent dans les disputes conjugales, les policiers sont de plus en plus victimes de menaces et de violences. Que reste-t-il de la peur du gendarme ? Que s’est-il passé pour qu’en moins de 50 ans, l’étoile du policier s’éteigne ? Reportage dans les nuits romandes, où travailler comme policier tient presque de l’héroïsme.

Mais ces violences extrêmes témoignent d’un malaise plus profond : le citoyen du 21e siècle est devenu plus revendicateur, tandis que le policier doit constamment se justifier. Pour certains, le mouvement de pendule est allé trop loin :

Nos policiers seraient affaiblis par la menace constante de commettre un abus d’autorité. »

On doit se justifier sur tout, on est remis en question sur tout, on ne joue plus à armes égales avec le citoyen. Avant il fallait sept citoyens pour contredire la parole d’un policier, maintenant c’est l’inverse. »

A Lausanne des policiers en civil sont insutés par les passants alors qu’ils interpellent un homme de couleur : « connards, racistes de merde, fils de pute…» TSR / Temps présent – 17/11/2011

«Malaise dans le système politique français» (The Weekly Standard)

Pour The Weekly Standard, un magazine très lu à Washington, favorable au mouvement ultraconservateur du Tea Party et partisan d’un Etat a minima, les Français,en particulier ceux qui ne croient pas en l’Union européenne et qui jugent que la mondialisation s’est faite à leur détriment, ont un problème avec la politique : aucun homme politique, aucun parti ne relaie leur malaise et leur mécontentement.

L’électeur français s’est habitué à voir la classe politique prendre des engagements solennels et irrévocables – comme de ne pas laisser le déficit public dépasser les 3 % du PIB – et ensuite ne pas les tenir en toute impunité électorale.

En début d’année, The Weekly Standard avait consacré un portrait élogieux à Marine Le Pen. Il reconnaissait à la nouvelle dirigeante du Front national (FN) un mérite essentiel : proposer «une alternative antimondialiste sérieuse à l’UMP et au Parti socialiste, tous deux trop impliqués dans le système actuel pour pouvoir répondre à l’exaspération populaire clairement exprimée par les Français à l’égard de l’Union européenne». […]

A en croire le magazine, il manque aux électeurs français «le pouvoir de punir les politiques qui les déçoivent, en les remplaçant par d’autres représentants qui s’en distinguent de façon claire et distincte – quand bien même cela inquiéterait la presse bien-pensante». Un manque de choix, d’alternative, dont l’actuel hôte de l’Elysée serait le premier à profiter. «Nicolas Sarkozy se targue d’être un homme d’action, et il en est peut-être un. Mais ses actions restent sans conséquence pour lui.»

Courrier International (Merci à Jean Mouloud)

Garges-les-Gonesse : Le braqueur tire sur la caissière du McDonald’s

Un homme, cagoulé et ganté, qui a braqué un restaurant McDonald’s samedi à Garges-les-Gonesse (Val-d’Oise), a tiré sur une caissière, qui a pu éviter la balle. L’employée a fait un malaise après le violent épisode.

«Elle a automatiquement fermé la caisse et c’est à ce moment-là qu’il lui a ensuite tiré dessus, rapporte un responsable du restaurant. Elle a juste eu le temps de se mettre sur le côté pour éviter la balle».

Sans avoir pu récupérer le contenu de la caisse, le voleur s’en est ensuite pris à la voiture qui arrivait derrière lui dans la file d’attente. «Il a alors braqué les deux jeunes filles qui s’y trouvaient, rapporte Maurice Lefevre, le maire (UMP) de la ville. Mais comme elles n’avaient rien sur elle, il est reparti avec leur carnet de tickets-restaurant». L’individu a ensuite pris la fuite avec ce maigre butin.

Le Parisien

Flics : le grand malaise

Reportage diffusé le 8 juin sur Arte

Melun s’apprête à rendre hommage au policier tué par ETA. Le chef de l’État, Nicolas Sarkozy, prend la parole. Soudain, une dizaine de policiers lui tournent le dos. Un geste de défi envers le président qui, il y a peu encore, avait la confiance de la police. Le symbole d’un malaise profond qui gagne l’institution. C’est par cette scène que s’ouvre La police et Sarko. Le film recueille les témoignages de flics “de base”, ceux qui quadrillent les zones sensibles, ceux que l’on envoie en première ligne. Émeutes, trafics de drogue, misère sociale, violences répétées : ils nous font toucher du doigt leur réalité quotidienne. Lors des émeutes de Villiers-le-Bel, plus de trente policiers ont été blessés par balle. Ils se sont fait tirer comme des lapins, mais on leur a interdit d’en parler. Pris en étau entre des délinquants qui les considèrent comme une bande rivale et une hiérarchie qui ne leur donne pas les moyens de remplir leurs missions, les policiers ont une seule consigne : éviter à tout prix les émeutes. “La peur a changé de camp”, résume l’un d’entre eux.

(Merci à Siam)

Documentaire : « Paroles de flic »

À partir d’un événement symboliquement fort – 12 policiers qui tournent le dos à celui qui fut le « 1er flic de France » lors des obsèques de l’un des leurs, le 23 mars 2010, les journalistes Jean-Michel Décugis – collaborateur du Point – et François Bordes remontent le fil du désamour entre la police et la société dans le documentaire « La Police et Sarko« .
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D’abord les émeutes de Clichy-sous-Bois en 2005. « On est sortis perdants. Après, sur le terrain, plus rien n’a été comme avant« , confesse un policier -, puis celles de Villiers-le-Bel, où les vraies balles ont remplacé les armes de fortune, blessant plus de trente policiers. Pour la première fois, des flics « de base » témoignent, disent la peur, la fatigue, l’effarement surtout, face à un tel déchaînement de haine. Les mots sont forts, sans appel : un jour, ils basculeront. Comprendre : attention, un jour, ils répliqueront.

Le Point (Merci à Marbot)

Le Figaro et les musulmans

Dans son article consacré aux « réactions du monde politique«  à la suite du malaise de Nicolas Sarkozy, Le Figaro cite : Martine Aubry, Jack Lang, Michel Vauzelle, Bertrand Delanoë, Jacques Chirac, Xavier Bertrand, Patrick Devedjian, François Bayrou, Gordon Brown et… Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, qui a adressé «au nom des musulmans de France» ses «plus ardents souhaits et prières pour un prompt rétablissement» au président Nicolas Sarkozy. (source) (via SOS)