Le député centriste Yves Jégo propose une loi pour mettre fin aux triangulaires

Le député UDI Yves Jégo veut déposer une proposition de loi afin de modifier les scrutins pour que seuls les deux premiers candidats puissent participer à un second tour, déclare-t-il à Lexpress.fr, une proposition «contreproductive» selon un porte-parole de l’UDI.

«Je déposerai mi-avril une proposition de loi qui transpose le système présidentiel à toutes les élections françaises à deux tours [municipales, cantonales, régionales, législatives] : à l’issue du premier tour, seuls les deux candidats ou les deux listes qui arrivent en tête pourraient se maintenir au second tour», explique le délégué général de l’UDI. Il a précisé à l’AFP qu’il souhaitait ainsi «mettre fin aux triangulaires».

«Le FN, qui n’est pas un parti comme les autres, prospère et augmente ses scores en surfant sur les confusions créées au second tour par le maintien de nombreuses listes. Il faut donc plus de clarté républicaine», selon le député. (…)

Cette proposition s’est immédiatement attiré les foudres du porte-parole des députés UDI, Philippe Vigier, pour qui elle est «contreproductive» et «n’engage» qu’Yves Jégo. (…)

«Ce sera interprété comme du bidouillage, une tentative désespérée de changer les règles du jeu, de peur de ne pas être capable de remporter les combats dans les urnes», a-t-il poursuivi. «Je ne voterai pas cette proposition de loi et je suis persuadé que je ne serai pas le seul dans ce cas au groupe UDI», a déclaré Philippe Vigier.

Libération

HLM de la Côte d’Azur: une sale affaire au cœur du royaume Estrosi

Une enquête de la police judiciaire sur des pots-de-vin dans le milieu du BTP niçois pourrait s’orienter vers le premier bailleur social des Alpes-Maritimes, Côte d’Azur Habitat, présidé par Dominique Estrosi-Sassone, ex-femme et adjointe de Christian Estrosi, le maire UMP de Nice.

Tout a commencé par une simple enquête pour fraude fiscale. Une petite entreprise de bâtiment niçoise, Export travaux du sud (ETTS), basée à l’Ariane, un quartier défavorisé du nord de la ville, effectue des travaux de rénovation des appartements HLM de l’Office public de l’habitat de Nice et des Alpes-Maritimes Côte d’Azur Habitat. Elle brasse des sommes suspectes d’argent non déclaré. Elle emploie du personnel au noir, ne paie pas ses cotisations à l’Urssaf, multiplie les comptes bancaires éphémères… Le détournement est estimé à 2 millions d’euros.

En juin 2013, au terme d’un an et demi d’investigations discrètes, les enquêteurs de la police judiciaire de Nice arrêtent plusieurs personnes gravitant autour de cette société. Une instruction judiciaire est ouverte, confiée à Alain Chemama, le doyen des juges d’instruction du tribunal de Nice, qui procède à quatre mises en examen pour fraude fiscale, travail clandestin et usage de faux.

Dominique Estrosi-Sassone, présidente de l’Office HLM Côte d’Azur

Habitat.Dominique Estrosi-Sassone, présidente de l’Office HLM Côte d’Azur Habitat. © DR
L’affaire aurait pu en rester là, si les policiers n’avaient mis la main sur une clé USB très compromettante, lors d’une perquisition au domicile du patron de la société. Celui-ci s’est lui-même filmé, au moyen d’une mini-caméra cachée dans sa chaussure de sport, en train de remettre des enveloppes garnies de billets au responsable de Gagneraud, une grande entreprise de bâtiment dont il est le sous-traitant. L’enquête monte d’un cran.

En novembre 2013, la PJ procède à de nouvelles interpellations. Trois cadres de Gagneraud sont mis en examen et placés sous contrôle judiciaire. Cette entreprise familiale discrète est l’un des grands acteurs du BTP français, avec un chiffre d’affaires de 555 millions d’euros en 2012. Son président, Roger-François Gagneraud, se classe au 229e rang des grandes fortunes françaises selon l’hebdomadaire Challenges, qui estime la fortune familiale à 200 millions d’euros.

Les cadres sont soupçonnés d’avoir perçu des pots-de-vin de la part de plusieurs sous-traitants, à qui ils avaient confié des travaux de rénovation dans le parc HLM du quartier des Moulins, à Nice. Ils se seraient fait offrir des voyages au Mexique, aux États-Unis, à Cuba, et même une Porsche facturée comme camion-benne grâce à la complicité d’un loueur de véhicules !

Dès la parution du premier article de Nice Matin sur le coup de filet policier, le 20 novembre, Gagneraud fait appel à un communicant de crise, Jean de Belot, ancien directeur de la rédaction du Figaro, pour gérer les retombées médiatiques. Celui-ci explique que l’entreprise avait déjà pris les devants, suite à un audit interne, et licencié les trois cadres mis en examen.

Gagneraud s’est porté partie civile, tout en cherchant à minimiser la portée des détournements, estimant son préjudice à 200 000 € seulement. Objectif : créer un cordon sanitaire entre les salariés soupçonnés de corruption, le reste de la société… et l’office HLM. Car Gagneraud, qui a remporté de nombreux appels d’offres dans les Alpes-Maritimes (l’entreprise a notamment réalisé une partie des travaux du tramway) travaille beaucoup pour Côte d’Azur Habitat.

L’enquête, sur laquelle le parquet de Nice observe un mutisme absolu, pourrait logiquement s’orienter vers le premier bailleur social des Alpes-Maritimes. La cible est politiquement sensible, dans un domaine où la frontière entre la politique et l’affairisme est parfois poreuse, comme l’ont montré, dans le passé, les scandales des HLM de Paris et des Hauts-de-Seine. De Menton à Antibes, Côte d’Azur Habitat est incontournable : l’office possède 20 000 logements, dont 14 000 à Nice et gère un budget annuel de 258 millions d’euros. Le quartier des Moulins, où ont eu lieu les malversations présumées, construit dans les années 1970 à l’ouest de Nice, concentre des enjeux sociaux, économiques et politiques majeurs.

Dominique Estrosi-Sassone réfute tout clientélisme

En 2009, lorsqu’il était ministre de l’industrie, le maire (UMP) de Nice Christian Estrosi s’est démené pour obtenir les budgets de rénovation de ses 3 000 logements sociaux, tous propriété de Côte d’Azur Habitat, par le biais de l’agence nationale de rénovation urbaine (ANRU).

La rénovation des Moulins, dotée de 215 millions d’euros de crédits publics, s’est avérée très rentable politiquement. Fortement médiatisée, avec la destruction de plusieurs immeubles, elle a permis à Dominique Estrosi-Sassone d’être élue aux cantonales de mars 2011, dans ce canton détenu par la gauche depuis 14 ans. L’ex-épouse du maire de Nice, dont elle est l’une des adjointes, en plus du poste de présidente de Côte d’Azur Habitat qu’elle occupe depuis 2008, a fait de la politique de la ville sa spécialité, depuis ses premiers pas en politique, en 2001, comme adjointe au logement de l’ancien maire de Nice Jacques Peyrat.

Elle a notamment la haute main sur les attributions de logements, en tant que présidente de la commission d’attribution, qui se réunit deux fois par mois. C’est un poste de pouvoir clé, dans une ville aux loyers très élevés, où l’on manque cruellement de logements sociaux. En décembre 2011, un rapport de la Mission interministérielle d’inspection du logement social (Miilos) a sévèrement critiqué la procédure interne à l’office HLM : « Le règlement intérieur ne précise pas de critères objectifs d’attribution et ne met pas en place de processus rationnel de sélection des candidats. (…) Cela peut conduire à des attributions discrétionnaires. » Mais depuis la publication du rapport, rien n’a changé.

« Nous attendons le vote de la loi Duflot sur le logement », argumente Dominique Estrosi-Sassone, qui réfute toute accusation de clientélisme. « Nous recevons 8 000 demandes de logement par an et procédons à 1 200 attributions. Franchement, toutes les demandes se valent. Au final, le choix ne peut qu’être subjectif. » En ce qui concerne l’enquête judiciaire en cours, la présidente est tout aussi sereine. « Le marché passé avec Gagneraud est parfaitement légal. Côte d’Azur Habitat n’est en rien impliqué dans cette affaire. »

Le développement de l’enquête judiciaire pourrait cependant lui causer du souci. Un témoignage, recueilli par Mediapart, semble indiquer, en effet, que des agents de l’office HLM pourraient s’être, eux aussi, laissés aller à des comportements délictueux. Selon les déclarations de cet entrepreneur en bâtiment, qui tient à rester anonyme, par peur de représailles, un agent de Côte d’Azur Habitat aurait fait pression sur lui afin d’obtenir des avantages personnels, puis, devant son refus, aurait fait en sorte de l’écarter des appels d’offres.

Cathy Herbert, la directrice général de l’office, nommée en 2008 par Dominique Estrosi-Sassone, semble tomber des nues. « Rien ne nous permet de soupçonner une quelconque malversation de la part d’un de nos 560 salariés. L’office n’a eu jusqu’à présent aucun contact avec la police. Nous avons seulement été contactés par la direction des finances publiques afin de vérifier qu’ETTS était bien déclaré comme sous-traitant », explique-t-elle.

À l’intérieur de l’office HLM, pourtant, les langues commencent à se délier. Pourquoi la direction a-t-elle tout à coup décidé, en 2012, de permuter sept de ses huit chefs d’agence ? Fallait-il mettre fin à des dérives, en éloignant certains responsables de chefs d’entreprise dont ils seraient devenus trop proches ? « Pas du tout, rétorque Cathy Herbert. Il n’y a eu aucune mutation disciplinaire. Juste le besoin d’avoir un œil neuf dans les agences des quartiers les plus difficiles, notamment aux Moulins et à l’Ariane. » À la caserne Auvare, siège de la PJ niçoise, l’enquête est loin d’être close.

Mediapart

Le mystérieux pactole du Parti socialiste du Pas-de-Calais

Les enquêteurs s’interrogent sur l’origine des 278.000 euros retrouvés à la fédération lors de perquisitions.

Dans le Nord-Pas-de-Calais, les dérives des têtes de file du PS vont occuper au cours des mois prochains pas moins de trois juridictions, dont l’une des plus importantes de France.

Les policiers, qui enquêtent sous la direction du parquet de Lille, ont récemment mis à jour de nouveaux dysfonctionnements, visant notamment Jean-Pierre Kucheida, leader de fait de la fédération «62», la plus importante du Parti socialiste. [...]

Les dernières investigations policières ne corroborent en effet pas les conclusions de l’ancien ministre socialiste Alain Richard, missionné au printemps dernier par son parti pour analyser le fonctionnement de la fédération à la réputation ternie à la fois par Gérard Dalongeville et par les déclarations d’Arnaud Montebourg. Alors que le sénateur avait simplement signalé l’existence de 120.000 euros parvenus sous forme de liquidité dans les caisses de la fédération - fruit des cotisations selon l’élu, qui avait exclu l’hypothèse de la corruption -, les enquêteurs eux ont compté pas moins de 278.000 euros au total au 31 décembre 2011.

Au cours des perquisitions menées dans les locaux de la section PS de Liévin, ils ont également saisi des documents montrant que le parti avait lui-même mis la main à la poche pour la défense de Jean-Pierre Kucheida lors de sa mise en cause pour l’utilisation, a des fins personnelles, de la carte bancaire de la Soginorpa, un organisme gérant 62.000 logements sociaux dont il a longtemps assuré la présidence. Le député sortant et maire de Liévin devra répondre dès le mois d’avril, à Douai, en correctionnelle, des quelque 47.000 euros dépensés par lui sur cette carte en Corse, ou dans de grands restaurants, notamment. [...]

Pas-de-Calais Habitat a également fait preuve d’une générosité non conforme à ses statuts en prenant en charge des frais tels que 800 euros de chasse à l’œuf et 1 370 euros d’achats destinés à fêter Halloween pour une association de Lens, ou encore en investissant pas moins de 34.235 euros en places présidentielles pour le Racing Club de Lens, durant la saison 2008-2009. Gérard Dalongeville, qui jure à la veille de son procès qu’il ne tombera pas seul, finira peut-être par avoir raison.

Le Figaro

Mélenchon avoue avoir magouillé avec Hollande (vidéo)

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Dans une vidéo incroyable, Jean-Luc Mélenchon raconte sans rougir, comment il négociait avec Hollande les résultats d’élections internes socialistes. Une séquence édifiante, qui confirme la curieuse pratique de la démocratie par nos amis socialistes (Ségolène Royal peut en témoigner).

Au parti socialiste, les magouilles et résultats truqués sont si fréquents que les membres du parti racontent sereinement le déroulement des triches devant les caméras de télévision.

Ainsi, Jean-Luc Mélenchon raconte en pleurnichant comment François Hollande l’a arnaqué : ils s’étaient mis d’accord sur le score des élections internes (« Ben, on va s’arranger, comme on dit. Lui 85 moi 15. »).

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Magouilles : une auditrice en colère craque sur RMC

Le 21/07/2010 sur RMC, une auditrice craque en faisant part de son mécontentement sur la classe politqiue et parle des magouilles qui se comptent en milliards alors que les Français ont de moins en moins de travail et d’argent.

« Aujourd’hui le peuple français, il veut des réponses, il veut savoir où il va… « 

http://www.dailymotion.com/video/xe3wv4

(Merci à Jaime Horta)

Un détournement massif d’Aide Humanitaire par l’Algérie ?

Lu dans Valeurs Actuelles :

“À partir des rapports de l’Office européen de lutte antifraude (Olaf), l’Esisc vient ainsi de révéler un dossier “oublié” pour cause de relations sensibles avec l’Algérie : des détournements massifs de l’aide humanitaire internationale destinée aux réfugiés sahraouis des camps algériens de Tindouf. Ces documents démontrent une vaste manipulation de chiffres. Tout serait couvert par Alger et par le Front Polisario, qui revendique l’indépendance de l’ancien Sahara espagnol, rattaché au Maroc depuis 1976. L’un et l’autre refusent tout recensement de ces populations par l’Onu.

Analyse de l’Esisc : « Le refus du Polisario est principalement motivé par les profits illégaux que les dirigeants du Front séparatiste opèrent grâce à une surestimation du nombre de réfugiés et, par voie de conséquence, à une aide humanitaire plus importante. » Politiquement, l’Algérie ne tient pas au recensement (le dernier date de 1974). Financièrement non plus, parce que les trucages permettent des détournements massifs. « En 1978, l’Algérie parle de 5000 réfugiés… Dans les années1980, le Polisario revendique 300000personnes alors que certaines ONG acquises à sa cause avancent le chiffre ahurissant de 700000 réfugiés. Depuis le milieu des années 1990, tant le Polisario que les autorités algériennes estiment la population sahraouie des camps à 165000 personnes. » Pas dupes, le HCR et le Programme alimentaire mondial ont fixé ce chiffre à 90000 réfugiés en 2005. Il est sans doute de 40000 !”

Valeurs actuelles

(Merci à Chanteur)

Le PS à l’origine d’une nouvelle amnistie pour les politiques ?

Les socialistes vont-ils être à l’origine d’une nouvelle amnistie pour les politiques ? C’est un riverain de Rue89, fin connaisseur des arcanes de l’Assemblée nationale, qui a découvert le pot-aux-roses.

Le 16 septembre dernier, un amendement déposé « au nom du groupe socialiste » pourrait abroger l’article 7 du code électoral. Un drame ? Non, juste une amnistie déguisée…

Pour ceux qui auraient dormi en deuxième année de droit, l’article 7 du code électoral prive automatiquement de leur éligibilité les élus condamnées dans des affaires financières. Plus précisément, les élus condamnés pour :

  • corruption,
  • prise illégale d’intérêts,
  • violation des règles des marchés publics.

Malgré l’existence d’un débat juridique, à chaque fois que le cas se présente, cette disposition n’a jamais été remise en cause, notamment parce qu’elle se limite aux infractions économiques les plus graves.

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