Crise : Migrations, rien ne va plus !

Un article du Point sur les nouvelles formes de migrations apparaissant avec la crise : Européens émigrant clandestinement en Afrique, Sud-Américains prenant leur retraite en Europe, Chinois s’installant en Afrique…

Les choses changent. Les flux migratoires s’inversent. Ainsi, aux États-Unis, pour la première fois depuis la Grande Dépression, les clandestins ne rêvent plus de franchir le Rio Grande. Ils sont en effet aujourd’hui plus nombreux à quitter le sol américain qu’à y entrer. Impensable il y a quelques années encore… «C’est principalement le déclin de la demande de main-d’oeuvre, et non les restrictions imposées par les politiques migratoires, qui explique la chute de l’immigration pendant la crise», explique Angel Gurria, le secrétaire général de l’OCDE.

Mais est-ce la seule raison ? Le rêve américain ne s’écroulerait-il pas aussi ? Le constat est là : les migrations à destination des États-Unis ont chuté de 8 % en 2010. Tous pays confondus. Et plus largement, l’immigration permanente à destination des pays de l’OCDE a connu une baisse de 2,5 % en 2010. [….]

Les Africains immigrent désormais d’abord sur leur continent.[….] Les riches populations des pays en développement s’offrent désormais même une retraite tranquille en Europe, comme pouvaient le faire, il y a de cela quelques années, de riches Français, à Marrakech, par exemple. À l’instar de la capitale portugaise qui incarne à présent un petit coin de paradis pour de riches Brésiliens. Certains passent la moitié de l’année à São Polo pour affaires, mais ne supportent pas l’insécurité qui règne encore dans le pays. Ils se réfugient alors à Lisbonne, où la langue n’y est pas un obstacle. Encore fallait-il y penser.

Le Point

La « construction européenne » est une escroquerie

Tribune libre de Paysan Savoyard

Depuis cinquante ans, les Français – et les autres peuples européens avec eux – se voient présenter la construction européenne comme un nouvel horizon, lointain certes, mais tendanciellement radieux. La nécessité de poursuivre et d’approfondir l’union européenne initiée en 1957 est dès lors affichée comme une évidence. Nous ne partageons pas ce sentiment de communion européiste : la construction européenne nous paraît constituer une escroquerie.

Le discours des européistes met en avant trois arguments majeurs :

« L’Europe c’est la paix ». La construction européenne serait la source première de la paix régnant depuis cinq décennies entre des pays européens qui ne cessaient jusqu’alors de se combattre. Dès lors, selon ses promoteurs, la poursuite de la construction européenne serait la garantie et la condition du maintien de la paix en Europe.

« L’Europe c’est la prospérité ». Dès l’origine le marché commun a été décrit comme un gage de développement économique. Dans les années 80, la relance de la construction européenne, qui s’est traduite par l’achèvement du marché intérieur et la mise en œuvre d’une union monétaire, a été présentée par les dirigeants, notamment le président de la Commission, Jacques Delors, comme une source importante de richesse et de création d’emplois.

« L’Europe c’est la solidarité et l’union entre des peuples qui partagent les mêmes valeurs : démocratie, égalité, liberté ». C’est au nom de la promotion de ces valeurs communes que l’accueil au sein de l’Union des pays libérés de la dictature a été proclamé comme une nécessité morale. C’est pour les garantir que les européens doivent, nous dit-on, renforcer leurs liens et se diriger progressivement vers une union politique.

Brassant les bons sentiments, les idéaux et les objectifs louables, le discours des européistes est en réalité un bluff, un mensonge, une escroquerie. »

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Portugal : Affrontements entre Capverdiens et Angolais près de Lisbonne (+vidéo)

Confrontation violente entre des Angolais et des Capverdiens dans la ville de Trafaria (proche de Lisbonne). Les deux communautés partageant le quartier du « Torrão » se sont opposées : coups de fusil, voitures brûlées, maisons vandalisées… Les forces de police et pompiers ont été reçues par des jets de pierres. Un Angolais a été blessé par balle et deux maisons de Capverdiens ont été vandalisées.

Jornal de Noticias

(merci à Zébulon, Jaime Horta et Jazzman)

Lisbonne : La délégation géorgienne s’offre 80 prostituées au sommet de l’Otan

L’ambiance n’a pas été studieuse pour tout le monde au sommet de l’OTAN qui s’est tenu le week-end dernier à Lisbonne, à en croire le Correio da Manhã (principal quotidien portugais), qui rapporte que la délégation géorgienne se serait offert les services de pas moins de 80 prostituées.

Si certains membres de la délégation arménienne se seraient joints à leurs homologues géorgiens, la délégation française et Nicolas Sarkozy lui-même, logés dans le même hôtel, auraient en revanche accueilli fraîchement les fêtards : les Français se serait plaints du bruit causé par leurs voisins, mettant fin à leurs ébats.

Nouvel Obs

(Merci à gauloispowaaa)

Après la Grèce, l’Espagne inquiète les marchés financiers

Les craintes sur l’Espagne font chuter les Bourses internationales et l’euro. A Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 3,64%, son plus bas niveau depuis 2 mois. Les rumeurs de dégradation de la note de l’Espagne continuent d’inquiéter les marchés. Mais, outre une crise économique, l’Espagne vit aussi une crise morale.

L’UE et le FMI viennent tout juste de débloquer une aide financière à la Grèce et voilà que les marchés s’affolent à nouveau. L’Espagne est cette fois-ci dans leur collimateur.

Des rumeurs selon lesquelles d’autres agences de notation allaient dégrader la note de l’Espagne et selon lesquelles Madrid pourrait demander une aide financière colossale au FMI continuent de faire tanguer les marchés financiers. Moody’s et Fitch ont pourtant assuré mardi que cette dernière restait pour l’instant la plus élevée possible, le fameux triple AAA.

La semaine dernière, l’agence de notation Standard and Poor’s, a dégradé la note de la dette à long terme de l’Espagne. Leurs spécialistes estiment que la croissance morose du pays risque d’empêcher le gouvernement de réduire des déficits qui ont explosé à 11,2% du PIB en 2009.

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Après la Grèce, le Portugal… le scénario de contagion est en marche

Après la Grèce, le Portugal est-il en passe de devenir le nouveau « maillon faible de l’Europe ? » L’agence de notation financière Fitch a annoncé, mercredi 24 mars, qu’elle abaissait d’un cran la note de la dette à long terme du Portugal, de « AA » à « AA-« , faisant part de ses inquiétudes sur les déficits et la solvabilité du pays. Jeudi, en fin de matinée, la Bourse de Lisbonne a plongé de plus de 2,2 %.

Ce changement de notation, qui survient à la veille du débat au Parlement portugais du programme de stabilité et de croissance du pays, « montre que le scénario de contagion en Europe, que l’on a beaucoup évoqué ces derniers mois, est en train de se matérialiser », souligne Marie de Vergès, du service Économie du « Monde, » qui explique les fondements de cette décision et les conséquences qu’elle peut avoir. (Cliquez ici pour écouter son analyse.)

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L’Europe de Maastricht et Lisbonne à bout de souffle

Depuis quelques semaines, l’Europe est sous le feu de la rampe, mais rarement de manière très positive. Refus de Barack Obama de participer à un sommet européen, crise économique et financière. Le vieux Continent va mal. La faute à une construction européenne mal conçue.

Au début des années 90, on nous avait vendu la monnaie unique comme un moyen pour les européens de retrouver une forme de souveraineté monétaire face au dollar, d’avoir une croissance plus forte. Les dix dernières années montrent bien que l’euro est un très lourd boulet accroché aux pieds des économies européennes.

Les crises irlandaises, espagnoles ou grecques, montrent que la bonne croissance de ces pays pendant les années 2000 ne reposait que sur une bulle, qu’ils paient bien cher aujourd’hui, puisque le PIB de l’Irlande a baissé de 10% en deux ans, que le chômage atteint 20% en Espagne et que la Grèce est aujourd’hui soumise à un plan d’austérité draconien. Bref, au final, personne n’a vraiment profité de l’euro et chaque jour qui passe le démontre, de manière de plus en plus claire.

Mais l’échec économique européen est complété par un échec institutionnel patent. Là encore, on nous avait vendu le Traité Constitutionnel Européen, puis le traité de Lisbonne, comme des moyens, pour l’Europe, de fonctionner de manière plus efficace. Las, même Daniel Cohn-Bendit finit par dénoncer le fonctionnement de l’Union Européenne.

2010 sera peut-être le début de la fin, pour cette Union Européenne d’inspiration fédéraliste et néolibérale. Son échec patent, sur tous les fronts, pourrait bien encourager les peuples à soutenir les partisans d’une autre Europe, plus respectueuse des peuples.

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Traité de Lisbonne – Article 61

L’Union développe une politique visant à assurer l’absence de tout contrôle des personnes, quelle que soit leur nationalité, 
lorsqu’elles franchissent les frontières intérieures

L’Union oeuvre pour assurer un niveau élevé de sécurité par des mesures de prévention de la criminalité, du racisme** et de la xénophobie** ainsi que de lutte contre ceux-ci (Texte intégral du traité)

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** Remarquer que ces termes ne sont pas définis

L’UE prépare la mise en œuvre du traité de Lisbonne

Après la large victoire du oui en Irlande (67,13 %, contre 38,87 % pour le non), le président de l’Union européenne, Fredrik Reinfeldt, a appelé à « accélérer » la mise en œuvre du traité de Lisbonne. Mais, en raison de la résistance du chef de l’Etat tchèque, Vaclav Klaus, le premier ministre suédois va devoir inviter chefs d’Etat et de gouvernement à la patience : il est désormais clair, à ses yeux, que le traité n’entrera pas en vigueur le 1er novembre.

Contesté à gauche, poussé par Londres, le nom de Tony Blair continue de circuler pour le premier poste. Mais certains gouvernements sont à la recherche d’une alternative moins en vue, comme les premiers ministres néerlandais Jan Peter Balkenende ou belge Herman Van Rompuy.

Le nouveau traité élargit les pouvoirs du Parlement européen dans le domaine budgétaire : les eurodéputés vont désormais partager l’autorité budgétaire, à égalité avec le Conseil. « C’est le Parlement qui aura désormais le dernier mot », veut croire Alain Lamassoure, président de la commission, plus que jamais stratégique, du budget au sein de l’Hémicycle. Un point de vue qui n’est pas du goût du Conseil, et de toutes les capitales.

La mise en place du service diplomatique commun, sous l’autorité d’un haut représentant vice-président de la Commission, ne sera pas plus simple. Interrompues à plusieurs reprises, au fil des déboires du futur traité, les discussions s’avèrent rugueuses. Le champ de compétence du service est très débattu : l’exécutif européen entend préserver la haute main sur certaines de ses compétences, comme le commerce, la politique de voisinage, ou l’élargissement, mais il pourrait céder l’aide au développement.

Le premier président européen risque, dans ces conditions, d’être un tigre de papier face au président de la Commission, du haut représentant, et des capitales. « Les luttes de pouvoir risquent d’être incessantes », craint un haut fonctionnaire: « Si le président veut s’imposer, il aura tendance à court-circuiter toute la machine communautaire, en négociant directement avec les chefs d’Etat et de gouvernement. » Source

Portugal : émeutes ethniques à Setubal

Au Portugal, une douzaine d’individus ont été interpelés dans la banlieue de Lisbonne. Ils sont suspectés d’avoir pris part aux émeutes qui agitent depuis trois jours la commune de Setubal au sud de la capitale.

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Ces émeutes ont débuté lorsque des jeunes d’une cité de banlieue se sont rassemblés devant un poste de police. Ils protestaient contre la mort, quelques jours plus tôt, de l’un de leurs amis au cours d’une poursuite policière à la suite d’un cambriolage d’un distributeur de billets. Ses amis se sont rassemblés pour un hommage devant le commissariat, et c’est là que les heurts ont commencé. (source 1 - 2)

Portugal : Imigração? Não!

Un mouton blanc qui expulse des moutons noirs. La campagne d’affichage de l’Union démocratique du centre lors des élections parlementaires suisses d’octobre 2007 a fait des émules au Portugal.

Depuis le 1er octobre, le Parti national rénovateur (PNR), un mouvement hélas marginal (0,1 % aux législatives de 2005) a fait placarder un panneau publicitaire dans le centre-ville de Lisbonne avec pour slogan « Non à l’immigration », rapporte le quotidien Diário de Notícias. On retrouve un mouton blanc expulsant du Portugal les six « cancers » du pays sous les traits de moutons noirs, « criminalité, chômage, bas salaires, multiculturalisme, frontières ouvertes et assistanat ». (via Courrier international)