Apple a plus de liquidités que les USA !

Voilà une nouvelle qui est un peu passée inaperçue, et qui pourtant pourrait faire froid dans le dos. A l’heure où les Etats-Unis viennent d’éviter de justesse (mais à quel prix ?) le défaut de paiement, nous apprenons qu’Apple bénéficie d’une trésorerie de 75.8 milliards de dollars, contre un peu plus de 73 milliards pour Washington ! Précisons que cette dernière somme représente ce que peuvent encore dépenser les USA – première puissance mondiale est-il besoin de le rappeler – avant d’atteindre le plafond de la dette fixée par les parlementaires. (…)

Pour Laurie Simon Hodrick, professeur à l’université de Columbia, « l’une des raisons qui expliquent pourquoi les entreprises mettent autant d’argent de côté est qu’elles souhaitent se mettre à l’abri face à une situation économique incertaine. Tant que la menace d’un défaut de paiement de l’Etat américain persistera, les entreprises américaines auront intérêt à s’autofinancer. » (…)

EreNumérique

Les banques européennes se préparent au choc de liquidité

Le 1er juillet, les banques devront rembourser 442 milliards d’euros d’aide exceptionnelle accordée par la BCE, il y a un an. Les établissements financiers ont pris de l’avance dans leur programme de refinancement, mais tous ne sont pas dans la même position. A l’accès à la liquidité s’ajoutent les tensions sur le coût et ses répercussions sur le crédit.

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Absorber le choc de liquidité. Dans à peine plus de deux semaines, le 1er juillet, les établissements financiers du Vieux Continent devront rembourser à la Banque centrale européenne (BCE) 442 milliards d’euros pour sortir de la facilité de financement exceptionnelle qu’elle leur a accordée un an plus tôt. Et ce, alors que l’accès à la liquidité reste tendu, en dépit des quelques émissions obligataires réalisées la semaine dernière.

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Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Depuis huit semaines, la crise de l’État grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro. Les deux sont exagérés.

Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas, la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe : l’excès d’argent qui est parti des États-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’État en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps.

Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des États risquant la faillite.

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« Comment la Presse-Pravda prend des vessies pour des lanternes »

Une tribune libre de Patrick Reymond

Il y a une définition de base en économie, c’est celle du patrimoine : l’ensemble des biens et créances possédés, diminués des dettes. Jusque-là, tout va bien, mais il faut affiner le réglage. En effet, un bien possédé n’a de valeur qu’au moment de sa réalisation, une créance a toujours un caractère incertain. Par contre, la dette a une autre caractéristique : elle est certaine.

Un article est paru dans Le Figaro : « Le patrimoine des français augmente de 0,6 % à 10.200 milliards d’euros.«  Ce patrimoine est composé aux 2/3 d’immobilier, soit 6.800 milliards.

En réalité, cette valeur est largement fictive et d’un renouvellement très lent. Elle est fictive, car même en période de bulle immobilière, on n’a pas atteint les 900.000 ventes en France, pour 30 millions de logements. On atteindra sans doute à peine les 600.000 cette année et moins encore l’année prochaine. Le taux de rotation des biens, avec le recul des transactions, est passé de 35 à 50 ans. Le reste, 3.400 milliards d’euros, ce sont des placements financiers, en grande partie en assurance-vie.

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