Voilà une nouvelle qui est un peu passée inaperçue, et qui pourtant pourrait faire froid dans le dos. A l’heure où les Etats-Unis viennent d’éviter de justesse (mais à quel prix ?) le défaut de paiement, nous apprenons qu’Apple bénéficie d’une trésorerie de 75.8 milliards de dollars, contre un peu plus de 73 milliards pour Washington ! Précisons que cette dernière somme représente ce que peuvent encore dépenser les USA – première puissance mondiale est-il besoin de le rappeler – avant d’atteindre le plafond de la dette fixée par les parlementaires. (…)
Pour Laurie Simon Hodrick, professeur à l’université de Columbia, « l’une des raisons qui expliquent pourquoi les entreprises mettent autant d’argent de côté est qu’elles souhaitent se mettre à l’abri face à une situation économique incertaine. Tant que la menace d’un défaut de paiement de l’Etat américain persistera, les entreprises américaines auront intérêt à s’autofinancer. » (…)


En réalité, cette valeur est largement fictive et d’un renouvellement très lent. Elle est fictive, car même en période de bulle immobilière, on n’a pas atteint les 900.000 ventes en France, pour 30 millions de logements. On atteindra sans doute à peine les 600.000 cette année et moins encore l’année prochaine. Le taux de rotation des biens, avec le recul des transactions, est passé de 35 à 50 ans. Le reste, 3.400 milliards d’euros, ce sont des placements financiers, en grande partie en assurance-vie.