LDH : « A notre sens, la bête immonde est de retour »

“Il y a eu ces derniers mois dans notre région, des formes diverses de racisme et de violences : l’agression d’Aigues-Mortes pour laquelle le maire Cédric Bonato est resté bien discret lorsqu’il s’est agi de stigmatiser des faits s’étant déroulés dans sa commune, les insultes racistes du Caylar, les saluts nazis de la fête de Mauguio… ou, encore, les incidents graves à Sumène, avec des militants de la Ligue du Midi.

A notre sens, la bête immonde est de retour et il nous faut être vigilants. Il n’est pas question de hurler avec les loups, mais il n’est pas pour autant question de se taire et laisser faire. Ce serait coupable de rester muet. Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit”.

C’est en ces termes qu’Alain Doudiès, président de la section de la Ligue des Droits de l’Homme de Nîmes, a commenté, hier matin, à la faveur d’un point de presse, la volonté de son mouvement  ”d’apporter sa contribution dans la bataille des idées”. Avec plus de vigueur et de détermination encore lorsqu’il s’agit de condamner les idées véhiculées par l’extrême droite, ainsi que dérives racistes inacceptables : “Il faut dissiper les fantasmes, rompre avec les idées reçues, dépassionner la réflexion et engager un débat démocratique serein”. (…)

Objectif Gard

Immigration : la LDH écrit à Manuel Valls

La Ligue des Droits de l’Homme demande au gouvernement de changer de cap en matière d’immigration, faisant état d’une « désapprobation grandissante » face au traitement réservé aux sans papiers, dans une lettre à Manuel Valls rendue publique aujourd’hui. [...]

Les mobilisations de travailleurs sans-papiers avaient permis d’ »arracher » de 11 à 12.000 régularisations par an « à un gouvernement dont l’aménité vis-à-vis des immigrés clandestins n’était pas établie ». [...]

Le Figaro

Huit organisations insistent sur les contrôles d’identité

Huit organisations du monde judiciaire et de défense des droits de l’homme ont appelé vendredi François Hollande et son Premier ministre Jean-Marc Ayrault à respecter ce qui était selon elles un engagement de mieux encadrer les contrôles de police. Cet appel est publié au lendemain des déclarations de Jean-Marc Ayrault estimant sur France 2 que l’éventualité d’imposer aux policiers la délivrance d’un reçu écrit pour tout contrôle n’était «pas la bonne réponse».

«Ce faisant, M. Ayrault fait une marche arrière très regrettable alors qu’il s’était personnellement engagé, au moment des élections législatives, à faire respecter l’engagement du président de la République», dit l’appel.

Le groupe, composé du Syndicat de la magistrature (gauche), de la Ligue des droits de l’homme, du Syndicat des avocats de France, de Human Rights Watch et de quatre organisations de défense des immigrés juge la délivrance d’un reçu «parfaitement réaliste et de nature à améliorer l’efficacité des forces de l’ordre». (…)

20 minutes

« On leur dit, c’est idiot d’être raciste »

« Mohamed Yousfi, le responsable de l’antenne limouxine de la Ligue des Droits de l’Homme, m’a demandé s’il était possible que des élèves de Première STSS (sciences et techniques de la santé et du social) préparent une exposition consacrée aux Droits de l’Homme et de l’Enfant. J’ai accepté ». (…)

 

(…) Ils en ont profité pour s’exprimer sur ce thème des Droits de l’Homme. Marine, Mallaury, Jessica, Myriam, Anaïs… ont parlé.

« Le racisme ? Ça monte » a confié l’une d’elles.

Le drame de Toulouse était évidemment dans toutes les mémoires. « Si j’ai été étonnée ? Non. Choquée ? Oui. C’est dégueulasse de s’en prendre à des enfants ».

À la question : des élèves du lycée sont-ils racistes ? La réponse a été nette : « Oh, oui ! On leur dit que c’est idiot et nul d’être raciste mais ils sont butés. À mon avis, leurs parents les éduquent mal, ou les entretiennent dans ce rejet de l’autre ».

Une autre adolescente ajoute :

« Les élèves racistes sont essentiellement des garçons.

En fait, il y en a qui ne le sont peut-être pas mais pris dans le groupe, et pour faire comme les autres, ils tiennent des propos racistes ».

Les adolescentes regrettent évidemment l’attitude rejet qu’elles constatent au jour le jour, ou presque :

« On le voit, il y a des élèves qui en évitent d’autres et on se doute bien pourquoi. Nous, on ne fait pas de différences. La couleur de peau n’a pas d’importance ».

Midi Libre

Nantes (44) : Les policiers seront jugés en correctionnelle

Justice. Un ado dit avoir été giflé par deux policiers. Ils devaient être jugés hier en plaider coupable. Refus du juge. En mai, l’audience sera donc publique.

En mai 2011, un adolescent de 17 ans dépose plainte. Il affirme avoir reçu trois violentes claques au visage par deux policiers, en rentrant d’un apéro Facebook, à Saint-Sébastien-sur-Loire. Avec des copains en goguette, ils jouaient avec des poubelles et des rondins de bois… (…)

Hier, le juge a refusé d’homologuer la peine d’amende (800 €) proposée par le procureur et acceptée par les policiers. Eu égard aux faits et à la fonction des suspects, le magistrat préfère les renvoyer devant un tribunal correctionnel.

Les avocats de l’adolescent s’en félicitent. « Le président souhaite que ce dossier soit traité en audience publique, et pas mis sous le tapis, considère Anne Bouillon. Les faits sont graves. Ce jeune n’a commis aucune infraction. Ces violences policières sont injustifiées et injustifiables. » La Ligue des droits de l’homme s’est constituée partie civile.

(…) Ce n’est pas la première fois que des policiers doivent être jugés en plaider coupable et qu’ils se retrouvent finalement devant un tribunal correctionnel. Colère du syndicat de police Alliance : « On est scandalisés, outrés, s’emporte Arnaud Bernard. Il n’y a pas de médiation possible quand on est fonctionnaire de police. Les fonctionnaires ont-ils les mêmes droits que monsieur tout le monde ? »

A Bordeaux, plus de 160 personnes ont manifesté contre l’extrême-droite

Environ 500 personnes selon les organisateurs, 160 selon la police, ont manifesté samedi après-midi à Bordeaux à l’appel de plusieurs partis et associations de gauche pour protester contre le Front national et l’extrême droite.

« Nous dénonçons la banalisation de l’extrême droite qui se traduit à Bordeaux par l’ouverture la semaine prochaine d’un local par le Bloc identitaire », a expliqué Laurent Delage, militant NPA.

« Je refuse qu’on laisse cette frange radicale d’extrême droite avoir pignon sur rue », a expliqué Marie Bové, conseillère régionale EELV.

NPA, MJS 33, EELV, Unef, SUD étudiant, SOS Racisme, Ligue des droits de l’homme de la Gironde, qui appelaient à la manifestation, entendaient également dénoncer, selon leur communiqué, la venue dimanche à Bordeaux de la candidate FN à la présidentielle, Marine Le Pen, qui tiendra un meeting.

TF1 News

« Refuser le droit de vote des étrangers, ça renvoie ces derniers au communautarisme et à la violence » (Dubois/RMC)

Dans Carrément Brunet, Eric Brunet s’intéresse au droit de vote des étrangers. Avec Pouria Amirshahi (PS), Jean-Pierre Dubois (LDH) et Eric Raoult (UMP).

Ça fait 20 ans qu’on a des candidats allemands ou suédois, je n’ai pas l’impression qu’un communautarisme suédois ou allemand se développe. » Jean-Pierre Dubois

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Emission complète :

« L’imam de Vesoul, une moindre menace »

Selon les prédictions des autorités, la mobilisation s’est progressivement tarie. Au fil des semaines, en cet hiver 2008, les rues de Vesoul, un temps noircies chaque samedi après-midi par plusieurs centaines de personnes là pour dénoncer l’expulsion de l’imam de la ville, ont recouvré leur physionomie habituelle.

Pourtant, les faits reprochés à ce dernier, à l’époque commerçant dans le quartier populaire du Montmarin, en France depuis plus de vingt ans, s’avèrent particulièrement graves. Suffisamment en tout cas pour justifier, aux yeux du ministère de l’Intérieur, l’arrêté d’expulsion mis en œuvre le 9 janvier 2008, renvoyant le religieux dans son pays d’origine, le Tchad.

« Abakar Mahamat Zene propage une idéologie soutenant le djihad armé et incitant à la haine raciale contre le monde occidental et les juifs, idéologie à laquelle une partie de la jeunesse musulmane de Vesoul se montre très réceptive », selon la direction centrale des renseignements généraux. Pire, le théologien tchadien titulaire d’une carte de séjour valable jusqu’à fin 2011 et organisateur de pèlerinages à la Mecque, « contribue ainsi à poser les bases idéologiques nécessaires à la constitution de groupes à caractère terroriste ». (…)

Beaucoup d’habitués de la mosquée, à l’image du président de l’association franco-musulmane, affirment n’avoir jamais entendu de tels propos. Dénonçant un « complot » ourdi par des détracteurs d’Abakar Zene, par ailleurs soutenu par des prêtres catholiques louant son ouverture d’esprit, dans la course à la fonction d’imam.

Reste que, comme le martèle la Ligue des droits de l’homme, partie prenante dans le dossier, « quand bien même ces propos auraient été tenus, cela relève de la liberté d’expression ». En première instance, la justice administrative n’avait pas retenu cette idée. En appel, devant la cour de Paris, le rapporteur public ne semble pas avoir perçu d’appel à la haine raciale, ni d’actes de provocation. Il a requis l’annulation de l’arrêté d’expulsion et la condamnation de l’État à délivrer un titre de séjour à Abakar Zene, qui vit aujourd’hui d’expédients en provenance de ses fidèles amis vésuliens. Le jugement, mis en délibéré, suit généralement l’avis du rapporteur. Si tel était le cas, le ministre de l’Intérieur pourrait saisir le conseil d’État.

Est Républicain

Merci à heimdall