Regards de Femmes attaque la Licra pour propos diffamatoires

Mardi 14 mai, à 14h, le tribunal de grande instance de Lyon jugera la plainte déposée par l’association représentée par Me Forestier contre la Licra, pour “paroles calomnieuses”.

Regards de Femmes, association d’aide au respect des droits des femmes, reproche au directeur de la publication Licra infos, Roger Benguigui, d’avoir tenu des propos diffamatoires à son encontre dans le préambule d’un dossier sur les actions de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) contre l’extrême droite à Lyon, publié en janvier 2012.

La présidente de Regards de Femmes, Michèle Vianès, cite notamment les termes “raciste”“xénophobe” et “révisionniste” qualifiant l’association dans ce texte. Celui-ci affirmait même, précise-t-elle, que l’association lyonnaise “cache derrière un discours anti-musulmans un renouveau du racisme anti-arabe”. Des propos qu’elle estime diffamatoires. (…)

Lyon Capitale

Le racisme « anti-blanc » devant la justice (MàJ)

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

25/04/13

Un homme est jugé vendredi à Paris pour une agression accompagnée d’insultes racistes en 2010.

LE CONTEXTE. C’est un procès inhabituel, dérangeant pour certains, qui se tient vendredi devant la treizième chambre du tribunal correctionnel de Paris. Celui d’une agression raciste commise en septembre 2010 qui, ne vise pas, comme souvent, une personne issue d’une minorité, mais un homme insulté de « sale blanc ». La justice a décidé de poursuivre le seul agresseur identifié avec la circonstance aggravante d’insultes racistes. L’audience, qui devait avoir lieu en octobre dernier, avait été renvoyée car le contexte était trop tendu, un mois après la polémique lancée par l’affaire des « pains au chocolats » de Jean François Copé.

Une cigarette refusée. Les faits se sont déroulés dans le métro parisien, tôt le matin, à la station gare du Nord. Un homme refuse de donner une cigarette que lui demandent deux jeunes. La situation dégénère et les agresseurs commencent par insulter le récalcitrant de « sale blanc, sale Français », avant de le frapper à coups de tessons de bouteille. La victime est sérieusement blessée au cours de cette scène de violence qui pourrait sembler banale. Mais pour la justice, il s’agit bien là d’une agression raciste.

La LICRA soutient la victime.

Le concept de racisme « anti-blanc » fait polémique. Mais, pour la première fois dans ce type d’affaire, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) a décidé de se positionner aux côtés de la victime. « Sale blanc, sale Français, c’est quelque chose qui n’est pas acceptable dans la société française », explique au micro d’Europe 1 le président de la LICRA, Alain Jacubowicz.  » Je crois qu’il est naturel qu’une association antiraciste soit aux côtés des victimes d’actes de racisme », poursuit-il.

L’avocat souligne cependant que « fort heureusement », « lorsque l’on est blanc et français, on n’est pas discriminé en France ».

« Pour autant on ne peut pas ignorer ces faits qui, malheureusement, sont de plus en nombreux », précise-t-il enfin.

(…) Europe1.Fr


Alain Jakubowicz (Licra) : «L’universalisme et le rejet de tout communautarisme sont les clés de notre combat»

Les 7 réponses d’Alain Jakubowicz, Président de la Licra, pour une nouvelle donne contre les nouvelles formes de racisme et d’antisémitisme : «antisémitisme des cités», «islamisme raciste», «antisionitémitisme» …

En ce début de 21e siècle, en France, 6,4 millions de voix se sont portées lors des dernières élections présidentielles sur la candidate d’un parti créé par d’anciens collaborateurs, racistes et antisémites. 69% de nos concitoyens estiment qu’il y a trop d’étrangers en France et 73% pensent que les immigrés viennent chez nous pour profiter de la protection sociale. […]

Il existe des endroits en France où l’on désigne à de jeunes désœuvrés qui se sentent, à tort ou à raison, laissés pour compte de la société ceux qui seraient les responsables de leurs malheurs. Ces responsables, ce seraient les «Français», les «blancs», les «fromages», cibles de ce qu’il est désormais convenu d’appeler le racisme anti-blanc. […]

Réponse n°1 : l’universalisme et le rejet de tout communautarisme sont les clés de notre combat. Je refuse de laisser le combat contre l’intégrisme aux extrêmes. On ne demande pas aux pyromanes d’éteindre les incendies. […]

Réponse n°2 : […] Pour combattre l’islamisme, il faut combattre le racisme sous toutes ses formes et soutenir les tenants d’un islam éclairé, d’un islam des Lumières, d’un islam qui ne soit pas un «islam en France» mais un «islam de France». […]

Réponse n° 6 : Internet et les réseaux sociaux sont des champs de bataille prioritaires, où il faut contrer l’extrémisme anonyme, xénophobe, raciste et antisémite. […]

Crif/ The Huffington Post

En direct du congrès de la LICRA

Le 47e Congrès national de la Licra aura lieu les 23 et 24 mars prochains à Paris. Il sera l’occasion de dresser un bilan de l’activité de la Licra au cours des trois dernières années et de présenter les projets des années à venir, marquées par l’enjeu d’une Nouvelle Donne contre le racisme et l’antisémitisme.

Licra



Lire la suite

Alain Jakubowicz et le racisme anti-Blancs

À l’occasion du congrès de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), ce week-end à Paris, retour sur un débat qui a suscité de nombreuses critiques et incompréhensions vis-à-vis de son président, Alain Jakubowicz.

Difficile de se faire comprendre ! Alain Jakubowicz passe pour le chantre de la lutte contre le racisme anti-Blancs, alors que sa position est plus complexe. Candidat à sa propre succession à la présidence de la Licra (l’élection a lieu ce week-end, 23-24 mars), l’avocat lyonnais a notamment été échaudé par le journal Le Monde (édition du 26 octobre 2012) : une citation lui fait dire que le congrès serait “entièrement” dédié à ce thème polémique. Dès la parution de l’article, il rectifie sur Twitter, assurant que ce ne serait “évidemment pas le cas”. Depuis, il n’est plus intervenu sur le sujet ou alors en direct.

La “nouvelle donne” de l’antiracisme

Mais le mal est fait : à l’heure où nous écrivons ces lignes, Wikipédia affirme que la Licra prévoit de “consacrer son congrès annuel de mars 2013 à ce thème”.
À la décharge des auteurs, la profession de foi d’Alain Jakubowicz comme candidat peut donner cette impression. C’est la “nouvelle donne” de l’antiracisme qui sera le thème du 47e congrès, écrivait-il en novembre 2012. Or, en quoi consiste-t-elle ?

“Ma génération a été élevée dans une culture de l’antiracisme qui ne correspond plus à la réalité d’aujourd’hui, explique-t-il. Pour nous, le Noir, l’Arabe, le musulman, le Juif étaient consubstantiellement des victimes, et le raciste était nécessairement de droite, blanc et chrétien.” 

Alain Jakubowicz assure que ces stéréotypes ont “volé en éclats” et que le racisme se retrouve désormais dans toutes les catégories de la population. En clair : après des années de dénégation, les associations antiracistes feraient bien de reconnaître l’existence de ce racisme anti-Blancs. (…)

Lyon capitale

Les publicités dans la revue de la LICRA

La LICRA a comme organe interne la revue « Le Droit de Vivre ». Dans cette revue à la diffusion très confidentielle, des publicités pour diverses mairies et collectivités locales, pour France Télévisions, pour Air France, EDF… Moyen déguisé pour financer cette association ?
Quoi qu’il en soit y figure aussi une publicité pour l’ORT (Page 7), un réseau d’école à vocation très identitaire :

Notre enseignement prend en compte la dimension juive de notre institution. L’enseignement des matières juives (Histoire et Culture), la pensée juive et le travail de Mémoire s’intègrent parfaitement dans l’organisation pédagogique de nos écoles. Ils contribuent à construire des repères identitaires tout en respectant la diversité culturelle et cultuelle de tous les élèves.
ORT

LICRA : «Nous avons été élevés avec l’idée que les racistes et les antisémites étaient blancs, chrétiens et de droite»

La nouvelle donne : c’est ainsi qu’Alain Jakubowicz, président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) nomme les nouveaux combats de l’anti- racisme d’aujourd’hui. Nouvelles technologies, internationalisation, racisme anti-blanc ont reconfiguré le racisme ordinaire. La Licra veut s’adapter.

«C’est l’adaptation du combat antiraciste à l’évolution de la société. Les temps ont changé, les acteurs et les vecteurs ne sont plus les mêmes : nous ne sommes plus dans le monde qui a vu la montée du FN et la marche des Beurs». Il ajoute «Aujourd’hui nous devons combattre un antisémitisme lié à l’importation du conflit du Moyen-Orient se dissimulant sous le faux nez de l’antisionisme. Tout cela doit être pris en compte par les militants de l’antiracisme ».

Pour le président de la Licra, le combat antiraciste post-Seconde guerre mondiale, post-colonial, postmai 68 n’est plus actuel. «Nous avons été élevés avec l’idée que les minorités étaient consubstantiellement victimes et que les racistes et les antisémites étaient blancs, chrétiens et de droite. Tout ça a complètement explosé» dixit Jakubowicz, qui ajoute : «Aujourd’hui le racisme et l’antisémitisme sévissent à droite et gauche, à l’extrême droite et à l’extrême gauche. Le racisme n’a ni couleur de peau, ni religion».

Le vocable de racisme anti-blanc n’est pas adapté, presque impropre selon Alain Jakubowicz. «On travaille à trouver le bon terme» dit-il.

«On ne peut néanmoins ignorer que ce racisme anti-blanc n’a pas les mêmes conséquences que le racisme subi par les minorités«» précise-t-il. «Car il n’entraîne pas de discriminations, que cela soit pour accéder à un travail, à un logement, ou entrer en boîte de nuit. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas le prendre en compte ajoute-t-il, car les victimes, elles, portent les mêmes blessures». […]

Licra/Actualités Juives