Nîmes (30) : l’école, une arme pour combattre le racisme

Dans le cadre de la Semaine de l’éducation contre le racisme, les établissements scolaires sont associés à la manifestation.

Parler de la laïcité nécessite de la pédagogie. C’est en ces termes que le président Patrice Bilgorai, président de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) de Nîmes s’exprime. La semaine du 7 au 11 avril était celle de l’Éducation contre le racisme avec pour thème la laïcité.

À Nîmes, la manifestation s’est tenue plus tôt que les années précédentes. « Compte tenu des échéances municipales et des résultats qui ont suivi, il était important de rappeler ce qu’est la laïcité et ce qu’elle n’est pas », poursuit le président de la Licra.

L’intitulé de la Semaine est à double sens et donne ainsi le ton : « La semaine de l’Éducation contre le racisme vise une pédagogie envers les habitants mais aussi une participation des établissements scolaires à l’organisation de cette semaine. Car je suis persuadé que l’école est une bonne arme pour combattre le racisme et ne pas se faire de fausses idées de ce qu’est la laïcité. L’apprentissage de la citoyenneté dès le primaire », explique Maurice Illouz, président de la ligue de l’enseignement du Gard.

Chaque année, à l’occasion de la semaine contre le racisme, la ligue de l’enseignement travaille avec les établissements scolaires : concours autour du thème laïcité sous forme de photos légendées ou dessins faits par les élèves. Les enseignants étaient ainsi encouragés à voir avec les élèves, l’exposition Histoire et actualité de la laïcité présentée à la Maison de la Région.

Enfin parmi les manifestations, une conférence intitulée “école et laïcité s’est tenue mardi 8 avril à Pablo-Neruda avec l’intervention d’Alain Seksig, inspecteur de l’éducation nationale, ancien responsable de la mission laïcité du Haut conseil à l’intégration de 2010 à 2013. Jeudi 10 avril encore, une autre conférence “la laïcité, garantie du vivre ensemble ?” se déroule dans l’enceinte du lycée Frédéric-Mistral.

Midi Libre

Bordeaux : condamné à 3.000 euros d’amende pour une « quenelle » devant une synagogue

Un homme de 28 ans été condamné à 3.000 euros d’amende, dont 1.500 avec sursis, par le tribunal correctionnel de Bordeaux, qui le jugeait pour des photos sur son compte Facebook où il faisait le geste polémique de la « quenelle », dont une devant la synagogue.

Jugé pour « provocation publique à la discrimination et à la haine raciale », l’homme a aussi été condamné à verser 1.500 euros de dommages et intérêts à la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) partie civile au procès. [...]

Morandini

LICRA : « La bête se cache derrière des visages d’anges »

Leurs tags racistes et haineux sur les murs de Chamalières, en juin, ont créé l’émoi. À la barre du tribunal de Clermont-Ferrand, trois jeunes viennent de comparaître pour apologie de crime ou délit.

Ils ont 18, 19 et 23 ans. Et sont domiciliés à Clermont-Ferrand, Sallèdes et Ceyrat (*). Pas de tatouage apparent, pas de cheveux rasés. Le parcours scolaire est bref mais il a le mérite d’exister. Et puis, il y a quelques mois, fans de hard-rock, ces trois jeunes atterrissent dans des soirées « déguisées où l’on fait des signes qui marquent très clairement l’appartenance à l’extrême droite » décrit Nadine Valiergue, la présidente de l’audience.

Le 9 juin, vers 22 h 40, la police interpelle, dans les anciens entrepôts frigorifiques de Chamalières, les trois prévenus. Dans leurs véhicules, deux bombes de peintures, une matraque télescopique, une chaîne, un couteau, des cagoules et un pistolet à douille… Oui, ils voulaient tagger. Mais « c’était pas prévu du tout d’écrire ça » répond l’un. « Je ne savais pas que j’avais marqué ça. C’est venu comme ça » ajoute l’autre.

En fait, ils baignent dans ce milieu. Dans leurs ordinateurs, les enquêteurs trouvent des photos de saluts nazis, un gâteau d’anniversaire avec une croix gammée en chocolat…

La présidente insiste : « Pour beaucoup de personne cela rappelle l’horreur, c’est choquant. » Silence à nouveau. Tous les trois disent regretter, expliquent avoir compris. « C’était de l’humour noir. Il n’y avait rien de sérieux. » Le plus âgé explique : « C’était plutôt pour leur montrer que j’étais capable d’avoir ça moi aussi. » Son grand-père maternel a été déporté à Auschwitz. « Je le savais mais j’y pensais pas. »

« C’est incompréhensible, s’exclame Hervé Lhomme, le procureur de la République. Les bras m’en tombent. » La ville de Chamalières s’est portée partie civile. Son avocate, M e Anne Marion, ne croit pas à l’erreur de jeunesse. « Ils savaient sciemment ce qu’ils faisaient ». Elle présente deux factures, presque 2.000 € et demande 1 € symbolique.

Pour la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), M e Céline Bommelaer reconnaît : « On aura aimé l’inconscience collective… Mais il y a les cagoules, la chaîne, la matraque… Des inscriptions multiples et variées. Celle qui fait froid dans le dos : « On va rallumer les fours ». Cela interroge. L’inquiétude monte à la lecture de ce dossier. Ils sont dans cette revendication-là. Ils ont conscience de ce qu’ils font. Ce n’est pas tolérable. Ce n’est pas soutenable. » La Licra sollicite 3.000 € d’indemnisation.

« Effectivement, la bête se cache derrière des visages d’anges ! Des gens sont morts pour vous assurer la vie. Il y a le sens des mots, le sens des actes » leur dit, droit dans les yeux, avec puissance, Hervé Lhomme, le procureur de la République. Il requiert 500 € d’amende pour la jeune fille, 100 jours-amendes à 10 € pour l’un des garçons et six mois de prison avec sursis mis à l’épreuve pour le plus âgé. Et un stage de citoyenneté.

La jeune fille est condamnée à 500 € d’amende. Les deux garçons : 800 € d’amende pour l’un et 120 jours amendes 10 € pour le second.

La Montagne

Municipales : à Béziers, le PS accuse l’UMP d’utiliser un faux document de la Licra appelant à voter pour Elie Aboud

 Béziers, la liste menée par Robert Ménard et soutenue par le FN est favorite pour l’emporter au second tour des élections municipales, dimanche 30 mars. Un second tour sous forme de triangulaire puisque le candidat socialiste, Jean-Michel du Plaa a refusé de se retirer en faveur du candidat UMP, le député Elie Aboud.

Le candidat socialiste dénonce dans un communiqué « une manipulation de dernière minute », captures d’écran à l’appui. Sur la page Facebook du sénateur-maire UMP sortant, Raymond Couderc, figure un document, publié par son compte, de la Licra (La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) appelant à voter pour le candidat UMP au second tour, Elie Aboud, afin de contrer le Front national.

Or, comme le précise le communiqué du socialiste, « en aucun cas, la LICRA ne désigne un candidat en faveur duquel il faudrait se prononcer », estimant toutefois que  »la bonne foi » du maire « a certainement été abusée » et dénonçant ce « faux grossier laissant entendre que la LICRA appelait à voter Elie Aboud ».

Interrogé par le correspondant d’Europe 1 à Toulouse, Alain Jakubowicz, le président de la Licra, confirme que  »ce document à en-tête de la Licra est un faux ». D’après lui, c’est un montage inspiré du communiqué national de la Licra, reprenant et détournant des bribes de phrases qui indiquaient que « pas une voix ne devait manquer au candidats républicains », et non à Elie Aboud spécifiquement.

« En aucune façon n’a été précisé une ville ou un nom », ajoute-t-il, se réservant le droit de porter plainte à l’issue des élections contre le ou les auteurs de ce faux document.

Le Lab

[Edit 28 mars] Sauf que ce document n’est pas un faux. Mais un document de la Licra locale, non soutenue par l’entité nationale. « Ma première position a été évidemment de dire que ce document était un faux. J’ai la douleur de dire désormais qu’il est vrai. Je vous laisse imaginer ma colère que j’ai du mal à contenir en vous le confiant », explique Alain Jakubowicz à La Marseillaise

Le 23 mars, lors du premier tour à Béziers, Robert Ménard, le candidat soutenu par le FN, est arrivé en tête avec 44,88 % des suffrages, devant l’UMP Elie Aboud (30,17%) et le socialiste Jean-Michel Du Plaa (18,65%).

Les «grandes» associations antiracistes interpellent François Hollande à l’Elysée (Vidéo)

Les quatre «grandes associations antiracistes» (Mrap, LDH, Licra, Sos Racisme) ont appelé vendredi François Hollande, lors d’une rencontre inédite à l’Elysée, à avoir «une parole forte» contre le racisme, ont rapporté les participants. < Il s’agissait de leur première rencontre commune avec le chef de l’Etat.

Cette réunion de travail a également été l’occasion de souligner que le mouvement antiraciste a besoin d’être soutenu : matériellement pour pouvoir réaliser des missions de grande ampleur, et dans le discours public en étant appuyé par une volonté politique affirmée et incarnée au plus haut sommet de l’Etat.

Ont aussi été abordées les questions d’actualité: droit de vote des étrangers aux élections locales, contrôles d’identité dit « au faciès », traitement des Roms et réforme des lois sur l’immigration.

«em>On a fait le constat d’un déficit de parole forte sur les questions d’égalité, de racisme et d’antisémitisme», a déclaré Pierre Mairat, vice-président du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), à l’issue de la réunion.

«Nous l’avons appelé à avoir une parole forte, à tenir un discours fondateur qui, pour nous, fait défaut, a renchéri le président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), Alain Jakubowicz.

Le président «nous a entendu et nous a dit qu’il lui faudrait se saisir d’une occasion», a ajouté Pierre Tartakowsky, président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH).

Les associations ont également déploré «l’absence d’interlocuteur doté de moyens et de visibilité», a précisé Ibrahim Sorel-Keita, vice-président de SOS Racisme, qui a pour sa part défendu l’idée d’un «ministère de l’Egalité».

Le Point ; Licra

Raciste, antisémite, la France n’est pas à toi

Papier d’Alain Jakubowicz, président de la Licra

On a hurlé « Juif la France n’est pas à toi! » dans les rues de Paris. Je répète pour être sur d’être entendu à défaut d’être compris. On a hurlé « Juif la France n’est pas à toi! » dans les rues de Paris. Pas le 6 février 34, le 26 janvier 2014. Pas il y a 80 ans, il y a moins d’un mois! Je laisse aux historiens le soin de dire l’histoire et aux politologues de dire si la situation d’aujourd’hui est la même que celle d’hier. Moi, je suis président de la Licra et ce que je sais, c’est que les slogans d’aujourd’hui font aussi mal que ceux d’hier.

Hebergeur d'imageCe que je sais, c’est que Bernard Lecache, alors président de la Lica a ressenti il y a 80 ans ce que je ressens aujourd’hui. Ce que je sais, c’est que mon père, alors tout jeune militant a ressenti ce que nos militants ressentent aujourd’hui. En soixante années de vie dans ce pays, QUI EST LE MIEN, pour la première fois, j’ai peur. Ce qui fait peur, ce n’est pas tant que quelques centaines d’extrémistes ont hurlé de telles horreurs, c’est que ça n’a provoqué aucun électrochoc dans la société française, comme si ce n’était pas grave, comme si c’était normal. [...]

Qui s’en émeut ? Au contraire, dénoncer ces terribles vérités expose à se voir interpeller (injurier) sur Twitter en 140 signes de cet acabit : « Arrête tes pleurnicheries Alain. Tu nous gaves avec ta Shoah ». Ou encore, (dans le texte) :  » gros fils de pute qd c dieudonne tu veu tt interdire mais qd canteloup se moque des noirs il a le droit ? #batard » ( Je vous épargne les: « va te faire enculer grosse merde », qui disent finalement la même chose en plus « imagé »). Car pour mieux vendre la soupe antisémite il est désormais de bon ton de la mitonner à la sauce « concurrence mémorielle ». [...]

Noirs, juifs, musulmans, Roms, homosexuels… ne sont que la seule et même figure de  » l’autre « , cet être honni au seul motif qu’il est « différent ». C’est en associant les victimes des racistes et des antisémites qu’on triomphera d’eux, pas en les divisant et encore moins en les opposant. Nos anciens ont su faire front contre les fascistes du 6 février 34. Faisons-en de même contre les salauds du 26 janvier 14. « Raciste, antisémite, la France n’est pas à toi ! »

Huffington Post

A relire :

De nombreux chefs de la collaboration furent-ils membres de la LIC(R)A ?

Bordeaux : Karfa Diallo se tient à distance de Dieudonné

Le président de la Fondation du Mémorial pour la traite des Noirs dénonce un « compagnonnage plus que suspect » avec l’extrême-droite


Président de la Fondation du Mémorial pour la traite des Noirs, Karfa Diallo a, par voie de communiqué, pris ses distances avec Dieudonné, dont il avait défendu la liberté d’expression en avril 2013, « agacé par l’indignation sélective de la Licra ».

Aujourd’hui, écrit-il, « je crois qu’il est temps que s’arrête cette provocation inefficace et inutile qui ne fait décidément du bien qu’au portefeuille de Dieudonné ! » Karfa Diallo dénonce également « ce compagnonnage plus que suspect avec les penseurs et acteurs politiques de l’extrême droite ».

« La liberté d’expression suppose aussi l’obligation de respect. Respect des consciences et des croyances. Des histoires et des mémoires », ajoute-t-il.

Joan Taris, le président du Modem girondin, a demandé ce lundi matin au préfet d’interdire le spectacle à Bordeaux.

Sud Ouest, merci à Zatch et Umberto

Licra: Homophobie et racisme anti-blanc

La Licra a accepté d’ouvrir ses dossiers, révélant le racisme ordinaire ayant cours au travail, dans les cours d’école, sur Internet ou entre voisins. 

Extrait:  »Nique ta mère, fils de pute. Bande de pédés, de tapettes. On vous encule, sales blancs« . En quelques mots, racisme anti-blanc et homophobie sont proférés, ce qui vaudra une plainte conjointe de la Licra et de la LGBT.

Les faits ont lieu à l’issue de la Gay Pride, place Bellecour, en 2013. Les deux victimes sont agressés par un groupe de huit personnes, comprenant aussi des filles. Des coups sont échangés, les policiers s’interposent. Les agresseurs, poursuivis en justice, devront verser 1000 euros de dédommagement, et 500 euros à chaque association. Ils ont fait appel, s’estimant eux-mêmes victimes de racisme.

Article complet sur LyonCapitale

 

Dieudonné : Radio France porte plainte après ses propos antisémites contre Patrick Cohen (màj )

Radio France a décidé de saisir la justice après les propos antisémites de Dieudonné envers son journaliste, Patrick Cohen.

Dieudonné doit déjà 36.000 euros à la justice pour ses six condamnations précédentes. Mais, visiblement, l’humoriste controversé ne compte pas s’arrêter là. La direction de Radio France a néanmoins décidé de ne pas laisser passer les propos antisémites de Dieudonné à l’égard de son journaliste, Patrick Cohen, et de les signaler à la justice, écrit Le Monde.

Les mots ont été prononcés sur la scène du théâtre de la Main d’or, à Paris, avant d’être diffusés le 19 décembre sur France 2. Pour leur émission consacrée à « la dictature du rire », les journalistes de Complément d’enquête ont assisté au spectacle de Dieudonné, Dans le mur, dans lequel l’humoriste s’en prend à Christiane Taubira puis à Patrick Cohen.

Le journaliste est une des cibles favorites du polémiste depuis que Cohen a demandé à Frédéric Taddeï, sur le plateau de C à vous, s’il continuerait à inviter « des personnalités telles que Tariq Ramadan, Dieudonné, Alain Soral, Marc-Edouard Nabe », « des gens que l’on n’entend pas ailleurs et (…) que les autres médias n’ont pas forcément envie d’entendre ». [...]

RTL

Pour rappel : http://www.fdesouche.com/356994-liberte-dexpression-frederic-taddei-vs-patrick-cohen_

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L’humour selon Christophe Barbier et la Licra avec Guy Bedos et Pierre Desproges


Le reportage dans son intégralité


Peut-on rire de tout ? Oui mais pas avec n’importe qui, disait Pierre Desproges. Le magazine de France 2 pose la question dans une émission consacrée à la dictature du rire. Extrait.

France Tv Info

Dieudonné: 200 jours amende à 100 euros requis pour injure et diffamation

Le ministère public a requis vendredi 200 jours amende à 100 euros à l’encontre de l’humoriste controversé Dieudonné M’Bala M’Bala, poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris pour des propos tenus dans un enregistrement vidéo diffusé sur internet en avril 2010.

(…)  »Aujourd’hui, il y a un public immense qui écoute ces choses-là et qui les soutient », a dit la représentante du ministère public, évoquant notamment les dizaines de personnes qui étaient venues assister à l’audience.

« Il faut que tous les gens qui soutiennent ces propos se souviennent qu’ils n’aiment pas être stigmatisés », a-t-elle ajouté.

La Croix

UEJF, MRAP, SOS racisme, LICRA vs Twitter : Twitter cède et décide de collaborer

Twitter annonce, le vendredi 12 juillet, avoir fourni à la justice française « les données susceptibles de permettre l’identification de certains auteurs » de tweets antisémites, qui avaient valu au réseau social d’être la cible de poursuites de l’Union des étudiants juifs de France.
La transmission de ces données « met fin au litige » avec l’UEJF selon Twitter, et les deux parties « ont convenu de poursuivre activement leur collaboration (…)

Le 12 juin, la cour d’appel avait confirmé la décision du tibunal de grande instance de Paris, qui avait, en janvier, exigé de Twitter qu’il communique les informations concernant les auteurs de tweets racistes ou antisémites (…)

Le réseau social, dont le siège est à San Francisco, avait été assigné en référé (procédure d’urgence), fin novembre 2012, par l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), J’accuse! (action internationale pour la justice), SOS Racisme, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) et la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra).

Accusé également pour la recrudescence de tweets homophobes au moment du débat sur la mariage homosexuel en France, Twitter avait déjà lâché du lest sous la pression des associations.(…)

Le Monde