Libye : suppression des passages sur la liberté de religion dans les manuels scolaires ?

The Libya Herald rapporte que le « Bureau de la fatwa » a demandé au ministère de l’Éducation de supprimer des manuels scolaires les passages portant sur la démocratie et la liberté de religion.

Le communiqué fait valoir que les textes sur la démocratie grecque pourraient être « trop détaillés » pour la compréhension des élèves, et que les références à la liberté de croyance et de religion doivent être supprimées car « elles suggèrent aux jeunes étudiants qu’ils pourraient adopter la religion de leur choix ». L’article ajoute que le Bureau de la fatwa a prévenu qu’en raison des valeurs religieuses de la population, ces manuels scolaires « pourraient susciter la colère du public ».

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Un an après la mort de Kadhafi, quelle situation en Libye ? (vidéo)

Conflits tribaux, revendications sociales, règne des milices d’ex-rebelles : depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, la Libye peine à se reconstruire malgré la liberté retrouvée. Didier Billion, directeur adjoint à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et spécialiste du Moyen-Orient, revient sur les difficultés de la nouvelle Libye.

Ouest France

Libye : un an après Kadhafi, BHL fait le point (RTL)

RTL soir, 18/10/2012

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Mort de Kadhafi : un officiel libyen accuse les services français

Le mérite de la capture de Muammar Kadhafi reviendrait aux services secrets français, selon le Corriere della Serra. Le coup de feu mortel à la tête du colonel libyen aurait été tiré par un agent des services secrets français et non par les hommes des Brigades révolutionnaires libyennes.

Ce n’est pas la première fois que la version officielle de la capture et de la mort du Raïs est mise en doute. Mais selon le quotidien romain, de nouveaux éléments très précis ont été livrés il y a deux jours par Mahmoud Jibril, ancien Premier ministre du gouvernement de transition et aujourd’hui président du Conseil exécutif du Conseil national de transition (CNT). «Un agent étranger était infiltré avec les brigades révolutionnaires pour tuer le colonel Kadhafi», a déclaré ce dernier dans une interview livrée à la télévision égyptienne Dream TV, basée au Caire.

Au sein des cercles diplomatiques occidentaux basés à Tripoli, des informations auraient toujours circulé quant à une implication des services de renseignement français. Si effectivement des agents étrangers accompagnaient les hommes des brigades révolutionnaires pour assassiner Muammar Kadhafi, «ce ne pouvait être que des agents français.» Un raisonnement vraisemblable en raison du soutien de l’OTAN, renforcé par le gouvernement de Nicolas Sarkozy, à la révolution de l’époque.

Au delà, certains proches de Kadhafi menaçaient de livrer des informations sur les relations entre le président français et le chef d’Etat libyen, notamment le versement d’une importante somme d’argent pour financer la campagne électorale de 2007.

«De nombreux pays dont la France en tête avaient toutes les raisons d’essayer de faire taire le colonel Kadhafi le plus rapidement possible», estime un agent diplomatique en poste à Tripoli sous couvert d’anonymat.

Le Parisien

Printemps arabe : «Avant de créer demain, ailleurs, d’autres monstres, réfléchissons.»

Pour l’ancien ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Rufin, notre erreur est de décerner aveuglément le titre de «combattant de la liberté» à quiconque lutte contre un tyran.

Soyons lucides : des dictatures nouvelles sont en train de s’installer dans le monde, en particulier arabe, et elles s’avancent souvent sous le masque trompeur de la «libération», de la «résistance»

Pourquoi les démocraties semblent-elles condamnées à reproduire toujours les mêmes erreurs ? Pourquoi, au nom des bons sentiments et de la pitié pour les victimes, avons-nous accouché des pires monstres ? Pourquoi, des Khmers rouges à Ben Laden, des terroristes qui ensanglantent l’Irak à ceux qui viennent de massacrer l’ambassadeur américain en Libye, avons-nous décerné le titre de «combattants de la liberté» à tant de gens qui n’avaient pour seule ambition que de pratiquer la terreur et d’instaurer à leur tour la dictature ? […]

Pourtant, après les guerres «justes» d’Afghanistan, d’Irak ou de Libye, il est plus que jamais temps de réfléchir à nos erreurs. La mort de l’ambassadeur Stevens en Libye était peut-être le choc nécessaire pour atteindre un semblant de lucidité. Face aux dictatures sanguinaires, nous commettons trois erreurs principales. […]

Souvenez-vous de George Bush proclamant, après la chute de Saddam : «La guerre est finie !» Même autosatisfaction de Sarkozy et Cameron à Benghazi, après la déroute de Kadhafi. Or, la dictature, en tombant, ouvre au contraire la voie au chaos. Les choses sérieuses commencent et, malheureu­sement, les droits humains, pour lesquels on s’était mobilisé, sont plus menacés que jamais. […]

Des talibans aux islamistes sahariens, des groupes radicaux libyens aux shebab de Somalie, ceux qui se disposent à devenir les dictateurs de demain ont, en tuant l’ambassadeur Chris Stevens, rendu hommage à Ben Laden. Lui comme eux avaient tous bénéficié, sinon de l’appui, au moins de la bienveillance des ­Occidentaux en général et des Etats-Unis en particulier. Ils en sont devenus les plus dangereux ennemis.
Avant de créer demain, ailleurs, d’autres monstres, réfléchissons.

Paris Match (Merci à elwas)

Benghazi : le QG des salafistes attaqué (Vidéo)

[...] Des centaines de manifestants ont réussi ainsi à déloger le groupe salafiste qui avait été montré du doigt dans l’attaque du consulat américain, Ansar al-Charia, de la caserne qu’il occupait au centre de Benghazi.

Aux cris de « le sang des martyrs n’a pas été versé en vain », les manifestants sont entrés dans la caserne qui a été saccagée, pillée et incendiée.

Ils se sont dirigés par la suite vers le quartier général de la brigade de Raf Allah al-Sahati, un groupe islamiste mais qui est sous l’autorité du ministère de la Défense, où des combats à l’arme légère et aux roquettes ont opposé les deux camps durant deux heures, avant que la brigade ne décide de quitter les lieux. Au moins quatre personnes ont été tuées et quarante blessées lors de ces combats, selon un décompte basé sur les bilans de trois hôpitaux de la ville.

Les assaillants se sont ensuite attaqués à cette installation militaire située dans une ferme dans la région de Hawari, à 15 km du centre de Benghazi, pillant des armes, des munitions et du matériel informatique [...]

Le ministre de l’Intérieur, Fawzi Abdelali, a mis en cause de son côté des personnes « infiltrées entre les manifestants ». Certains de ces « infiltrés » font partie des services de sécurité, selon lui, et veulent le « chaos et la sédition » [...]

Selon des témoins, Ansar al-Charia a évacué aussi l’hôpital al-Jala qu’elle contrôlait, sous la pression des manifestants. La police militaire a pu prendre possession par la suite du bâtiment. Au moins quatre autres installations publiques ont été désertées par des milices à l’arrivée des manifestants.

Le Figaro

BHL / Libye : « Les imbéciles ont gagné »

Les hommes qui ont tué l’ambassadeur américain en Libye, Christopher Stevens, « ne sont pas seulement des criminels, ce sont des imbéciles », juge l’écrivain Bernard-Henri Lévy, en saluant la mémoire de ce jeune diplomate, « l’un des artisans secrets de la libération » du pays.

« Cet homme jeune, brillant diplomate en même temps qu’homme de terrain courageux, était l’un des meilleurs amis de la Libye et l’un des artisans secrets de sa libération », écrit-il dans une tribune à paraître dans Le Monde et transmise aujourd’hui.

Quatre Américains, dont l’ambassadeur en Libye, ont été tués hier soir, jour du 11e anniversaire du 11-Septembre, dans une attaque contre leur consulat à Benghazi par des hommes armés en colère contre le film « Innocence of Muslims », qui se veut une description de la vie du prophète Mahomet. Il est signé par un Israélo-Américain, Sam Bacile, qui décrit l’islam comme un « cancer ».

« Les imbéciles ont gagné »

« Ce pays que Christopher Stevens a tant défendu, cette ville de Benghazi qu’il a contribué à sauver et qu’il aimait, lui auront été fatals », poursuit Bernard-Henri Lévy, en rappelant leur soutien commun et passionné à la révolte populaire contre le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, « de Paris à Benghazi puis Washington ».

« Dix ans après (le journaliste américain, ndlr) Daniel Pearl, cet autre Américain respectueux, lui aussi, des peuples arabes et musulmans, et admirateur, tout comme lui, des lumières de l’islam, il aura été victime du même fanatisme, du même aveuglement barbare et tragique », ajoute BHL.

« Les Américains ont perdu un ambassadeur. Les Libyens ont perdu un compagnon et un ami. Les imbéciles ont gagné », conclut-il.

Le Figaro

Bernard Lugan : assassinat de l’ambassadeur américain + analyse de la situation en Libye

[ court extrait - Nous renvoyons à la source ]

Jusqu’à aujourd’hui, et à en croire les médias, la Libye était sur la voie de la normalisation : l’économie redémarrait avec la reprise des exportations de pétrole et de gaz et des institutions démocratiques se mettaient en place à la suite des élections législatives du 7 juillet 2012.

Aveugles et sourds, les observateurs bêlèrent de bonheur quand ces dernières virent la défaite des fondamentalistes et la victoire de l’ Alliance des forces nationales (AFN) vite baptisée « libérale ».

Or, comme il fallait s’y attendre, (…)

>> Lire l’article sur le blog de Bernard Lugan

Film anti-islam : le Vatican condamne (màj)

Addendum :

Le Vatican a condamné aujourd’hui « les offenses injustifiées et les provocations » contre les musulmans, tout en jugeant la violence « inacceptable », dans une allusion claire à l’attentat perpétré en Libye après la diffusion d’un film jugé insultant envers l’islam.

Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a déploré dans un communiqué « les résultats tragiques » causés par ces offenses, tout en condamnant « une violence tout à fait inacceptable » après que l’ambassadeur américain eut été tué dans un attentat à Benghazi. [...]

Le Figaro

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Libye : l’ambassadeur américain tué à Benghazi

L’ambassadeur américain en Libye et 3 fonctionnaires du consulat tués à Benghazi, selon le ministère libyen de l’Intérieur.

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Addendum

Le réalisateur d’un film jugé insultant envers le prophète Mahomet et qui a déclenché des manifestations en Égypte et en Libye a maintenu hier que l’Islam était « un cancer ». Face à la polémique, il s’est réfugié dans un lieu tenu secret.

Joint par téléphone par l’Associated Press, Sam Bacile a redit que l’Islam était un « cancer », précisant que son film avait un caractère politique. Le réalisateur, 56 ans, se présente comme un juif israélien et pense que son film aidera sa terre natale en exposant au monde les failles de l’Islam. [...]

Le Figaro

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De violentes manifestations ont éclaté en Egypte et en Libye pour protester contre un film jugé offensant pour l’islam, produit par des chrétiens coptes égyptiens vivant aux Etats-Unis.

Au Caire, ils étaient mardi 11 septembre près de 3 000, dont de nombreux salafistes, à se rassembler devant l’ambassade des Etats-Unis au Caire pour faire éclater leur colère contre ce film qui, selon eux, insulte le prophète Mahomet.

Une dizaine d’hommes ont escaladé le mur d’enceinte de l’ambassade et l’un d’eux a arraché le drapeau américain, qui a ensuite été déchiré et remplacé par un immense drapeau noir sur lequel était écrite la profession de foi musulmane : « Il n’y a de Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète ».

[...] En Libye, des manifestants armés se sont également attaqués au consulat américain à Benghazi, dans l’est de la Libye. « Des manifestants ont tiré en l’air avant d’entrer dans le bâtiment » [...]

Le Monde
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Un fonctionnaire américain a été tué mardi soir et un autre blessé dans une violente attaque du consulat américain à Benghazi dans l’est libyen par des hommes armés protestant contre un film offensant l’islam selon eux. Des roquettes RPG auraient été tirées sur le consulat.

«Des dizaines de manifestants ont attaqué le consulat et y ont mis le feu», a déclaré à l’AFP Omar, un habitant de Benghazi. Un autre témoin a indiqué des salafistes se trouvaient parmi les assaillants, faisant état d’actes de pillage et de vandalisme.

Selon les autorités libyennes, les assaillants protestaient contre le même film dénoncé par des milliers d’Egyptiens, en majorité des salafistes, qui avaient manifesté mardi – jour anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis – devant l’ambassade américaine au Caire, avant d’arracher le drapeau américain pour le remplacer par un étendard islamique.

«Un fonctionnaire américain a été tué et un autre blessé à la main. Les autres membres du personnel ont été évacués et sont sains et saufs», a indiqué à l’AFP Wanis al-Charef, vice-ministre libyen de l’Intérieur, chargé plus particulièrement de l’Est. Un autre responsable local de la ville de Benghazi a confirmé à l’AFP la mort du «fonctionnaire américain». Mais les deux responsables n’étaient pas en mesure de préciser si ce fonctionnaire était diplomate.
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Le Figaro

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La bande annonce du film en question (Sam Bacile, producteur), publiée le 2 juillet 2012 sur youtube.