De la droite à l’extrême droite, plateau éclectique lors d’un colloque à l’Assemblée

Un colloque sur les « libertés », organisé par le député d’extrême droite Jacques Bompard, a réuni lundi à l’Assemblée nationale un plateau éclectique mêlant pourfendeurs de l’islam, alliés de Marine Le Pen ou le responsable UMP Charles Beigbeder.

En préambule à son intervention, M. Beigbeder, secrétaire national de l’UMP, a prudemment prévenu que sa présence ne valait pas « caution » des discours prononcés avant ou après lui. L’homme d’affaires s’en est tenu à une intervention sur les « libertés économiques », résolument libérale, où il a suggéré, entre autres, que « le fonctionnariat soit limité au régalien ».

Dénonçant « les dégâts de la pensée de mai 68″, l’ancien candidat UMP aux législatives de 2012 à Paris a fustigé « l’Etat obèse », « l’assistanat » et « l’égalitarisme », synonyme de « mépris de l’effort et du mérite » ou de « haine de la réussite ».

Thème du colloque, les libertés ont été abordées sous l’angle de l’économie, de la religion ou de la libre expression, lors de cet événement qui avait lieu salle Victor Hugo, à l’initiative de Jacques Bompard et du Siel, un petit mouvement dirigé par Paul-Marie Coûteaux et allié du FN au sein du Rassemblement Bleu Marine. (…)

Le Point

A l’initiative de Jacques Bompard, élu d’extrême droite, plusieurs responsables de cette sensibilité politique dialogueront lundi des libertés. Avec en guest, deux élus UMP: le maire de Montfermeil et l’entrepreneur Charles Beigbeder. (…)

L’Express

Pour une Déclaration des libertés sur Internet

Aux Etats-Unis, une centaine d’entreprises et d’associations viennent de signer une «Déclaration des libertés sur Internet». Le but: forger une vision pour l’avenir du Réseau et échapper aux menaces qui pèsent sur «la plateforme de communication la plus importante existante à ce jour».

Cette Déclaration, publiée ce lundi 2 juillet vise la reconnaissance des «communautés, industries et nations» pour assurer un «Internet libre et ouvert». Elle comprend cinq principes fondamentaux:

  • la liberté expression: «Internet ne sera pas censuré».
  • la liberté d’accès: «Un accès universel et rapide et des réseaux abordables seront promis»
  • l’ouverture: «Internet sera maintenu en tant que réseau ouvert, auquel chacun est libre de se connecter, et sur lequel chacun peut communiquer, écrire, lire, visionner des vidéos, parler, écouter, apprendre, créer et innover».
  • l’innovation: «La liberté d’innovation et de création sans permission sera protégée. Les nouvelles technologies ne seront pas bloquées, ni les innovateurs punis pour l’utilisation que les Internautes feront de leurs inventions».
  • le droit à la vie privée: «La vie privée sera protégée et la capacité de chacun de contrôler ses données et l’usage de ses appareils sera défendue».

Dans un manifeste accompagnant cette Déclaration, les représentants de la New America Foundation’s Open Technology Institute et de Free Press (signataires parmi d’autres: Global Voices advocacy, Mozilla, des journalistes, etc.) expliquent:

«En ce moment précis, des forces d’opposition politiques, commerciales, et idéologiques se battent pour décider d’à quel point Internet doit être ouvert ou fermé. Foncièrement, nous sommes confrontés à la possibilité extrêmement concrète de voir la plateforme de communication la plus importante existante à ce jour transformée en un archipel fragmenté et censuré». (…)

Slate

Turquie : « une série d’atteintes aux libertés fondamentales »

La Commission Européenne a dénoncé mercredi, dans son rapport annuel, une série d’atteintes aux libertés fondamentales en Turquie. Le rapport réclame une poursuite des réformes pour faire avancer les négociations d’adhésion à l’Union Européenne.

« La violence conjugale, les crimes d’honneur et les mariages forcés restent des problèmes sérieux« , note la Commission. Elle déplore aussi le « peu de progrès » enregistrés en matière de mise en œuvre des réformes politiques et constitutionnelles, de lutte contre la corruption, ou encore de libre prestation des services et de droit des sociétés. Des atteintes à la liberté de la presse et à la liberté syndicale ont également été notées.

Toutefois, la Commission ne recommande pas de nouvelles sanctions, se contentant d’estimer qu’il est urgent que la Turquie « remplisse ses obligations » en la matière. Selon des sources diplomatiques, Bruxelles souhaite ainsi ne pas perturber les délicats pourparlers turco-chypriotes, lancés en septembre 2008 sous l’égide de l’Onu en vue d’une réunification de Chypre.

source