La France existe-t-elle encore ?

Amaury Watremez, contributeur sur le site Agoravox, souligne les points communs entre libéraux et libertaires qui ont finalement une vision asse proche de l’avenir de la France.

Quelle importance pour les libéraux tant que les affaires continuent ? Quelle importance pour les libertaires tant qu’ils peuvent « jouir sans entraves » ?

En 2012, l’idée même qu’un pays nommé la France ait pu exister un jour est remis en question à la fois par les libéraux et les libertaires, les uns parlent de «nominalisme», parler de France c’est désigner une entité qui n’aurait jamais existé selon eux autre part que dans les fantasmes des nationalistes et souverainistes (ils reprennent étonnamment une vieille idée médiévale), et nostalgiques de l’Ancien Régime, de l’autre, d’aucuns évoquent l’idée «trop réductrice» selon eux de la nation dans notre pays (ainsi à ce lien ce sémillant représentant des «Indignés» qui pense qu’il faut dépasser cette idée). […]

Quant aux libertaires par un autre curieux paradoxe, s’ils combattent ce qu’ils estiment être de la xénophobie, ayant abandonné depuis longtemps les symboles de la nation aux extrêmes, car cela sous-entendrait un retour aux « z-heures les plus sombres de notre Histoire » (TM°), il soutiennent par contre activement les revendications ethniques, nationalistes, religieuses, y compris les plus absurdes, sous prétexte de «diversité» et «multiculturalisme» (TM°) d’à peu près tous les autres peuples à commencer par ceux « issus de la diversité» (TM°). […]

L’Art de vivre à la française est considéré comme une survivance passéiste, qui en plus n’est même pas hygiéniquement correcte : le corps est un «capital», la convivialité des tablées en France un «truc» franchouillard, sans parler de l’art de la séduction assimilé de suite au harcèlement sexuel (Nota Bene : dont je ne nie pas l’existence par ailleurs).

Être français, ce n’est pas seulement avoir des papiers français en poche et songer que l’on peut continuer à vivre selon ses propres règles sans se soucier des règles communes, invoquer sa culture qui peut être régionale. Libéraux et libertaires adorent le régionalisme, pour des motifs a priori inverses mais qui finalement ont les mêmes conséquences, chacun replié sur sa communauté, totalement étanche aux autres. […]

Agoravox

Sondage : Les sympathisants UMP préfèrent les centristes et les libéraux

Les sympathisants UMP préfèrent de loin, parmi les différentes sensibilités de l’UMP, la «Droite moderne» (libéraux) ou les «Humanistes» (centristes) à la «Droite populaire», l’aile droite du parti, selon un sondage Ifop pour L’Express.fr publié hier.

Le congrès de l’UMP en novembre, où les adhérents (et non pas les sympathisants) éliront leur nouveau président, sera aussi l’occasion d’entériner la création des «mouvements», une disposition prévue dans les statuts fondateurs de 2002 du parti mais jamais appliquée jusqu’à présent.

Les élus qui voudront officialiser un «mouvement» déposeront une motion et la soumettront au vote des militants, à condition qu’elle ait été parrainée par 10 parlementaires issus d’au moins 10 fédérations. Les mouvements ayant franchi la barre des 10% de votants seront représentés, à la proportionnelle, dans toutes les instances de l’UMP.

A la question de savoir pour la motion de quelle sensibilité ils voteraient, s’ils le pouvaient, les sympathisants placent en tête celle de la «Droite moderne» des libéraux emmenés par l’ancien ministre Luc Chatel (31%), juste devant celle des «Humanistes» de l’ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (29%).

Viennent ensuite la «Droite forte» (18%), lancée par les sarkozystes Guillaume Peltier et Geoffroy Didier, la «Droite populaire» (12%), dont le chef de file est l’ancien ministre Thierry Mariani, et le «Rassemblement gaulliste» du sénateur Roger Karoutchi (10%). 29% des personnes interrogées ne se sont pas prononcées sur une motion.

Selon Jérôme Fourquet (Ifop), «cette forte audience des courants modérés s’explique sans doute en partie par un effet de notoriété, Luc Chatel et Jean-Pierre Raffarin étant plus connus» que MM. Peltier, Mariani et Karoutchi. Mais, à ses yeux, elle «donne un premier aperçu des rapports de force» pouvant exister au sein de l’électorat UMP.

Sondage réalisé par internet du 10 au 24 juillet auprès d’un «échantillon de 544 sympathisants de l’UMP extrait du cumul de trois échantillons correspondant à un total de 2.654 personnes» représentatif de la population française âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Le Figaro

Egypte : Les islamistes dominent la commission constituante

Le Parlement égyptien a désigné essentiellement des islamistes au sein de la commission chargée de rédiger la nouvelle Constitution, lors d’un vote dont les libéraux tentaient dimanche d’obtenir l’invalidation, selon la presse officielle.

Les libéraux redoutent que les islamistes essaient d’imposer des références plus explicites à l’islam dans la nouvelle Loi fondamentale, malgré les déclarations rassurantes du PLJ.

Samedi, les élus libéraux avaient refusé de participer au vote, accusant leurs collègues islamistes qui dominent l’assemblée de vouloir composer une commission à leur image plutôt qu’à l’image du pays. […]

Selon la presse, 37 des 50 parlementaires élus ainsi qu’un grand nombre de non-parlementaires sont islamistes. La commission ne compte que six femmes et quelques Coptes (chrétiens d’Egypte), dont l’un, Rafiq Habib, appartient au Parti de la liberté et de la justice (PLJ), issu des Frères musulmans.

France Soir

Pierrefitte (93) Deux ans de prison contre un agresseur de kinés libéraux

Un jeune homme de 19 ans, qui a agressé deux kinésithérapeutes dans leur cabinet à Pierrefitte (Seine-Saint-Denis), a été condamné mercredi à Bobigny à deux ans de prison ferme dans un procès où le thème du désert médical est revenu de manière récurrente.

Le 20 août 2010, Salou Soumaré et deux camarades mineurs ont poussé une première fois la porte d’un cabinet où travaillaient deux kinés; ils ont demandé des précisions sur les consultations puis sont ressortis.

Quelques minutes après, ils y sont retournés, avec un pistolet, en réalité factice, qu’ils ont pointé sur une des kinés pour obtenir de l’argent.

Comme il n’y en avait pas, ils ont volé un ordinateur portable puis se sont enfuis. Salou Soumaré a été interpellé plus d’un an après. Il a d’abord tout nié mais il a été confondu par son ADN.

(…) Il a déjà participé à des vols, notamment des car jacking, « peut-être 5″, dit-il. Deux jours avant le cabinet médical, M. Soumaré avait réalisé un vol avec violence, pour lesquels il a passé neuf mois derrière les barreaux.

« Ce dossier s’inscrit dans un cadre plus général des violences à l’encontre des professions para-médicales », a dénoncé le substitut du procureur, qui a requis 3 ans de prison ferme.

« Vous savez que ce département devient un désert médical? », a interrogé le tribunal.

« Quelques jours après l’agression, on a eu envie de tout quitter. Ce n’était pas la première fois qu’il y avait un problème à Pierrefitte », a dit Aline Guillier. Il y a en effet eu une série d’agressions contre des professionnels de santé dans cette ville en 2010-2011.

Actusoins

Suisse : une alliance «contre-nature» pour «contrer l’extrême-droite»

A Vernier, la gauche tend la main aux libéraux à Vernier, une commune de 33000 habitants du canton de Genève, pour «contrer l’extrême-droite», c’est-à-dire le Mouvement Citoyens Genevois (MCG).

Les socialistes de Vernier sont prêts à franchir le Rubicon. Hier, en assemblée générale, ils ont décidé de faire alliance avec le Vert Yvan Rochat, ce qui est normal, et avec le libéral Pierre Ronget, ce qui est une première cantonale. «La décision a été prise à une large majorité», explique le maire socialiste Thierry Apothéloz. «L’assemblée a voulu marquer l’importance d’avoir à la mairie des partis profondément démocrates qui ne font pas le jeu de l’extrême droite».

Est-il légitime d’écarter le MCG qui fait 28% des voix à Vernier ? «Oui, répond Apothéloz. Le MCG, qui se prétend ni de gauche ni de droite a, de fait, des positions de droite voire d’extrême droite. Son alliance annoncée avec l’UDC confirme ce positionnement». […]

Le Tribune de Genève

La crise, moteur du capitalisme

L’histoire du capitalisme se confond avec l’histoire de ses crises. Sur la période 1970-2007, on ne compte pas moins de 124 crises bancaires, 208 crises de change et 63 crises de la dette souveraine !

Devant de tels chiffres, l’idée d’une autorégulation par les marchés apparaît comme insuffisante. Pour comprendre comment le capitalisme gère ses excès, il semble que l’hypothèse alternative d’une régulation par les crises ne manque pas d’arguments. Pour s’en convaincre, il n’est que de considérer ce qu’on nomme les « grandes crises » ou crises structurelles. Parce qu’elles sont des périodes de profonde mutation, leur rôle dans l’évolution historique du capitalisme est crucial.

Il s’agit de crises profondes, non seulement quantitativement par leur intensité, mais également qualitativement par l’ampleur des transformations institutionnelles qu’elles initient. Ces crises ont pour origine l’épuisement d’un modèle de croissance qui ne réussit plus à contenir ses déséquilibres.

Pour repartir, le système économique a besoin de nouvelles règles du jeu, de nouvelles institutions, de nouveaux compromis. Tel est l’enjeu des grandes crises : réinventer un nouveau modèle de croissance.

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