Pierre Lellouche (UMP) : «En 2012, il faudra poursuivre la rupture»

Interview de Pierre Lellouche, secrétaire d’État au Commerce extérieur, dans le Figaro.

Nous sommes dans un moment de basculement politique et économique. Il faut changer de logiciel et poursuivre la rupture commencée en 2007.

Que pensez-vous de la mise en cause de Nicolas Sarkozy par Isabelle Prévost-Desprez dans l’affaire Bettencourt ?

En France, les boules puantes font malheureusement partie des campagnes politiques. Celle de 2012 sera violente. […]

Vous publierez en janvier un livre sur la mondialisation. Arnaud Montebourg prône la démondialisation.

Je ne sous-estime pas les problèmes liés à la mondialisation. Chaque matin, je me rase en pensant aux 26 milliards d’euros de déficit de la France vis-à-vis de la Chine. Arnaud Montebourg est un bonimenteur professionnel. Il nous explique que le protectionnisme est la seule solution. Sait-il qu’en France sept millions de salariés travaillent dans des entreprises exportatrices et que 40% de nos exportations sont le fait de sociétés étrangères installées en France? Sait-il qu’en Europe personne ne veut du protectionnisme? Dans le fond, ses positions ne sont pas très éloignées de celles de Mme Le Pen. Fermer les frontières reviendrait à sortir de l’Europe. Le livre que j’écris est le fruit de mon expérience aux Affaires européennes et au Commerce extérieur. J’y parle des atouts et des peurs de la France. […]

Le Figaro

Clandestins : un problème «sans précédent» en Europe

Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, s’inquiète de l’immigration clandestine en Europe tout en condamnant fermement les violences entre immigrés et italiens à Rosarno (Italie).

«L’Europe est confrontée à des mouvements de population sans précédent dans son histoire», a-t-il dit à la radio Europe 1, en réclamant une politique européenne commune sur les questions d’immigration clandestine.

Concernant les affrontements survenus en fin de semaine dernière à Rosarno, il a déclaré: «Ce qui s’est passé est injustifiable et mériterait les sanctions les plus fortes immédiatement parce que ce n’est pas l’image que nous souhaitons projeter de l’Europe».

«Nous avons en face de nous un continent africain qui est en train de doubler sa population, sans parler de ce qui se passe dans le sous-continent indien, des filières de trafic et d’immigration clandestine qui se déplacent au fil des mesures que nous prenons», a-t-il expliqué. «Il y avait une pression très forte sur l’Espagne, elle s’est déplacée via la Libye sur l’Italie, sur Malte».
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Sarkozy nomme un pro-turc aux Affaires européennes

L’avocat d’affaires et député UMP Pierre Lellouche, connu pour être partisan de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne a été nommé secrétaire d’État chargé des Affaires européennes.

Voici quelques propos tenus par Pierre Lellouche, alors secrétaire général adjoint de chargé des études et fervent avocat de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. « Voulons-nous que le fleuve de l’islam rejoigne le lit de la laïcité ? » s’interroge-t-il.

« Je crois qu’il faut tout faire pour que la rivière de l’islam se noie dans l’océan de la démocratie et des droits de l’homme. Nous avons à côté de nous un grand pays musulman et laïc qui veut partager nos valeurs. Il fait les réformes nécessaires. Nous serions fous de lui dire non. Ce serait une erreur stratégique majeure.

L’objectif de l’Union n’est pas de fabriquer un club chrétien ni un club de riches mais de réunifier l’Europe dans la paix et la prospérité. »

(Source: Info Turc)

OTAN : Mélenchon accuse Lellouche d’être un agent de la CIA

Débat très musclé sur le plateau de Serge Moati entre les deux hommes : « agent de la CIA », « pauv’ type », « minable », « au XIXème siècle je vous flinguerais en duel »…

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L’article 5 évoqué par Mélenchon :

Article 5
Les parties conviennent qu’une attaque armée contre l’une ou plusieurs d’entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d’elles, dans l’exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l’article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d’accord avec les autres parties, telle action qu’elle jugera nécessaire, y compris l’emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l’Atlantique Nord.

Toute attaque armée de cette nature et toute mesure prise en conséquence seront immédiatement portées à la connaissance du Conseil de Sécurité. Ces mesures prendront fin quand le Conseil de Sécurité aura pris les mesures nécessaires pour rétablir et maintenir la paix et la sécurité internationales.

OTAN : Pierre Lellouche, un représentant «très spécial»

Alors que, sur décision de Nicolas Sarkozy, la France devrait prochainement rejoindre le commandement intégré de l’OTAN, le député UMP de Paris, Pierre Lellouche, vient d’être nommé «représentant spécial» de la France pour l’Afghanistan et le Pakistan. Atlantiste convaincu, proche d’Israël, partisan de l’entrée de la Turquie en Europe, il sera l’interlocuteur de Richard Holbrooke, l’émissaire de Barack Obama pour la même région.

Cette désignation comme représentant spécial est une procédure rare en France où la politique étrangère est assurée par le chef de l’Etat et son ministre des Affaires étrangères. Né en 1951 en Tunisie, avocat et universitaire, Pierre Lellouche est considéré comme un expert des questions de défense et de l’Otan dont il a exercé la présidence de l’assemblée parlementaire  de novembre 2004 à novembre 2006.

Pierre Lellouche avait apporté son soutien en 2003 à l’entrée en guerre des Etats-Unis en Irak avec d’autres hommes politiques ou intellectuels parmi lesquels Bernard Kouchner, André Glucksmann ou Alexandre Adler. Dans un rapport parlementaire sur la guerre en Afghanistan, rédigé avec le député socialiste François Lamy, il propose de négocier la création d’un poste d’adjoint au commandant des forces de l’Otan (un Américain) et de le confier à un officier supérieur français. Nul ne sait la teneur de la négociation proposée mais il se pourrait que la création de ce poste de numéro deux se fasse en contrepartie de l’accroissement du contingent français en Afghanistan.
(Le Figaro)