Marine Le Pen appelle à faire battre quatre candidats de gauche et quatre UMP (màj NKM sur France 2)

NKM visiblement tendue au journal de 20 heures de France 2 lundi soir

Addendum 12/06/12

L’ancienne porte-parole du candidat Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), a déclaré lundi soir, à propos de l’appel de Marine Le Pen (FN) à la faire battre au second tour des législatives dans l’Essonne, ne pas « (être) sûre qu’elle sera suivie par ses électeurs ».

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Marine Le Pen « renoue avec une vieille tradition d’extrême droite : les listes noires, les hommes et les femmes à abattre« , a estimé l’ancienne ministre de l’Écologie au 20 heures de France 2, alors que la présidente du FN l’a incluse dans une liste de quatre candidats UMP et deux PS à faire battre dimanche prochain. [...]

Le Point

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Marine Le Pen ne donne pas de consigne de vote à ses électeurs dans les circonscriptions où le FN est absent au second tour. La patronne du Front a néanmoins dressé une liste de personnalités à faire battre. À savoir trois candidats PS, un vert, et quatre candidats UMP, dont Nathalie Kosciusko-Morizet, en lice dans la 4ème circonscription de l’Essonne.

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Sont également dans le viseur du FN, Georges Tron (Essonne), Xavier Bertrand (Aisne), Manuel Aeschlimann (Hauts-de-Seine) à l’UMP, François Pupponi (Val-d’Oise), Jack Lang (Vosges) et Ségolène Neuville (Pyrénées-Orientales) au PS. Le candidat vert Slimane Tir (Nord) a également été nommé.

Le Figaro

« Les communistes et l’extrême-droite, ce n’est pas tout à fait pareil dans l’Histoire de France » (RMC)

Christophe Jackubyszyn analyse l’accord possible entre l’UMP et le Front National aux législatives. Il estime qu’un accord UMP/FN est différent d’un accord PS/extrême-gauche.

« En 45, les communistes ont fini la guerre dans le maquis, l’extrême-droite du côté de l’occupant. » – Christophe Jackubyszyn

Les 5 candidats FN qui pourraient entrer à l’Assemblée

Au lendemain du premier tour des élections législatives, le Front National y voit plus clair sur ses chances d’entrer au Parlement. Et les possibles élus ne sont pas forcément ceux auxquels on pensait.

Marine Le Pen

« Sûrement la meilleure chance du Front national », dixit Louis Aliot, le numéro 2 du parti. Avec un score au-delà de ses espérances dans la 11ème circonscription du Nord, la présidente frontiste s’impose comme une candidate de plus en plus crédible à l’éligibilité. Dimanche, à Hénin-Beaumont, Steeve Briois, son suppléant, débordait d’enthousiasme: « On nous donnait à 32%, et on fait 42%. Alors, étant donné qu’on nous donne à 47% au second tour, nous devrions nous approcher des 60% ! N’en déplaise à l’ « Iflop » ou autre… » Le candidat socialiste Philippe Kemel, lui, joue la prudence, et il semblerait bien qu’il n’ait pas tort. Car les électeurs de Jean-Luc Mélenchon pourraient être réticents à reporter leurs voix sur le PS, après une campagne sous haute tension entre les deux candidats.

Gilbert Collard

L’avocat médiatique arrive en tête dans la 2ème circonscription du Gard (34,57%) devant la candidate PS Katy Guyot (32,9%) et l’UMP Etienne Mourrut (23,9%). Ce dernier pourrait se retirer: « On hésite, on réfléchit. Ce sera une décision collective prise avec les militants et sympathisants, à la base. » Si tel était le cas, Gilbert Collard aurait devant lui un boulevard jusqu’à l’Assemblée.

Valérie Laupies

Même cas de figure dans les Bouches-du-Rhône, où cette inconnue du grand public pourrait bien créer la surprise. En arrivant en seconde position derrière le socialiste Michel Vauzelle (29% contre 38,4%), elle devance l’UMP Roland Chassain, qui déclarait il y a quelques jours qu’il allait « étudier la possibilité de (se) retirer ».

Florian Philippot

Dans la 6ème circonscription de Moselle, le jeune directeur de campagne de Marine Le Pen affrontera en duel son adversaire socialiste, Laurent Kalinowski. Le candidat UMP est, lui, éliminé. Toutefois, pas sûr que la droite puisse rassembler assez de voix pour lui permettre d’entrer au Parlement. Tout dépendra des reports de voix, qui laissent plâner le doute sur l’issue de ce second tour.

Marion Maréchal-Le Pen

La nièce de Marine Le Pen arrive assez largement en tête dans la 3ème circonscription du Vaucluse, avec 34,6% des voix. Elle se retrouve ainsi en duel avec le seul candidat UMP, le PS ayant décidé de se retirer au nom du « front républicain ». Dans cette configuration, la tâche s’annonce difficile pour celle qui, en cas de surprise, pourrait devenir la plus jeune députée de la Ve République, à seulement 22 ans.

L’Express

« Derrière Mélenchon, y avait le drapeau français avec l’effigie de Jean Moulin. On était dans l’imposture absolue » (Roquette/RMC)

Dans les GG de RMC, Guillaume Roquette (Valeurs Actuelles) n’est pas tendre avec le leader du Front de Gauche.

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« Mélenchon est internationaliste. Et donc il considère que l’immigration est une chance pour le pays. [...] Au niveau national, avec un vote de bobos, de professeurs, ça peut fonctionner. Quand il arrive dans une circonscription populaire, comme c’est le cas d’Hénin-Beaumont, ce discours-là sur l’immigration il ne passe pas auprès de l’électorat ouvrier. » – Guillaume Roquette

Ivan Rioufol : « la revanche des citoyens contre des élites déconnectées de leurs préoccupations »

Bloc-note d’Ivan Rioufol, le Figaro 11 juin 2012 :

Le vainqueur du premier tour des législatives est le parti des abstentionnistes. Il regroupe 42,77% des électeurs, taux record sous la V e République.

Ce qu’il faut donc analyser, c’est la crise de représentation nationale, qui persiste et s’aggrave.

Elle va conduire un pays sociologiquement à droite à se faire gouverner par une gauche politiquement minoritaire.

Si le Front de Gauche, avec 6,91% des voix peut espérer avoir néanmoins une douzaine de députés, le Front National, qui additionne le double des voix (13,6%), pourra s’estimer heureux s’il fait entrer trois élus à l’Assemblée.

Ces déséquilibres et ces injustices sont des éléments qui ne peuvent que consolider la frustration chez des électeurs assignés au silence, à la transparence, à la non-existence. La France plonge dans une situation malsaine, avec un parti socialiste omniprésent à tous les échelons de la vie politique, médiatique, syndicale. Cette position dominante, rendue notamment possible par l’alliance du PS avec une extrême gauche ayant un faible pour les violences verbales, les idéologies totalitaires et les tables rases, peut être vue comme une régression démocratique [...]

Ce qui est en train se de mettre en place, ici et là, c’est la revanche des citoyens contre des élites déconnectées de leurs préoccupations. Dans ce contexte, l’UMP serait bien inspirée, par exemple, de laisser ses électeurs trancher eux-mêmes des situations de duel entre le PS et le FN. Qu’en pensez-vous ?

Le Figaro

À Orange, l’ex-FN Bompard se revoit déjà à l’Assemblée

Vingt-six ans après avoir été élu sous les couleurs du FN, Bompard, leader du mouvement d’extrême droite de la Ligue du Sud est en bonne position pour le second tour des législatives dans la ville dont il est maire.

L’Assemblée nationale, Jacques Bompard s’y voit déjà, vingt-quatre ans après… Élu sous les couleurs du Front national de 1986 à 1988, à la faveur du vote à la proportionnelle, Jacques Bompard, maire d’Orange qui défend aujourd’hui les couleurs de son propre parti, la Ligue du Sud, est en bonne position de l’emporter dans la 4e circonscription du Vaucluse.

Avec 23,51% des voix, il arrive certes derrière le maire de Vaison-la-Romaine Pierre Meffre (PS) qui rassemble 25,16% des suffrages, mais pourrait bénéficier d’un report des voix de l’UMP, Bénédicte Martin (20,45%), qui manque le deuxième tour de… 87 bulletins! «En totalisant les voix de toutes les droites, on arrive à 65%. Je ne vois pas comment on pourrait être battus», sourit Bompard depuis le marché de Bollène – dont sa femme est le maire.

(…) Aujourd’hui proche de Marine Le Pen, Bompard avait appelé à voter pour elle au 1er tour de la présidentielle, et le suppléant de la candidate Maréchal-Le Pen dans la circonscription de Carpentras, n’est autre que le vice-président de Ligue du Sud. Il attend aujourd’hui son soutien.

Le Figaro

Faire battre NKM aux législatives ? « Oui, sans aucun complexe » (Marine Le Pen/RMC)

Dans Bourdin & Co, Marine Le Pen débat avec Henri Guaino des législatives.

« M. Guaino apprendra que j’ai laissé la liberté à mes électeurs, et Dieu merci, car je crois que la moitié d’entre eux ont voté pour Nicolas Sarkozy. Si ça n’avait pas été le cas, eh bien Nicolas Sarkozy n’aurait pas terminé avec le score il a eu, mais aurait été balayé, aurait été sanctionné avec une violence inimaginable aux présidentielles. » – Marine Le Pen

Législatives : La République a-t-elle définitivement exclu le peuple ?

Pour Éric Verhaeghe, ancien Président de l’APEC (l’Association pour l’emploi des cadres) et diplômé de l’ENA (promotion Copernic), le mode de scrutin des législatives empêche toute représentativité des «catégories populaires» qui sont plutôt à droite.

Jusqu’à quand nos institutions s’offriront-elles le dangereux luxe de ne pas refléter l’expression du pays ?

Le 23 avril, François Hollande avait recueilli 34% des suffrages parmi les diplômés de l’enseignement supérieur, et seulement 21% parmi les personnes sans diplôme. Inversement, Marine Le Pen avait recueilli plus de 50% des voix parmi les sans diplôme, et 8% parmi les diplômés de l’enseignement supérieur.

Le paysage était plus que jamais posé : la France d’en-bas est de droite, voire d’extrême-droite. La France des beaux quartiers est de gauche. L’un des enseignements majeurs des législatives est de confirmer jusqu’au symbole cette fracture sociologique dans l’électorat. Le résultat d’Hénin-Beaumont en est la preuve ! […]

Les ouvriers français, menacés par la concurrence internationale, par le libre-échange, confrontés localement à la concurrence d’une main-d’œuvre immigrée moins exigeante dès qu’il s’agit de salaires ou de droits sociaux, se sentent menacés. Le phénomène est préoccupant. Jusqu’ici la République leur avait donné le sentiment d’être une chance, d’être leur planche de salut. Aujourd’hui, elle est devenue l’espace d’une élite qui les méprise et ne parle plus le même langage qu’eux. […]

Le collectif budgétaire et la loi de Finances 2013 vont soit l’obliger à opérer des arbitrages impopulaires qui risquent de décevoir un électorat encore bercé d’illusions, soit le contraindre à endosser une effrayante dégradation des comptes publics. […] Le peuple est souverain. Le peuple décidera si, oui ou non, les législatives de 2012 marquent l’agonie de la démocratie représentative.

atlantico

Jean-Luc Mélenchon éliminé

« Cela n’a pas été suffisant ». La mine défaite, Jean-Luc Mélenchon a reconnu sa défaite dans la 11ème circonscription du Pas-de-Calais, où il termine troisième.

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« Ce soir, c’est le coeur paisible que je vais quitter cette scène, mais pas ce département. Je vais essayer de vous être encore utile », a déclaré celui qui voulait combattre Marine Le Pen. « Elle a vampirisé la droite », a expliqué Jean-Luc Mélenchon.

Le Figaro