Le Caire : Violences devant la cathédrale Saint-Marc après les funérailles de Coptes tués pendant des heurts confessionnels (ajout vidéo)

Des violences ont éclaté dimanche près de la cathédrale Saint-Marc du Caire après les funérailles de quatre Coptes (chrétiens d’Egypte) tués dans des violences confessionnelles.

Des témoins ont indiqué à l’AFP que les fidèles qui sortaient de l’église en scandant des slogans contre le pouvoir islamiste avaient été attaqués à coups de pierres.

Le Parisien

Une équipe de Radio France international molestée au Caire

Deux journalistes et un technicien français de Radio France International (RFI) ont été frappés mercredi au Caire où ils couvraient les heurts entre adversaires et défenseurs du président Mohamed Morsi, qui ont fait 5 morts et des centaines de blessés, a annoncé la radio.
« Sahar Talaat, correspondante du service Amérique Latine, Daniel Vallot, envoyé spécial de la rédaction en français, et Bertrand Haeckler, technicien de reportage, ont été bousculés et frappés à plusieurs reprises alors qu’ils étaient en train de couvrir les manifestations aux abords du palais présidentiel, dans le quartier d’Héliopolis », précise un communiqué de RFI.

(…) L’Orient – Le Jour

Heurts au Caire : 5 morts, plus de 450 blessés (Vidéo) MàJ

Opposants et partisans du président Mohamed Morsi se sont affrontés ce soir à coups de cocktails molotov et de jets de pierres lors de heurts devant la présidence au Caire qui ont fait plus de 200 blessés et illustrent la division d’un pays s’enfonçant dans la crise.

Addendum 5 12 : Cinq manifestants ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi dans des affrontements entre opposants et partisans du chef de l’Etat Mohamed Morsi, les pires violences depuis l’élection du premier président islamiste d’Egypte qui a divisé le pays en renforçant ses pouvoirs.

Des batailles à coups de bâtons, de cocktails molotov et de jets de pierres ont eu lieu toute la nuit, avec de brèves périodes d’accalmie, autour du palais présidentiel à Héliopolis, et des coups de feu se faisaient régulièrement entendre.

Un quatrième conseiller du président, Mohammed Esmat Seif Eddawla, a annoncé sa démission en signe de protestation.

Le Nouvel Obs ; Libération

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Il s’agit des pires violences depuis l’élection en juin de M. Morsi, premier président islamiste d’Egypte qui s’est attiré les foudres de l’opposition et d’une partie de la magistrature pour s’être octroyé des pouvoirs exceptionnels le 22 novembre.

Un journaliste de l’AFP a fait état de tirs de chevrotine et de voitures incendiées, alors que le ministère de la Santé a fait état de 211 blessés.

Le Figaro

Égypte : Manifestation massive des islamistes en soutien au président Morsi

Des dizaines de milliers de militants Frères musulmans et salafistes ont manifesté samedi au Caire pour soutenir le projet de Constitution. Publié vendredi, le texte devrait être soumis à référendum dans les quinze jours après son approbation par le président.

«Soyez patients! Ce sera la victoire de Dieu, pas la nôtre! Le peuple a pris sa décision, il veut la charia!» crie le meneur de jeu.

Ils n’étaient pas trois millions, comme l’a clamé un orateur enthousiaste. Mais les Frères musulmans et les salafistes ont réussi leur pari en rassemblant plus de 50.000 personnes autour de l’université de Gizeh, pour soutenir le président Mohammed Morsi, issu des Frères musulmans, et le projet de Constitution publié en hâte vendredi par la Commission constituante, entièrement composée d’islamistes depuis le départ de ses membres libéraux. […]

Le ton et l’allure des manifestants contrastent avec ceux de la place Tharir, mélange d’hommes et de femmes, de bourgeois, de gens du peuple et de chrétiens. Ici, la foule est presque entièrement masculine, populaire et majoritairement barbue. […]

Le Figaro

Égypte : Une journaliste de France 24 agressée en direct au Caire (MàJ Vidéo)

La correspondante en Egypte de la chaîne de télévision France 24 Sonia Dridi a affirmé à l’AFP avoir été agressée sexuellement alors qu’elle se trouvait hier sur la place Tahrir du Caire.

http://youtu.be/e8qUauoS-dw

Elle a raconté avoir été encerclée par une foule composée essentiellement de jeunes hommes, qui ont commencé à la toucher alors qu’elle intervenait en direct sur la chaîne d’information en continu. L’agression a duré plusieurs minutes, avant qu’un ami ne parvienne à la sauver, a-t-elle précisé.

«J’ai été agrippée de partout. J’ai réalisé (plus tard), quand quelqu’un a reboutonné ma chemise, qu’elle était ouverte, mais pas déchirée. J’ai évité le pire grâce à la ceinture solide (que je portais» et l’aide d’un ami, a-t-elle affirmé. La journaliste a précisé qu’elle allait porter plainte.

Lors d’affaires similaires, la police n’était pas parvenu à arrêter les responsables. Dans les rues du Caire, le harcèlement des femmes, voilées ou non, les remarques obscènes et parfois les gestes déplacés sont un phénomène courant.

Le Figaro

(merci à A. nomme)

940 millions d’euros de Paris et Bruxelles pour le métro du Caire

L’Union européenne et la France ont signé avec le gouvernement égyptien un contrat d’un montant de 940 millions d’euros pour financer l’extension du métro du Caire.

La mission européenne au Caire a annoncé dimanche dans un communiqué que l’Union européenne et la France ont signé avec le gouvernement égyptien un contrat d’un montant de 940 millions d’euros pour financer l’extension du métro du Caire.

Par cet accord ratifié samedi par Bruxelles et l’Agence française de développement (AFD), le gouvernement français honore près de la moitié des engagements qu’il avait pris envers l’Egypte en 2011 au sommet de Deauville, organisé pour lever des fonds en soutien au Printemps arabe, a précisé l’Union européenne. La France a déjà fourni à l’Egypte un soutien financier et technique pour les deux lignes de métro existantes du Caire, construites dans les années 1980. [...]

La Tribune

(merci à JamesJR)

Printemps Arabe : les viols et agressions de femmes se multiplient place Tahrir, au Caire

Le scénario est toujours le même : une femme, place Tahrir, au Caire, vers la fin de l’après-midi, un jour de manifestation. Elle est égyptienne, ou non, voilée, ou pas. Journaliste parfois, souvent militante. Elle se fraie un chemin dans la foule compacte et chamarrée en compagnie de camarades ou de collègues comme elle transportés par la liesse.

Soudain, tout bascule. En quelques secondes, le bain de foule tourne au viol collectif. Les mains d’abord, par dizaines, s’abattent brusquement sur son corps. La femme réalise alors qu’elle est encerclée par des dizaines d’hommes qui la séparent de force de ses compagnons.

Projetée à terre, elle voit ses habits arrachés, sent des doigts s’immiscer en elle malgré ses hurlements de terreur. Autour, la meute grossit. Une foule d’hommes se bousculent en hurlant, tendant leurs bras pour mieux la toucher.

D’autres s’interposent, tentent de la protéger. En vain. Cela peut durer une heure. Parfois, elle perd connaissance. Parfois, elle a le temps d’apercevoir le visage de ceux qui parviendront à l’arracher à ses agresseurs. Car bien qu’elle soit détruite, elle est sauvée, toujours. In extremis.

DES ATTAQUES QUI SERAIENT DE PLUS EN PLUS FRÉQUENTES

Combien de fois ce scénario s’est-il répété depuis la révolution ? Pour l’instant, seules les agressions concernant des journalistes étrangères ont fait l’objet de comptes rendus détaillés. (…)

« DES HOMMES AUX REGARDS D’ANIMAUX »

Violée le 2 juin place Tahrir, C., bien qu’étrangère, souhaite garder l’anonymat. Ce qu’elle décrit correspond exactement au récit de Natasha Smith :

« Les hommes étaient comme des lions autour d’une pièce de viande, leurs mains partout sur mon corps et sous mes vêtements déchirés. Leurs regards étaient ceux d’animaux. Pas humains du tout, ils me jetaient à droite et à gauche comme si j’étais un sac-poubelle, pas un humain. »

Ni elle ni ses deux amies, qui ont subi le même sort au même moment, n’ont porté plainte, faute de pouvoir reconnaître leurs agresseurs. Elles se sont contentées de témoigner auprès d’ONG locales.

De toute façon, la loi ne considère pas ces agressions comme des viols, mais comme du simple « harcèlement sexuel », dont les victimes sont systématiquement découragées et dénigrées par les policiers. (…)

Le Monde