Vienne (86) : la LDH et la Cimade de Châtellerault et de Poitiers s’émeuvent de la politique d’expulsion

Le tout nouveau Premier ministre Manuel Valls s’est souvent retrouvé fortement critiqué dans ses propres rangs pour sa politique en matière d’expulsions, alors qu’il était ministre de l’Intérieur.

La Ligue des Droits de l’Homme de Châtellerault et le groupe local de Poitiers de la Cimade viennent de s’en émouvoir auprès des députés de la Vienne. Catherine Coutelle, Véronique Massonneau, Alain Claeys et Jean-Michel Clément, membres de la même majorité, viennent de recevoir une lettre ouverte de ces deux associations œuvrant auprès des migrants.

[...] Plus que tout, c’est le « ni ni » qui les révolte au plus haut point. La situation de ces familles ni expulsables ni régularisables du fait d’aberrations administratives et qui se retrouvent sans rien du jour au lendemain.

« Ils se retrouvent à perdre leur travail. Ce qu’ils attendent, c’est qu’ils partent, qu’ils rentrent chez eux. On a des gens qui sont en France depuis une trentaine d’années et qui se retrouvent dans ces situations inhumaines. »

La lettre ouverte de la Cimade et de la Ligue des Droits de l’Homme adressée aux députés de la Vienne. En deux pages, ils ont recensé les situations sur lesquelles les députés pourraient peser efficacement au quotidien : refus implicite des demandes de titre de séjour, refus de plus en plus fréquent de délivrer des autorisations provisoires de séjour pour maladie, exigences préfectorales hors la loi…

« Nous vous avons demandé d’agir pour une autre politique de l’immigration, pour que diminuent très fortement les taxes perçues pour la délivrance des titres de séjour et pour que la politique de la préfecture de Poitiers envers les étrangers change. […] Force est de constater que rien ne change, que tout s’aggrave », écrivent les associations.

« Nous ne pouvons accepter qu’un gouvernement de gauche continue dans le discours et la politique sécuritaire de l’époque Sarkozy […] Nous attendons de votre part une prise de position et une action effective pour une autre politique de l’immigration. »

La Nouvelle République

Associations et syndicats publient un petit manuel pour s’attaquer aux «idées fausses» de l’extrême droite

Des associations et syndicats tels que la CGT, FSU, l’Unef ou la Ligue des droits de l’homme soutiennent cet ouvrage, qui décortique 73 arguments sur l’immigration, l’insécurité, l’islam, pour les démonter.

Comment affronter la pensée d’extrême droite sur d’autres terrains que celui de la morale ? Des syndicats (CGT, Solidaires, FSU, Unef, UNL, Fidl) et associations (Ligue des droits de l’homme, Mrap, JOC) ont mené cette réflexion, face à la «banalisation préoccupante» des antiennes répétées notamment par le Front national. Ils soutiennent la publication d’un livre, En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite.

«Sortir de l’euro permettrait de revenir au franc et d’avoir des prix plus compétitifs pour les produits exportés»; «les travailleurs sans papiers ne payent pas de cotisations sociales ni d’impôts»; «il y a trop de main-d’œuvre disponible et pas assez d’emploi pour tout le monde», etc. Des affirmations qui seraient, selon les organisations partenaires du petit ouvrage, reprises avec de plus en plus d’aplomb, de moins en moins de complexes. Du bon sens, se voient rétorquer les militants associatifs ou syndicaux. «Ces idées, on ne les entend plus simplement dans les meetings ou sur les plateaux de télé, mais aussi dans les cafés, les usines», s’inquiète l’éditeur Bernard Stéphan (Ed. de l’Atelier).

La porte-parole de Solidaires, Annick Coupé, reconnaît que sur le terrain, son syndicat s’est souvent trouvé démuni, en mal d’arguments pour contrer la progression de ces positions xénophobes et réactionnaires : «L’année dernière, nos équipes militantes ont assisté totalement sidérées à la montée du Front national et ne savaient pas quoi répondre.» Pour Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, de tels discours sont d’autant plus délicats à déconstruire que des partis comme celui de Marine Le Pen savent désormais choisir leurs mots. «Le FN vient sur le terrain du syndicalisme en tentant de nous instrumentaliser, utilise des termes généreux et les détourne en faisant croire qu’il a des réponses sociales», a-t-elle constaté.

L’idée était donc de disséquer les rengaines de l’extrême droite pour les démonter à l’épreuve des chiffres et des faits. De lancer «une offensive sur le fond», décrit l’auteur Pierre-Yves Bulteau. Le journaliste décortique 73 «idées reçues» sur l’immigration, l’UE et l’euro, l’insécurité, l’islam, la concurrence entre les travailleurs, etc. L’ouvrage aurait pu passer davantage le programme du FN à la moulinette du fact-checking, fournir plus de chiffres et de données précises. Il s’agit en fait moins d’un travail de désintox que d’un contre-argumentaire. Objectif assumé par les partenaires à la recherche d’objections pour répliquer dans les entreprises, les facs et les lycées : «On veut en faire un outil militant pour armer les membres de nos organisations qui nous demandent comment répondre», explique Bernadette Groison (FSU).

Pédago, le petit manuel tiré à 17 000 exemplaires, fournit des munitions intéressantes. Sur le prétendu manque à gagner que représentent les travailleurs étrangers pour la France, il explique que si ceux-ci perçoivent 47,9 milliards d’euros de l’Etat (allocations, prestations de santé, retraites), «ils en reversent 60,3 milliards en impôts, cotisations et taxes à la consommation. Soit un solde positif de 12,4 milliards.» Concernant l’intégration des Roms, il rappelle que sur la période 2007-2013, la France «a touché 1,7 milliard d’euros» du Fonds social européen : 53 projets d’insertion ont pu être montés, mais au bénéfice «principalement de gens du voyage ou de personnes vivant en campement, c’est-à-dire une majorité de Français et non de Roms».

Libération

A Hénin-Beaumont, la LDH met en garde contre la «dangerosité» du FN. Le FN donné vainqueur (Sondage IPSOS) (Ajout vidéo + MàJ)

Addendum 23h15 :

Au premier tour, le secrétaire général du FN et conseiller municipal, Steeve Briois, arriverait en tête avec 45% des voix.

A quatre jours du premier tour des municipales, Steeve Briois, la tête de liste Front national à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), conforte son avantage dans les sondages. Sa liste arrive en tête au premier et au second tour dans une enquête* Ipsos-Steria publiée mercredi pour France 3 Nord-Pas de Calais et France Bleu Nord.

Au second tour, Steeve Briois garderait son avance. Dans l’hypothèse d’un duel avec Eugène Binaisse (DVG), le candidat FN emporterait la mairie avec 52% des voix, contre 48% pour le maire sortant. En cas de triangulaire, le FN l’emporterait avec 49% des voix, suivi par Eugène Binaisse (42%), et loin derrière, Gérard Dalongeville (9%).

Le Parisien

La Ligue des droits de l’homme (LDH) a mis en garde mardi à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) contre la «dangerosité» du Front national, qui convoite la mairie de ce bastion de la gauche, appelant à lui «barrer la route». L’organisation veut lutter contre l’abstention qui «fait le jeu du FN» et rappelle que le parti fait campagne sur la «préférence nationale», une idéologie qu’elle dénonce comme dangereuse.

Les statuts de la LDH lui interdisent de prendre publiquement position pour un candidat avant le premier tour des municipales, mais pas avant le second tour.

«Nous sommes tout à fait conscients du danger qu’il y a de voir le Front national s’emparer de la mairie d’Hénin-Beaumont et nous voulons mettre en garde les électeurs», a déclaré lors d’un point de presse Alain Pruvot, président de la LDH d’Hénin-Carvin et de la fédération départementale LDH du Pas-de-Calais. «Nous voulons contrer idéologiquement le FN en montrant sa dangerosité. […] Ce qui nous apparaît extrêmement dangereux, c’est qu’ils font campagne sur le thème de la préférence nationale», a ajouté Pruvot.

«Croyez-vous vraiment qu’Hénin-Beaumont mérite d’être estampillée FN ? Hénin-Beaumont n’est pas une cité extrémiste», peut-on lire sur ces feuillets. En allant rencontrer la population, l’association entend «lutter contre l’abstentionnisme», car «s’abstenir, c’est faire le jeu du FN. Il faut décider les électeurs à venir voter, et à voter conformément aux droits de l’Homme», a poursuivi Pruvot.

Libération

Les «grandes» associations antiracistes interpellent François Hollande à l’Elysée (Vidéo)

Les quatre «grandes associations antiracistes» (Mrap, LDH, Licra, Sos Racisme) ont appelé vendredi François Hollande, lors d’une rencontre inédite à l’Elysée, à avoir «une parole forte» contre le racisme, ont rapporté les participants. < Il s’agissait de leur première rencontre commune avec le chef de l’Etat.

Cette réunion de travail a également été l’occasion de souligner que le mouvement antiraciste a besoin d’être soutenu : matériellement pour pouvoir réaliser des missions de grande ampleur, et dans le discours public en étant appuyé par une volonté politique affirmée et incarnée au plus haut sommet de l’Etat.

Ont aussi été abordées les questions d’actualité: droit de vote des étrangers aux élections locales, contrôles d’identité dit « au faciès », traitement des Roms et réforme des lois sur l’immigration.

«em>On a fait le constat d’un déficit de parole forte sur les questions d’égalité, de racisme et d’antisémitisme», a déclaré Pierre Mairat, vice-président du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), à l’issue de la réunion.

«Nous l’avons appelé à avoir une parole forte, à tenir un discours fondateur qui, pour nous, fait défaut, a renchéri le président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), Alain Jakubowicz.

Le président «nous a entendu et nous a dit qu’il lui faudrait se saisir d’une occasion», a ajouté Pierre Tartakowsky, président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH).

Les associations ont également déploré «l’absence d’interlocuteur doté de moyens et de visibilité», a précisé Ibrahim Sorel-Keita, vice-président de SOS Racisme, qui a pour sa part défendu l’idée d’un «ministère de l’Egalité».

Le Point ; Licra

Tubiana, Prasquier, Miller auraient un compte en Suisse (MàJ)

Addendum 31/01/14

[...] Complétant ainsi une première fournée de noms livrée par Le Monde, Médiapart affirme que Jacques Dessange, Jeanne Moreau, ou encore Michel Piccoli ont détenu des comptes non déclarés dans la filiale suisse de la banque HSBC. [...]

24 Heures

Lire la suite

Propos corsophobes : la LDH de Corse monte au créneau contre l’animateur de Canal+, Pierre-Emmanuel Barré

La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) de Corse a dénoncé les « propos corsophobes » de l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré sur Canal+, le 9 janvier, indiquant avoir saisi le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) et la direction de la chaîne criptée.

Lors de sa chronique quotidienne présentée le 9 janvier dans l’émission « La Nouvelle Edition » sur Canal+, l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré s’en est pris à l’Ile de Beauté et à ses habitants, à l’occasion de la Journée mondiale de la Corse.

3’35″ de diatribe pas vraiment au goût de la Ligue des Droits qui dénonce les « propos inacceptables » de l’animateur et notamment sa citation du philosophe Strabon à l’adresse des Corses.

(…) France 3 Corse

Faire des faux pour régulariser des clandestins : punissable ou non ?

Au tribunal du Havre, le retour du « délit de solidarité » avec les sans-papiers

Le parquet du Havre reproche pourtant à cet élégant retraité d’avoir établi, en 2011 et 2012, deux fausses attestations d’hébergement en faveur d’une Congolaise sans-papiers d’une cinquantaine d’années. L’objectif : qu’elle puisse ainsi déposer une demande de titre de séjour. Des poursuites ont été engagées pour « fausse déclaration par personne physique ». « Les faits sont graves », martèle François Pucheus, procureur de la République adjoint, pour qui ce procès est celui d’un homme « prêt à tout et n’importe quoi pour sa cause ».

Tassés sur les bancs et excédés par quatre heures d’attente dans la salle des pas perdus, une centaine de militants de la Ligue des droits de l’homme, d’Amnesty International, mais aussi l’ancien évêque d’Evreux Jacques Gaillot. Ils s’agacent. Pour eux, cette affaire signe surtout le retour du délit de solidarité, qui permettait de poursuivre un Français ayant « tenté ou facilité » le séjour de sans-papiers sur le territoire, et a été abrogé le 31 décembre 2012. Le prévenu l’a bien compris, et plaide « l’humanisme ». « Quand j’ai rencontré cette femme à une permanence de la Croix Rouge, elle était malade. Pour poursuivre ses soins au Havre, elle avait besoin de cette attestation. »

M. Jacquens l’assure, il a longtemps domicilié des sans-papiers pour diverses associations comme France terre d’asile. « Dans mon esprit, je servais de boîte aux lettres, c’est tout. » (…)

Mais la plaidoirie de Me Mary, qui entend « tordre le cou à la pénalisation de l’aide aux sans-papiers », va leur redonner espoir. « Si vous condamnez M. Jacquens, vous condamnez la moitié de la salle ! Par zèle, on cherche à créer un nouveau délit », accuse-t-il, avant de s’excuser pour son « emportement ». Le jugement a été mis en délibéré au 3 octobre.

Le Monde

Guy Bedos critique « l’acharnement pénitentiaire » contre Yvan Colonna

L’humoriste Guy Bedos estime que l’éloignement du nationaliste corse Yvan Colonna, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Érignac, constitue « un acharnement pénitentiaire » mais aussi « une double peine pour sa famille ». [...]

Hebergeur d'image

« Aujourd’hui, au lieu de le rapprocher de sa famille, comme la loi l’autorise, on éloigne Yvan Colonna qui est considéré depuis dix ans comme un détenu exemplaire », explique Guy Bedos, membre de la Ligue des droits de l’homme, alors que Colonna a été transféré en juillet de la prison d’Arles (Bouches-du-Rhône) vers celle de Réau (Seine-et-Marne) après des suspicions de projet d’évasion à l’explosif. [...]

« Choqué par le traitement judiciaire de l’affaire depuis le début », Guy Bedos a décidé de s’exprimer sur le transfert d’Yvan Colonna non pas en qualité « de pinzutu (continental, ndlr), d’humoriste ou de people », mais en tant que membre de la LDH, animé par « un goût profond pour la justice », ajoute-t-il.

À la question du quotidien insulaire lui demandant si derrière cet engagement ne se cachait pas « la volonté de se faire bien voir en Corse, où il possède une résidence secondaire », l’humoriste répond : « non ». [...]

TF1 News

Mayotte : le vice-président de la Ligue des Droits de l’Homme inculpé pour viol et agression sexuelle

Me Jacques Tchibozo, 36 ans, vice-président de la Ligue des droits de l’Homme de Mayotte, a été mis en examen. Il est soupçonné de viol, de tentatives de viols et d’agressions sexuelles sur une collaboratrice et des secrétaires de son cabinet. Quatre plaintes ont été déposées contre lui. Figaro + photo - merci Desiderata+35rap

« La secrétaire du Cabinet, qui parle couramment français, shimaoré et shibushi qui sont les langues parlées à Mayotte, a reçu pour instruction de faire deviner son sourire à son interlocuteur, si celui-ci n’est pas en sa présence pour le voir. »

—————————————-

[Rappel 2012] Dunkerque : le président de SOS Racisme condamné à 8 mois ferme pour avoir défiguré son « ex »

Anthony Simati, président de SOS Racisme Flandre Côte d’opale et militant anti-violence, a été sévèrement condamné par le tribunal, aujourd’hui en comparution immédiate, pour avoir tabassé son ex-concubine au point de la défigurer. Il a été incarcéré à l’issue de l’audience. Voix du Nord.

—————————————-

 [Les lecteurs sont invités à continuer la liste...]

Foix : Opération « Ici ensemble »

Les élèves de cm2 de l’école Cazalé de Pamiers sont venus présenter aux familles et au public les travaux réalisés avec leur enseignante, Cathy Fabri, dans le cadre de l’opération «Ici ensemble».

Ils se sont penchés sur leurs origines, pour constater que dès la génération de leurs grands-parents, plus de la moitié d’eux avaient des racines hors de France. Ce constat leur a permis de réfléchir aux questions d’immigration : Quelles sont les conditions de vie des migrants ? Comment se construit la vie dans le pays de destination ?

Quel accueil faisons-nous aux arrivants ?

La projection par la suite du film «le Gone du Chaâba», racontant la vie d’un enfant d’immigré algérien dans les années 65, puis le débat avec la salle animé par la Ligue des Droits de l’Homme ont permis d’échanger les points de vue et de débattre.

L’OCCE et les PEP, associations organisatrices de cette soirée, ont confirmé leur volonté de poursuivre ce type d’action.

La Dépêche

———————-

Relire en complément

 

Concernant la Ligue des droits de l’homme : 

Voir source ici.  

• Charges salariales annuelles de la Ligue des Droits de l’homme : 839.000 € en 2010. La plus grosse partie des recettes de chaque exercice est constituée par des subventions. En 2009 elles ont dépassé le million d’€.  (source)

Voir le rapport financier 2010 ici 

Droit de vote des étrangers; Esther Benbassa : «Le calendrier idéal, c’est maintenant»

Ce jeudi soir, militants et élus se retrouveront sur la place de la Bastille, pour un concert de mobilisation en faveur de l’ouverture du droit de vote aux étrangers extracommunautaires pour les élections locales, organisé par le collectif Droit de vote 2014 et le syndicat Unef.

Vincent Rebérioux, vice-président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), regrette que le vote ne soit pas ouvert aux étrangers pour les prochaines municipales de 2014, mais se félicite que le silence du président soit enfin rompu.

Ils comptent interpeller François Hollande, qui a promis, lors de sa conférence de presse jeudi dernier, qu’un texte serait proposé au Parlement après les municipales de 2014. C’est la première fois depuis six mois que le Président s’exprime sur cette proposition emblématique de sa campagne – mais aussi du Parti socialiste depuis plus de trente ans.

Razzy Hammadi, député PS de Seine-Saint-Denis et fervent défenseur du droit de vote des étrangers, est «pleinement satisfait» de cette nouvelle. «On s’est battu pour que l’idée ne soit pas enterrée et pour se réapproprier le débat», explique-t-il pour justifier son entrain. Pour Esther Banbassa, l’enthousiasme est plus nuancé : «C’est un petit pas en avant. » Mais la sénatrice EE-LV du Val-de-Marne, qui a été rapporteure du texte au Sénat en 2011, veut faire confiance au Président. «Je veux bien lui donner une seconde chance, en lui faisant crédit de son intention honnête. Mais il n’y aura pas de troisième fois. »

Entre bonne et mauvaise nouvelle, difficile de trancher chez les militants. […] Du côté de SOS Racisme, le ton est plus ferme : «C’est une triste nouvelle», selon Gaëlle Tainmont, déléguée nationale du pôle migration, pour qui le chantier aurait dû être lancé dès le début du quinquennat. […]

Libération (Merci à Joyeux luron)

LDH : « A notre sens, la bête immonde est de retour »

“Il y a eu ces derniers mois dans notre région, des formes diverses de racisme et de violences : l’agression d’Aigues-Mortes pour laquelle le maire Cédric Bonato est resté bien discret lorsqu’il s’est agi de stigmatiser des faits s’étant déroulés dans sa commune, les insultes racistes du Caylar, les saluts nazis de la fête de Mauguio… ou, encore, les incidents graves à Sumène, avec des militants de la Ligue du Midi.

A notre sens, la bête immonde est de retour et il nous faut être vigilants. Il n’est pas question de hurler avec les loups, mais il n’est pas pour autant question de se taire et laisser faire. Ce serait coupable de rester muet. Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit”.

C’est en ces termes qu’Alain Doudiès, président de la section de la Ligue des Droits de l’Homme de Nîmes, a commenté, hier matin, à la faveur d’un point de presse, la volonté de son mouvement  ”d’apporter sa contribution dans la bataille des idées”. Avec plus de vigueur et de détermination encore lorsqu’il s’agit de condamner les idées véhiculées par l’extrême droite, ainsi que dérives racistes inacceptables : “Il faut dissiper les fantasmes, rompre avec les idées reçues, dépassionner la réflexion et engager un débat démocratique serein”. (…)

Objectif Gard