LDH : « A notre sens, la bête immonde est de retour »

“Il y a eu ces derniers mois dans notre région, des formes diverses de racisme et de violences : l’agression d’Aigues-Mortes pour laquelle le maire Cédric Bonato est resté bien discret lorsqu’il s’est agi de stigmatiser des faits s’étant déroulés dans sa commune, les insultes racistes du Caylar, les saluts nazis de la fête de Mauguio… ou, encore, les incidents graves à Sumène, avec des militants de la Ligue du Midi.

A notre sens, la bête immonde est de retour et il nous faut être vigilants. Il n’est pas question de hurler avec les loups, mais il n’est pas pour autant question de se taire et laisser faire. Ce serait coupable de rester muet. Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit”.

C’est en ces termes qu’Alain Doudiès, président de la section de la Ligue des Droits de l’Homme de Nîmes, a commenté, hier matin, à la faveur d’un point de presse, la volonté de son mouvement  ”d’apporter sa contribution dans la bataille des idées”. Avec plus de vigueur et de détermination encore lorsqu’il s’agit de condamner les idées véhiculées par l’extrême droite, ainsi que dérives racistes inacceptables : “Il faut dissiper les fantasmes, rompre avec les idées reçues, dépassionner la réflexion et engager un débat démocratique serein”. (…)

Objectif Gard

Immigration : la LDH écrit à Manuel Valls

La Ligue des Droits de l’Homme demande au gouvernement de changer de cap en matière d’immigration, faisant état d’une « désapprobation grandissante » face au traitement réservé aux sans papiers, dans une lettre à Manuel Valls rendue publique aujourd’hui. [...]

Les mobilisations de travailleurs sans-papiers avaient permis d’ »arracher » de 11 à 12.000 régularisations par an « à un gouvernement dont l’aménité vis-à-vis des immigrés clandestins n’était pas établie ». [...]

Le Figaro

Le « racisme anti-Blancs » divise les associations antiracistes

Un procès un peu particulier doit s’ouvrir, vendredi 26 octobre après-midi, au tribunal de grande instance de Paris. Sur le papier, les faits sont banals. Il s’agit d’un homme de 28 ans renvoyé pour des violences commises en 2010 sur un autre jeune dans le métro parisien. Mais le prévenu est aussi accusé d’avoir insulté la victime en criant « sale Blanc, sale Français ». Et pour cela, il est renvoyé avec la circonstance aggravante de « racisme ». Il risque cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.

Or, pour la première fois dans ce type d’affaire – relativement rare –, une association antiraciste, la Licra, a décidé de se porter partie civile. Une position qui déroute la mouvance antiraciste, et met au jour un repositionnement inédit des organisations sur le sujet. [...]

En perte de repères, le MRAP cherche sa voie. Beaucoup de militants s’inquiètent notamment, explique M. Mairat, de la montée en puissance médiatique d’un nouveau venu dans le milieu antiraciste : le Parti des indigènes de la République (PIR), créé en 2005. Un mouvement qui reprend plus ou moins la ligne défendue pendant longtemps par le MRAP, mais avec des accents beaucoup plus radicaux. [...]

« le racisme anti-Blancs, en soi, ça n’existe pas. » LDH

Le Monde

Baudis demande une trêve hivernale pour les Roms

Le Défenseur des droits a demandé au Premier ministre de suspendre les évacuations de campements roms pendant l’hiver, selon le principe de la « trêve hivernale » qui s’applique en matière d’expulsion locative. Dominique Baudis relève que « plus d’une trentaine d’évacuations de campements illicites sont intervenues avec le concours de la force publique » depuis l’adoption d’une circulaire, à la fin août, sur l’accompagnement de ces opérations. Les expulsions ont entraîné la déscolarisation « pure et simple » d’une cinquantaine d’enfants, poursuit M. Baudis, en évoquant une « situation éminemment préoccupante. »

De plus, écrit-il, dans la majorité des cas, les préfectures n’ont pas été en mesure de le renseigner sur les mesures d’accompagnement de ces expulsions. « Dans ce contexte », le Défenseur des droits suggère « de suspendre ces opérations d’évacuation en étendant aux personnes concernées le bénéfice du dispositif dit de « trêve hivernale » qui s’applique en matière d’expulsion locative ou d’accès à l’énergie. »

Son courrier n’avait pas encore reçu de réponse jeudi après-midi, ont précisé ses services. Sept associations, dont la Ligue des droits de l’Homme ou le Secours catholique, ont relayé jeudi l’appel du Défenseur des droits. Dans un communiqué commun, elles demandent au gouvernement d’arrêter les évacuations « dès maintenant ». Selon elles, « l’Etat français se rend coupable de graves violences » contre les enfants roms, « en interrompant les soins engagés », en « les déscolarisant » et en « les stigmatisant. » Plus de 15.000 Roms vivent en France. Depuis juillet, de nombreux campements illégaux ont été évacués par les forces de l’ordre, jetant plus de 2.000 personnes à la rue, selon des associations de défense des Roms.

Le Parisien

Paris : Un square est renommé en hommage au Tunisien Saïd Bouziri de la LDH

C’est 16 rue Affre dans le 18ème arrondissement à Paris, à l’angle de la rue Saint-Mathieu et de la rue Affre, que le défenseur des droits de l’Homme, le Tunisien Saïd Bouziri sera célébré, trois ans après sa disparition, le 23 juin 2009, à l’âge de 62 ans.

Le square qui portera le nom de Saïd Bouziri, sera inauguré samedi 23 juin 2012 par le maire de Paris Bertrand Delanoë, précise le site Web de la Mairie de Paris.

Situé en face de la paroisse Saint Bernard au quartier de la Goutte d’Or à Paris 18ème, le square sera baptisé « Saint Bernard-Saïd Bouziri».

Né le 4 juin 1947 à Tunis, Saïd Bouziri part en France en 1966 pour poursuivre des études d’économie à Lyon puis à Paris. Il s’engage au lendemain des évènements de mai 1968 dans la défense des Palestiniens et des immigrés [...]

Il participe à la fondation des Comités Palestine puis du Mouvement des Travailleurs Arabes (MTA) et du Comité de Défense de la vie et des droits des travailleurs immigrés.

La mémoire du défunt sera célébrée pour « l’ensemble de son parcours, privilégiant l’action de terrain et marqué par une sensibilité constante aux plus démunis dont les sans papiers» [...]

Saïd Bouziri est qualifié de « militant associatif » puisqu’il fut membre fondateur de plusieurs associations œuvrant dans le champ du social, de la formation et de la culture.

Il était avant son décès, pendant plusieurs années, Président actif de la section de Paris 18ème, de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) [...]

Espace Manager

Le silence de nos amis musulmans

(…) Sachant qu’à Villeurbanne comme à Toulouse et ailleurs, ce sont des « jeunes d’origine maghrébine » qui s’en prennent à des juifs en raison de leur religion, le silence des responsables politiques et religieux de cette communauté est troublant, voire dérangeant.

A deux exceptions près. Le lundi 4 juin, le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) a condamné, par la voix de M. Dalil Boubakeur, « avec la plus grande vigueur, les actes d’agression antisémites ». Le recteur de la mosquée Othmane de Villeurbanne, M. Azzedine Gaci, a lui aussi condamné « avec la plus grande fermeté ces actes odieux quels qu’en soient les auteurs ou les mobiles ».

Mais pourquoi ces seules réactions? Où est « l’indignation » qui se portait si bien ces temps derniers? Où sont passés tous ceux qui, le 25 mars, au lendemain de la tuerie de Toulouse, participaient à la marche silencieuse dans les rues de Paris avec des panneaux proclamant curieusement: « Chalom (en hébreu)/paix », « Laïcité », « Immigration »? Où sont les organisations musulmanes qui manifestaient également le 15 avril dernier « contre l’islam radical »? Elles étaient une trentaine, et même si elles n’ont rassemblé que deux cents personnes, c’était une première dont on pouvait se féliciter. Y participaient, « entre autres », la Conférence des imams (que préside le courageux imam Hassan Chalgoumy de Drancy), l’Institut des peuples, l’Association des anciens combattants des Français musulmans et l’association Changeons de regard, qui invitaient « tous les Français à se réunir autour de valeurs communes, autour de la France laïque, une et indivisible ».

Quand dix « jeunes d’origine maghrébine » agressent trois jeunes parce qu’ils sont coiffés d’une kippa, ces organisations n’ont plus rien à dire? Pourtant, c’était le moment.

Leurs réactions indignées, de même que celles de SOS racisme, du MRAP, et de la LDH, des associations des musulmans de Villeurbanne, eussent été les bienvenues. (…)

Le Huffington Post

Gilles Manceron (LDH) : Il faut accepter que l’immigration change partiellement une nation (El Watan)

Gilles Manceron, membre de la Ligue des Droits de l’homme (LDH) est interrogé par le quotidien algérien El Watan sur l’élection présidentielle française.

Dans aucun pays, l’identité nationale n’est donnée une fois pour toutes.

-L’immigration porte-t-elle atteinte à l’identité nationale, comme l’affirment la droite et l’extrême-droite ? Marine Le Pen, mardi soir au Zénith, a directement pointé les Franco-musulmans, n’est-ce pas un appel à la division et à la haine ?

Les échanges des hommes, des techniques et des idées ne cessent de modifier en permanence l’identité de chaque peuple et de chaque nation. La seule chose à laquelle peuples et nations sont légitimes à s’opposer, c’est à la conquête par la force et à la colonisation. […]

-Nicolas Sarkozy veut revoir l’accord franco-algérien pour diviser par deux l’immigration. Est-ce la bonne approche pour «solder» le passé colonial, comme il le préconise ?

Certainement pas, cela revient à rallumer les haines et les rejets qui ont marqué l’époque coloniale. Il faudrait plutôt que la France reconnaisse que ce passé colonial était marqué par de graves atteintes aux valeurs républicaines et qu’elle manifeste clairement, aujourd’hui, sa volonté de rompre avec lui. L’histoire a tissé des liens entre les deux peuples et il est illusoire d’empêcher la circulation des personnes entre les deux pays. Il faudrait plutôt – à condition qu’il soit précédé d’avancées démocratiques dans les deux pays – remettre en chantier l’idée d’un traité d’amitié qui faciliterait notamment la circulation des personnes. […]

El Watan

Indignation d’Alexandre Simonnot (FN) après l’incendie de l’église de d’Herblay

(…) Jeudi dernier, l’église d’Herblay subissait plusieurs départs de feu d’origine criminelle, causant des dégâts matériels, rapporte leparisien.fr. Une information à laquelle a tenu à réagir le patron du Front National 95, Alexandre Simonnot.

http://img855.imageshack.us/img855/249/simonnot.png

L’élu critique le peu d’écho engendré par cet événement.

« S’il s’agissait d’une mosquée, cette information serait reprise par tous les médias et elle provoquerait immédiatement le grand émoi des professionnels de l’antiracisme »

déclare-t-il, avant d’ajouter : « Où sont passées l’indignation et la compassion habituelles du gouvernement ? Où sont les ministres avec leurs traditionnelles têtes d’enterrement ? Qu’ont déclaré SOS-RACISME, la LICRA, le MRAP et la LDH ? Est-ce cela la laïcité positive si chère à Nicolas Sarkozy ? »

« Mais là, il ne s’agit que d’une église catholique, alors évidemment on n’en parle pas ou à peine, on évoque » conclut l’élu.

Vonews.fr