La ministre de la famille attend un consensus sur sa phrase : « Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents »

La nouvelle secrétaire d’Etat chargée de la Famille, des Personnes âges et de l’Autonomie, Laurence Rossignol, ancienne porte-parole du Parti socialiste, définit, dans une interview au JDD, ce dimanche 13 avril, les principes de son action dont, assure-t-elle, le dénominateur commun doit être « les femmes » :

En première ligne, du début à la fin, il y a les femmes [La ministre des droits des femmes est toujours Vallaud Belkacem, NDLR]: ce sont elles qui s’occupent le plus des jeunes enfants, qui renoncent à leur emploi ou leur carrière, elles qui, devenant grands-mères, s’occupent des enfants de leurs enfants, elles qui aident ensuite leurs parents.

Celle qui est très attendue (euphémisme) à son poste par les militants restés actifs de La Manif pour Tous annonce ainsi :

Je n’entretiendrai aucune polémique avec la frange la plus radicale des opposants au mariage pour tous.
Les manifestations ont été importantes, beaucoup dans ce camp aussi veulent dialoguer.
Il y a eu le mariage pour tous et nous en sommes très fiers, mais la famille ne vit pas que dans le Code civil.

Elle revient également sur une phrase prononcée sur le plateau de France 3, « Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents », qui avait été transformée par ses opposants en un : « Les enfants appartiennent à l’Etat » qu’elle n’avait jamais prononcé :

(Cette phrase) devrait pourtant faire consensus…

Revenant par ailleurs sur les enseignements des ABCD de l’égalité, Laurence Rossignol énonce :

Le but de l’enseignement à l’égalité est de dire aux filles : « Rien ne vous est fermé car vous êtes des filles »,
Et de dire aux garçons : « On est diffé »rents, mais personne ne doit avoir le dessus sur l’autre ».

La cour de récréation n’est pas un espace pour des apprentis petits coqs.

L’ancienne sénatrice de l’Oise refuse d’enterrer la « loi famille », déprogrammée par Jean-Marc Ayrault de l’agenda législatif. Elle annonce ainsi que le gouvernement « doit continuer de légiférer, dans l’écoute et le dialogue, et surtout dans l’intérêt de l’enfant« , mais ne s’avance sur aucun élément de calendrier pour concrétiser cet engagement.

Le Lab

Relire :

Jean-Louis Auduc, auteur de « Sauvons les garçons » : 88 à 92% de filles à l’école de la magistrature et 78% en médecine

  »Il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes : familial, ethnique, social, intellectuel »

« Les enfants appartiennent à l’Etat » : la fausse citation d’une sénatrice (vidéo)

Elle poursuivra en diffamation tous ceux qui lui attribueront ces propos : « Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents. Ils appartiennent à l’Etat ». Depuis plusieurs mois, cette citation de la sénatrice socialiste Laurence Rossignol traîne sur la toile pour alimenter plusieurs rumeurs et une pétition du collectif Civitas. Or, Rossignol assure ne pas avoir prononcé cette phrase. @si a retrouvé l’extrait vidéo.

Voici la citation exacte :

« La laïcité, c’est ce qui protège l’enfant et garantit aux enfants les mêmes droits et l’accès aux mêmes valeurs. Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents. Donc la République doit leur offrir… [elle est coupée]. Chaque enfant doit pouvoir accéder à des lieux qui lui permettront lui-même, ensuite, de faire son choix. C’est le cadre de l’école publique ».

(…) Arretsurimages.net

La sénatrice PS Laurence Rossignol agressée : « L’arroseur arrosé»

[mise à jour du 13 août 2013]

Bonjour, Madame la Sénatrice,

Vous avez, le 14 juillet dernier, subi une agression que vous relatez dans Le Courrier picard. Devant un distributeur, un homme vous a volé, en pleine rue et devant témoins, l’argent que vous veniez de retirer. Vous l’avez vainement poursuivi, et vous avez déclaré en déplorant le fait que personne ne vous ait aidée :

« Le premier problème de l’insécurité, c’est la lâcheté collective. »

Non, madame…

Le premier problème de l’insécurité, c’est votre politique d’immigration massive légale et illégale depuis trente ans, et la “libre passoire” instaurée, avec votre aval, par les accords de Schengen.

Le deuxième, c’est le laxisme politique et judiciaire de votre parti fusionné UMPS envers les voyous.

Le troisième, c’est votre ministre de l’Intérieur, petit matamore et pantin articulé qui gesticule et ânonne autant qu’il est inefficace (il ne faut pas froisser votre nouvel électorat d’origine maghrébine et de confession musulmane).

Le quatrième, c’est votre ministre supposée de la Justice dont le laxisme n’a d’égal que l’ignorance historique et la haine de notre pays…

Le cinquième, c’est que dans cette propension à protéger les voyous, si je m’attaque à l’un d’eux pour défendre une victime et que par malchance, je lui occasionne de graves blessures, « votre justice » me conduira en garde à vue et en prison où l’on me dénichera, à moi, simple citoyen, une place que l’on ne trouve pas aux vrais voyous.

Chère madame Rossignol, vous venez donc de goûter, à l’instar de millions de Français agressés (et souvent avec des conséquences bien plus graves que celles que vous avez subies), aux joies du « vivre ensemble » que vous prônez depuis des décennies et à celles de l’insécurité que votre politique promeut en cajolant tous ceux qui prennent notre pays pour une poubelle.

Veuillez agréer, Madame, mes salutations républicaines.

Boulevard Voltaire

———– Ci dessous article du 8 août 2013 ———

Victime d’un vol, la sénatrice Laurence Rossignol est en colère

« Le premier problème de l’insécurité, c’est la lâcheté collective. » La sénatrice socialiste de l’Oise, Laurence Rossignol, ne mâche pas ses mots.

Le 14 juillet dernier, vers 14 heures, elle retire de l’argent au distributeur automatique d’une banque de la place Saint-Jacques à Compiègne. Un homme lui vole l’argent, elle le poursuit dans la rue.

« Tout le monde était comme tétanisé, raconte-t-elle. Je demandais de l’aide pour l’arrêter. Une seule personne lui aurait sauté dessus ou simplement fait un croche-patte, en trente secondes, on le maîtrisait. »

Au lieu de cela, la sénatrice ne trouve pas d’échos à son appel à l’aide. « Ce n’était pas le Compiègne désert. Il y avait du monde aux restaurants voisins », témoigne-t-elle.

Elle reste en colère contre cette passivité. « La première des protections est collective, c’est la solidarité.

Plein de choses ne se passeraient pas si les gens se bougeaient. Il y a un problème d’implication. Est-ce que nous sommes de simples spectateurs et commentateurs du monde dans lequel on vit, et pas des acteurs, des gens qui réagissent ? Quand vous criez « Au secours ! », personne ne bouge maintenant. Si j’avais reçu ne serait-ce que l’aide d’une seule personne… »

Ne pas porter assistance à une personne en danger est un fait délictuel, dont les peines maximales vont jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.

Courrier Picard
(Merci à Sarkopilami)

Hollande en campagne chez les « potes »

Un honneur que le candidat PS à la présidentielle réserve lundi soir au dîner annuel des parrains de SOS Racisme. Au menu : foie gras, suprême de volaille, filet de capitaine et cheese-cake en dessert.

La foule est éclectique. Il y a bien sûr Pierre Bergé, parrain historique de SOS Racisme, et Dominique Sopo, l’actuel président. Il y a Harlem Désir, qui présida l’association tout comme Malek Boutih, qui, lui, n’est pas présent. En revanche, Julien Dray, qui fonda SOS Racisme en 1983 et qui est très en froid avec son ancien ami Boutih, est lui bien présent.

Il y a leurs camarades du PS, David Assouline, Laurence Rossignol, Henri Weber. Il y a l’ex-candidat à la primaire, le président du PRG Jean-Michel Baylet, et puis l’essayiste Caroline Fourest et encore le médiatique psychanalyste Gérard Miller.

Geneviève de Fontenay et Anne Lauvergeon

À mille lieues de Dijon, où Hollande a passé la journée sur le thème de la sécurité, loin du théâtre Dejazet, où une heure plus tôt il dévoilait son programme justice, le candidat croise aussi ici Geneviève de Fontenay. En robe noire et blanche, coiffée d’un large chapeau assorti, mais sans Miss France (ni Miss Nationale) à ses côtés, elle fait des pieds et des mains pour atteindre Hollande, se glisser sur un cliché à ses côtés, et lui faire la bise. Dans un autre style, Hollande discute ensuite avec Anne Lauvergeon, ancienne patronne d’Areva, mais surtout ancienne sherpa de François Mitterrand, aujourd’hui membre du conseil de surveillance du quotidien Libération. (…)

Le Point