François Hollande oublie Pâques mais pas l’Aïd. Deux poids, deux mesures ?

Se retranchant derrière la laïcité, François Hollande n’a pas souhaité une bonne fête de Pâques aux catholiques français. On se souvient pourtant qu’il avait adressé ses vœux aux musulmans de France pour la fête de l’Aïd. Deux poids, deux mesures ? Gérard Leclerc journaliste, philosophe, essayiste et est éditorialiste à France catholique et à Radio Notre-Dame est interrogé par Le Figaro.

Le premier à avoir manifesté son hostilité à la mention des «racines chrétiennes de l’Europe», c’est Jacques Chirac, dans la lignée du radical-socialisme plutôt que dans celle du gaullisme.

Que vous inspire ce deux poids, deux mesures ?

Le salut aux musulmans de François Hollande est de nature opportuniste et politique. C’est une clientèle électorale essentielle au Parti socialiste, qui est en train de lui échapper à cause des réformes sociétales, et qu’il s’agit de bien soigner. […]

Cela témoigne-t-il d’une hostilité particulière que vouerait le président aux catholiques suite à l’affaire du mariage pour tous, ou plus généralement une indifférence de la classe politique française à l’égard des catholiques ?

Je pense qu’il s’agit d’un problème propre à François Hollande, mais qui rejoint également une tradition et une culture française. Comme l’a souligné Samuel Pruvot dans son livre François, Hollande, Dieu et la République (Salvator, 2013), François Hollande s’est éloigné du catholicisme, pourtant prégnant dans sa famille, et retranché dans un agnosticisme fermé à l’égard de toute inquiétude religieuse.

Il rejoint ainsi une tradition française positiviste née avec les Lumières qui ont eu en France une tonalité bien particulière par rapport à d’autres pays européens, celle d’une philosophie antichrétienne et anticatholique qui a débouché sur la déchristianisation entreprise par la Révolution française. De là provient l’ambiguïté fondamentale de la notion de laïcité dont on ne sait pas si elle traduit une neutralité du pouvoir ou la promotion délibérée d’un athéisme d’État. […]

Sans nier les évolutions de l’histoire et la pluralité de nos appartenances, on ne peut ignorer une histoire chrétienne qui a profondément marqué les mentalités, la culture et jusqu’aux paysages de notre pays. Il y a quelque chose de malsain dans cette amnésie de l’Europe à l’égard de son passé religieux.

Nous sommes à la veille des élections européennes. L’Union européenne devrait-elle, selon vous, faire référence à ces «racines chrétiennes de l’Europe» ?

Je pense que c’est une évidence. Malheureusement, ce n’est pas la direction que prend l’Europe, noyée dans des préoccupations économiques et technocratiques. […]

Le Figaro

«Est-ce normal que l’on continue dans un pays laïc à donner tant d’importance aux fêtes chrétiennes ?» (Le Figaro)

Pâques est célebrée ce dimanche par plus d’un milliard de catholiques dans le monde. L’Evêque de Lourdes, Mgr Brouwet explique à Figarovox la signification de cette fête. L’article du Figaro est intitulé : «La fête de Pâques a-t-elle encore un sens religieux ?»

L’Eglise s’apprête à fêter Pâques. Pourquoi cette fête est importante pour les catholiques ?

La fête de Pâques est, avec Noël, la plus grande fête de l’année. Nous célébrons la Résurrection du Christ. Toute la foi chrétienne tourne autour de ces deux évènements: Dieu qui se fait homme dans le mystère de Noël ; le Christ ressuscité des morts dans le mystère de Pâques. […]

Cette fête a-t-elle encore un sens dans une société déchristianisée ?

[…] Dans ce monde déchristianisé, les chrétiens cherchent à témoigner que ni la mort ni la nuit n’ont le dernier mot ; ils confessent que nous sommes appelés à vivre, et à vivre debout, dans l’attitude du Ressuscité. […]

Est-ce normal selon vous que l’on continue dans un pays laïc à donner tant d’importance aux fêtes chrétiennes ?

[…] La liberté religieuse est le garant ultime des libertés individuelles: l’Etat ne pourra jamais contrôler la relation personnelle qu’un croyant entretient avec Dieu. Les fêtes religieuses doivent être maintenues pour cette raison: parce qu’en les conservant, le pouvoir politique reconnaît que ce qui touche à la foi dépasse sa compétence et que la liberté doit être laissée aux croyants de célébrer ensemble – et selon les modalités qu’ils choisissent- la foi qui les anime. […]

Le Figaro

«Tolérance, laïcité, vivre ensemble : l’Europe a perdu ses valeurs fondatrices»

À un peu moins d’un mois des élections européennes alors que l’abstention menace, Catherine Jeannin-Naltet, grande Maitresse de la Grande Loge Féminine de France s’inquiète de la montée des « extrémismes religieux» dont les femmes sont les «principales victimes»

Le « vivre ensemble » devrait être la devise des États européens « unis dans la diversité ». Dans ce contexte, seule la laïcité pourrait être le creuset où forger enfin, de façon apaisée et ouverte, l’identité européenne.

De traité en traité, d’élargissement en élargissement, mais aussi de crise en crise, les états membres qui constituent le Conseil européen ont privilégié les critères économiques en s’éloignant des valeurs fondatrices.

Ils ont fait naître chez les citoyens un euroscepticisme croissant qui se mue parfois en une franche hostilité qui les conduit à déserter les urnes, voire à plébisciter à travers les nationalismes, les populismes et les extrémismes, des partis anti-européens.

L’Europe manque de chair et de souffle. C’est un colosse aux pieds d’argile qui ne répond plus aux attentes de ses citoyennes et de ses citoyens. Pire, on assiste à une régression inquiétante, dans des domaines où elle s’était montrée particulièrement progressiste, comme le respect de la vie, de la dignité humaine, du refus de la violence et de la torture, de la liberté absolue de conscience, de l’égalité homme/femme. […]

À cet égard, l’initiative citoyenne européenne « One of Us » qui prône l’arrêt de la recherche sur les cellules souches et le refus de financer la contraception et l’IVG dans les pays en voie de développement, nous paraît particulièrement dangereuse. Nous ne pouvons accepter que des groupes de pression qui ont portes ouvertes dans les institutions européennes, forts de leurs croyances et de leurs dogmes, tentent d’y imposer des conceptions qui risquent d’entraver l’évolution scientifique et le progrès social.

Les droits des femmes seront les premiers à pâtir de cette montée d’un ordre moral que l’on croyait révolu. Les dernières semaines ont ainsi été marquées par le rejet au Parlement européen de textes d’initiatives qui concourraient précisément à garantir, sur tout le territoire de l’Union, le libre choix des femmes à la contraception et à l’IVG. […]

Appelons nos candidats aux élections européennes à :

- condamner toute remise en cause des droits fondamentaux, concernant en particulier, les droits des femmes et leurs droits à la contraception et à l’IVG,
- refuser l’ingérence des lobbies confessionnels dans les débats parlementaires,
- interdire l’affichage de références religieuses dans les locaux des institutions européennes.

Nouvel Obs

Avec le FN à la mairie, «triple galère» pour bâtir une mosquée (saphirnews)

Aux élections municipales, le Front national a remporté 13 villes. Selon le site saphirnews, «des temps difficiles sont attendus pour les musulmans compte tenu du rejet explicite du FN envers l’islam, qui s’illustre avec le refus catégorique de voir s’ériger des mosquées».

Des maires de gauche ou de droite d’abord réticents à l’édification de mosquées peuvent céder pour s’assurer le vote de l’électorat musulman mais tel n’est pas toujours le cas. Les candidats frontistes choisissent, eux, d’emblée de faire campagne contre des mosquées, qui dénatureraient, à leurs yeux, l’identité de la France, pour être élus. Dans les deux cas, les associations cultuelles musulmanes se trouvent prisonnières de situations qui vont à l’encontre de la laïcité, laquelle garantit le libre exercice du culte à tous.

Le FN, par la voix de sa présidente Marine Le Pen, a montré sa détestation des prières dans les rues. Paroxysme de l’incohérence : dans ce parti, on reste hostile à tout projet de mosquée. Les membres du parti se mobilisent alors farouchement contre toute édification de mosquée. Cela fut largement le cas au cours de la campagne des élections municipales. […]

saphirnews

Laïcité : Va-t-on supprimer tous les signes chrétiens du paysage public ?

Jean- François Chemain est diplômé de l’IEP de Paris, diplômé de Droit international, agrégé et docteur en Histoire, déplore la multiplication des procédures judiciaires contre les symboles catholiques dans l’espace public.

La nature, enfin, a horreur du vide. Croire n’est pas seulement une liberté fondamentale de l’Homme, c’est aussi pour lui un besoin: qu’on fasse place nette du christianisme en France, et d’autres croyances prendront cette place, qui n’ont pas forcément le même rapport à la liberté, et à la laïcité.

«Tout est chrétien» se désolait Sartre au lendemain de la Guerre … Deux mille ans de christianisme ont laissé dans notre culture, notre langue, nos paysages, nos mentalités des traces si profondes qu’on voit mal comment on pourrait les effacer. Interdire aux cloches de sonner, détruire ensuite les églises, briser les calvaires, cacher les statues, travailler le dimanche, et à Noël, et Pâques, et ne plus prononcer le nom de ces fêtes, ne plus dire «battre sa coulpe» ni «avoir voix au chapitre»… Débaptiser villes et villages portant un nom de saint… Interdire à Madame Taubira de s’appeler Christiane, qui signifie «chrétienne»…

Les «libertaires» qui veulent effacer toute trace de christianisme ont régulièrement fait le lit des totalitarismes.

Allons plus loin: s’il est convenu de prétendre que les valeurs «républicaines» se sont construites contre le christianisme, il est pourtant évident qu’elles en sont, sécularisées, les héritières. D’où peut bien provenir, chez nous, ce souci constant du plus faible, cette compassion pour les prisonniers, cet accueil de l’étranger, cette recherche frénétique de l’égalité, cette méfiance de la richesse, sinon du message évangélique ? […]

Allons encore plus loin: l’idée même de laïcité n’est pas religieusement neutre, puisque c’est une exigence chrétienne ! […]

Le Figaro (Merci à Joyeux luron)

Une «note confidentielle» évoque le communautarisme musulman qui «défie» l’école

Une note confidentielle des services de renseignements, portée à la connaissance du Figaro, «révèle» que, de manière insidieuse, une forme de repli identitaire se fait jour dans certains établissements scolaires».

Port du voile dans les cours de récréation, revendications de repas halal à la cantine, absentéisme chronique au moment des fêtes religieuses, prières clandestines dans les gymnases ou les couloirs… De manière insidieuse, le communautarisme musulman cherche à gagner du terrain dans le système éducatif français. Une note confidentielle des services de renseignements portée à la connaissance du Figaro dresse un état des lieux édifiant. Ce document, épais d’une quinzaine de pages et daté du 28 novembre dernier, est émaillé d’environ 70 exemples précis à travers toute la France.

Tous sont révélateurs et, parfois, surréalistes. Disséquant au scalpel un phénomène relevant d’«initiatives isolées» susceptibles de «déstabiliser les équipes enseignantes», les policiers révèlent comment les adeptes de la «tradition islamique rigoriste» tentent de contourner la loi de mars 2004 prohibant les signes religieux à l’école.

Lancés dans une guerre «d’usure» face à la laquelle le corps enseignant est démuni, d’autoproclamés «jeunes gardiens de l’orthodoxie» exercent au sein même de certains établissements des pressions sur les jeunes musulmanes. «Lors des fêtes musulmanes, et plus particulièrement lors de l’Aïd-el-Kebir, des classes sont désertées par les élèves», souligne le rapport qui révèle des taux d’absentéisme frisant les 90% dans des quartiers sensibles de Nîmes ou Toulouse.

À Marseille, un proviseur de lycée des quartiers nord témoigne que certains de ses élèves prient avec une telle ferveur qu’ils en ont le «front bleu». Interrogée par Le Figaro, la philosophe et spécialiste de la laïcité Catherine Kintzler considère que «ce n’est pas en se taisant sur les revendications communautaristes que la République finira par gagner.» Plongée dans les coulisses d’un repli identitaire qui inquiète la police.

Le Figaro

Port du voile : Des vêtements dits «traditionnels» pour contourner la loi

De plus en plus de jeunes essayent de faire passer le port du vêtement « traditionnel » comme un simple accessoire de mode.

«Tous les chefs d’établissements des quartiers sensibles soulignent que leur premier problème, au quotidien, reste la gestion des jeunes filles en jilbab». Sans ambages, les spécialistes estiment qu’il «conviendrait de trouver une solution au plus vite».

Pour contourner l’interdiction du voile et des signes religieux ostensibles à l’école, de plus en plus de jeunes adoptent le port du vêtement «traditionnel». Ainsi, les filles portent le jilbab, habit large et ample couvrant les cheveux et tout le corps hormis les mains, le cas échéant protégées de gants fins. Cette pièce de tissu noir est prônée par le Coran, qui stipule: «Ô prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de resserrer sur elles leur mante (jilbab), elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées.»

Les garçons enfilent quand à eux le khamis, longue tunique tombant jusqu’aux genoux. Cette mode, selon les experts du Renseignement territorial, se répand en particulier dans les quartiers sensibles. Présentés officiellement par les élèves comme des tenues «culturelles» et portés pour des motifs à l’évidence religieux, «ces vêtements atteignent évidemment au principe de laïcité sans pour autant contrevenir à la lettre de la loi», notent les analystes de la Place Beauvau, qui relèvent le «vide juridique dans lequel les plus rigoristes ne manquent pas de s’engouffrer».

Dans un lycée des quartiers nord de Marseille, huit adolescentes débarquent quotidiennement revêtues d’un jilbab depuis la rentrée 2012-2013. À l’injonction du corps éducatif, elles acceptent volontiers d’ôter le voile, mais «ergotent longuement sur le reste de leur tenue, affirmant avoir acheté leur maxi-jupe dans une grande enseigne, ce qui en ferait un accessoire de mode».

Dans les Yvelines, à Mantes-la-Jolie, aux Mureaux et, dans une moindre mesure, à Magnanville, les élèves multiplient aussi les «subterfuges». Alors que les adolescents dissimuleraient leur djellaba dans le pantalon, les filles aussi adeptes du hijab noir ou marron couvrant la tête et les épaules ou de la tunique appelée abaya «gardent de surcroît leurs gants, y compris pendant les cours, au prétexte fallacieux “d’avoir froid”. Les mêmes mains gantées ont aussi été dénoncées à Nîmes ou dans le sud du Finistère», précisent les auteurs du rapport. Constatant que «dans certains collèges, ce phénomène trahit l’existence d’un “contrôle vestimentaire” imposé par leurs familles à de jeunes musulmanes, dont les garçons sont chargés de veiller à la bonne morale à l’extérieur et à l’intérieur des établissements scolaires», les policiers notent que «certains établissements nordistes n’ont pas transigé en établissant un nouveau règlement intérieur».

Le Figaro (Merci à domi)

Cazeneuve : « Notre France n’a pas peur des musulmans »

Dans une tribune publiée en Avril 2012 intitulée « Comment Nicolas Sarkozy a bradé la laïcité », Bernard Cazeneuve s’élevait contre les concepts de « laïcité positive » et l’insistance de Nicolas Sarkozy sur les « racines chrétiennes de la France ». (Les fautes d’orthographe sont d’origines).

La laïcité fut en effet l’aboutissement d’un combat sans merci qui portait comme une synthèse l’aspiration de la République à voir se réaliser les trois ambitions de sa devise : la liberté, l’égalité et la fraternité.

La laïcité désirait que chaque citoyen pût trouver, dans l’indifférence du pouvoir politique à l’égard des croyances et des religions, un chemin pour le libre exercice de sa conscience. Elle fut ainsi le moyen de conforter au cœur de la République la devise de la liberté. Comme elle établissait que l’essence même de l’Homme l’emportait sur toutes les autres appartenances qui pouvaient le distinguer, elle fut un ressort puissant de l’égalité. Enfin, comme dans l’école de la République, dégagée de toute inféodation aux croyances et à leurs églises, elle garantissait l’accès de chacun à la connaissance et formait à la tolérance par l’apprentissage de l’ouverture à l’autre, elle constituait le socle solide de la fraternité.

C’est pourquoi la laïcité renvoie à la notion ancienne de peuple formant un tout, à l’idée d’une indivisibilité par ailleurs inscrite dans notre constitution, à l’unité du peuple français. Cette unité n’est pas un nivellement : elle permet à la République laïque, depuis plus d’un siècle, d’accueillir et d’intégrer en son sein l’ensemble des siens. Désigner chaque jour des boucs émissaires, entretenir l’invective, c’est pousser la République dans les bras du communautarisme.  

La France que nous désirons ardemment n’accepte pas ces discriminations qui éloignent de l’emploi, ou tout simplement de la vie, une grande partie de ses enfants en raison de leurs origines ethniques, religieuses ou sociales. La France que nous désirons ardemment n’a pas peur des musulmans de France, car elle pense la République laïque assez forte pour les intégrer dans le respect de ses valeurs. La France que nous désirons ardemment doit assurer l’égalité républicaine, plutôt que de réinventer les népotismes d’ancien régime. Elle doit tendre la main à tous les quartiers de ses villes, plutôt que de stigmatiser ses banlieues. Elle doit tout mettre en œuvre pour que l’égalité des chances et la méritocratie quittent leur statut de chimère.

Les plus faibles sont toujours les premiers à pâtir des manquements au contrat social et au pacte républicain. Si l’aggravation de leur condition devait les renvoyer à leurs seules origines, à leur dénuement, ou pire encore étendre les discriminations qu’ils peuvent subir, alors le malaise social aujourd’hui perceptible pourrait se muer demain en rage sociale. Il ne resterait plus alors qu’à dire, comme aux heures tristes du bonapartisme : « Il est tant que les bons se rassurent et que les méchants tremblent . »

Le Nouvel Obs

Municipalités FN : Marine Le Pen annonce la fin des menus de substitution au porc dans les écoles (màj)

Addendum

[...] Aussitôt prononcés, les propos de Marine Le Pen ont été vivement critiqués, notamment sur les réseaux sociaux.

«Marine Le Pen fait de la laïcité à l’envers», a pour sa part réagi le PCF dans un communiqué, dénonçant «une offensive anti-musulmans à peine masquée». «Edicter cette règle, c’est priver des enfants de repas pour faire exercer un odieux chantage contre leurs parents», a dénoncé le responsable communiste en charge de la laïcité, Pierre Dharréville.

La polémique enfle donc, certains voyant dans l’annonce de Marine Le Pen la fin pur et simple des menus de substitution sans porc proposés dans certaines écoles… ce que la présidente a réfuté sur Twitter : «Polémique artificielle: il s’agit d’interdire l’interdiction du porc dans les cantines, et polémique inutile car il y a toujours 2 menus !» [...]

Une position martelée par Florian Philippot, le vice-président du FN: «nous somme pour l’interdiction des interdictions» mais «il y a aura toujours le choix comme aujourd’hui» dans les menus, a-t-il précisé sur BFMTV, estimant que les propos de Marine Le Pen avaient été mal interprétés. [...]

Le Figaro

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Marine Le Pen a annoncé ce vendredi 4 avril sur RTL que la laïcité serait une priorité dans les municipalités FN. 

Hebergeur d'image

« Nous n’accepterons aucune exigence religieuse dans les menus des écoles », a-t-elle précisé.

Pour la présidente du FN : « il n’y a aucune raison pour que le religieux entre dans la sphère publique. » Marine Le Pen a donc annoncé la fin des menus de substitution au porc dans les écoles. [...]

RTL



Finlande : Les femmes voilées ne sont pas les bienvenues dans la police

Une femme voilée n’a pas été acceptée dans la police finlandaise. Le site musulman oumma s’en indigne.

Un rejet partagé par le gouvernement finlandais et différents ténors de la classe politique, pour qui la neutralité de la police est non négociable. «Autoriser le voile pourrait conduire à d’autres demandes liées à la religion, par exemple le droit de s’arrêter pour la prière. Et ça, c’est inconcevable !», a déclaré le porte-parole du Conseil national de la police

«Je veux faire partie de la société, mais la société ne veut pas de moi», a déploré la jeune femme devant la presse locale.»

Une seule mince frontière les sépare, et pourtant c’est un long voile de différences qui les éloigne, la Finlande et la Suède ont beau avoir en commun leurs latitudes nordiques, l’esprit d’ouverture qui les anime envers l’insertion professionnelle des femmes voilées est plus polaire d’un côté que de l’autre.

C’est peu dire que le veto de l’institution policière a brisé ses rêves en l’espace de quelques lignes, une Finlandaise de 38 ans, qui n’imaginait pas d’autre carrière que sous l’uniforme des forces de l’ordre, a dû se résoudre à ne jamais le porter après avoir échoué à infléchir la décision de la direction nationale de la police au sujet du port du hijab. […]

Pour le leader du parti démocrate-chrétien «il est important que la police soit considérée comme représentant la puissance publique, et non certaines convictions religieuses. Si nos policiers sont amenés à intervenir dans un litige qui oppose des personnes ayant des origines idéologiques différentes, alors l’uniforme officiel démontre leur impartialité, et cela c’est essentiel.»

oumma

Zehira Houfani-Berfas : «Le Parti québécois est en train de montrer la porte aux Maghrébins»

Le Québec s’apprête à élire ses députés provinciaux le 7 avril. Le débat est polarisé autour de la charte des valeurs québécoises qui va interdire le voile dans la fonction publique. L’indépendance de la province reste aussi un enjeu. Dans la série d’entretiens d’El Watan avec les Algériens de la Belle Province, discussion avec Zehira Houfani-Berfas, «écrivaine», journaliste arrivée au Canada (Ottawa) en 1994 avant de déménager au Québec en 2003.

«Le voile n’a jamais été mon combat, mais cet acharnement contre le foulard islamique en France d’abord, puis au Québec nous interpelle en tant communauté», affirme-t-elle.

Y a-t-il un danger islamiste ou intégriste au Québec ?

Autrement dit, « Les soldats d’Allah seraient-ils en train d’envahir le Québec » ? Je ne sais pas s’il y a des gens qui croient en ces inepties. Le Québec se trouve en Amérique du nord, un endroit où les libertés sont ancrées dans la vie des gens comme nulle part ailleurs.

Ce peuple a fait et réussi sa révolution tranquille alors qu’il se trouvait seul sous le joug de la puissante église et des empires anglophones. Il défend vigoureusement sa langue et sa culture face à ses voisins, dont le géant américain.

Dire que la présence du foulard islamique ou d’une mosquée le met en péril, c’est manquer de respect aux gens et dénigrer leur capacité d’évolution. [… ] Les immigrants qui arrivent au Québec en quête d’une vie meilleure se retrouvent malgré eux embarqués dans une dynamique qu’ils ne comprennent pas.

Du moins dans un premier temps. Des notions comme la séparation, l’indépendance du Québec n’étaient pas inclus dans leur projet d’immigration. À l’exception des Français qui, peut-être, connaissent la situation du Québec dans le Canada, de par l’histoire et l’ascendance, les autres immigrants se retrouvent plutôt incommodés de devoir choisir en le Québec et le Canada. […]

El Watan (Merci à ranelagh)

Le PS et les musulmans : La rupture

Le PS va-t-il perdre le vote des musulmans après celui des classes populaires ? A en croire les études, la réponse est oui selon Nicolas Bourgoin démographe, maître de conférences à l’université de Franche-Comté

S’il ne pèse que 5 % du corps électoral, l’électorat musulman est très marqué à gauche (entre 70 % et 90 % suivant les élections) et a joué un rôle décisif dans la victoire de François Hollande qui en a recueilli la quasi-totalité.

Le rejet anti-Sarkozy a joué pleinement : le candidat socialiste promettait de rompre avec la politique atlantiste de son prédécesseur et d’en finir avec les débats truqués sur l’identité nationale « qui ne servent qu’à monter les Français les uns contre les autres ». La suite nous a montré ce qu’il fallait en penser…

De fait, une bonne partie de ces voix risquent fort de faire défaut au PS lors des prochaines échéances électorales, bien que les tentatives de récupération menées par l’UMP semblent vouées à l’échec.

La campagne anti-Dieudonné, celles sur la « laïcité », les attaques contre les principes religieux avec l’enseignement de la théorie du genre, le mariage gay et la légalisation de la PMA et de la GPA prévue initialement dans la loi Famille, les diatribes islamophobes de Manuel Valls, les lois anti-voiles votées par le gouvernement, la ligne pro-sioniste suivie par celui-ci sur les dossiers syriens et ukrainiens, son soutien inconditionnel à Israël, et enfin l’abandon de promesses pourtant bien timides sur le droit de vote des étrangers ou les récépissés lors des contrôles de police ont achevé de dissiper ce qu’il restait d’illusions à propos d’un PS antiraciste et bienveillant à l’égard des musulmans. Opération séduction un mois avant les municipales, l’hommage de circonstance rendu par François Hollande aux soldats musulmans morts pour la France ne trompera pas grand monde.

En février 2006, SOS Racisme prend position en faveur de la publication des caricatures de Muhammad du journal Jylland-Postens dans Charlie Hebdo en signant une pétition de soutien. […] A l’opposé, SOS Racisme poursuit sans relâche les quenelliers. […]

saphirnews