La France versera 50.000 euros à la famille du gitan tué alors qu’il s’évadait

[extraits] La France a été condamnée jeudi par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) à dédommager les proches d’un jeune gitan tué par un gendarme en mai 2008 dans le Var.

La Cour de Strasbourg a alloué pour préjudice moral 50.000 euros conjointement à la femme et aux trois enfants de Joseph Guerdner, 10.000 euros à sa mère, 5.000 euros à chacun de ses frères et soeurs et 2.500 euros à sa tante.

Joseph Guerdner, né en 1982, avait été tué par un gendarme alors qu’il tentait de s’évader.

Il avait été interpellé et placé en garde à vue dans des locaux de la gendarmerie de Draguignan, à la suite d’une enquête pour des faits de vol à main armée en bande organisée avec enlèvement et séquestration.

Invoquant l’article 2 (droit à la vie) de la Convention européenne des droits d’homme, les requérants alléguaient que leur proche avait été tué « de manière injustifiable« .

Les juges européens leur ont donné partiellement raison, en concluant que « d’autres possibilités d’action s’offraient au gendarme pour tenter l’arrestation de Joseph Guerdner, au lieu d’ouvrir le feu ».

(…) Joseph Guerdner, bien que menotté, avait réussi à sauter par une fenêtre à l’extérieur du bâtiment où il était retenu. Un gendarme, Christophe Monchal, avait alors tiré à plusieurs reprises dans sa direction, et il était décédé peu après des suites de ses blessures.

Le Point

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Complément :
[ Rappel : "placé en garde à vue à la suite d'une enquête pour des faits de vol à main armée en bande organisée avec enlèvement et séquestration" ]

Cliquer l’image pour écouter : (extrait : « Il était beau. Il avait une petite vie tranquille. Mon fils, c’était un ange »)

Le barreau d’Orléans recherche un juge aux affaires familiales sur… Le Bon Coin

L’ordre des avocats d’Orléans vient de publier aujourd’hui une annonce insolite et tout à fait sérieuse sur le Bon Coin pour exprimer leur ras-le-bol concernant les dysfonctionnements de la juridiction des affaires familiales :

« Forts de leur Histoire et de leur dynamisme, Orléans et son Barreau seront ravis de vous accueillir au sein de son magnifique Palais de Justice, situé en plein centre ville, à deux pas du Tram et de la Gare ferroviaire (1h de Paris) et à proximité de tous les commerces, pour occuper un poste de Juge aux Affaires Familiales (H/F). »

Et de mentionner de manière ironique les futures missions du JAF : « absorber un léger retard de près de 100 décisions en attente d’être rendues depuis le mois de novembre 2013 impliquant au moins 200 justiciables et autant d’enfants », « audiencer et statuer sur les requêtes déposées depuis des mois et non encore traitées », « espérer enfin un arrêt définitif des annulations d’audiences de dernière minute et à répétition depuis janvier 2014. »

Les candidats intéressés par le poste doivent se manifester « le plus rapidement possible » auprès de Christiane Taubira, la Garde des Sceaux.

La Rep

Justice : La pénurie de juges va devenir ingérable

Environ 1 400 des quelque 8 000 magistrats français partiront à la retraite dans les trois prochaines années, soit plus d’un sixième des effectifs. Cet important déficit démographique, que le pouvoir politique n’a pas anticipé, va affaiblir dramatiquement un corps déjà exsangue.

L’École nationale de la magistrature (ENM) forme actuellement 252 titulaires (promotion 2013). Elle ne pourvoira donc qu’à environ la moitié des remplacements. Les recrutements dits « latéraux » (personnes extérieures, policiers, avocats… recrutées sur dossier par une commission et après une formation et un stage probatoire plus ou moins long) ne pourront légalement excéder le tiers de ce chiffre. On peut donc estimer que le corps va s’affaiblir d’environ 400 postes, sauf improbable effort exceptionnel et recul des départs à la retraite, possibles sous certaines conditions limitatives mais pour peu de temps.

La gauche comme la droite se sont surtout attachées depuis le début des années 2000 à de laborieuses réformes de la procédure et du Code pénal : présomption d’innocence sous la socialiste Élisabeth Guigou en 1997-2002 (création du juge des libertés et encadrement du pouvoir des juges d’instruction), lois Perben sous Jacques Chirac en 2002-2007 (renforcement du pouvoir des procureurs), multiples lois pénales au fil des faits divers et création de peines plancher pour les récidivistes sous Nicolas Sarkozy (2007-2012), création de la « contrainte pénale » en cours par Christiane Taubira (une sorte de contrôle judiciaire remplaçant la prison pour certains délinquants). [...]

Cette situation intervient dans un système que les syndicats de magistrats décrivent comme misérable. Selon le Conseil de l’Europe, la France se situe au 37e rang sur 43 du continent, derrière l’Azerbaïdjan et l’Arménie pour l’effort budgétaire judiciaire, en termes de pourcentage du PIB (7,7 milliards d’euros en 2013, soit environ 3 % du budget de l’État et 4 % des effectifs). Selon le Conseil de l’Europe toujours, la France a peu de juges (9,1 pour 100 000 habitants, contre, par exemple, 19,9 en Autriche ou 24,5 en Allemagne) et très peu de procureurs (3 pour 100 000 habitants contre 6,2 en Allemagne et 15,4 en Norvège). Une partie du budget de la Justice étant consacré au monde pénitentiaire, ce sont 4 à 5 petits milliards que se partagent annuellement 1 000 juridictions souvent contraintes de faire attendre experts, prestataires et fournisseurs, et de procéder à l’économie.

La purge démographique ne pourra que retarder le délai de traitement des affaires déjà mécaniquement trop long (la France est souvent condamnée à ce titre par la Cour européenne des droits de l’homme), alors même que les contentieux nouveaux explosent depuis les années 1960 : divorces, drogue, délinquance, corruption et, plus récemment, hospitalisations d’office, surendettement, tutelles. Et les prisons françaises débordent avec un record historique d’actuellement 67 000 détenus pour 57 000 places, ce qui pénalise la réinsertion.

Sud Ouest

Le Chesnay (78) : les braqueurs du magasin Apple de Parly 2 interpellés et relâchés.

Agés de 20 à 23 ans, Nabil, Alex (qui ont été libérés) et Rachid (en attente de l’être) ont pourtant passé des aveux complets. La moitié du butin a été retrouvée, ainsi que l’arme ayant servi au braquage. Mais les juges en charge du dossier au TGI de Versailles (Yvelines) ont mis en avant leurs casiers judiciaires vierges et estimé qu’ils devaient être relâchés en attente de leur procès.

Le Parquet de Versailles (Yvelines) a décidé de faire appel aujourd’hui, 4 avril, de ces libérations réclamant l’incarcération des deux malfaiteurs déjà libérés.

Cette affaire tombe particulièrement mal pour Christiane Taubira qui vient d’être reconduite au ministère de la Justice. Elle ne manquera pas de relancer le débat sur le « laxisme » de l’institution judiciaire sous sa conduite.

Très médiatisé, le braquage de l’Apple Store de Parly 2 s’était déroulé le 16 décembre 2013 à 19h 30. Les trois malfaiteurs, grimés, dont l’un armé, étaient parvenu à faire main basse sur plus de 100 000 euros de téléphones portables, essentiellement des IPhone 5S, entreposés dans la réserve du magasin.

Valeurs Actuelles

De l’incompatibilité de l’exercice des fonctions de magistrat avec l’appartenance à la maçonnerie

1°) Un lecteur nous signale qu’au cours de ses lectures, il a rencontré cette phrase :

« Le 14 juillet 1993, le Conseil Supérieur de la Magistrature a adopté une autre directive par laquelle il a affirmé l’incompatibilité de l’exercice des fonctions de magistrat avec l’appartenance à la maçonnerie »

2°) Une recherche sur internet confirme que cette phrase apparait dans plusieurs documents. Voir recherche Google et quelques captures ci-dessous :

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Nous cherchons un texte officiel et une confirmation. Les contributions de lecteurs ayant des compétences juridiques sont les bienvenues.

merci Thomina
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Pour devenir ambassadeur du Maroc en Espagne, Fadel Benyaich renonce (provisoirement) à sa nationalité espagnole

Le cas de Mohamed Fadel Benyaich illustre toutes l’ambigüité de la binationalité en particulier lorsque son titulaire est appelé à exercer d’importantes responsabilités politiques : le nouvel ambassadeur du Maroc en Espagne, Mohamed Fadel Benyaich, a dû renoncer à sa double
nationalité pour occuper sa nouvelle fonction.

Il a en effet abandonné la nationalité espagnole, avant de présenter ses lettres de créances mercredi au roi Juan Carlos. Selon le journal ABC, le gouvernement de Mariano Rajoy ne voyait pas d’inconvénient à ce que le maroco-espagnol puisse détenir la double nationalité.

Si Fadel Benyaich garde la nationalité [espagnole] alors qu’il est en poste en Espagne, il ne pourra faire prévaloir son immunité diplomatique en cas de problème avec la justice.

Il sera un justiciable comme tout le monde. Mais rien n’est perdu pour autant, le nouvel ambassadeur pourra à nouveau redevenir Espagnol à l’issue de sa mission diplomatique et pourra donc à nouveau recevoir le passeport lui qui, d’après le journal, a toujours tenu à renouveler son passeport espagnol.

Sa nationalité espagnole, il la détient de sa mère, Carmen Millán, femme originaire de la ville de Granada, dans le sud du pays. Elle avait rencontré son père quand il était étudiant en médecine à l’Université. En 1971, ce dernier, médecin personnel du Roi Hassan II , a perdu la vie lors de la tentative de coup d’Etat de Skhirat.

Compagnon d’étude et ami intime du Roi Mohammed VI, Fadel Benyaich était un protégé du défunt monarque Hassan II. Le diplomate est le conseiller pour les affaires espagnoles du Souverain marocain.

bladi

Renaud Camus condamné pour avoir « violemment stigmatisé les musulmans »

 Renaud Camus a été condamné à 4000 euros d’amende pour provocation à la haine ou à la violence pour des propos tenus le 18 décembre 2010 lors des « Assises internationales sur l’islamisation ».

Il a en outre été condamné à verser 500 euros de dommages et intérêts au Mrap à l’origine du dépôt de plainte.

La 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a estimé que les propos litigieux « constituent une très violente stigmatisation des musulmans, présentés comme des « voyous », des « soldats », « le bras armé de la conquête », ou encore des « colonisateurs cherchant à rendre la vie impossible aux indigènes, à les forcer à fuir, à évacuer le terrain », « ou bien, pis encore, à se soumettre sur place ».

Le tribunal a estimé que les propos de l’écrivain dans « une stigmatisation d’une rare outrance » présentent, « sans mesure ni réserve autre que de pure forme », les musulmans « comme des guerriers envahisseurs dont le seul objectif est la destruction et le remplacement du peuple français et de sa civilisation par l’islam ».

Devant le tribunal, Renaud Camus s’était défendu d’être « particulièrement islamophobe », mais avait soutenu sa thèse du grand remplacement selon laquelle « la civilisation française était en train de disparaître sous l’effet d’une immigration massive ».

Lire tout l’article : l’Express

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Complément

«Voilà la réalité du l’intégration, du multiculturalisme, du prétendu “vivre-ensemble”, dont tout le monde veut sur le papier et personne sur le terrain. Que tout le monde vante à l’arrière mais que chacun subit comme une horreur sur le front

Nous voyons tous la crise, le chômage, la pauvreté qui croît, le pays qui s’abîme et s’enlaidit à vue d’œil, la prolétarisation qui se répand, économique, culturelle, morale et spirituelle.

J’entendais à la télévision un passant pris au hasard,  et qui disait, comme énonçant une évidence : « Le plus important, c’est tout de même l’économie ». Eh bien moi j’ose le contredire. (…)

(Dans l’urgence dramatique où nous sommes, je ne pense pas que ce soit le premier et le plus grave de nos soucis.

Le plus grave de nos soucis, c’est le changement de peuple. Le peuple qui a fait ce pays, qui a écrit la plus grande part de son histoire, commence à s’en effacer, à telle enseigne qu’en de certaines parties du territoire, déjà, il est à peine visible et il n’a pas droit de cité.

Nous avons vu en France Terra Nova théoriser, en somme, la fameuse boutade de Brecht —« ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ? » — et conseiller aux socialistes, pour s’assurer une majorité éternelle, de s’appuyer sur des minorités de moins en moins minoritaires ?

« On nous dit, on nous force à croire : un peuple c’est une volonté, une volonté de vivre ensemble. Je dis moi que c’est une illusion, et même une double illusion. C’est à cause de cette double illusion que tant d’entre nous ne voient pas, ne veulent pas voir ce qui nous arrive, à savoir le changement de peuple et de civilisation.

(…) On nous a reproché de parler de conquête, de contre-colonisation ou de colonisation tout court, de guerre larvée pour la maîtrise du territoire. Un ami Français d’origine marocaine, est professeur dans une zone d’éducation prioritaire de la région parisienne. Tous ses élèves presque sans exception sont originaires, comme sa propre famille, de l’autre rive de la Méditerranée.

Il m’assure que tous les termes que j’aie pu employer sont non seulement exacts et pertinents mais très inférieurs à la réalité des propos et des façons de voir des adolescents qui emplissent ses classes.

Ils rient quand il leur dit qu’il est français comme eux, et ils ne peuvent pas croire un seul instant qu’il soit sérieux. Ils pensent qu’il cherche à les éprouver par l’énormité de ses propos.

Quand il est allé jusqu’à leur dire qu’il était non seulement français mais très attaché à sa patrie française, ils ont estimé qu’il allait vraiment trop loin, que ce n’était plus drôle, qu’il ne devait pas parler comme cela, que ce n’était pas bien (…)

Voilà la réalité du l’“intégration”, de la défunte “assimilation”, du multiculturalisme, du prétendu “vivre-ensemble”, dont tout le monde veut sur le papier et personne sur le terrain. Que tout le monde vante à l’arrière mais que chacun subit comme une horreur sur le front.

L’antiracisme, depuis qu’il est sorti de son lit pour devenir — de morale pleinement légitime qu’il était — non seulement un dogme mais un système de pouvoir et un type obligatoire de société, a engendré la formidable illusion dans laquelle nous sommes plongés, ce règne du faux, double inversé du réel et le recouvrant entièrement.

Ainsi on nous parle tous les jours du problème du logement. Mais, à la vérité, il n’y aucun problème du logement (…). Ce qu’il y a c’est un problème d’immigration de masse et quand on dit qu’il faut bâtir et bâtir et bâtir encore, on se garde bien de préciser que c’est pour loger les rangs serrés de continuels nouveaux arrivants et leur abondante progéniture.

On nous parle tous les jours du problème des prisons. (…) Il n’y a aucun problème des prisons. Ce qu’il y a c’est un problème d’immigration de masse, et quand on dit que les prisons débordent, il faudrait préciser que le changement de peuple est encore plus avancé, entre leurs murs, que le long de nos rues.

On nous parle tous les jours du problème de l’insécurité, du racket, des ridiculement nommées incivilités, de la nouvelle hyper-violence, de la délinquance petite et grande.

A la vérité il n’y a aucun problème d’insécurité et de violence. (…) Ce qu’il y a c’est un problème d’immigration de masse, de changement de peuple et de changement de civilisation, de coexistence tendue entre l’ancienne et la nouvelle, de lutte pour le territoire, et de conquête.

Je pense que la première tâche des patriotes, ce qui doit être le ciment de leur union, c’est de rétablir la langue et de nommer ce qui arrive, à savoir le changement de peuple et de civilisation, la lutte pour le territoire, la conquête déjà bien entamée, par le moyen de la nocence (nuisance) et de la démographie.

La deuxième, c’est de s’opposer de toutes ses forces à ce phénomène, le Grand Remplacement, le plus traumatisant qu’ait connu notre pays depuis le début de son histoire.

Il faut mettre un terme immédiat et total à l’immigration et amorcer vigoureusement le renversement des flux migratoires.

Il faut enlever aux étrangers non communautaires, sauf exceptions individuelles pour services exceptionnels, toute espérance d’accéder à la citoyenneté. Il faut accroître toujours davantage la différence de droits et de statut entre citoyens et non-citoyens.

Il faut enlever à l’immigration sa raison d’être pour les immigrés potentiels en la dépouillant de tous les avantages et de tous les attraits qu’elle présente pour eux.

Il faut réviser de fond en comble la politique d’allocations familiales, qui est un des nombreux mécanismes par lesquels la France paie, selon un modèle sans précédent dans l’histoire, sa propre colonisation et le remplacement accéléré de son peuple traditionnel.

Il faut supprimer le funeste droit du sol, qui, contrairement à ce qu’on nous raconte, ne l’emporte en rien sur son contraire par son degré d’inscription dans la tradition nationale.

Il faut rétablir la mal nommée “double peine”. Il faut prendre au mot tous ceux qui renient la nationalité française, se déclarent publiquement plus ceci ou cela que français, prennent les armes contre la patrie, défilent dans nos rues sous des drapeaux étrangers, appellent avec mépris leurs présumés compatriotes les Français, quand ce n’est pas les souchiens ou autres termes plus insultants encore.

Il faut les exaucer, ceux-là, et leur enlever une nationalité qui ne leur est rien, ou, qui ne leur est, de leur propre aveu public, qu’une commodité sans substance.

Il faut s’inspirer de certaines politiques qui furent un moment suivies au Québec et qui consistaient à définir strictement ce qui relève des traditions de notre pays, de sa culture et de sa civilisation et à ne pas tolérer que cet ensemble spécifique à l’histoire d’un peuple soit supplanté et remplacé, ou seulement réduit à l’égalité, sur le territoire national, avec ce qui lui est totalement étranger.

Il faut refuser de changer de calendrier, il faut refuser de changer de langue, il faut refuser de changer de costume, de visage, d’horaires, de nourriture, d’interdits, d’histoire, de passé, d’avenir, d’être, d’identité. (…)

Nous devons être le parti de ceux qui refusent de changer de civilisation. De même qu’il n’y a pas d’égalité ente la culture et l’inculture (…), de même, il n’y a pas d’égalité et il ne doit pas y en avoir, sur le sol français, entre ce qui est français depuis toujours, ce qui a fait la France, ce qui l’a rendue aimable, aimée et prestigieuse, et ce qui appartient à d’autres cultures, d’autres civilisations, d’autres traditions et dispose, pour s’épanouir et faire ses preuves, d’autres espaces. (…)

Ce qui doit unir de toute urgence les patriotes, c’est le refus de reculer davantage, c’est un non ferme et définitif au changement de peuple et au changement de civilisation qu’il implique nécessairement, c’est l’esprit de reconquête.

Lire le texte intégral

Contre Fdesouche.com, la justice a les moyens…

Pierre Sautarel vient d’apprendre qu’il sera renvoyé une énième fois devant le tribunal correctionnel. Il est accusé de menaces de mort contre les leaders d’une association francophobe subventionnée, en raison de quelques commentaires, postés par des tiers, nécessitant un identifiant d’accès plus un mot de passe pour pouvoir être consultés et qui sont effacés au bout de 5 jours.

Extrait de l’ordonnance de renvoi :

 

 

A Strabourg : « Le tribunal, c’est notre quotidien » (Majid, Fed et Bilal)

Dans le public clairsemé, deux potes de son quartier sont là, encore ensommeillés, emmitouflés dans leur doudoune, dont un, hasard du calendrier, est jugé à la même audience mais se présente libre. Il s’appelle Fed. L’autre Bilal. Le second est venu épauler le premier pour son procès. Aucun des deux ne savait que Majid passait au tribunal aujourd’hui ; c’est en apercevant sa mère parmi les spectateurs qu’ils ont compris que leur copain de la cité du Marais, à Schiltigheim, était retourné en taule.

Majid Rafa, 30 ans, comparaît en appel pour conduite sans permis après avoir déjà purgé un mois de prison. De la salle, Fed et Bilal lui font un petit signe de bienvenue mêlé d’étonnement.

Cinq mois plus tôt, on l’avait déjà accompagné au tribunal par un bel après-midi d’été, côté public cette fois, pour assister au procès du « frère d’un ami ». Un type que Majid connaissait à peine, originaire de Hautepierre, l’un des quartiers populaires de Strasbourg. Tout un petit groupe de garçons de la cité était venu épauler le prévenu. La fréquentation des tribunaux, côté public ou comme prévenu, est devenue une banalité pour certains jeunes des quartiers difficiles.

« C’est une question de solidarité entre nous, avait dit Majid. Aller voir nos potes du quartier se faire juger, c’est un peu notre quotidien. Et quand ce n’est pas eux, c’est nous, devant les juges. »

Majid s’avance à la barre. La présidente lui lit son dossier : « Vous avez été condamné en mars 2013 pour conduite sans permis et défaut d’assurance. Vous avez été interpellé à la suite d’un contrôle dans le métro à Paris. Vous avez dix-huit condamnations à votre actif. »

Sur le banc, Fed fait la grimace : « Putain, dix-huit condamnations, c’est chaud ! Miskin, j’ai appris tard que Majid était au heps . Il a dit qu’il partait à Paris. J’avais pas de nouvelles depuis. Je croyais qu’il était encore là-bas, moi. » Bilal, comme pour justifier le grand nombre de condamnations : « Les comparutions immédiates, c’est comme le “drive” de McDo. Tu viens, tu prends ta peine et puis tu pars. »

Beaucoup de jeunes de cités pensent que la justice est instrumentalisée à dessein contre eux. Un sentiment généralisé du « eux contre nous » ravageur dans les rapports entretenus avec le reste de la société. « L’iniquité des jugements prouve à leurs yeux que la justice est à la fois une justice de classes et raciste », écrit le sociologue Didier Lapeyronnie dans Ghetto urbain (Robert Laffont, 2008) au sujet des jeunes des quartiers. Pour ceux vivant dans les cités, « ce sont plus les habitants d’un quartier pauvre et arabe qui sont condamnés que des individus particuliers ».

Les séances express de comparution immédiate combinées au manque de moyens de la justice alimentent la défiance. Avant Majid, ce jour-là, cinq autres personnes ont été condamnées en moins d’une heure. « C’est une usine à condamnations. Les juges ne cherchent jamais à savoir ce qu’on a fait, nous avait dit Majid cinq mois plus tôt lorsqu’il était côté public. A partir du moment où tu as un casier, tu es toujours coupable. »

Alors que Majid est renvoyé en cellule, Fed reçoit sa peine : quatre mois de prison dont deux ferme pour un délit de fuite à scooter et dissimulation de ses plaques d’immatriculation. Il se rassoit, indifférent à la perspective d’être enfermé. On s’étonne de le voir si serein. Bilal se fait conseiller juridique comme s’il connaissait le code pénal par coeur : « S’il ne fait pas de conneries, il n’ira pas au placard. Il fera des TIG ou on lui mettra un bracelet. C’est toujours comme ça que ça se passe. »

Majid Rafa s’est rendu au tribunal si souvent que les imposantes colonnes grecques en pierre de taille, les animaux de granit sculptés en bas des escaliers et les allégories de la Justice sur les murs ont perdu toute solennité pour lui. Un lieu banal associé à l’attente et à l’ennui. « Y a une odeur de malheur, ici. »

En tout, il estime s’y être rendu vingt ou trente fois pour assister à des procès de copains de cité. Il y a eu celui de potes cambrioleurs en 2004 et 2007 ; celui d’amis qui ont frappé un policier aux alentours de 2003 et leur procès en appel ensuite ; le procès aux assises d’un autre copain aux assises de Nanterre pour homicide. Et puis des amis tombés pour outrage et rébellion, défaut de permis, arnaque à l’assurance, vol, violences… A quoi il faut ajouter ses dix-huit condamnations à lui.

Le Monde

Elle ne peut pas monter dans le bus conduit par son agresseur (vidéo)

Hier soir, France 2 diffusait un nouveau numéro du magazine  » Envoyé Spécial « . L’un des sujets était consacré à ces personnes qui voient leur peine de prison aménagée.

Les journalistes ont notamment rencontré un homme, chauffeur de bus, qui attend la décision concernant la durée de sa peine. [...]

Morandini

Marine Le Pen fait appel de sa condamnation dans le procès du « faux » tract (vidéo) (màj)

Mise à jour du 4 avril 2014 à 16H30 :

Condamnée mercredi 2 avril à 10.000 euros d’amende pour faux tract à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, la présidente du Front National, fait appel. Ce vendredi 4 avril, Marine Le Pen campe sur ses positions sur RTL en rejetant la condamnation pour “faux” tract :

Il ne s’agit évidemment pas d’un faux tract, il s’agit en réalité de la lâcheté de monsieur Mélenchon qui a refusé d’admettre et d’assumer un propos politique qu’il a tenu et qui consistait à considérer que l’immigration est une grande chance pour la France. On lui a rappelé cette phrase, mais évidemment, ça ne l’a pas aidé sur le plan électoral.

Le Lab

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Mise à jour du 4 avril 2014 à 13H30 :

La réaction de Raquel Garrido avocate du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon :

lien direct sur : VK
source : LCI


mise à jour du 4 avril 2014 à 12H30 :

source : extrait de Politique Matin – LCP – 04 04 201

Le « faux-tract » en question :

exemple d’un vrai tract du Front de Gauche pour les élections municipales de 2014 :


Maj: Verdict du tribunal correctionnel de Béthune (Pas-de-Calais)

La présidente du Front national, Marine Le Pen a été condamnée aujourd’hui à 10.000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Béthune (Pas-de-Calais) dans le procès dit du « faux tract », à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon.

Marine Le Pen était citée à comparaître pour « manoeuvre frauduleuse » et publication d’un montage sans le consentement de l’intéressé, délits passibles d’un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende, ainsi que d’une peine complémentaire de privation des droits civiques, autrement dit d’inéligibilité.

source : Le Figaro


(…)Les avocats de Jean-Luc Mélenchon, Erwan Lorvellec et Raquel Garrido ont réclamé une peine d’inéligibilité pour Marine Le Pen, et 29 000 euros de dommages et intérêts. La somme correspond au reste des frais engagés dans la campagne des législatives et qui ne lui a pas été remboursée parce qu’il n’a pas passé le premier tour. Marine Le Pen, elle, avait été battue de justesse par le socialiste Philippe Kemel, au second tour. Le procureur s’en est remis «à la sagesse du tribunal». Jugement le 3 avril.
source : Libération