Dans son interview télévisée jeudi dernier, François Hollande annonçait qu’il n’était plus possible que tous les ménages reçoivent la même allocation familiale. Interrogé sur France 5 dans » C Politique « , Alain Juppé est tombé d’accord avec le chef de l’Etat.
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Sondage : Hollande : 67% des Français sont mécontents de Hollande
La cote de popularité du président François Hollande a fortement chuté en mars : 67% des Français sont mécontents de son action (+10 points par rapport à février) contre seulement 31 % de satisfaits (-8 points), selon le baromètre OpinionWay pour Métro et LCI. 61% sont favorables à «un remaniement gouvernemental dans les semaines qui viennent».
Ce sont les sympathisants de gauche (PS, Front de gauche, écolos) qui sont plus nombreux à manifester leur insatisfaction avec 13% en moins de satisfaits suivis du MoDem (-12% de satisfaits) puis de la droite UMP-UDI (-5% de satisfaits). […]
Au sein du gouvernement, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls est toujours en tête mais perd 2 points par rapport à février avec 58% de satisfaits, talonné par le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian qui gagne 4 points à 52%. La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem fait une percée avec +7 à 51% […].
Tous les dirigeants de droite voient leur cote de popularité augmenter, ainsi Alain Juppé (UMP) (+1 à 47%), François Fillon (UMP) (+4 à 42%), Jean-Louis Borloo (UDI) (+3 à 40%), Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) (+4 à 36%). Marine Le Pen (FN) gagne 3 points à 32% de satisfaits. Le dirigeant du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, gagne 4 points à 36% de satisfaits.
UMP : la médiation Juppé mort-née ?
Copé refuse que le maire de Bordeaux mette son nez dans l’élection interne, car il le soupçonne de rouler pour François Fillon.
Copé ne veut surtout pas que le maire de Bordeaux mette son nez dans l’élection interne, car il le soupçonne de rouler pour François Fillon. « Alain Juppé n’a rien reproché à François Fillon, alors qu’il a exprimé de très nombreux désaccords à mon égard et même dit assez clairement que j’avais passé la ligne jaune », confie le député-maire de Meaux. L’un de ses soutiens renchérit : « Si on met un pied chez Juppé, on est mort. Il veut sa revanche sur les pains au chocolat. »
Bordeaux : «Islam officiel» vs «Islam intégriste»
L’ouverture de salles de prière clandestines, à Bordeaux, illustre la pression de nombreux groupes islamistes pour exister en marge de la puissante Fédération des musulmans de Gironde, portée par l’influent imam Tareq Oubrou. L’Association des musulmans d’Aquitaine, qui prônerait un islam radical, serait en train d’aménager une mosquée non officielle. Naïma Charaï (PS) s’en inquiète.
Je combattrai l’intégrisme musulman comme je l’ai fait pour l’intégrisme catholique avec Saint-Éloi. (Naïma Charaï)
Après nos révélations de janvier dernier sur la salle de prière non officielle du Grand Parc, installée dans un appartement loué par InCité au-dessus d’un restaurant, un autre lieu de culte, beaucoup plus vaste, environ 200 m², serait en cours d’aménagement au 46 rue Trégey dans le quartier de La Benauge, à la place d’une sandwicherie cette fois. [ …]
De quoi provoquer la colère de Naïma Charaï, conseillère régionale socialiste déléguée, entre autres, à la lutte contre les discriminations et au maintien de l’égalité homme femme. « La situation est alarmante car ces personnes sont des salafistes (NDLR : mouvance sunnite composite qui prône le retour à l’islam des origines), qui développent un discours dangereux. Leurs membres sont souvent de jeunes convertis. » […]
Quant à la Fédération des musulmans de Gironde, portée par l’imamTareq Oubrou, religieux proche de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), elle prépare de son côté et de manière tout à fait officielle la création d’une grande mosquée rive droite, à Bordeaux, avec l’appui du maire Alain Juppé. Un projet estimé à hauteur de 15 millions d’euros et qui connaît quelques avancées. [….] Fin 2012, les représentants de la Fédération des musulmans de Gironde devraient signer un bail emphytéotique. […]
Sud Ouest (Merci à antibarbare)
Mélenchon attaque NKM, Juppé et Copé
Jean-Luc Mélenchon a déposé trois plaintes en diffamation contre Jean-François Copé, Alain Juppé et Nathalie Kosciusko-Morizet à propos de déclarations faisant état de « sa complaisance avec l’antisémitisme », a-t-on appris auprès de son avocate Me Raquel Garrido. (…)

NKM et Juppé critiquent les relations de Mélenchon avec des personnalités se disant antisémites
Alain Juppé a accusé Jean-Luc Mélenchon d’entretenir des «relations sulfureuses» avec des personnalités se disant «antisémites», comme le compositeur grec Mikis Theodorakis, voyant là un motif pour le PS de «s’expliquer» sur ses alliances avec l’«extrême gauche». L’entourage du chef de file du Front de gauche a aussitôt parlé de «mensonges grossiers sans aucun fondement».

Mikis Theodorakis «affiche aujourd’hui sa foi antisémite. C’est un copain de M. Mélenchon», le leader du Front de gauche, «voilà, cela ne gêne pas le PS»,
a déclaré le maire UMP de Bordeaux sur France Inter. «Référez-vous aux déclarations de l’intéressé (Theodorakis) qui dit « je suis antisémite et antisioniste »», a insisté l’ancien ministre des Affaires étrangères qui a ajouté:
«M. Mélenchon entretient des affinités sulfureuses avec des personnalités qui se disent antisémites.»
«Le PS ferait bien de s’expliquer sur ses alliances avec l’extrême gauche» car le Front de gauche appartient «évidemment» à l’extrême gauche, a ainsi souligné Alain Juppé, notant encore: «Quand on prône l’insurrection civique, la lutte des classes, piquer l’argent dans la poche des gens parce qu’ils sont riches…» Sans citer de nom, l’ex-ministre UMP Nathalie Kosciusko-Morizet avait accusé lundi soir sur France 2 Jean-Luc Mélenchon d’accueillir «sur son site Internet des gens qui font profession d’antisémitisme».
«Est ce que l’antisémitisme de gauche c’est mieux que l’antisémitisme de droite?», avait-elle demandé (…)
Juppé désapprouve la position de Garraud sur le FN et lui retire son soutien
Alain Juppé a indiqué mercredi qu’il « désapprouve » les propos du député UMP de la Gironde, Jean-Paul Garraud, membre de la Droite populaire, parlant de « convictions communes avec le Front national », et lui retire son soutien. (…)
Dans la 10e circonscription, M. Garraud est arrivé en deuxième position (32,22%) derrière le socialiste Florent Boudié (36,96%) mais a reçu le soutien, sans consigne de vote, de la candidate frontiste, Anne-Christine Royal (15,74%).
Cette cousine de Ségolène Royal a indiqué dans les colonnes de Sud Ouest qu’ »en tant qu’électrice » son vote ira « à ceux qui défendront les victimes, la protection d’une politique nationaliste » ou « le strict respect des lois et de la culture française ». (…)
Marine Le Pen regarderait Juppé, Copé et Fillon essayer, en se déchirant, de sauver le Titanic…
Directeur de recherche à l’IRIS, le Franco-Libanais Karim Bitar dissèque pour « L’Orient-Le Jour » au (double) scalpel le paramètre Front national, propulsé le 22 avril au cœur de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, et en prévoit les répercussions sur l’après-6 mai, surtout en cas de défaite du président sortant.
Un score historique et sans appel au premier tour : 17,9 % pour le FN. Vote de contestation conjoncturel ou choix beaucoup plus idéologique et réfléchi ?
« Depuis la première percée du FN aux élections européennes de 1984 et jusqu’au 21 avril 2002, date de la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour des présidentielles, il était coutumier de qualifier le vote FN de vote protestataire.
Mais en fait, dès le milieu des années 1990 et jusqu’à aujourd’hui, il s’est avéré que ce parti dispose d’une assise électorale solide et permanente, qui se manifeste aussi bien à l’échelle locale qu’à l’échelle nationale, et qui n’est pas réductible à l’expression d’une mauvaise humeur.
Le politologue Martin Schain de New York University a montré que depuis 1997, la fidélité de l’électorat du FN d’un scrutin à l’autre est aussi forte sinon plus forte que celle de l’électorat des autres partis.
Cela fait déjà quinze ans que le FN est le 3e parti de France. Aujourd’hui, on peut estimer qu’au moins la moitié des électeurs du Front national expriment un véritable vote d’adhésion à la vision du monde de ce parti. À côté de ce socle de base, il y a ceux qui votent pour le FN pour des raisons plus conjoncturelles : volonté de donner un coup de pied dans la fourmilière, agacement, sentiment d’avoir été bernés par les promesses non tenues de Sarkozy, exaspération devant le style de ce dernier », énumère Karim Bitar.
tant les thématiques frontistes sont devenues centrales et même hégémoniques dans le discours ambiant. (…)