Disparition du 20h de France 2, la rédaction acculée à remettre en ligne sans caviardage (MàJ)

Epilogue 

Anne-Gaelle Matoksy explique à Arrêt Sur Images: «  »J’ai juste demandé une interview à Gilbert Collard, il me l’a refusée avec une boutade pas très habile qui fait sourire. Point final ».

Et d’ajouter:

je suis sidérée par l’ampleur que prend cette affaire microscopique

La journaliste confie que ce qui la dérangeait dans les images est « Le fait que rien ne montre que je suis journaliste et qu’elles sont sorties de leur contexte ».

Anne-Gaelle Matoksy explique que finalement, face à l’engouement de cette affaire, et en accord avec elle, France Télévisions a finalement remis le journal en ligne dans sa version initiale.

Jeanmarcmorandini.com a joint Hervé Brusini qui nous explique que

France 2 n’a jamais censuré quelque séquence que ce soit

« Ses journaux ont relaté les grandes manifestations de ce dimanche y compris avec la séquence qui allait faire problème. La journaliste concernée, ne fait pas partie de France 2 mais de la rédaction nationale de France 3. C’est sur la demande de cette dernière que PLUZZ a retiré les deux JT – 20h de France 2 du 13/01 et 12/13 du 14/01 – de sa plateforme. Car Il lui est effectivement impossible pour l’heure de retirer une composante isolée d’un journal » précise le directeur des rédactions web de France Télévisions.

Avant d’ajouter : « En fin de journée hier, la journaliste de France 3 a fait savoir qu’une remise en ligne des deux JT pouvait se faire. Ce qui fut réalisé dès 21H08 hier. Et cela dans la version originale des deux éditions »

Morandini
Lire la suite

Valérie Filain, joker de France 3 : « Je suis restée cette fille du quartier »

Les vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 juillet, puis les vendredi 27 et dimanche 29 juillet, la journaliste Valérie Filain assurera la présentation du journal télévisé de Soir/3 sur France 3.

http://img854.imageshack.us/img854/9628/83464cb193c25ca7bb33668.jpg

Repérée par la direction de France Télévisions lors de deux directs réalisés pour Télématin à l’issue des deux tours de l’élection présidentielle, la jeune Réunionnaise a été sollicitée pour devenir le joker de la chaîne nationale en l’absence de ses journalistes habituels, en congés d’été. Depuis, les félicitations pleuvent de toutes parts. Mais celles qui la touchent le plus lui viennent du petit quartier de la Petite-Ile à Saint-Denis, là où elle a grandi et passé la majeure partie de sa vie.

« Rien ne me fait plus plaisir que d’entendre les jeunes de mon quartier dire : Té Cafrine, nou lé contents pou ou, nou lé fiers pou ou et pou nou même, confie-t-elle. Je suis contente de ce qui m’arrive, car c’est le fruit de plusieurs années de travail et de sacrifices, mais quand j’entends ça, je le suis encore plus ».

Fille privilégiée dans ce quartier où résident des familles plutôt modestes, la journaliste n’a manqué de rien au cours de son existence. Mais elle n’oublie pas que tout ce qu’elle a, elle le doit à ses grands-parents, « des gens pauvres », dit-elle, et à ses parents qui ont appris « à se serrer les coudes » dans un contexte difficile (…)

« Mais jamais je n’oublierai d’où je viens, jure-t-elle. Mes racines sont ici, ma grand-mère maternelle y vit toujours…

Enfant, j’allais à la boutique pou mémé, j’allais chercher de l’herbe pour les lapins… Les gens qui me connaissent savent que je suis restée cette fille simple et accessible ».

Et même si France 3 lui fait les yeux doux, elle compte bien le rester.

Clicanoo