Le prix Nobel d’économie prédit la fin de l’euro

Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz a prédit mardi la fin possible de l’euro si l’Europe ne parvient pas à régler ses « problèmes institutionnels fondamentaux, » dans la foulée de la crise grecque.

Interrogé sur la radio BBC 4, M. Stiglitz a estimé que le plan d’aide UE-FMI, assorti d’un plan d’austérité dont il a critiqué la sévérité, ne ralentirait pas l’ardeur des spéculateurs à miser sur un affaiblissement de la zone euro : « les conditions apparemment excessivement dures imposées à l’Espagne (a-t-il dit dans un lapsus) seront en réalité contre-productives pour prévenir une contagion, » selon lui.

Les analystes signalent en général l’Espagne comme le prochain pays de la zone euro à pouvoir connaître les mêmes difficultés que la Grèce.

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Crise : le système est au bord du gouffre ? Faisons un pas en avant !

La violence de la crise aurait dû provoquer une remise en question du système. Paradoxalement, la rapidité du sauvetage et les moindres conséquences de la crise par rapport à celle de 1929 font que rien n’avance. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir les solutions en main.

Des intellectuels alternatifs se sont levés

Venus de toutes les familles de pensée, de la gauche (Frédéric Lordon, Jacques Généreux, Emmanuel Todd, Jean-François Kahn ce week-end sur son blog dans un très bon papier), du libéralisme humaniste (Jean-Luc Gréau, Maurice Allais), du libéralisme étasunien (Paul Krugman, Joseph Stiglitz, Robert Reich) ou d’ailleurs (Jacques Sapir, Paul Jorion), un nombre toujours plus important d’économistes et d’intellectuels nous proposent des solutions pour refonder le système économique. Laurent Pinsolle propose ici les 18 mesures emblématiques qu’il a retenues. Oui, un autre monde est possible !

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Le krach de 2010 : la crise systémique

Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux États-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

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