Jordanie
Un réfugié, combien ça coûte ?

Dans les pays riches, le coût des réfugiés fait l’objet de polémiques. En France, 520 millions d’euros ont été dépensés sur l’asile par le gouvernement en 2011 pour 60.000 demandeurs (le budget initialement prévu était de 327,55 millions d’euros), soit 8.666 euros dépensé par demandeur d’asile.
Là encore, ce calcul est purement théorique, et ne prend pas en compte les aides aux personnes qui ont obtenu l’asile, ni le budget des associations qui travaillent en parallèle du gouvernement.
Sur ce budget, 334 millions d’euros (soit 64%) sont dédiés à l’hébergement. En comparaison, le logement ne représente que 4,7% de l’aide internationale prévue pour les réfugiés syriens de Jordanie.
JO : trois athlètes jordaniens exclus pour agression sexuelle
La Jordanie a exclu trois membres de sa délégation aux Jeux paralympiques de Londres, soupçonnés d’agression sexuelle dans un camp d’entraînement pour les jeux en Irlande du Nord. [...]
Footballeuses voilées : mais pourquoi la FIFA accepte-t-elle de céder à l’Islam politique ?
La FIFA a levé l’interdiction de porter le voile pour les footballeuses féminines. Cette décision, favorablement accueillie par l’Iran et Arabie Saoudite, marque une percée de l’Islam politique sur un terrain pourtant historiquement neutre. La Fédération française de football (FFF) a pour sa part interdit ce vendredi à ses propres licenciées le port du voile.
Atlantico : La FIFA a autorisé les footballeuses musulmanes à jouer avec le foulard islamique (hijab) grâce à la levée de l’interdiction par l’International Board qui définit les règles du football mondial. Si l’Iran et l’Arabie Saoudite s’en félicitent, d’autres organisations montent au créneau et dénoncent les pressions qui sont à l’origine de cette décision. Quelle est la position de la Ligue du Droit International des Femmes ?
Annie Sugier : Cette décision prise par l’International Board est d’autant plus incompréhensible quand on sait à quel point le sport mondial est codifié par le respect de principes universels. Par exemple, quand des athlètes obtiennent une combinaison qui peut les aider à gagner – comme les nageurs – les débats sont vifs et se concluent toujours par une interdiction de la tenue en question.
Dans le cas de ces footballeuses, elles ont une combinaison qui est différente des autres et ne sont plus sur le même pied d’égalité. A mon avis on les aide à perdre car l’image de la sportive est éclipsée par la volonté des pays islamistes d’imposer une notion contraire à la réglementation. On stigmatise le corps de certaines athlètes.
Ensuite, cette décision nuit au combat des pionnières marocaines, algériennes et tunisiennes telles que Nawal El Moutawakel ou Hassiba Boulmerka qui avaient respecté la réglementation et qui étaient menacées par les intégristes religieux. Ces femmes ont réellement résisté et seront condamnées à abandonner le discours qui les protégeait et qui consistait à dire qu’elles ne portaient pas le costume islamique en raison de la réglementation.
On remarque que dès lors qu’il s’agit des femmes, on cède trop facilement aux exigences posées par des pays qui n’ont cure de la défense de leurs droits.
Estimez-vous que cette décision est due à l’insistance du fils du roi Hussein de Jordanie, le prince Ali Bin Al Hussein, vice-président de la Fifa ?
Non seulement on a cédé au Prince Ali, mais aussi à l’Iran car cette interdiction pénalisait en premier lieu l’équipe féminine d’Iran. Le pays avait affiché très clairement qu’il s’agissait d’une position religieuse, or la loi n°4 stipule bien qu’aucune expression politique ou religieuse n’était autorisé dans le stade olympique.
Le Prince Ali représente aussi les intérêts des pays du Golfe qui désirent non pas le respect pour les femmes de la loi olympique ou sportive mais le respect de leur interprétation d’une loi religieuse. (…)
BERD : Un fonds spécial (un milliard d’euros) pour les «démocraties arabes émergentes»
Selon l’AFP, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) s’est dotée, hier samedi, d’un fond spécial dont la somme, estimée à un milliard d’euros, est destinée à des opérations couvrant quatre «démocraties arabes émergentes» à savoir l’Egypte, la Tunisie, la Jordanie et le Maroc.
Des bureaux au Caire, à Casablanca, Tunis et Amman ont déjà été ouverts et les premiers projets devraient démarrer en septembre prochain, poursuit l’agence de presse française. Dans ces quatre premiers pays arabes choisis, la BERD «concentrera son action sur le développement du secteur privé, la croissance des petites et moyennes entreprises, l’amélioration des services municipaux, le développement de secteurs financiers stables et l’amélioration des services de fourniture d’énergie».
«Printemps arabe» : Le G8 promet 37 milliards de dollars aux pays arabes
Les ministres des Finances des pays du G8 réunis à Marseille vont promettre samedi le versement de près de 28 milliards d’euros à l’Egypte, à la Tunisie, au Maroc et à la Jordanie d’ici 2013, a-t-on appris de source interne au G8.
L’aide promise en mai à l’Egypte et à la Tunisie, dans le cadre du Partenariat de Deauville, va ainsi être étendue au Maroc et à la Jordanie. Elle vise à soutenir les processus de réformes démocratiques entrepris dans ces pays dans le cadre du «printemps arabe». Elle s’ajoute au financement disponible via le Fonds monétaire international (FMI).
Le Figaro (Merci à glados)
Jordanie : Début du procès par contumace du caricaturiste danois de Mahomet
Le procès par contumace du dessinateur danois, Kurt Westergaard, 75 ans, et des journaux danois qui ont publié des caricatures de Mahomet a commencé à Amman en Jordanie. M. Westergaard vit sous étroite protection policière après avoir fait l’objet de menaces de mort et échappé à plusieurs attentats.
Les poursuites ont été engagées après le dépôt d’une plainte d’une trentaine de journaux indépendants, de stations de radio et de sites internet jordaniens contre une caricature représentant le prophète Mahomet la tête couverte d’un turban en forme de bombe à la mèche allumée. En 2008, 17 quotidiens danois avaient provoqué de violentes protestations dans le monde musulman, y compris en Jordanie, en republiant des caricatures, dont ce dessin paru originellement en 2005.
Interrogé par l’AFP, le dessinateur avait déclaré ne pas avoir été informé de ces poursuites et ajouté qu’il ne comptait de toute façon pas se présenter au tribunal: «Je n’ai pas envie de prendre le risque de faire la connaissance des prisons jordaniennes, qui seraient un enfer».
Des députés jordaniens ont demandé au gouvernement de couper tout lien avec le Danemark, et Amman a condamné les caricatures.
Syrie : Déploiement de chars à Deraa, au moins 25 morts (Vidéo)
Les forces de sécurité sont intervenues en force lundi dans plusieurs villes en Syrie , notamment à Deraa, cette ville du sud du pays où est né le mouvement de contestation il y a six semaines. Treize personnes aurait été tuées et plusieurs autres blessées par les forces de l’ordre à Jableh, près de Lattaquié (nord-ouest), d’après un militant des droits de l’Homme à l’AFP.
A Deraa, ville agricole de 75.000 habitants, «plus de 3.000» membres des forces de sécurité appuyés par des blindés ont pénétré dans la ville lundi matin, selon des militants des droits de l’Homme joints au téléphone par l’AFP.
La frontière avec la Jordanie, toute proche de Deraa, a été fermée. «La décision syrienne est liée à la situation interne en Syrie», a indiqué le ministre jordanien de l’Information Taher Adwan, cité par l’agence Petra. «Nous espérons que la situation revienne rapidement à la normale», a-t-il ajouté. L’agence officielle syrienne Sana, citant le directeur général des douanes Moustapha Bouqaï, a démenti cette information affirmant que «tous les poste-frontières avec les pays voisins, notamment avec la Jordanie sont ouverts».
Au moins 25 personnes ont été tuées, selon Abdallah Abazid, un militant des droits de l’Homme présent sur place. Ils ont été «tués par les tirs et le pilonnage à l’artillerie lourde». Il a ajouté que des corps étaient «toujours dans la rue». Le militant a précisé que la ville était toujours soumise, cet après-midi, «à un pilonnage intensif à l’artillerie lourde et aux mitrailleuses», alors que des tireurs étaient postés sur les toits. […]