Afghanistan: Joly en mission pour l’ONU

L’ancienne magistrate Eva Joly s’est vu confier une mission anti-corruption en Afghanistan dans le cadre de l’ONU et effectuera dans cet objectif un premier séjour à Kaboul du 7 au 20 juillet.

La mission, au côté de deux autres experts internationaux et trois spécialistes afghans, aura lieu à Kaboul, à raison de 15 jours tous les trois mois, a priori pour une période de deux ans renouvelable, a affirmé l’ex-juge anti-corruption, à l’issue d’une conférence de presse au siège d’EELV consacrée au sommet Rio+20 sur le développement durable.

« Notre rôle sera de donner des conseils et vérifier l’avancement dans la création d’institutions capables de lutter contre la corruption » a expliqué l’eurodéputée EELV, qui rencontrera des dirigeants afghans sur place. Un rapport sur « l’état d’avancement des recommandations » sera établi tous les trois mois par l’équipe d’experts.

La Franco-Norvégienne, qui a par le passé conseillé le gouvernement de son pays natal dans sa lutte contre la corruption internationale après s’être fait un nom dans l’affaire Elf en France, a souligné que « tout l’enjeu était de créer des îlots d’intégrité » en Afghanistan, que ce soit dans la justice ou la police, car sans cela, « il n’y a pas d’avenir démocratique. » Interrogée sur sa sécurité lors de ses séjours là-bas, l’ex-candidate à la présidentielle a répondu: « nous serons très protégés » avec une « vingtaine de garde du corps. »

Pendant sa campagne électorale, Eva Joly, 68 ans, avait notamment estimé qu’il n’y avait « pas de sens de vouloir construire une démocratie sur un régime qui est complètement corrompu » s’en prenant notamment au président afghan Hamid Karzai « et sa famille. »

Le Figaro

Nicolas Hulot a voté Mélenchon au premier tour, Hollande au second

«Je vote pour la planète.» En avril, Nicolas Hulot s’était refusé à appeler à voter Eva Joly pour le premier tour de la présidentielle. L’ancien candidat écologiste a indiqué ce mercredi avoir donné son bulletin à Jean-Luc Mélenchon, le patron du Front de gauche. «Je ne peux pas mentir, je n’ai pas voté Eva», révèle au micro de RMC- BFM-TV l’ex-animateur de télévision, battu par sa rivale lors de la primaire d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV).

«Non par réaction, mais parce que dans le discours de Mélenchon, pendant la campagne, j’ai trouvé plus de pédagogie sur ces sujets, sur la régulation de la finance, sur la planification écologique, je l’ai trouvé plus performant sur ces sujets», affirme-t-il. Et au second tour ? François Hollande.

Le Parisien

Eva Joly : L’appel du désespoir pour payer ses coûts de campagne

Eva Joly, ex-candidate Europe Écologie-Les Verts à l’Élysée, a lancé mercredi un nouvel appel aux dons pour que le coût de sa campagne «soit le moins lourd possible pour le parti».

«Chaque don supplémentaire, même modique, nous permettra de boucler au mieux les comptes de campagne avant leur dépôt fin juin», «je compte sur vous pour cette dernière phase de l’élection présidentielle», écrit l’eurodéputée qui n’a obtenu que 2,3 % au premier tour, ce qui est largement en-dessous des 5 % synonymes de remboursement intégral des frais de campagne.

Son trésorier, Yves Contassot, a décidé de relancer un appel aux dons pour que le coût final «soit le moins lourd possible pour le parti», a-t-il expliqué. Sur un budget global de 1,7 million d’euros, 800 000 sont automatiquement payés par l’État. Il reste donc 900 000 euros. «Au départ, on avait prévu 300 000 euros de dons et 600 000 financés par le parti », a-t-il affirmé. Mais « on veut aller plus loin pour un coût final le plus faible possible», dit-il, alors que 440 000 euros de dons ont été récoltés jusqu’ici.

Le Point

Chez les écolos aussi, le bal des prétendants est ouvert

Pas un, ils n’en loupent pas un. Depuis le soir du premier tour, le 22 avril, les membres de l’état-major écologiste affichent ostensiblement leur proximité avec François Hollande, présents à tous ses meetings, de Limoges à Toulouse, en passant par Bercy. A chaque fois, ils s’arrangent pour y être placés dans le carré VIP, bien en évidence, et pour serrer le maximum de mains. Ils tentent aussi de voyager avec M. Hollande, ce qui leur est rarement accordé. Pour se rendre à Toulouse, le 4 mai, ils ont tous voyagé… avec la presse.

Il faut dire que Cécile Duflot, Jean-Vincent Placé et Eva Joly souhaitent tous trois être ministres et l’ont fait savoir à qui de droit. A défaut d’être l’allié puissant qu’ils auraient rêvé d’être, rêve que le score de Mme Joly (2,31 %) leur interdit pour l’instant, ils souhaitent donc montrer jour après jour leur nouvelle fidélité. (…)

Au PS, on raille le nombre élevé de prétendants à un poste ministériel, inversement proportionnel au score obtenu le 22 avril. En dehors de Cécile Duflot, Eva Joly et Jean-Vincent Placé, seraient sur les rangs les députés européens Yannick Jadot, Pascal Canfin et Michèle Rivasi, sans oublier le député de Loire-Atlantique François de Rugy, Dominique Voynet, maire de Montreuil, et Denis Baupin, patron des écologistes parisiens. Le PS et l’entourage du candidat se montrent sans indulgence envers Cécile Duflot, raillant ses « tweets débiles » plusieurs cadres du PS dénonçant un « comportement de gamine. »

Le Monde

« Il est intéressant de voir que tous les candidats qui ont voulu flatter ce communautarisme musulman ont été sanctionnés dans les urnes »

[Extraits d'interview d'André Bercoff et Ivan Rioufol]

Atlantico : Eva Joly a déclaré au soir du premier tour :  »Les apprentis sorciers de l’identité nationale, à force de discours de haine ont permis à Marine le Pen de faire son meilleur score à l’élection présidentielle ». A-t-elle raison dans son diagnostique ?

Ivan Rioufol : [...] Cela revient à dire qu’on refuse de se confronter aux faits et que ce que décrit Marine le Pen est un fantasme. On est dans le déni, c’est une très vielle posture. Cela fait 30 ans qu’on est dans cette position-là…

Nous sommes confrontés à deux crises : une crise économique d’une part, et une crise de la cohésion nationale à laquelle on ne veut pas réfléchir d’autre part. De mon point de vue elle est beaucoup plus importante que la crise économique qui se règlera techniquement.

La crise de la cohésion nationale est posée par deux sujets tabous que sont l’immigration et l’islam radical.

[...] On aurait pu croire le candidat du Front de Gauche ait pu capter cet électorat. Seulement, le problème de Jean-Luc Mélenchon est qu’il n’a voulu voir qu’une partie de la crise.

Il [J-L Mélenchon] s’est largement penché sur la crise sociale et économique qui suscite des souffrances mais a omis cette crise identitaire, cette crise du vivre ensemble. Ces petits blancs qui vivent dans des relégations et qui parfois sont obligés de céder la place à un nouveau  peuple.

Jean-Luc Mélenchon a fait le discours inverse en disant qu’il fallait accentuer cette communautarisation. Il a séduit l’électorat des cités mais pas l’électorat populaire traditionnel.

Il est intéressant de voir que tous les candidats qui comme François Bayrou n’ont pas voulu aborder ce problème identitaire, ou comme Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly ont voulu flatter ce communautarisme musulman, ont été sanctionnés dans les urnes.

Cette élection démontre à ceux qui ne voulaient pas l’entendre, notamment les commentateurs et les sondeurs, que l’immigration et l’islam radical intéressent les Français. Ces deux thèmes portent Marine le Pen et signent l’échec de ceux qui niaient ces réalités-là.  Comme je le dis souvent, les réalités sont plus fortes que les idéologies. [...]

Atlantico : Peut-on parlerà propos de la perception du FN, d’une fracture géographique entre Paris et les grandes agglomérations, et la province  ?

André Bercoff : [...]Mais je pense que la fracture est surtout culturelle et identitaire, non pas entre immigrés et Français, ou entre « ethnies » différentes, mais il s’agit d’un choc des visions concernant ce qui est choquant ou pas. Selon moi, s’il n’y a plus de porc dans certaines cantines françaises, il y a quelque chose de gênant voire choquant.

Je veux bien que les gens qui mangent halal et casher aient totalement ce droit mais je croyais que la République française était d’abord laïque et je ne comprends pas qu’on se soit battu pendant deux siècles contre les curés pour se coucher devant les imams et les rabbins.

[...]

Atlantico

Joly cite Breivik pour attaquer le FN (MàJ vidéo)

Eva Joly, candidate d’EELV, a cité le cas de Anders Behring Breivik, auteur des attaques qui ont fait 77 morts l’été dernier en Norvège, et dont le procès s’est ouvert lundi, pour mettre en garde contre les théories du Front national.

Hebergeur d'image

Monter les Français les uns contre les autres, proposer de violer nos conventions internationales, nos conventions de droits de l’homme qui assurent le regroupement familial, c’est indigne.

«Aujourd’hui, à Oslo s’ouvre le procès d’Anders Breivik (…) Il a fait partie d’un parti comme le Front national pendant 10 ans et il s’est senti autorisé à tuer 77 personnes, des jeunes Norvégiens apprentis – femmes et hommes politiques en herbe, parce que il pensait que les sociaux-démocrates étaient responsables de la présence des immigrés en Norvège», a déploré l’ex-magistrate, franco-norvégienne, à l’émission « Mots Croisés » sur France 2.

«Je voulais mettre en garde réellement contre les dangers de cette théorie qui donne ces folies là.», a-t-elle ajouté.

Le JDD (Merci à TabulaSion)

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Procès Joly/Le Pen: relaxe requise

Le parquet a recommandé aujourd’hui au tribunal correctionnel de Paris de relaxer la candidate écologiste à la présidentielle Eva Joly, poursuivie en diffamation par sa rivale du Front national, Marine Le Pen, dont elle a dit qu’elle était « l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession ».

« Pour moi, l’imputation est à l’encontre de M. Le Pen et non de Mme Le Pen », a explicité la représentante du ministère public lors d’un bref réquisitoire. « Vous ne pourrez que relaxer » Mme Joly, « car à mon sens, elle (Mme Le Pen) n’est pas visée », a conclu le procureur de la République.

Le Figaro

Dupont-Aignan se voit «devant Joly»

Seul petit candidat de droite, le souverainiste espère inscrire sa «nouvelle offre politique» dans le paysage et affirme qu’il sera «devant Joly», ajoutant : «en même temps, ce n’est pas difficile».

Un à deux points d’intentions de vote dans les sondages. Certains en feraient un drame, Nicolas Dupont-Aignan y voit une chance. La première candidature à la présidentielle du souverainiste, en rupture de ban avec l’UMP depuis 2007, seul «petit» candidat rescapé à droite, se déroulerait même, selon lui, sous les meilleurs auspices. […]

Il affirme qu’il ne donnera pas de consigne de vote pour le second tour. Sur France 2, mercredi soir, il a renvoyé dos à dos Hollande et Sarkozy, «des charlatans», selon lui. «Les gens sont rassurés car je ne suis pas un rabatteur, un Villiers bis. Je dirai à mes électeurs de comparer les programmes et de choisir celui qui reprendra le plus mes idées.» […]

Quant à Marine Le Pen, avec laquelle il assume une proximité dans le discours, il n’a pas supporté ses «déclarations scandaleuses sur l’affaire Merah. Elle fait une mauvaise campagne, fondée sur la haine de l’autre, elle n’est pas à la hauteur de la tâche». Finalement, le président de Debout la République n’est d’accord qu’avec Bayrou dont il fut le chef de cabinet en 1993. « Enfin sur l’analyse bien sûr, mais pas sur les solutions… »

Le JDD

Eva Joly se verrait à la Justice

La candidate d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), l’ancienne juge d’instruction Eva Joly confie que la Justice est « peut-être le seul ministère qu’elle ne peut refuser » en cas de victoire de la gauche le 6 mai.

Devenir ministre, « je dirais que cela dépend du projet. Personnellement, ce n’est pas ma tasse de thé » assure Eva Joly. Alors qu’on lui cite le ministère de la Justice, l’ancienne juge qui a instruit notamment l’affaire Elf répond pourtant : « c’est peut-être le seul ministère que je ne peux refuser ! »

Alors que la candidate ne décolle pas dans les intentions de vote (autour de 2%), elle estime que « l’élection présidentielle n’est pas représentative de l’importance des écologistes, pour des raisons que tout le monde connaît : la bipolarisation et l’exacerbation de l’espace restant aux écologistes, par crainte d’un 21 avril » c’est à dire l’élimination dès le premier tour du candidat socialiste.

Le Figaro

Garzon : indignation de Joly et Laurent

L’ex-magistrate et candidate EELV à l’Elysée Eva Joly a jugé aujourd’hui que « la justice perd l’un de ses plus grands juges » avec la condamnation de Baltasar Garzon à 11 ans d’interdiction d’exercer, le PCF, indigné, souhaitant que les crimes franquistes ne restent pas « impunis ».

« La justice espagnole a mis un terme hier à la carrière juridique de Baltasar Garzon, l’un des plus grands combattants du terrorisme, de la corruption ou des crimes des dictateurs dans le monde », a-t-elle déploré dans un communiqué.

Apportant son soutien à un « homme de droit, de devoirs et de principes » qui a fait, selon elle, « les frais d’une décision politique » et « collectionné les ennemis en ayant courageusement accompli son travail tout au long de sa carrière », elle a considéré que « tout le monde de la Justice se trouve ébranlé ». La candidate à la présidentielle d’Europe Ecologie-Les Verts, qui se dit « amie » de Baltasar Garzon, a aussi espéré que le juge serait disculpé par le tribunal constitutionnel espagnol ou la Cour européenne des droits de l’homme.

Le Figaro

Joly veut remplacer la commémoration du 11 novembre par une « journée européenne pour la paix »

« Je voudrais que nous transformions le 11 novembre en une journée européenne de la paix, que nous arrêtions de penser que c’est l’Allemagne qui a perdu la guerre, que c’est la France qui l’a gagnée, et que nous nous concentrions sur l’essentiel, l’espoir européen« , a souhaité l’ancienne magistrate. « Au-delà des réfractaires à la guerre, des dizaines de millions de victimes de cette guerre appartiennent dans l’immense majorité au peuple européen« , a-t-elle estimé.

Mme Joly a déposé une gerbe pour rendre hommage « aux mutins de 1917« . Ces soldats qui avaient refusé d’aller au combat, furent, les uns fusillés « pour l’exemple », les autres renvoyés sur le champ de bataille. (…)

Hebergeur d'image« En réalité c’est le commandement qui a failli, et que les hommes avaient du courage de résister à cette défaillance« , a dit la candidate, en invitant « solennellement la République française » à les « reconnaître« , « comme des soldats de la Grande Guerre à part entière, comme des poilus comme les autres » afin que « leurs noms puissent être légitimement inscrits sur les monuments aux morts des communes de France« . (…)

Le Figaro

NDLR : Eva Joly voulait aussi toucher au défilé du 14 juillet