Les liens troubles entre Amnesty International et terrorisme

« Le jihad de légitime défense est-il antithétique aux droits de l’homme ? Notre réponse est non » avait déclaré Claudio Cordone, secrétaire général d’Amnesty International en février 2010 relève le Wall Street Journal dans un article intitulé Amnesty International’s Jihad Problem

Le retour en prison depuis trois semaines d’un collecteur de fonds au profit des djihadistes syriens a mis en lumière les ambiguïtés de grandes ONG des droits de l’Homme lorsqu’elles parrainent des terroristes présumés.

Quatre ans après son éviction de la très sérieuse organisation des droits de l’Homme, Amnesty International, Gita Sahgal a vu la justice britannique valider ce qu’elle n’a eu de cesse de dénoncer. L’Anglo-Pakistanais, Moazzam Begg, ex-combattant d’Al-Qaïda dans les montagnes de Tora Bora, libéré de Guantanamo en 2005, devenu porte-parole de CagePrisoners (une association de défense des musulmans) indemnisé par les autorités britanniques, a donc été remis derrière les barreaux le 1er mars dernier. L’homme est accusé d’avoir utilisé les fonds récoltés pour financer des groupes terroristes en Syrie. La preuve, selon Gita Sahgal, qu’Amnesty aurait dû prendre ses distances très tôt avec Begg.

L’instrumentalisation d’organisations caritatives ou d’associations qui prétendent défendre les droits de l’Homme, un concept nouveau pour les islamistes? « Pas du tout », rétorque le spécialiste des mouvements djihadistes, Jean-Charles Brizard, qui rappelle à juste titre, que ce modus operandi était prôné déjà dans le texte fondateur des chefs d’Al-Qaida. « S’ils ont, en effet pendant longtemps, et en priorité, privilégié les organisations caritatives pour cacher leurs véritables motifs, les islamistes et en particulier les Frères musulmans ont fait évoluer leurs actions en se servant depuis quelques années d’organisations des droits de l’Homme, plus compatibles avec ce que l’Occident attend ou veut entendre. »

Le JDD

 

 

Grenoble : Bilel, jihadiste français de 23 ans a été tué en Syrie

Un jihadiste grenoblois de 23 ans, parti « aider le peuple syrien », est mort mi-février à Homs, en Syrie, d’une balle dans le coeur, a fait savoir sa famille. Bilel, étudiant en licence d’économie et pompier volontaire, avait quitté Grenoble en voiture le 5 juillet 2013 avec d’autres jeunes Français partis combattre en Syrie, a expliqué sa soeur, Oumaïna, 22 ans, étudiante en BTS.

« Mon frère avait la tête sur les épaules. Il disait qu’il voulait aider le peuple syrien en apportant des médicaments et de la nourriture et aussi en combattant le régime de Bachar al-Assad », a précisé sa soeur, qui ne porte pas le voile. Issu d’une famille de musulmans modérés, le jeune homme s’était peu à peu radicalisé à la suite d’une rupture amoureuse.

(…) Le Parisien

Merci à Beygon

Nouvelles perquisitions dans le dossier des combattants belges en Syrie

Des enquêteurs de la police judiciaire fédérale ont effectué vendredi de nouvelles perquisitions à cinq adresses dans le cadre du dossier relatif à l’envoi de combattants en Syrie. Deux personnes ont été interpellées pour être entendues et seront présentées dans la journée à un juge d’instruction, a fait savoir le parquet fédéral [...].

Mohamed et Ottman A., deux frères parmi les douze personnes sous mandat d’arrêt, sont suspectés d’avoir organisé, en qualité de dirigeants, l’envoi de personnes résidant en Belgique vers la Syrie pour se joindre au Jihad armé, ont expliqué les avocats de ceux-ci, Me Sébastien Courtoy et Me Henri Laquay. Ils sont aussi suspectés d’avoir envoyé de l’argent et du matériel [...].

RTBF

 

Grenoble. Une ado en route pour le djihad interceptée, le procureur veut la « protéger contre elle-même »

Une adolescente de 14 ans qui avait été signalée en fugue par ses parents a été interceptée mardi dans le Rhône alors qu’elle était sur le point d’embarquer vers la Turquie « pour rejoindre le djihad. »

L’adolescente, originaire de la région grenobloise, a été interpellée mardi en fin d’après-midi alors qu’elle se trouvait à l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, à l’embarquement d’un vol pour la Turquie. D’après les premiers éléments de l’enquête, l’adolescente a acheté elle-même un aller simple pour la Turquie moyennant une somme en liquide qu’elle a retirée de son propre compte en banque. Elle possédait également un passeport.

La jeune fille avait été signalée en fugue lundi soir par ses parents, inquiets de ne pas la voir rentrer du collège grenoblois où elle est scolarisée. Pour l’instant, aucun défèrement n’est envisagé pour l’adolescente grenobloise. La priorité est « de la protéger contre elle-même » d’après Jean-Yves Coquillat, le procureur. Selon Bernard Godard, attaché au bureau central des cultes au ministère de l’Intérieur, le phénomène « est en train de prendre de l’ampleur » et touche quelque 700 personnes en France, dont au moins 40 sont actuellement en Syrie.

(…) Le Figaro

Strasbourg : un rassemblement contre la tentation du djihad

Un collectif d’associations et d’habitants de Strasbourg a organisé ce samedi un rassemblement contre l’endoctrinement djihadiste, après le départ pour la Syrie d’une douzaine de jeunes de leur quartier. Deux d’entre eux sont déjà morts. Arborant une banderole « Ne touchez pas à nos jeunes ! Rassemblement pour le refus de l’endoctrinement » une soixantaine de personnes se sont réunies en fin d’après-midi dans un centre socioculturel de la Meinau, un quartier populaire de la capitale alsacienne.

Le porte-parole de ce collectif, Mohamed Benazouz, habitant lui-même le quartier, a d’abord pris la parole sur le parvis de la salle de réunion, sous une pluie battante. « Si nous sommes là aujourd’hui, c’est parce que des enfants ont été trompés, des familles ont été brisées, toute une ville a été traumatisée » a-t-il dit.

L’assistance a également observé une minute de silence « en hommage aux deux jeunes morts. » Le rassemblement devait se prolonger avec une rencontre-débat avec un politologue, un imam ainsi qu’un psychanalyste, pour réfléchir sur les raisons conduisant des jeunes Français à s’engager dans la « guerre sainte » contre le régime de Damas.

Une douzaine de jeunes Strasbourgeois sont partis se battre dans les rangs djihadistes en Syrie ces derniers mois, selon une source proche du dossier. L’un d’entre eux a pu être récupéré in extremis par son père alors qu’il s’apprêtait à prendre l’avion en Allemagne. La mort en Syrie de deux d’entre eux a été confirmée, tandis que le sort des autres est très incertain.

(…) Le Point

« Pour faire les vendanges, on a dit à mon fils qu’ils ne prenaient pas les arabes » (RMC)

Dans les GG de RMC, une auditrice craint de voir son fils partir en Syrie faire le jihad. Elle estime que son fils est victime de racisme en France. Avec Marie-Anne Soubré, Didier Giraud et Pascal Perri.

« Dans le lycée de mon fils à Versailles, il y a des convertis qui sont plus virulents que les musulmans de culture ! Quand mon fils a postulé pour faire les vendanges, un ami converti -qui a changé de prénom etc- lui a dit ‘il a bien fait de ne pas te prendre, c’est interdit de toucher à la vigne et tout ce qui touche au vin.’ » – Nadia

« On est parti aux Etats-Unis, les gens portent le foulard, les autres portent leur turban, les gens se retrouvent avec des étiquettes, avec leur prénom et leur pays d’origine. Et on parle dans leur langue si on connait la langue ! [...] En France, faut que tout le monde se ressemble ! [...] Mon fils est brun, il ne va pas se peindre en blond ! Il est brun, il est typé maghrébin, il va pas s’épiler les sourcils ! » – Nadia

Retour des deux ados « enlevés » pour la Syrie : merci papa maman…

Tribune de Dounia Bouzar, anthropologue du fait religieux

Les deux adolescents de 15 et 16 ans ont été retrouvés en Turquie, grâce à des parents qui ont su réagir immédiatement, avec la révolte qui s’imposait. Ils ont rappelé haut et fort le devoir de l’État de protéger ses citoyens des mouvements sectaires, puisque la République garantit la liberté de conscience de tous. La collaboration services spécialisés-parents a porté ses fruits.

Hebergeur d'imageLorsque la famille est de référence arabo-musulmane, qu’elle soit athée ou croyante, nul besoin de psychologue ou de théologien pour comprendre que leur enfant est victime d’endoctrinement. Le comportement de rupture scolaire et la prise de distance soudaine avec l’entourage apparaissent comme des indicateurs suffisants pour discerner l’emprise mentale de la recherche de spiritualité. D’autres changements perceptibles accompagnent souvent l’écoute du discours de l’islam radical : la façon de parler, de manger, de s’habiller… [...]

Lorsque la famille n’est pas de référence arabo-musulmane, elle peut avoir un temps d’hésitation pour réaliser qu’il ne s’agit pas d’une conversion musulmane mais bien d’une dérive sectaire.

Faire la part des choses entre ce qui relève de l’islam et ce qui révèle de la radicalité n’est pas aisé dans un climat d’amalgame général. Certaines personnalités politiques et certains médias parlent de convertis au lieu de les appeler « endoctrinés », imitent les radicaux en nommant le terrorisme barbare « jihad », valident le niqab comme une simple application au pied de la lettre de l’islam… [...]

Faire le procès de l’islam à chaque expression des radicaux revient à valider leur interprétation : l’islam serait par nature une religion archaïque et violente. Les islamophobes et les radicaux semblent opposés et pourtant, ils partagent la même conception de l’islam… , ce qui leur permet de s’alimenter mutuellement. Ne nous laissons pas coincer par ces deux murs qui se resserrent.

Huffington Post

Toulouse : Un adolescent de 15 ans rejoint les jihadistes en Syrie (Vidéo)

Le jeune garçon a fait le voyage avec l’un de ses amis du lycée des Arènes à Toulouse (Haute-Garonne), en passant par la Turquie.

C’est un père désespéré qui lance un appel aux pouvoirs publics pour ramener son fils de 15 ans qui a rejoint les rangs des jihadistes d’Al-Qaïda en Syrie. Le 6 janvier, le jour de la rentrée des vacances de Noël, le collège a appelé le père du jeune garçon pour lui annoncer que son fils n’était pas venu en cours. En fait, l’adolescent avait embarqué pour la Turquie, avec l’un de ses amis du lycée des Arènes à Toulouse (Haute-Garonne).

Le garçon est entré en contact avec ses amis restés à Toulouse, via les réseaux sociaux. Ces lycéens témoignent, vendredi 17 janvier, devant la caméra de France 2. Ils se rappellent du changement d’attitude du jeune garçon : « Il n’écoutait plus de musique, il écoutait des chants du Coran », dit l’un d’eux. Les deux adolescents ont par ailleurs adressé des photos d’eux avec des kalachnikovs à la main.

Les familles de ces deux adolescents sont particulièrement inquiètes. Le parquet de Toulouse a prévenu le parquet antiterroriste de Paris.

Parfaitement intégré, Hicham part faire le Jihad

Hicham est parti faire le djihad en Syrie : « C’est comme si cette personne-là n’était plus mon fils »
Son fils est parti mener le djihad en Syrie. Leila raconte la conversion rapide du jeune homme à l’islamisme et témoigne du « cauchemar » qu’elle vit au quotidien.

Elle témoigne parce qu’elle veut éviter aux autres mères son calvaire. Leila ne dort plus depuis que son fils Hicham, 19 ans, a pris la route pour la Syrie afin d’y mener le djihad. Là où elle vit, à Vilvorde, en Belgique, elle est loin d’être la seule dans ce cas : trente garçons sont partis.

Leila, elle, ne comprend pas. Mère de quatre enfants, dans une famille parfaitement intégrée, elle n’aurait jamais pu imaginer un tel embrigadement.

« La conversion de mon fils a commencé en avril quand il a commencé à prier, avant il ne priait même pas », explique-t-elle au micro de RTL. « Aller cinq fois par jours à la mosquée, ça, ça a été le grand changement. »

A partir de là, il a suffit de quelques semaines. « On a fêté la fin du ramadan le 9 août », se souvient Leila. « Le mardi matin, quand j’ai vu qu’il n’était pas dans son lit, là j’ai su qu’il était parti. On a attendu 48 heures et on a contacté la police. » Le surlendemain, Hicham envoie un premier message à sa famille, via Facebook. « On a dû insister et à la fin il nous a dit ‘je suis en Syrie’ et là le monde s’est écroulé », raconte Leila. « Mon fils jurait par dieu qu’il n’allait pas partir en Syrie, je ne le reconnais plus. »(…)

Sa mère tente de le convaincre de revenir. Hicham refuse. « Il m’a dit ‘non maman, j’ai émigré, la démocratie c’est haram, c’est péché et je ne peux pas revenir, c’est à toi de changer’. ‘Prie, lis beaucoup le Coran et c’est comme ça que tu vas guérir’ », relate Leila. « C’est comme si cette personne-là n’était plus mon fils. Pour moi, il est devenu une machine qu’on a remontée et ils ne peuvent plus avoir de sentiment ni de compassion. Pour moi ils ont été lobotomisés. »

Elle témoigne pour éviter d’autres départs

Elle se dit certaine qu’une organisation est derrière tout cela, avec des recruteurs. « Pour moi ce sont des manipulateurs d’une intelligence inouïe », estime Leila. En échec scolaire depuis plusieurs mois, Hicham a été approché dans un bar à chicha. « Je pense que ça a marché parce qu’il était fragile au départ et maintenant qu’il a trouvé quelqu’un qui s’intéresse à lui, qui le rend un peu comme un héros, je crois que pour lui, c’est la voie qu’il cherchait. »

« Beaucoup de gens nous ont reproché d’aller voir la police. Même des parents dont les enfants sont partis en Syrie, en nous disant ‘vous ne vous rendez pas compte, si jamais ils reviennent, ils vont être catalogués terroristes’ »[...]

RTL, merci à Zatch

 

Yvelines : les braqueurs voulaient financer leur jihad en Syrie

Trois hommes ont été interpellés, ce jeudi 5 septembre, dans les Yvelines, à Paris et en Seine-Saint-Denis par les enquêteurs de la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI). Les trois suspects, membres présumés d’une cellule islamiste radicale, sont soupçonnés d’avoir commis un vol à main armée, mercredi soir, dans un restaurant de l’enseigne Quick, implanté à Coignières (Yvelines) pour financer leur participation à la lutte armée en Syrie.

(…) Le Parisien

Merci à tuned