Dijon : « je ne trafique pas, je dépanne des amis »

Dimanche matin, vers 9 h 30, un habitant de Reulle-Vergy de 18 ans a été contrôlé boulevard de Chicago à Dijon, avec, dans son véhicule, 30 grammes de résine de cannabis et trois bonbonnes de MDMA (drogue considérée comme la nouvelle ecstasy). Placé en garde à vue, il a concédé être consommateur occasionnel, précisant qu’il ne « trafiquait pas, mais dépannait des amis de temps en temps ». La perquisition menée à son domicile a tout de même permis de découvrir 103 grammes de résine de cannabis. Il est convoqué le 18 janvier au tribunal, en reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).

Le Bien Public

Cher : un septuagénaire agressé à Colombiers

Samedi en fin de soirée, un habitant de Colombiers a été agressé à son domicile par trois hommes.
Ils l’ont frappé au visage et au torse, à coups de pieds et de poings.

Les trois hommes sont recherchés par les enquêteurs de la brigade de gendarmerie de Saint-Amand et leurs collègues de la brigade de recherches.

Le Berry

Carcassonne : 27 points de suture pour la dame de 78 ans

Retour sur l’affaire de la dame de 78 ans agressée chez elle, à Carcassonne, par une femme venue la cambrioler, vendredi dernier, en milieu d’après-midi. La victime a été hospitalisée à l’hôpital de Carcassonne, avec une plaie à la tête qui a nécessité la pose de pas moins de 27 points de suture. A un point tous les demi-centimètres environ, la taille de sa blessure atteindrait donc les 14 à 15 cm.

Pour autant, ses jours ne sont pas en danger, comme nous l’avions déjà précisé hier dans nos colonnes, et son état ne s’est pas dégradé. Rappelons qu’elle a été frappée à la tête par sa cambrioleuse, avec un saladier. Selon le procureur de la République de Carcassonne, la septuagénaire devrait être entendue par les services de police du commissariat de police de Carcassonne, « dans les prochains jours. » L’enquête, menée par la Brigade de sûreté urbaine (BSU), suit son cours, et aucune personne n’a pour l’heure été interpellée.

L’Indépendant

Belfort : un octogénaire mordu par une jeune femme

Il est 13 h 15 vendredi lorsque ce couple de retraités Belfortains, qui habite dans le quartier du Mont, derrière l’IUT, entend sonner à la porte. Le mari, âgé de 79 ans, gêné par une prothèse de la hanche, ne peut se lever. C’est donc son épouse, âgée de 78 ans, qui se dirige vers l’entrée.

Mais la dame constate que la visiteuse n’a pas pris la peine d’attendre. Elle est rentrée et la menace en lui demandant son sac à main.

La septuagénaire refuse de s’exécuter et reçoit, en réponse un jet de gaz lacrymogène. L’agresseuse, une Belfortaine de 19 ans, poursuit son chemin dans la maison.

Tandis qu’elle arrive dans le salon, ses intentions ne font pas de doute. Il ne s’agit pas d’une visite de courtoisie.

Le mari, échaudé par deux précédents vols de portefeuille, dans des conditions similaires, décide cette fois, de ne pas se laisser faire. Il parvient à se jeter sur la jeune femme et la bloquer au sol. Mais la demoiselle se rebelle, distribue des coups, griffe sa victime et va même jusqu’à lui mordre le bras. « Elle l’a mordu jusqu’au sang » précisera le commissariat.

Pendant la bagarre, la dame a utilisé une béquille pour tenter de faire cesser les violences. En vain. Les cris du couple ont finalement alerté des voisins, qui ont prévenu la police.

À l’arrivée des fonctionnaires, les coups continuaient à pleuvoir. La jeune femme violente a pu être interpellée, mettant fin au calvaire du couple.

Les deux septuagénaires ont été conduits au centre hospitalier. La dame a un arrêt maladie de trois jours, son mari de six jours.

La jeune femme sera présentée ce dimanche devant le parquet. Elle devrait être jugée en comparution immédiate mardi… le jour même de ses 20 ans.

Elle est déjà connue pour des affaires de violences. Mardi, elle devra répondre de ces nouvelles violences avec arme (la bombe lacrymogène).

Est Républicain

Toulouse : 29 cambriolages en 4 mois

Bijoux, hi-fi, matériel informatique… Aussitôt volés, aussitôt revendus. À chaque fois un butin estimé à plusieurs milliers d’euros écoulé très vite à bas prix dans le quartier Reynerie, à Toulouse.
Les gendarmes du groupe cambriolages du groupement de Haute-Garonne ont arrêté mercredi deux garçons de 22 et 17 ans, membres présumés d’une équipe de cambrioleurs,soupçonnés de 29 vols avec effraction commis essentiellement dans des maisons de la grande périphérie toulousaine. Pas moins de 20 communes, de Carbonne à Fonsorbes,en passant par Léguevin, Miremont,Bruguière, Saint-Lys ou Castelginest,ont été la cible de cette équipe qui enchaînait casses et vols à un rythme effréné, entre le 15 février 2011 et le 25 juin 2011.

Quatre mois de raid en banlieue toulousaine durant lesquels les enquêteurs ont mis en place des surveillances pour remonter la piste des principaux suspects.

Une équipe bien rodée qui se rendait sur les lieux des délits, en pleine journée,avec des voitures préalablement volées. L’une d’elles,une Renault Clio dérobée au préjudice de l’association Sauvegarde 31 avait été retrouvée à Léguevin.

Certaines étaient brûlées,d’autres ont également été retrouvées par les enquêteurs qui ont pu exploiter des traces.L’analyse de ces différents éléments a permis d’identifier deux individus déjà connus pour des vols.

Mercredi matin, les gendarmes ont interpellé ces deux garçons. Présenté devant un juge des mineurs, l’adolescent de 17 ans, à l’époque des faits, a été remis en liberté.

Son complice présumé a été extrait de la maison d’arrêt d’Agen, où il était incarcéré depuis juillet 2012,dans le cadre d’autres affaires.

Il est convoqué devant le tribunal correctionnel, le 15 novembre, en audience de comparution immédiate. Quelques semaines avant le début du périple, il avait déjà passé six mois en détention.

La Dépêche du Midi

Grenoble : deux hommes blessés au cours d’une rixe

Dans la nuit de samedi à dimanche, vers 3h30, une violente rixe a éclaté boulevard Maréchal-Lyautey, à Grenoble, à proximité d’une boîte de nuit. Deux hommes, vraisemblablement blessés à l’arme blanche, ont été secourus. Présentant, pour l’un, une importante blessure au visage, et, pour l’autre, une plaie à une cuisse, les deux victimes ont été prises en charge par les sapeurs-pompiers et évacuées au CHU Michallon de Grenoble-La Tronche.

Dauphiné Libéré

Amiens : règlement de comptes « à la marseillaise »

«Ça fait vraiment peur, c’est un règlement de compte « à la marseillaise ». » L’avocat qui rapporte ces propos d’un policier n’a rien d’un paranoïaque :

« Quand un flic, qui en voit de drôles tous les jours, te confie qu’il a peur, il y a de quoi le prendre au sérieux… »

Le western a eu lieu dimanche dernier, vers 19 heures. Il a pour cadre le square Émile-Thuillier, dans le quartier d’Étouvie, à l’ouest d’Amiens.

Si tous les projecteurs sont braqués sur Amiens-Nord depuis deux mois, cette autre banlieue n’est épargnée ni par les difficultés sociales, ni par la délinquance, singulièrement le trafic de stupéfiants.

Dimanche, une troupe de cinq ou six jeunes d’Amiens-nord débarque dans le quartier, armée d’au moins deux pistolets 9 millimètres. Il s’agit d’en découdre avec un gars d’Étouvie. Pour un motif futile, jurent-ils tous. Mais «cette affaire sent le cannabis à plein nez » confie une source proche de l’enquête. Les autochtones se réfugient dans la cage d’escalier d’un immeuble, au numéro 15, que les «nordistes » entreprennent de monter. Un jeune d’Étouvie se retrouve avec un fusil dans les mains. Au niveau du quatrième étage, il fait feu et blesse à l’épaule un de ses assaillants. Le tireur rejoint le sixième quand le gang du nord redescend au pied de l’édifice. Coups de fusil d’en haut, coups de pistolet d’en bas : la scène est traumatisante pour tout le voisinage.

Son silence contre 20 000 euros

La suite est plus savoureuse : le blessé est hospitalisé, entendu par la police, et dès le mardi retourne à Étouvie pour tenter de négocier son silence, contre 20 000 €.

Jeudi, trois personnes – le tireur au fusil, le blessé et un autre tireur présumé – sont interpellées. Hier soir, les trois jeunes hommes (19, 19 et 20 ans), conseillés respectivement par Mes Berriah, Crépin et Yahiaoui, sont mis en examen, le premier pour tentative de meurtre, les deux autres pour tentative d’assassinat. Le second est également mis en examen pour tentative d’extorsion. Ils devaient tous trois être placés en détention provisoire. D’autres interpellations pourraient encore avoir lieu.

Le Courrier Picard

Reims : bagarre générale à la discothèque

Une semaine après, Aurélie, Laurence et Julie (*) n’arrivent toujours pas à digérer leur nuit de samedi à dimanche passée dans une discothèque de Reims. Elles ne sont pas les seules, leurs conjoints également, tous les six violemment agressés par une horde d’excités à l’intérieur même de l’établissement.

Lorsqu’il a ouvert en octobre 2011, qui aurait pu croire qu’un tel déchaînement de violences surviendrait un jour au Valentino ? Selon la présentation faite à l’époque, cette nouvelle discothèque installée à l’Actipôle Neuvillette se voulait un « dancing rétro » où « les seniors » pourraient « valser », le genre de clientèle pas spécialement connu pour castagner. Sauf que travailler sur ce seul créneau n’étant pas « financièrement tenable », le Valentino, s’il garde le rétro en première partie de soirée, propose désormais une offre pour les jeunes le reste de la nuit.

« Mon ami est DJ amateur », explique Aurélie. « Il a été contacté pour faire danser de 1 heure à 5 heures, dimanche dernier. Nous sommes arrivés vers minuit avec deux couples d’amis. C’était l’occasion de sortir ensemble. A ce moment-là, c’était encore guinguette. Il y avait des valses, des gens d’un certain âge, pas grand monde, mais c’était sympa. »

La séquence rétro terminée, les « anciens » partent, les jeunes commencent à arriver. Changement d’ambiance. « Alors que je me trouvais au bar, un type m’a peloté les fesses. Nous sommes retournés dans notre coin. De ce moment-là, jusqu’à la fin, rien de spécial. »

Bouteilles volantes

Vers 4 h 30, dernier tour de danse. Zouk au programme. « Nous sommes allées sur la piste. Le même gars m’a remis la main aux fesses. L’un de nos hommes l’a pris par le bras pour lui dire d’arrêter et là, on n’a rien compris. L’émeute ! Tous ses potes sont tombés sur nous.

Notre ami s’est pris des coups de poing et un coup de bouteille de champagne sur la tête. On nous a tirées par les cheveux. On s’est fait taper dessus. »

A la vue de la bagarre, le sang du DJ n’a fait qu’un tour. « Je me suis précipité pour arracher la bouteille que le type utilisait pour frapper mon ami, mais les autres ont sauté sur moi. J’ai eu le temps de jeter la bouteille derrière les platines pour qu’ils n’aillent pas la chercher. »

Une de perdue, dix de retrouvées…

« Les bouteilles volaient partout, des vides, des pleines », témoigne une autre personne. « Une jeune femme a en a pris une dans le dos. La serveuse se cachait derrière le bar pour se protéger. » Quelqu’un a entendu dire : « Prends une bouteille qu’on leur éclate la tête ! »

Les trois couples ont finalement réussi à s’extraire de la discothèque avec l’aide de clients qui les ont regroupés. La police est arrivée mais sans pouvoir procéder à d’interpellations. Sur le moment, impossible de désigner tel ou tel agresseur dont certains avaient peut-être déjà quitté les lieux tandis que d’autres ont pu se fondre dans la foule des badauds.

D’eux, les plaignantes ne connaissent pour l’instant que leur manque flagrant de galanterie.

« Lors de la bagarre, j’ai crié : « Taper sur des filles, vous n’avez pas honte ? » Ça les faisait rire ! »

(*) Prénoms d’emprunt par peur des représailles.

L’Union