Histoire : Le Jansénisme, de Jansen à la Révolution française (1640-1790)

Port-Royal
L’abbaye de Port-Royal-des-Champs, centre du jansénisme au XVIIe siècle (auteur inconnu, XVIIIe).

Au départ courant catholique rigoriste apparaissant en réaction au molinisme, le jansénisme (du nom de Cornelius Jansen) devint au XVIIIe siècle un courant politique qui occupa le devant la scène publique des années 1710 à 1760, s’érigeant en opposition aux autorités royale et pontificale. En déclin après l’expulsion de leurs ennemis jésuites, les Jansénistes préparèrent et participèrent aux débuts de la Révolution dont l’apport idéologique fut loin d’être négligeable.

La suite et les commentaires sur le blog Histoire.

Marseille – Banlieues : Les « Jeunes Volontaires Européens » au service de l’Evangile (vidéo)

Ils ont entre 19 et 24 ans et ils ont décidé de vivre une année entière au service de l’Evangile, immergés dans les quartiers nord de Marseille pour aider les plus démunis.

Cécile, Jean-Etienne et Marie participent au programme JVE « Jeunes Volontaires Européens » encadré dans toutes les régions du monde par les jésuites. La mission consiste à travailler bénévolement pendant un an auprès de personnes SDF, d’immigrés en situation irrégulière ou à l’alphabétisation des enfants et de leurs parents. JVE est structuré par une vie communautaire et une vie de prière régulière.
A travers ce documentaire, Laurence Chartier retrace l’expérience de ces jeunes et tente de mettre en valeur leur expérience au sein des JVE : une année pour trouver le sens de leur existence au côté de Dieu.

Le Jour du Seigneur > Documentaire intégral

Desouche Histoire : Les collèges dans la France moderne (fin XVIe – début du XVIIIe)

Bonjour à tous ! Cette semaine je vous propose un article sur les collèges aux XVIIe et XVIIIe, en s’intéressant plus particulièrement aux Jésuites, principale congrégation enseignante. L’enseignement proposé par ces religieux peut paraître étonnant par sa modernité, loin du cliché qui voudrait que l’Église étouffe les savoirs… Nos collèges actuels sont encore les héritiers des collèges jésuites, ne serait-ce que par la numérotation des classes (de la 6e à la Terminale). Bonne lecture !

Lycée Louis-le-Grand
Le collège de Clermont (actuel lycée Louis-le-Grand) est fondé par les Jésuites en 1563. En 1682, Louis XIV lui accorde son patronage et l’établissement est renommé « Collège Louis le Grand » ; il accueille alors environ 3000 élèves. (Photo de la Cour intérieure du lycée).

Le collège en tant qu’établissement d’enseignement secondaire naît au XVe siècle en Italie, sous l’appellation de contubernium, des expériences des pédagogues humanistes (Gasparino Barzizza, Guarino Veronese et Vittorino Da Feltre), qui proposent de nouvelles méthodes d’enseignement telles que la division des élèves en classes de niveaux avec un contenu pédagogique propre, la spécialisation des professeurs et l’apprentissage des humanités (latin, grec et dans une moindre mesure hébreu). Conjuguée aux expériences pédagogiques des Frères de la Vie Commune (dans le Nord), cette forme d’enseignement prend sa forme quasi-définitive au XVIe siècle avec les Jésuites.

Le collège finit par s’imposer en tant qu’établissement de transition entre les petites écoles et l’Université grâce à un enseignement innovant et sa gratuité. L’Église et de leurs côtés les protestants y voient aussi un moyen d’encadrer les jeunes gens et les mettent au service de la Réforme ou de la Contre-Réforme. Il s’agit aussi de former les élites futures de la société et d’assurer le recrutement clérical. De fait, le collège s’inscrit pleinement dans le processus de « civilisation des mœurs » auquel a déjà été consacré un article : le collège du XVIIe forme le parfait « honnête homme ».

Les collèges d’Ancien Régime se divisent en trois catégories. Les « collèges de plein exercice » se situent au meilleur niveau car ils comportent les cycles complets de grammaire (quatre classes : de la 6e à la 3e), d’humanités et rhétorique (deux classes) et de philosophie (deux classes). Au niveau inférieur, les collèges ne possédant pas de cycle de philosophie sont nommés les « collèges d’humanités ». Enfin, les écoles de grammaire ou « régences latines » ne connaissent que le premier cycle et ne servent que d’appoint à l’enseignement élémentaire (apprentissage de rudiments de latin).

I. Les congrégations enseignantes

Lire la suite