Delors suggère au Royaume-Uni de quitter l’UE (MàJ)

Addendum

Le président de l’Union européenne Herman Van Rompuy a averti que l’attitude du Premier ministre britannique David Cameron peut mettre l’UE en danger.
Van Rompuy : « Cameron pourrait provoquer la dissolution de l’UE »

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Les sondages montrent que les Britanniques préféreraient de plus en plus une sortie complète de l’UE qui est perçue comme une institution intervenant dans les affaires internes du pays et dilapidant des fonds, alors que le pays est soumis à l’austérité.

Mais le Premier ministre britannique a jusqu’ici évité de proposer clairement un référendum pour ou contre une sortie de l’UE, malgré les pressions de son parti en faveur d’une position claire sur la question.

Le Soir

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L’ex-président de la Commission européenne, le socialiste Jacques Delors, a suggéré aujourd’hui au Royaume-Uni, hostile à plus d’intégration européenne, de quitter l’UE et d’opter pour une autre forme de partenariat avec le Vieux continent.

« Les Britanniques s’intéressent seulement à leurs intérêts économiques, à rien de plus. On pourrait leur proposer une autre forme de partenariat », estime Jacques Delors, dans un entretien au quotidien économique allemand Handelsblatt. [...]

Le Figaro

Delors « décontamine » le programme du FN

Jacques Delors, père de l’ « impétrante » Martine Aubry et accessoirement ancien président de la Commission Européenne, vient de jeter un nouveau pavé dans la mare.

Cette fois-ci, il ne désavoue pas sa fille en préférant le quinquennat Sarkozy aux années Chirac. Pis, il piétine le dogme de l’infaillibilité européenne en prônant carrément une refonte des traités européens qui permettrait à certains pays d’abandonner la monnaie unique.

Causeur.Fr

(Merci à FredT)

La gauche française, pionnière de la dérégulation financière ?

Rawi Abdelal, professeur à Harvard, spécialiste de politique économique, a écrit en 2005 un document de 130 pages titré Le consensus de Paris, la France et les règles de la finance mondiale, dans lequel il démontre que c’est la gauche française qui a agi avec le plus de ténacité, en Occident, «de façon paradoxale» en faveur de la dérégulation «libérale» des marchés financiers.

«A la fin de la décennie 80, écrit Abdelal, les dispositions de l’Union Européenne et de l’OCDE, qui avaient ralenti le processus de mondialisation des marchés financiers, sont réécrites pour épouser une forme libérale. Grâce à ce changement, qui concernait 70 à 80 % des transactions de capitaux dans le monde, la mondialisation financière va progresser à grands pas dans le cadre de règles libérales (…) Cette évolution n’a pu se faire que grâce à l’intervention de trois personnages : Jacques Delors, en tant que président de la Commission européenne, Henri Chavranski, président des mouvements de capitaux à l’OCDE de 1982 à 1994, et Michel Camdessus, président du FMI de 1987 à 2000 ( …) Sans eux, un consensus en faveur de la codification de la norme de la mobilité des capitaux aurait été inconcevable. Ces trois hommes ont beaucoup de points communs, mais il en est un qui saute aux yeux : ils sont Français. Voilà qui est tout à fait curieux car pendant plus de 30 ans la France, plus que tout autre pays, avait multiplié les obstacles à toute modification des textes en faveur de la mobilité des capitaux.»

Faisant remarquer que c’est François Mitterrand qui a nommé Camdessus gouverneur de la Banque de France, Abdelal parle de «paradoxe français d’autant plus fort que Delors était une importante figure socialiste et que (…) les Français n’y ont pas été forcés par les Etats Unis, au contraire ». Il poursuit : «c’est le ‘consensus de Paris’ et non celui de Washington, qui est avant tout responsable de l’organisation financière mondiale telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est-à-dire centrée sur des économies donc les codes libéraux constituent le socle institutionnel de la mobilité des capitaux». […]

Le Nouvel Obs (Merci à Bilbon)

Jacques Delors: « ma fille est en pleine forme », « c’est la meilleure (vidéo)

http://www.dailymotion.com/video/xl3fqq
Jacques Delors, père de Martine Aubry, candidate à la primaire PS, a assuré mercredi 14 septembre que sa « fille était en pleine forme », l’ancien président de la commission européenne a également estimé que la « règle d’or » sur l’équilibre des finances publiques était « un piège à cons pour l’opposition ».

Source : AFP/LCP

Jacques Delors : « L’euro et l’Europe sont au bord du gouffre »

86 ans, Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, entre 1985 et 1994, reste une référence importante sur la scène européenne. Lui qui fut l’un des initiateurs du marché unique, il porte un regard très critique sur la situation actuelle, qui menace l’euro et l’Europe, et sur la réaction timide des dirigeants politiques, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en tête.

Dans un entretien exclusif accordé au Soir et au journal suisse Le Temps, il nous explique que la rencontre franco-allemande de mardi n’a pas apporté de vraies solutions à la crise actuelle. « Ouvrons les yeux : l’euro et l’Europe sont au bord du gouffre. Et pour ne pas tomber, le choix me paraît simple : soit les Etats membres acceptent la coopération économique renforcée, que j’ai toujours réclamée, soit ils transfèrent des pouvoirs supplémentaires à l’Union. La seconde option étant refusée par une majorité des Vingt-sept, reste la première… »

Pour Jacques Delors, les dirigeants européens continuent d’ignorer le précipice qui s’ouvre aujourd’hui devant la monnaie unique et face à la construction européenne. Refuser dans ces conditions une indispensable coopération économique renforcée, ouvrira, dit-il, la voie au délitement implacable du projet communautaire.

Le Soir

Jacques Delors : « L’Europe se laisse aller, traversée par des effluves populistes et nationalistes »

A sa manière douce, Jacques Delors, l’ancien président de la Commission européenne, ne décolère pas contre les États membres qui ont refusé à de nombreuses reprises les transferts de souveraineté au profit de l’Union européenne. Dans un entretien publié dans Le Monde daté du mercredi 8 décembre, il juge que « les 16 membres de la zone euro n’ont pas été capables d’une vraie coopération. Ils ne réalisent pas qu’ils ont un bien commun à gérer : l’euro ». « Pessimiste actif », il prédit le pire.

« Si l’Europe se laisse aller, traversée comme elle l’est aujourd’hui par ces effluves populistes et nationalistes, c’est le déclin assuré, même si nos gouvernants ne s’en rendent pas compte. Et même le meilleur élève de la classe européenne, l’Allemagne y laissera des plumes… »

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