La mort d’une étudiante violée en Inde provoque un examen de conscience en Afrique du Sud

La mort d’une étudiante indienne victime d’un viol collectif, et l’élan de colère qui a suivi, ont provoqué un examen de conscience jusqu’en Afrique du Sud, un pays où le nombre de violences sexuelles est parmi les plus élevés au monde. « Ici, les violeurs attaquent tout le monde – des bébés jusqu’au grands-mères – et nous restons assis à ne rien faire » a déploré l’éditorialiste Pinky Khoabane.

D’après les statistiques officielles, près de 65 000 agressions sexuelles ont été commises en Afrique du Sud l’an dernier, mais la police estime que seulement un viol sur 36 est rapporté aux autorités. Et selon le Centre international de recherche sur la femme, basé à Washington, environ 28 % des hommes ont déjà commis un viol. Si l’on se base sur ces chiffres, cela signifie que 2,3 millions de personnes sur une population de 50 millions ont pu être agressées sexuellement l’année dernière.

L’Afrique du Sud semble s’habituer à ces niveaux de violence, qui seraient jugés intolérables ailleurs. En novembre, six garçons âgés de 10 à 14 ans ont été inculpés pour le viol et le meurtre de trois autres enfants, mais l’affaire a été peu évoquée par les médias. Exceptions notables : le procès pour viol du président Jacob Zuma en 2006 – pour lequel il a été acquitté – et le viol en réunion filmé d’une adolescente de 17 ans handicapée mentale qui ont soulevé l’indignation et provoqué un débat national.

(…) Le Monde

Afrique du Sud : « Posséder un chien n’est pas africain »

Le président sud-africain Jacob Zuma a été vivement critiqué aujourd’hui après avoir suggéré que le fait de posséder un chien – et lui payer des soins vétérinaires – n’était pas africain et faisait partie intégrante de la culture blanche. Jacob Zuma a ajouté, selon les médias sud-africains, que la possession d’un animal de compagnie faisait partie d’une tendance inquiétante des Noirs à vouloir imiter les Blancs. [...]

Le Figaro

Afrique du Sud : Jacob Zuma transformé en pénis, la caricature qui enfonce le clou

Le célèbre caricaturiste sud-africain Jonathan Shapiro, alias Zapiro, se montre solidaire de l’artiste Brett Murray. Ce dernier a exposé fin mai un tableau controversé de Zuma en exhibitionniste, The Spear («la lance»). Une oeuvre vandalisée à la galerie Linda Goodman à Johannesburg par des supporters du président. 

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Des poursuites judiciaires ont été lancées par le Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir, contre l’artiste.

Zapiro a pris son temps avant de réagir. Il a sans doute consulté ses avocats et réfléchi sur ses précédents déboires, nombreux, avec Jacob Zuma. Son dernier dessin du président, publié le 6 juillet sur le site Internet de l’hebdomadaire The Mail & Guardian, le représente carrément sous forme de… pénis.  Zuma se regarde dans un miroir à la galerie Goodman – avec son habituel jet de douche.

Depuis qu’il a expliqué ne pas avoir pris de risque, puisqu’il avait pris une douche après un rapport sexuel non protégé avec une femme séropositive, Jacob Zuma, qui était alors en charge de la campagne nationale de prévention contre le Sida, est affublé d’un jet de douche permanent dans les caricatures de Zapiro. (…)

Slate Afrique