Lyon. Pour échapper au calvaire du Tunisien, elle se suspend dans le vide

Un Tunisien en séjour irrégulier a fait vivre l’enfer à sa fiancée. Mis en examen et placé en détention, il pourrait être impliqué dans d’autres affaires de violences.

Jaber Dalhoumli, 34 ans a été présenté hier à 21 heures à un juge qui sans grande surprise l’a placé en détention. Mis en examen quelques heures plus tôt pour séquestration de plus de 7 jours, viols, violences aggravées et actes de tortures et de barbarie, il s’enferme dans une dénégation totale malgré des constatations objectives et des témoignages croisés. L’homme, né dans la province de Kersein en Tunisie serait arrivé à Lyon via l’Italie il y a deux ans pour travailler au noir dans le bâtiment mais aussi plus utilement trouver une épouse qui lui ouvrirait le précieux sésame en vue d’un titre de séjour. En rencontrant par le biais d’un ami, une jeune caissière de 31 ans en décembre dernier, il s’est fait très vite plus pressant. Attentionné, prompt à lui offrir une bague de fiançailles et à demander sa main à sa famille demeurant à Vienne, un peu dubitative devant tant d’empressement.

En un mois, Farida (1) va déclarer vivre un véritable calvaire. Animé d’une jalousie maladive, les premiers coups pleuvent. Incitée à quitter son emploi, elle va dès lors être sous son emprise et dans le huis clos de son appartement de la rue du Bourbonnais, Farida va tout subir : insultes, humiliations, réprimandes, brûlures de cigarette. Une montée en puissance dans la violence qui passera par la confiscation de son traitement pour un diabète, une cuiller chauffée à blanc apposée sur l’anus, des parties génitales arrosées de dissolvant et d’harissa, des viols et des coups récurrents. « On a les photos au dossier, s’est émue la procureure, c’est un corps supplicié ». Mardi, Farida, a peur de mourir. Alors qu’elle est enfermée, elle file sur le balcon du deuxième étage et se suspend dans le vide. Un voisin passant par là donne l’alerte après avoir tambouriné à la porte et reconnu sur photo Jaber qui se contente de lui dire : « ce n’est rien c’est ma femme ».

(1) prénom d’emprunt pour préserver l’identité de la victime

(…) Le Progrès

Merci à cerisecerise69