Des groupes de niveau dans les collèges ? : Ivan Rioufol Vs Claude Askolovitch (audio)

On refait le monde – RTL – 30/04/13

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Peut-on inviter tout le monde sur le service public ? (audio RTL)

Emission « On refait le monde » du 18/3/13 animée par Marc-Olivier Fogiel.

Etaient invités à débattre : Claude Askolovitch, Ivan Rioufol, Clémentine Autain et David Koubbi

Ivan Rioufol : « il y a eu des listes noires qui ont été dressées il y a deux ans de ça contre les néo-fachos Zemmour, Levy, Ménard et moi même. Il faut faire entendre tout le monde et ne surtout pas se lancer dans ce genre de censure car c’est du fascisme.

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La démocratie française s’honore de combattre une idéologie obscurantiste qui a pris l’Europe pour cible (Ivan Rioufol )

Hollande ne peut fermer les yeux devant la réalité de cette France raisonnablement conservatrice, comme il ne peut plus davantage s’aveugler devant la réalité de l’offensive islamiste, notamment au nord-Mali.

Je me réjouis, en l’occurrence, de voir le chef de l’Etat, qui s’était qualifié de « président des bisous » tandis que Libération vantait sa « France tranquillou », redécouvrir la force des armes dans la guerre qu’il vient de déclarer au terrorisme islamiste. J’espère que cette louable lucidité invitera désormais le pays à prendre ses distances avec l’islam radical, promu par exemple par les Frères musulmans ou le Qatar, ce pays privilégié depuis Nicolas Sarkozy.

La démocratie française s’honore de combattre une idéologie obscurantiste qui a pris l’Europe pour cible.

Mais cette même démocratie, qui se donne en exemple sur la scène internationale, ne peut rester sourde, chez elle, au message qu’ont fait passer les centaines de milliers de citoyens décidés, eux aussi, à défendre un idéal et à apporter des limites à la permissivité et au relativisme exigés par des minorités tyranniques [...]

Le Figaro 

Ivan Rioufol : la gauche au pouvoir répugne à s’adresser au peuple

Qui comprend le gouvernement ? Sûrement pas l’électorat populaire, qui, dans les sondages, lui retire sa confiance. Il y a de quoi : la gauche au pouvoir s’entête à appliquer un mode d’emploi farfelu. Cela donne, dans l’immédiat, une politique économique erratique, où toute suggestion de bon sens est suspecte.

À preuve, le rapport de Louis Gallois, patron de gauche : parce que son texte conseille de délester les charges des entreprises et de tailler dans les dépenses publiques, il est contesté avant d’être publié. Quant à la décision de Manuel Valls d’augmenter les naturalisations, projet qui recueille 74 % de désapprobations (voir nos éditions de mardi), elle annule la singularité du ministre de l’Intérieur, tant cette mesure illustre le conformisme construit sur le culte de l’Autre, l’oubli de soi, l’indifférence portée au pacte national.

Telle est l’idéologie dominante. Elle s’applique à déconstruire les réalités et à nier les faits, dans une dialectique d’essence totalitaire.

Shmuel Trigano la dénonce sous le terme de « post-modernisme »*. Cette école de pensée, qui a subverti la gauche à partir des années 1980 qui ont institutionnalisé la mémoire de la Shoah, pousse à détester tout ce qui se rapporte à l’Occident, à l’État-nation, au citoyen différencié de l’étranger.

Ce dernier a vocation à être partout chez lui, sans avoir à respecter les règles de l’invitant. Cette préférence immigrée conduit à ce que « le sujet non occidental est tenu pour être ontologiquement “innocent” et “victime”. Rien n’est exigé de lui ». (…)

Le Figaro