En Italie, un « numéro noir » contre les immigrés

Dans la ville de Ravenne, en Italie, le parti d’extrême-droite Forza nuova vient de lancer un numéro de téléphone à composer pour demander « un soutien militant » contre « la discrimination, la violence et l’injustice subie par le peuple italien ».

Un « numéro vert » aussitôt rebaptisé « numéro noir », la couleur du fascisme, par le journal Il Fatto Quotidiano. Plutôt que d’appeler la police en cas d’agression – ou, dans leur logique, de « menace » de n’importe quel ordre émanant d’étrangers – ces militants proposent de rendre justice eux-mêmes et de « venir en aide à tout citoyen italien en difficulté ». [...]

Rue89

Sapir: « Il est urgent de dissoudre la zone euro »

Par Jacques Sapir

La crise de la zone euro a atteint un point critique. Quelles que soient les solutions envisagées, qu’il s’agisse de la mutualisation de la dette ou des mesures dites « non conventionnelles » que la Banque centrale européenne pourraient prendre, elles ne peuvent apporter de solution durable. A cela une bonne raison : cette crise n’est pas une crise de la dette souveraine mais une crise de compétitivité aggravée par l’effet pervers de l’euro sur la croissance.

Les différentes mesures prises depuis le début de 2010 ont été globalement inopérantes. Elles n’ont pu éviter que, pays après pays, cette crise s’étende, de la Grèce à l’Irlande, de l’Irlande au Portugal, puis à l’Espagne et à l’Italie. La situation dans la plupart des pays va continuer à se dégrader sous l’effet de la conjonction de politiques mal avisées de déflation compétitives, qui sont l’équivalent des politiques de dévaluation compétitives que l’euro prétendait supprimer.

Alors que le chômage recommence à fortement monter en France, il est temps de changer de politique, sinon nous nous imposerons l’équivalent d’une grande dépression par notre propre stupidité.

Des politiques inefficaces liées à une erreur de diagnostic

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L’Italie va régulariser plusieurs centaines de milliers d’immigrés

Un nouveau décret-loi prévoit différentes mesures pour lutter contre le travail au noir, dont la régularisation temporaire d’immigrés clandestins. Selon les estimations de la Caritas, entre 210 000 et 400 000 immigrés pourront être régularisés.

Pour réduire l’immigration illégale et lutter plus efficacement contre les patrons qui ne déclarent pas leurs employés, l’Italie a adopté trois nouvelles mesures en application d’une directive européenne de 2009 sur les sanctions envers les employeurs exploitant des étrangers en situation irrégulière.

La première mesure prévoit un durcissement des peines contre toute société ou personne physique, qui fait travailler au noir plus de trois personnes ou qui emploie des mineurs. Les sanctions administratives pourront atteindre 150 000 €, sans compter une amende – applicable en fonction des cas – correspondant au coût moyen du rapatriement de chaque employé en situation irrégulière.

En outre, tout patron, qui aura été précédemment condamné pour des délits liés à l’exploitation de la main-d’œuvre illégale, ne pourra plus embaucher d’étrangers.

En pratique, cette disposition implique que l’on découvre les patrons ou sociétés qui ne respectent pas le droit du travail… ce qui nécessiterait des contrôles quotidiens dans tout le pays. C’est pourquoi le décret-loi introduit deux autres mesures. L’une permet d’accorder une sorte d’amnistie aux travailleurs employés au noir. L’autre offre la possibilité aux patrons de régulariser leur situation en déclarant spontanément leurs employés à charge.

Le point le plus innovant concerne la régularisation temporaire des immigrés - ceux entrés en Italie avant le 31 décembre 2011 – qui dénonceront le patron ou la société les exploitant voire les maltraitant.

Ceux qui déposeront une plainte et s’engageront à coopérer dans les procédures pénales intentées contre leur employeur se verront ainsi délivrer un permis de séjour humanitaire d’une durée de six mois, renouvelable pour une durée d’au moins un an. (…)

La Croix

Rien ne va plus à Riace, le village des exilés (MàJ)

20/07/12 État des Lieux quelques mois plus tard (résumé succinct):

Les immigrés n’ont plus perçu un euro depuis juillet 2011. Depuis ce mois on ne trouve plus de nourriture pour eux. Les commerçants se refusent à faire crédit, pourtant jusqu’à présent ils avaient accepté une monnaie locale idée du maire. Maintenant pour eux, elle ne vaut plus rien. Le maire est en grève de la faim car il ne reçoit plus les 46 euros journaliers par immigrés. Les caisses sont vides. Les immigrés menacent de se révolter. Ils réclament les cigarettes, de l’argent et de la nourriture au maire qui solidaire s’est mis en grève de la faim.

Le conte de fée risque de vite se terminer

Corriere.it

11/04/12

(Merci à A.Nomme, Antho et Antibarbare)

Italie plurielle : tranches de vie à Florence

Exaspéré par la dégradation de sa qualité de vie causée par l’arrivée de trop nombreux immigrés, un habitant du quartier de San Lorenzo dans le centre historique de Florence a décidé de réagir en filmant au quotidien ce que cela donnait.

D’autres vidéos sur sa chaîne youtube.

65 immigrants clandestins en route vers l’Europe secourus

La garde côtière croate a fourni des vivres et des médicaments à 65 immigrants clandestins africains et asiatiques à bord d’un bateau qui se dirigeait vers l’Italie et qui est tombé en panne dans le sud de l’Adriatique, a-t-on indiqué lundi de source officielle.

Les autorités croates n’ont pas encore décidé de remorquer vers la côte ce bateau qui se trouve dans les eaux internationales, au sud de l’île croate de Mljet, et à bord duquel on compte des clandestins somaliens, égyptiens, syriens et afghans, a précisé le ministère de la Défense dans un communiqué.

Les autorités croates sont dans l’impossibilité de prendre une telle décision car les clandestins refusent de dire qui est le commandant du bateau à bord duquel ils se trouvent.

« Comme le bateau se trouve dans les eaux internationales, la garde côtière ne peut pas agir sans l’accord du commandant », a souligné le ministère de la Défense.

Selon la même source, le bateau était parti de Grèce et avait pour destination la côte italienne [...]

7sur7

Marocains d’Espagne et d’Italie : Le retour au pays, seule issue à la crise ?

L’Espagne et l’Italie, deux pays d’Europe occidentale asphyxiés par la crise. Entre dettes publique, crise bancaire et chômage chronique, les Marocains d’Espagne et l’Italie n’en peuvent plus de la crise et veulent retourner dans leur «mère patrie». Un éventuel retour qui n’enchante pas le gouvernement marocain. Les Marocains résidant à l’étranger (MRE) ont transférés au Maroc 58,5 milliards de Dirhams, soit une hausse de 7,6% par rapport à l’année précédente.

Plus moyen de payer les factures, le logement, de nourrir convenablement toute la famille, c’est en grand nombre que les Marocains résidant en Espagne veulent rejoindre le royaume chérifien. «Selon des estimations préliminaires, environ la moitié des 800 000 migrants marocains qui travaillent en Espagne ont perdu leur emploi et pourrait envisager un retour définitif à leur pays d’origine», indique le site arabophone Al-Hayat. Certains hommes renvoient au Maroc leurs épouses et leurs enfants en bas âge et restent avec leurs enfants majeurs espérant trouver un job à tout moment.

Le gouvernement espagnol s’est engagé à offrir une compensation financière à ceux qui choisissent de retourner dans leur pays d’origine. Cependant, les ressortissants marocains n’étaient pas vraiment enchantés. «Les Marocains n’étaient pas nombreux à accepter, peut-être parce que la somme qu’on donne est faible et qu’une fois arrivés au Maroc, cela ne vaudrait pas grand chose», confie à Yabiladi une source proche de la communauté marocaine en Espagne.

Mais la crise serait-elle arrivée à son paroxysme ? L’on s’interroge, puisque selon le site Al-Hayat, «les statistiques montrent que près de 100.000 personnes ont déclaré leur désir de quitter volontairement le pays» en profitant de la compensation financière.

En Italie, la situation est quasiment similaire à celle du royaume ibérique. 30% des immigrés ont perdu leur emploi. Les 600 000 Marocains résidant en Italie seraient les plus touchés. Ils constituent d’ailleurs la première communauté étrangère en Italie. L’engrenage constitué par la crise de la dette, la crise bancaire et la hausse du chômage ne les conduits qu’à une alternative pour certains : le retour au pays. […]

yabiladi