Saint-Priest ( 69): Une prof de lycée victime d’antisémitisme

Tout commence par le témoignage, il y a quelques semaines, d’une enseignante, professeur contractuelle d’histoire-géographie au lycée Condorcet de Saint-Priest. En voie de conversion au judaïsme, elle fréquente assidûment la Grande synagogue du quai Tilsitt à Lyon. C’est alors qu’elle se confie au Grand Rabbin, Richard Wertenschlag, sur des attaques à caractère antisémite qu’elle dit avoir subies dans le cadre de son travail.

Quelques jours auparavant, elle aurait été victime des sarcasmes de ses élèves, au lendemain de Yom Kippour, fête religieuse juive pour laquelle elle avait obtenu un jour de congé le 26 septembre. « On ne veut pas d’une juive comme professeur dans notre classe« , auraient lancé les lycéens. Plus tard, le 3 octobre, à l’occasion d’une manifestation (supposée) pro-palestinienne devant le lycée, trois individus pénètrent dans sa classe et perturbent le cours – ils sont évacués avec l’aide d’autres enseignants et de la proviseure. Quelques jours plus tard, nouvel accrochage en classe lors d’un cours sur la naissance de l’Etat israélien : les élèves auraient dénoncé avec fougue « l’impérialisme juif » en Palestine, et auraient refusé d’admettre le droit à l’existence d’Israël, pays « voleur de terre« .[...]

Interrogés, les services du rectorat livrent une version des faits bien différente : si elle ne nie pas la succession d’incidents au lycée, l’institution a répondu, nous dit-on, « de manière adéquate » aux inquiétudes de l’enseignante. Pour preuve, la plainte déposée après l’affaire d’intrusion – les jeunes délinquants ont été identifiés, et l’un d’eux jugé. D’autre part, « il n’y a pas eu de rappel à l’ordre, mais des conseils prodigués » : suite aux accrochages entre la prof et ses élèves, l’inspectrice a convoqué l’ensemble des enseignants d’histoire-géo du lycée, « afin de ne pas stigmatiser l’intéressée« . S’en est suivi un briefing collectif sur la manière d’aborder les relations israélo-palestiniennes en classe.[...]

Lyon Mag

 

Manifestation dans les aéroports européens de voyageurs «indésirables» en Israël

Addendum : Manifestation à Genève.

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(Merci à Cgrave)

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Plusieurs dizaines de militants pro-palestiniens ont manifesté, dimanche matin, à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle après s’être vu refuser leur enregistrement par des compagnies aériennes, leur nom figurant sur une liste de «personnes indésirables» dressée par Israël.

Les manifestants, arrivés dès 05H00 au terminal 1 de Roissy-CDG, souhaitaient embarquer, pour certains, à bord de vols Lufthansa et Swiss Air à destination de Tel Aviv. Ils ont été refoulés avant leur embarquement, conformément à une demande en ce sens faite par les autorités israéliennes. «Aujourd’hui, le check-point est à Paris !», ont scandé les manifestants, encadrés par plusieurs dizaines de CRS.

«Notre mouvement est totalement pacifique. Mais malheureusement, on continue de nous considérer comme des fauteurs de trouble», a déploré Olivier Buchotte, l’un des organisateurs en France de cette opération.

Le Parisien

« City-of-Poros » : condamnation à Paris de trois terroristes à 30 ans de réclusion (Vidéo)

C’est la toute première condamnation contre cette attaque commise il y a près de vingt-quatre ans : la cour d’assises spéciale de Paris a condamné jeudi à trente ans de réclusion criminelle trois membres du Fatah-Conseil révolutionnaire (CR), dit groupe Abou-Nidal, jugés par défaut pour l’attaque du bateau City-of-Poros.

Il s’agit de la peine maximale encourue. L’attentat, perpétré sur un bateau bondé de touristes, fit 9 morts et des dizaines de blessés le 11 juillet 1988 au large d’Athènes. Mais la Grèce n’avait jamais organisé de procès.

Tandis que le bateau rentrait d’une croisière d’un jour dans le golfe Saronique, un jeune homme avait soudain tiré au pistolet-mitrailleur sur les passagers, lancé une grenade et un engin explosif, provoquant un incendie [...]

« Qu’on mette vingt-trois ans pour juger des faits, c’est inadmissible », a encore reconnu l’avocat général.


(France 3 Régions – 1 mars 2012)

[...] Le jeune homme, reconnu sur photo par une trentaine de témoins comme le tireur, a été reconnu coupable d’ »homicides volontaires et tentatives de meurtre, en relation avec une entreprise terroriste, le Fatah-CR, groupe Abou-Nidal ». Il était présenté sous l’identité incertaine d’Adnan Sojod, 21 ans au moment des faits, porteur d’un passeport libanais tout comme Abdul Hamid Amoud, condamné pour complicité.

La cour a également condamné pour « complicité » un ancien haut responsable du Fatah-CR que l’accusation considère comme le cerveau de l’attaque : Samir Mohamed Ahmed Khaidir, alias Jaballa, alias Raphael ou Rouphael, né à Naplouse (Jordanie), actuellement territoire occupé de Cisjordanie. Il aurait aujourd’hui 61 ans.

Le Monde

Le réseau Internet palestinien a été hacké

Des pirates informatiques ont attaqué les serveurs palestiniens, coupant le réseau Internet en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, a indiqué mardi 1er novembre le ministre des communications palestinien. « Depuis ce matin, toutes les adresses IP palestiniennes sont attaquées de façon organisée dans le monde entier », a affirmé mardi après-midi le ministre, Mashour Abou Daqqa. Le système informatique bancaire palestinien a été isolé afin d’être protégé, a-t-il précisé.

« Vu le genre d’attaque et son intensité,  je pense qu’il y a un Etat derrière et que ce n’est pas spontané », a estimé M. Abou Daqqa, qui a ajouté qu’« Israël pourrait être impliqué » (…)

Le Monde

France 2: Une émission sur la Palestine déclenche une polémique avec la communauté juive

La diffusion sur France 2 d’une émission sur les territoires palestiniens a déclenché une polémique, obligeant la direction de la chaîne à rencontrer prochainement l’ambassadeur d’Israël et les représentants de la communauté juive en France, a indiqué samedi 8 octobre le groupe public. (…)

Le rédacteur en chef de l’émission, Patrick Boitet, s’est expliqué dans une interview au Parisien : « Nous avons fait notre travail de journalistes avec rigueur (…) Pour le Proche-Orient, les opinions s’enflamment facilement. Mais là, c’est exagéré ». Il raconte avoir reçu « 800 mails » cette semaine, « où nous sommes traités de petits nazillons ». Le présentateur de l’émission, Etienne Leenhardt, aurait pas ailleurs été physiquement menacé. (…)

Le Monde

Barack Obama : Pas de raccourci à l’ONU pour la paix israélo-palestinienne

Le président des États-Unis Barack Obama a affirmé hier qu’il n’existait pas de «raccourci» pour parvenir à la paix au Proche-Orient, rejetant à la tribune de l’ONU la démarche des Palestiniens pour y obtenir la reconnaissance de leur État. «Je suis convaincu qu’il n’existe pas de raccourci à la fin d’un conflit qui persiste depuis des décennies. La paix ne viendra pas de déclarations et de résolutions à l’ONU. Si c’était aussi facile, cela aurait déjà eu lieu à l’heure actuelle», a déclaré M. Obama face à l’Assemblée générale de l’organisation internationale à New York. «Il y a un an, j’ai souhaité une Palestine indépendante à cette tribune», a reconnu M. Obama. «Je croyais, et je crois toujours, que les Palestiniens méritent leur propre Etat. Mais j’ai aussi dit qu’une paix véritable ne peut être obtenue qu’entre les Israéliens et les Palestiniens eux-mêmes», a-t-il affirmé.

Les Etats-Unis, proches alliés d’Israël, ont déjà annoncé qu’ils opposeraient leur veto au Conseil de sécurité à toute demande d’admission à l’ONU d’un Etat palestinien. Le président palestinien Mahmoud Abbas a indiqué qu’il soumettrait une telle demande vendredi.
Juste avant M. Obama, la présidente brésilienne Dilma Rousseff a affirmé que son pays, actuellement membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, voulait «la pleine représentation» de la Palestine à l’ONU. «Seule une Palestine libre et souveraine pourra répondre aux désirs légitimes d’Israël en matière de paix, de sécurité à l’intérieur de ses frontières, et de stabilité politique dans sa région», a-t-elle estimé.
Israël et les États-Unis affirment que la création d’un État palestinien ne peut résulter que de négociations directes entre les deux parties. Les principales puissances sont engagées depuis plusieurs jours dans une activité diplomatique intense pour tenter d’éviter une confrontation au Conseil de sécurité.

M. Obama a d’autre part exhorté le Conseil de sécurité de l’ONU à sanctionner immédiatement la Syrie pour la répression des manifestations contre le régime de Bachar al-Assad. «Ne pas agir est inexcusable. Le temps est venu pour le Conseil de sécurité de sanctionner le régime syrien et d’être solidaire des Syriens», a affirmé M. Obama. Il a mis en garde l’Iran et la Corée du Nord pour leurs programmes nucléaires, appelant à «isoler davantage ces régimes s’ils persistent dans la même voie». «Le gouvernement iranien ne peut pas démontrer que son programme (nucléaire) est pacifique (…), la Corée du Nord n’a pas encore pris de mesures concrètes pour abandonner ses armes», a remarqué M. Obama, en soulignant que «s’ils continuent sur une voie contraire à la loi internationale, il faut leur imposer davantage de pressions et d’isolement». Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a, quant à lui, demandé un effort international pour mettre fin à «l’impasse» au Proche-Orient. [...]

La Presse de Tunisie

Flotille : Israël veut calmer le jeu sans s’excuser

«Nous n’avons pas besoin de nous excuser pour avoir agi afin de défendre nos concitoyens, nos enfants et nos villes», a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu à l’ouverture du conseil des ministres hebdomadaire. «Nous n’avons pas besoin de nous excuser pour nos soldats qui se sont défendus face à des attaques violentes de la part d’activistes de l’IHH (ONG humanitaire turque de tendance islamiste). Nous n’avons pas à nous excuser quand nous agissons pour stopper la contrebande d’armes destinées au Hamas, une organisation terroriste qui a déjà tiré 10.000 missiles, roquettes et obus de mortier contre nos citoyens», a plaidé M. Netanyahu. Mais ce dernier a exprimé également l’espoir de «trouver le moyen de surmonter nos divergences avec la Turquie», assurant qu’Israël «n’a jamais voulu, et continue à ne pas vouloir aujourd’hui, une dégradation de ses relations» avec Ankara.

«Israël n’a aucun intérêt à une escalade avec la Turquie, bien au contraire», a affirmé de son côté à la radio publique Gilad Erdan, ministre de l’Environnement, un proche de M. Netanyahu. La Turquie a décidé d’expulser l’ambassadeur d’Israël à Ankara et de geler les relations militaires, jadis florissantes, en guise de sanctions face au refus d’Israël de présenter des excuses après le raid contre une flottille d’aide humanitaire à destination de Gaza qui avait coûté la vie à neuf Turcs.

Ankara a pris ces mesures à la suite de la publication jeudi d’un rapport d’enquête commandité par l’ONU estimant que l’armée israélienne avait eu recours à une force «excessive et déraisonnable» mais reconnaissant la légalité du blocus naval mis en place par Israël autour de Gaza. Israël, qui a adopté avec quelques «réserves» ce rapport, contrairement à la Turquie qui l’a dénoncé, a refusé de s’excuser et de lever le blocus maritime comme l’exigeait Ankara. [...]

Le Matin.ma

365 conflits en 2009

365 conflits ont eu lieu en 2009 dont 31 présentaient un caractère violent.

Tel est le constat posé par le Heildeberg Institut für Internationale Konflictforschung dans son « Baromètre des conflits 2009″. Cet institut de recherche allemand « classe les conflits comme violents s’il s’agit de violence organisée et s’ils sont suivis d’importantes destructions« .

Le Heildeberg Institut estime que 7 conflits sont assimilables à des guerres : Afghanistan, Pakistan, Israël-Palestine, Yémen, Sri Lanka, et Somalie. Les analystes estiment que « quatre de ces conflits sont classés comme guerres depuis 2006.« 

Le Baromètre 2009 recense plusieurs types de violences politiques dont les coups d’Etat (en français dans le texte) qui « ont augmenté considérablement » : 6 ont été couronnés de succès l’an dernier contre 3 en 2008 et un seul en 2007.

Cassus Belli