Les Islandais disent NON à une adhésion à l’Union Européenne

L’Islande va enterrer sa candidature à une adhésion à l’Union européenne, sans le référendum initialement promis par les deux partis eurosceptiques au pouvoir, a annoncé vendredi le gouvernement.

Ces deux partis, le Parti du Progrès (centre) et de l’Indépendance (droite) se sont mis d’accord sur un projet de loi demandant au gouvernement de «retirer la candidature à une adhésion à l’Union européenne» déposée par le pays en 2010.

«Un tel projet de loi sera de ma responsabilité. Le ministre des Affaires étrangères à l’époque avait présenté le projet de candidature, donc il est naturel que je présente le projet pour la retirer», a déclaré à la télévision publique Ruv le ministre des Affaires étrangères Gunnar Bragi Sveinsson. Cette issue était prévisible. Le gouvernement avait déjà dissous les instances de négociation avec l’UE, dont le travail était suspendu depuis le début de la campagne des législatives de 2013.[...]

20 Minutes

ndlr : Les Islandais n’ont jamais changé d’avis sur leur refus d’adhérer à l’UE. La conclusion de la vidéo ci-dessous était déjà prophétique.

« But if Iceland government decides to follow its people will, that could be it for a very long time. Traduction : Si le gouvernement islandais décide de suivre la volonté de son peuple, c’en serait fini pour très longtemps… »

L’Islande renonce pour le moment à l’Union européenne

Le ministre des Affaires étrangères islandais Gunnar Bragi Sveinsson a annoncé jeudi avoir suspendu pour toute la durée de la législature les négociations d’adhésion à l’Union européenne.
«Nous avons dissous l’équipe et les groupes de négociation, et plus aucun sommet n’aura lieu. L’UE a décidé qu’il n’y aurait plus de dotation IAP», a affirmé Sveinsson lors d’un discours au Parlement. L’UE avait accordé à l’Islande 5,8 millions d’euros pour 2013 au titre de l’Instrument d’aide de pré-adhésion (IAP), après la candidature lancée par Reykjavik en 2009.[...]

Libération , Merci à Résistant Actif

L’Islande juge son ancien premier ministre

Dans le Musée de la culture islandaise, en haut d’une colline du centre-ville d’où l’on voit la banque centrale, la Haute Cour de justice et les bureaux du chef du gouvernement, l’Islande juge son ancien premier ministre.

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Geir Haarde occupait cette fonction en 2008 quand son pays, sidéré, vit ses banques faire faillite et son économie s’effondrer.

C’est un tribunal spécial, seul apte à juger un ministre et interpellé pour la première fois, qui a été saisi. Et la mise en scène est spectaculaire : si elle n’est pas transmise en direct, les Islandais en suivent heure par heure le déroulement sur Internet. Plus de 60 témoins sont appelés à témoigner, dont une brochette de ministres présents et passés.

Mais quel est l’enjeu, plus de trois ans et demi après l’effondrement ? Sans doute pas de punir un homme, vieilli et grossi, qui se remet d’un cancer de l’oesophage et dont la carrière politique, à 64 ans, est terminée. Il ne risque d’ailleurs que deux ans de prison. Et ne peut être tenu seul responsable de l’effondrement de son pays.

Non, l’enjeu, au travers des témoignages des principaux acteurs, est de faire la lumière sur ce qui s’est passé. Et aussi de savoir pourquoi l’Islande s’en est finalement si bien tirée.

Geir Haarde ne devrait pas être seul sur le banc des accusés. Trois autres ministres, dont deux socialistes, le ministre du commerce et celui des affaires étrangères devraient être à ses côtés.

Mais l’actuelle première ministre, Johanna Sigurdardottir, a voulu éviter cette humiliation à ses camarades.

De quoi Geir Haarde est-il accusé ? De ne rien avoir fait pour arrêter la débandade des établissements financiers.

Et de ne pas avoir œuvré pour donner à la banque en ligne Icesave le statut de filiale britannique, ce qui aurait permis de transférer la douloureuse ardoise à Londres. Et évité au pays deux référendums et deux refus de payer. L’affaire est désormais devant la Cour de justice européenne. (…)

Le Monde.fr

L’Islande est notre Utopie moderne

En rejetant par référendum le sauvetage de leurs banques et le remboursement de la dette extérieure du pays, les Islandais ont montré qu’il est possible d’échapper aux lois du capitalisme et de prendre son destin en main, se réjouit un historien espagnol.

Les Islandais ont décidé d’empêcher que l’avenir soit dicté par la roue tragique de la nécessité. Les autres pays vont-ils encore tolérer que le réel soit défini par le capital ? Allons-nous continuer à confier l’avenir, le possible et l’imagination aux banques, aux grands groupes et à ces gouvernements qui disent faire tout ce qu’il est vraiment possible de faire ?

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Islande : « Faire cesser l’appropriation par des étrangers de terres islandaises »

L’Islande a finalement repoussé l’offre d’un promoteur immobilier chinois d’implanter un complexe touristique de luxe dans le nord de l’île. Le ministère des Affaires économiques s’était pourtant prononcé en faveur de cet investissement étranger, mais certains craignent que ce projet ne soit que le début de velléités de Pékin dans l’Arctique.

Un village islandaisUn village islandais

L’affaire paraissait pourtant bien engagée. Le ministère islandais des Affaires économiques avait donné un avis favorable à la vente d’un terrain de 300 kilomètres carrés dans le nord de l’île pour un montant de 10 millions de dollars, soit 7 millions et demi d’euros. Le promoteur chinois Huang Nubo faisait également miroiter un investissement de 200 millions de dollars dans la construction d’un complexe touristique de luxe, avec un hôtel, un golf et la construction de la plus grande réserve naturelle d’Europe.

Il n’y a aucune raison de penser que les intérêts de l’Islande soient d’une quelconque façon menacés par l’investissement étranger en question », avait jugé le ministère des Affaires économiques.

Mais le ministère de l’Intérieur, Ögmundur Jonasson, à qui revient la décision finale, ne l’a pas entendu de cette oreille :

Pour lui, il faut «faire cesser l’appropriation par des étrangers de terres islandaises» [...]

Pour certains observateurs en Islande, les Chinois chercheraient en réalité à s’implanter dans cette région, voisine de l’Arctique, afin de se positionner à l’avenir, dans la course à de nouvelles richesses minières, pétrolières et gazières du grand nord [...]

RFI – 25/11/2011

Leçons de la crise islandaise: laisser les banques faire faillite

Le spectaculaire rétablissement économique de l’Islande, au bord de la banqueroute il y a trois ans, enseigne qu’un gouvernement doit laisser les banques faire faillite plutôt que de s’attaquer au contribuable, relèvent des analystes.

L’île de l’Atlantique nord a vu ses trois plus grandes banques s’effondrer à l’automne 2008 dans le sillage de la crise mondiale et de la faillite du géant financier américain Lehman Brothers.

Les banques sont devenues insolvables en quelques semaines et Reykjavik n’a pas eu d’autre choix que de les laisser faire faillite et de demander une aide de 2,25 milliards de dollars au Fonds monétaire international (FMI).»

Les actifs du secteur bancaire islandais étaient onze fois plus élevés que le produit intérieur brut (PIB) du pays.

Laisser couler

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Faut-il laisser couler les banques ?

Alors que l’économie islandaise semble trouver le chemin de la sortie de la terrible crise dans laquelle elle était plongée depuis 3 ans, serait-il raisonnable de laisser couler des banques comme l’a fait le gouvernement islandais après la crise financière de 2008 ?

L’ex-Premier Ministre islandais est jugé actuellement pour avoir laissé les trois banques nationales s’effondrer lors de la crise économique de 2008. Sa défense? Souligner que l’Islande s’en tire bien, alors que la Grèce, sous perfusion, est plus que jamais empêtrée dans la crise. Un exemple à suivre ?

Les Islandais n’ont pas laissé couler leurs banques, ils les ont nationalisées. Le cas islandais est un cas extrêmement particulier. Il n’y avait pas de menace de panique bancaire car les banques étaient déjà toutes touchées. Les trois grandes banques allaient faire faillite. »

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Effondrement financier en Islande : Un ex-Premier ministre jugé

L’ex-Premier ministre islandais Geir Haarde a comparu lundi à Reykjavik devant un tribunal spécial pour sa responsabilité dans l’effondrement du système financier de l’Islande en 2008, quand il en dirigeait le gouvernement. Vêtu d’un costume sombre et d’une cravate bleue, M. Haarde, 60 ans, est arrivé accompagné de son épouse et visiblement détendu à la maison de la Culture, choisie pour abriter la Landsdomur, unique Cour habilitée à juger ministres ou ex-ministres.

Après deux heures et demie d’une audience consacrée à une demande d’abandon des poursuites déposée par la défense, la Landsdomur qui n’avait jamais été convoquée avant cette affaire, a ajourné les débats. Elle doit rendre sa décision sur la poursuite ou non de la procédure d’ici quelques semaines mais à une date non précisée. « Il va sans dire qu’il n’est pas amusant de se retrouver dans cette situation (…) Il ne reste qu’à attendre la décision de la Cour », a déclaré M. Haarde à l’AFP à l’issue de l’audience.

« Dans la mesure où il s’agissait d’une audience consacrée à une demande d’abandon des charges, je n’étais pas tenu d’y assister. Mais j’ai décidé d’être présent par respect pour la Cour et aussi pour en apprendre plus et entendre les différents arguments », a-t-il dit. Sur décision du Parlement (Althingi), M. Haarde est le seul responsable politique islandais à comparaître devant la justice pour répondre de son éventuelle responsabilité dans la crise financière qui a conduit à l’effondrement des grandes banques islandaises.

Pour ses avocats, cela constitue une « absence d’égalité face à la loi » qui doit mener à l’abandon des poursuites, selon un document transmis par la défense à l’AFP. « En n’inculpant qu’une seule personne, sur des bases arbitraires, sans fondement objectif ni raison légale, nous affirmons que l’Althingi a enfreint (…) la Constitution islandaise qui prévoit l’égalité devant la loi », indique la défense. Elle rappelle qu’une commission parlementaire chargée de déterminer des responsabilités individuelles des membres du gouvernement avait en effet proposé « l’inculpation de quatre personnes ». [...]

El Watan

Islande : La Première ministre soutient la pétition de Björk sur l’énergie

La Première ministre islandaise Johanna Sigurdardottir salue le succès d’une pétition lancée par la star islandaise Björk contre la vente de l’énergie géothermique de l’île volcanique à des étrangers, peut-on lire mercredi sur sa page Facebook officielle.

La chanteuse Björk en concert à Sydney, Australie, le 23 janvier 2008.

Plus de 47.000 personnes -soit 15% de la population totale islandaise- ont déjà signé ce texte appelant à un référendum pour tenter d’éviter que l’énergie islandaise, principalement géothermique, tombe aux mains de sociétés étrangères.

Une des tâches les plus importantes du gouvernement est d’assurer la propriété de la nation sur ses ressources et de s’assurer que leurs revenus vont au peuple,» déclare Mme Sigurdardottir sur Facebook. »

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L’islande se met au halal

Petit pays de 300 000 habitants et d’un million de moutons, l’Islande a bien l’intention de se faire une place sur le très convoité marché de la viande halal.

Trois abattoirs devraient dès cet automne passer tout ou partie à l’abattage halal, l’objectif étant évidemment de pouvoir exporter les carcasses de bêtes dans les pays musulmans.

Comme dans le cas des industriels certifiés par les mosquées d’Evry, de Paris et par la mosquée de Lyon (pour la volaille), les moutons islandais seront étourdis préalablement, plus précisément passés à l’électronarcose, une technique qui consiste à envoyer une décharge électrique, qui peut parfois blesser ou tuer l’animal avant même l’abattage. Si la bête ne meurt pas systématiquement, elle en souffre toujours. En France, 90 % de la volaille dite « halal » est abattue après électronarcose.

ruv.is via Al Kanz

L’UE préoccupée par l’hostilité croissante des Islandais à une adhésion

L’Union européenne a donné mardi le coup d’envoi aux négociations d’adhésion de l’Islande, tout en invitant Reykjavik à se mobiliser pour lutter contre l’hostilité croissance de sa population et en prévenant que des dossiers épineux comme la pêche s’annonçaient compliqués.

« Je suis préoccupé par le manque de soutien public à l’heure actuelle en Islande pour l’appartenance à l’UE», a déclaré à la presse le commissaire européen à l’élargissement, Stefan Füle, à l’issue d’une réunion inaugurale à Bruxelles marquant le coup d’envoi des discussions.

«Cela montre qu’il est nécessaire d’avoir une information plus objective sur l’Union européenne et les politiques qu’elle mène», a-t-il ajouté, soulignant qu’il s’agissait «surtout d’une tâche pour le gouvernement islandais». M. Füle compte toutefois lui-même se rendre sur place en septembre. La décision d’adhésion «doit être fondée sur des faits et des chiffres, pas sur des mythes et des peurs», a-t-il ajouté.

L’ouverture des négociations d’adhésion intervient un an tout juste après le dépôt par l’Islande de sa candidature le 16 juillet 2009, dans le sillage d’une crise financière qui avait durement frappé ses banques et poussé son opinion à souhaiter bénéficier du parapluie de l’euro. Depuis, l’enthousiasme de la population a nettement reculé, au point que les derniers sondages ont donné une majorité contre l’adhésion. Or, au bout du processus, c’est elle qui devra décider par référendum.

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